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schismes; mentionnons seulement celui qui , de nos jours encore partage les musulmans en Sunnites ou partisans de la tradition, et Chyites ;il a commencé après la mort de Mahomet, en 632. M.
SCHLADMING, brg des Etats autrichiens (Styrie), sur l’Ens, à 80 kil. 0. de Judenburg; 1,000 hab. Mines de cuivre et de fer. C’est là que Vest découvrit, en 1817, le métal dit junonium.
SCH LAGGEN WALD, v. des Etats autrichiens (Bohême) , à 6 kil. S.-S.-E. d’EUenbogen ; 3,600 hab. Célèbre manuf. de porcelaines. Mine de plomb.
SCIILAN ou SLANY,v. des Etats autrichiens (Bohême), située dans le cercle et à 33 kil. N. -O. de Prague; 3,600 hab. Collège de Piaristes ,i gymnase. Draps, bonneterie.
SCHLAWE, v. des Etats prussiens (Poméranie), ch.-l. du cercle de son nom, à 33 kil. N.-E. de Kœslin, sur la Wipper, à son confluent avec la Motze; 3,800 hab. Produits agricoles. Comm. de toiles, potasse, bois.
SCHLEGEL ( Jean-Elie), poète, né en 1718 à Meissen (Saxe), m. en 1749, étudia le droit, et se fit connaître par des traductions des Géorgiques de Virgile, des Epitres d’IIorace , de la Cyropédie de Xénophon, par des imitations de quelques pièces de Sophocle et d’Euripide, par des tragédies d’Oreste et Pylade, d 'Hécube ou les Troyennes, d'Hermann, de Knut, etc. En 1743, il alla en Danemark comme secrétaire d’ambassade , et accepta en 1748 une chaire à l’Académie noble de Soro. Ses OEuvres ont été recueillies après sa mort, Copenhague, et Leipzig, 1766-70, 5 vol. in-8°. On y remarque la Beauté muette, comédie, un poème sur Henri-le-Lion, duc de Saxe et de Bavière , etc.
SCHLEGEL (Jean-Henri), frère du précédent, né à Meissen en 1724, m. en 1780, bibliothécaire, historiographe du roi, et professeur d’histoire à Copenhague , a publié : Histoire des rois de Danemark de la maison d’Oldenbourg , in-fol. ; Recueil de traités sur l'histoire, la numismatique, l'économie, et la langue du Danemark, Copenhague, 1771-76, 2 vol. in-8®.
schlegel (Jean-Adolphe), frère des deux précédents, né à Meissen en 1721, m. en 1793, pasteur à Zerbst et à Hanovre, a écrit en vers des Cantiques sacrés, Leipzig, 1766, et des Poésies diverses, Hanovre, 1787.
schlegel (Auguste-Guillaume) , savant critique et poète, fils du précédent, né à Hanovre en 1767, m. en 1845, étudia à Gœttingue sous la direction de Heyne, et débuta par des études philologiques et historiques (un Index du Virgile de Heyne , dont il fit un tableau de la langue poétique de l’époque , une dissertation sur la Géographie d'Homère, un Mémoire sur l'origine des Pélasges). En 1793, il accepta une place de précepteur chez un banquier d’Amsterdam, où il demeura deux ans ; de retour dans sa patrie, il commença sa carrière de critique dans divers recueils périodiques, puis, ayant été nommé professeur à Iéna, fonda, avec son frère Frédéric et avec Tieck, un journal de critique littéraire européenne, Y Athenœum , qui eut an grand succès, 1796-1800.11 ouvrit ensuite àBerlin, 1801, puis à Vienne, 1808, des cours de littérature, qui furent très-suivis, et dans lesquels il s’occupa surtout du théâtre des anciens, comparé aux théâtres modernes. Vers le même temps, il donna des traductions d’une partie des œuvres de Shakspeare et de Calderon. Schlegel se lia avec Mme de Staël en 1804 , accepta la place de précepteur de ses enfants, et la suivit à Paris en 1807, où il publia, en français, une Comparaison de la Phèdre de Racine et de celle d'Euripide, dans laquelle il prétend que Racine a fait disparaître les beautés d’Euripide, sans les remplacer par d’autres propres à son génie. Nommé professeur de littérature à Bonn en 1818, il donna, la même année, un Essai sur la langue et la littérature provençale, en français, puis , se consacrant à la littérature hindoue , traduisit en latin les deux épopées du Râmâyana (Fourmi blanche), 1823, et de YHitnpadésa (l’Instruction salutaire), 1832. On lui doit aussi la publication de l’épopée allemande des Niebelungen. Ses principaux ouvrages, outre ceux déjà nommés, sont: Poésies, Tubingue, 1800; Ion, 1803, drame imité des anciens; Anthologie ilalo -hispano- portugaise , Berlin , 1804 , choix de morceaux traduits des grands poètes de ces nations ; Cours de littérature dramatique, traduit en français par Mme Necker de Saussure , Paris, 1809 et 1814, rédaction des leçons qu’il fit à Vienne, ouvrage de mérite , mais déparé par une partialité systématique contre les auteurs français, et une sorte de parti pris de méconnaître le génie de Molière ; Nouveau recueil d’oeuvres poétiques, 1811 , 1815, 2 vol., Leçons sur la théorie et l’histoire des arts plastiques, Berlin, 1827 ; Réflexions sur l'étude des langues asiatiques, 1832. Schlegel appartient à la famille des critiques qui ont attaché leur nom à de
grandes théories. Ses idées et sa manière réagirent, même en France, sur la critique, qui en acquit plus d’indépendance ; ses traductions sont fort remarquables, et écrites avec un vrai talent poétique ; mais, dans ses poésies originales, il n’est guère qu’un très-habile versificateur.
schlegel (Charles-Frédéric), poète, philologue et critique, frère du précédent, né à Hanovre en 1772 , m. en 1829, débuta en 1797 par un roman un peu bizarre, Lucinde ou la Maudite, travailla dans diverses revues, puis vint passer quelques années à Paris, où il se livra à l’étude de la philosophie, des beaux-arts, et des langues orientales. De retour en Allemagne, il prit part à la rédaction de V Athenœum ( V. l'art, précédent). En 1809, il publia un Essai sur la langue et la philosophie des Indiens , livre médiocre, mais qui eut le mérite de provoquer aux études du sanscrit. Il fit à Vienne, en 1811 et 1812, des leçons de littérature qui eurent beaucoup de succès. Schlegel était connu de M. de Metternich, qui l’avait nommé secrétaire aulique en 1809, et qui l’employa, en 1813, à rédiger un pamphlet politique dirigé contre la France. Peu après, il publia des poésies empreintes du même esprit , et qui lui méritèrent le surnom de Tyrlée de l'Allemagne. Après le congrès de Vienne, 1815, il fut nommé 1er secrétaire d’ambassade à Francfort, garda ces fonctions jusqu’en 1819, et s’en démit pour rentrer dans la vie purement littéraire. Schîegel, qui avait, dès 1805, abjuré le protestantisme pour se faire catholique, fit, en 1827-28, à Vienne, des cours sur la Philosophie de la vie ou philosophie populaire, et sur la Philosophie de l'histoire, travaux dont la pensée principale est la réunion de l’humanité entière, au moyen du christianisme. Ces deux ouvrages, publiés en 1828 et 1829, ont été traduits en français, le 1er par l’abbé Guenot, 1837, 2 vol. in-8°; le 2e, par l’abbé Le Chat , 1836, 2 vol. in-8°. On a encore, entre autres ouvrages de Schlegel : Histoire des Grecs et des Romains, 1798 ; Alarcus, tragédie imitée d’Eschyle, 1802; Histoire de la Pucelle d’Orléans, 1802; une Histoire de la littérature ancienne et moderne, 1815, livre entaché de l’esprit de système, et dont les jugements n’ont pas assez d’impartialité , traduit en français par Duckett, 1829, 2 vol. in-8° ; et des Poésies, qui sont surtout remarquables par la forme.
SCHLE1DEN, brg des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 4 kil. S. de Gemünd; 1,500 hab. Usines à fer. Patrie de Sleidanus.
SCHLEIERMACHER (Fréd.-Daniel-Ernest), philologue et célèbre théologien protestant, né à Breslau en 1768» m. en 1834, étudia la théologie à Halle et à Berlin, eut des succès comme prédicateur, prit part à la rédaction de Y Athenœum des frères Schlegel , fut nommé, en 1802, professeur de théologie et de philosophie et prédicateur de l’Université à Halle, revint à Berlin en 1807, accepta en 1809 la place de pasteur de l'église de la Trinité, et entra à l’Académie en 1811. Outre des Sermons, et divers écrits sur l’histoire, la philosophie et la théologie, il a publié une traduction de Platon, Berlin, 1804-10, 6 vol., qui, bien qu’inachevée, est un des plus beaux travaux que l’Allemagne possède en ce genre.
SCHLEISSHEIM , magnifique château royal de Bavière, à 12 kil. de Munich; construit de 1684 à 1700. Il y a une belle galerie de tableaux.
SCHLEIZ , v. murée d'Allemagne, ch.-l. de la principauté de Reuss-Schleiz, à 6 kil. N.-N.-E. de Saalburg, sur la rive g. du Wiesenthal ; 6,000 hab. Château princier. Belle église. Ecole normale primaire, lycée avec bibliothèque. Fabr. de machines, tissus de coton. Patrie de Boettcher. Cette ville fut dévastée par un incendie en 1837. Succès de Murat sur les Prussiens, le 9 oct. 1806. Près de là est le château de plaisance de Heiurischruhe.
schleiz (Principauté de reuss-). V. reuss.
SCHLESIEN , nom allemand de la Silésie.
SCHLESTADT. V. Schelestadt.
SCHLESWIG. V. Slesvig.
SCHLEUSSINGEN. v. des Etats prussiens (Saxe), ch.-l. du cercle d’IIenneberg, à 60 kil. S.-O. d'Erfurt, sur la Schleuse ; 3,300 hab. Gymnase. Forges à cuivre et à tôle; fabr. d’armes et de poudre. Comm. de bois. Vieux cliîtteau de Bcrtholdsburg.
SCHLICHTEGROLL (Adolphe-Henri-Frédéric de), biographe, né à Gotha en 1764, où son père était conseiller à la cour féodale, m. en 1822, fut professeur à Gotha dès 1789, puis bibliothécaire du duc Ernest , conservateur du cabinet des médailles, et président de l’Académie de Munich. Il est auteur d’un Nécrologe des Allemands, 1790-1806, 34 vol. in-8°, y compris les suppléments, recueil utile à consulter, quoique l’auteur soit enclin à exagérer les éloges.
SCHLITZ, vge de la Hesse-Darmstadt (Haute-Hesse),
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ch.-l. de cercle, à 74 kil. E. de Ciessen, sur la Schlitz; | 3,300 hab. Fabr. de toiles, linge damassé, cuirs et maroquins. Beau château des comtes de Schlitz.
SCHLOCHAU, v. des Etats prussiens (prov. de Prusse), à 119 kil. O. de Marienwerder ; 1,900 hab. Ch.-l. de cercle. 11 y avait un château, le plus fort de l’Ordre Teutonique, après celui de Marienbourg.
SCHLŒZER ( Auguste - Louis de), historien, né en 1737 à Jagstadt (Hohenlohe), d'un pasteur protestant, m. en 1809, alla étudier la théologie à Wittemberg en 1751 , puis les langues orientales et la philologie sacrée à Gœttingue, passa trois années comme instituteur, à Stockholm et à Upsal, où il apprit le suédois ; revint à Gœttingue en 1757 pour étudier l’arabe sous Michaëlis et la médecine sous Rœderer, accompagna en Russie G.-Fréd. Miiller, historiographe de la Russie, qu’il aida dans ses travaux historiques, apprit en peu de temps le russe, le slavon, le polonais et le bohémien, fut adjoint à l’Académie de S'-Pétersbourg en 1762, et reçut de Catherine II , avec une place de professeur, la mission d’écrire l’histoire ancienne de la Russie. Il publia, en langue russe, les Lois rendues dans le xie siècle par le grand-duc Iaroslaf et ses fils, et les deux lers vol. des Annales russes de Nicon ; mais, en butte à l’envie, il s’éloigna en 1767. Deux ans après, il accepta à Gœttingue la chaire de philosophie et de politique, qu’il garda jusqu’à sa mort. Ses ouvrages sont assez mal écrits, mais se distinguent par la lucidité de l’exposition et la sûreté de la critique. Les principaux sont : Essai d'une histoire du commerce, Stockholm, 1758; Introduction à l'histoire du Nord, Halle, 1771 , in-4°; Histoire de la Lithuanie, jusqu'à sa réunion définitive à la Pologne ( 1569), 1776 ; Echantillon d’ Annales russes, Brême, 1768, in-8°; Tableau de l'histoire de Russie (en russe, en français, et en allemand), ibid., in-12 ; la Russie nouvellement changée, 1767 et suiv., 4 vol. in-8», matériaux pour l’histoire de Catherine II; Oskold et Dir , Gœttingue, 1775, in-8° ; Recherches historiques sur les lois fondamentales de la Russie, ibid., 1777, in-12; Histoire des monnaies et mines de Russie, ibid. , 1791 , in-8° ; Histoire générale, Gœttingue, 1792-1801 , 2 vol.; Correspondance, 1776-82, 10 vol. ; Annonces politiques, 1782-93, 18 vol. B.
SCHLOSSBERG (Mont). V. Ravensburg.
SCHLOSSHOF , château des empereurs d’Autriche (Basse-Autriche), au N. -O. de Hof, près de la March ; construit par le prince Eugène de Savoie.
SCHLUCHTERN, v. de la Hesse-Cassel, ch.-l. de cercle, à 41 kil. N.-E. de Hanau; 2,200 hab. Ecole normale primaire. Distilleries. Beaux restes d’une abbaye de Bénédictins, fondée au vin® siècle et supprimée en 1609. — Le cercle a 44,000 hect., et 33,000 hab. Sol montagneux, peu fertile ; élève de bétail.
SCHLUCKENAU, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 53 kil. N.-N.-E. de Leitmeritz; 3,700 hab. Fabr. de cotons et de toiles.
SCHLUSSELBOURG, autrefois Nœtebourg , v. et forteresse de la Russie d’Europe, gvt et à 32 kil. E. de Saint- Pétersbourg, sur le lac Ladoga et la Néva. Prison d’Etat, où fut détenu le tzar Ivan VI.
SCHLUTER (André), sculpteur et architecte, né à Hambourg en 1662, m. en 1714, travailla à Varsovie pour le roi de Pologne en 1691, fut appelé à Berlin en 1694, et eut la charge d’architecte de la cour en 1699. Il est l’auteur de lastatue équestre en bronze du grand-électeur, que l’on voit sur un pont de la Sprée. C’est lui qui donna au château royal de Berlin sa forme actuelle. Comme sculpteur, il eut, à un haut degré, la correction du dessin, la pureté des formes, et la vérité d’expression. B.
SCHMALKALDEN. V. Smai.kai.de.
SCHMAUSS (Jean-Jacques), historien et publiciste, né à Landau en 1690, m. en 1747, ht des cours d’histoire à Halle dès l’âge de 22 ans, fut attaché en 1721 à la cour de Bade-Dourlach, et alla occuper une chaire à Gœttingue en 1734. On a de lui: Précis de l’histoire de l'Empire, Leipzig, 1720, in-8°; Corpus juris publici, 1722, in-8°, recueil des principales lois de l’empire germanique ; Corpus juris gentium, 1730, 2 vol. in-8», recueil de traités entre les puissances européennes; Introduction à la politique, 1741 et 1747, 2 vol. in-8°; Eléments de droit public de l'Empire, 1746, trad. en français par Du Buat sous le titre de Tableau du gouvernement actuel de l’Empire, Gœttingue, 1755 , in-8».
SCHMID ( Christophe ) , connu sous le nom de Chanoine Schmid , né à Dinkelsbiihl (Bavière) en 1768, m. en 1854, fit de bonnes études à Dœllingen, embrassa d’abord la carrière de l’enseignement, puis reçut les ordres sacrés en 1791, fut curé à Stadion en 1816, et obtint en 1827 un canonicat à Augsbourg, où il mourut. Son nom est de-
venu populaire en Allemagne et en France, grâce à un recueil de Contes qu’il a composés pour l’enfance, et dont la plupart sont des chefs-d œuvre. Beaucoup sont trèscourts, et semblent de petites fables en action ; quelquesuns, plus étendus, ont acquis une certaine célébrité, tels que les OEufs de Pâques, Comment le jeune Henri apprit à connaître Dieu, etc. La donnée du récit est parfois un peu romanesque, mais les détails sont toujours charmants, et le style plein de grâce et de naturel. Plusieurs traductions françaises des contes de Schmid ont été publiées ; la seule avouée de l’auteur est celle de l’abbé Macker, Strasbourg, 1832 et suiv., 22 vol. in-18. Schmid a encore publié une Histoire de la Bible pour les enfants, traduite en français, Haguenau, 1828, 3 vol. in-18. F — t.
SCHMIDT (George-Frédéric), graveur au burin, né à Berlin en 1712, m. en 1775, vint à Paris pour se perfectionner dans son ai't, et, par une exception honorable, fut reçu à l’Académie en 1742. Rappelé à Berlin par le grand Frédéric, 1744, il reçut le titre de graveur de la cour. En 1756, mandé à Sl-Pétersbourg, il y passa six années. Il a formé une école de gravure, d’où sortirent des élèves distingués. Son œuvre s’élève à plus de 200 pièces. On cite les portraits de Mignard, de l’abbé Prévost, de la tzarine Elisabeth, et quelques eaux-fortes d’après Rembrandt. B.
schmidt (Benoît ), publiciste du parti catholique, né en 1726 à Vorcliheim, dans l’évêché de Bamberg, m. en 1778, fut professeur de droit à l’université de Bamberg et conseiller aulique du prince-évêque, enseigna les Institutes, le droit des gens et l’histoire de l’Empire, entra à l’Académie des sciences de Munich, et, depuis 1761, professa le droit public et féodal à Ingolstadt. On a de lui : Principia juris germanici, Nuremberg, 1756, in-8°, etc. B.
schmidt (Michel -Ignace), historien, né en 1736 à Arnstein, dans l’évêché de Wurzbourg, m. en 1794, entra dans les ordres sacrés, passa à la cour de Stuttgard les temps difficiles de la guerre de Trente Ans, ne revint dans sa patrie qu’après la paix d’Hubertsbourg, y fit instituer un séminaire pour l’éducation des maîtres d’école, fut appelé à Vienne par Joseph II et Marie Thérèse, qui le mirent à la tête des archives de l’Etat et le donnèrent pour professeur d’histoire à leur fils. Il a écrit une Histoire des Allemands, dont 11 vol. in-8° parurent de son vivant, 1778- 93; Milbiller rédigea les 11 autres sur ses matériaux. Cet ouvrage, qui s’arrête en 1806, jouit à juste titre d’une grande autorité. Thibault de Laveaux en a traduit une partie en français, 1784 et suiv., 9 vol. in-8°. B.
schmidt (Christophe de), dit Phiseldeck , historien, né en 1740 à Nordheim, dans la principauté do Gœttingue, m. en 1801, fut appelé en 1765, comme professeur d’histoire ou de droit public, au Carolinum de Brunswick, et, en 1779, fut nommé archiviste du duché de Wolfenbiittel. 11 passa quelques années en Russie, dont il possédait bien la langue. On a de lui : Histoire de Russie, Riga, 1773, 2 vol. in-8«, ouvrage très-estimable, qui s’arrête à la mort de Pierre Ier; Matériaux pour la connaissance de la constitution de Russie, ibid., 1782, in-8° ; Matériaux pour l’Histoire de Russie depuis la mort de Pierre 1er, ibid., 1777, et suiv., 3 vol. in-8°. B.
schmidt (Conrad-Frédéric), fils du précédent, né en 1770, m. en 1832, professeur de théologie à Copenhague en 1794, a laissé : Exposition de la philosophie critique (de Kant), en latin, 1796; l’Europe et l'Amérique, Copenhague, 1820, etc.
SCHMIEDEBERG, v. des Etats prussiens (Saxe), à 26 kil. S. de Wittemberg; 3,000 hab. Exploit, de vitriol. — v. des Etats prussiens (Silésie), à 24 kil. S. de Hirschberg, sur l’Eglitz; 3,900 hab. Fabr. de toiles, linge de table, rubans. Aux environs, mine de plomb argentifère.
SCHMŒLLA,v. de la Saxe-Altenbourg, à 10 kil. S.-S.-O. d’Altenbourg, sur la Sprotta; 6,000 hab. Fabr. de draps, tanneries.
SCHMŒLNITZ, en hongrois Szolmonok, brg de Hongrie (Zips), à 29 kil. S. -O. d’Einsiedel ; 5,500 hab. Inspection des monnaies et des mines; fabr. de monnaies de cuivre. Riches mines de cuivre et d’argent.
SCIFNECTADY. V. Schenectady.
SCHNEEBERG, c.-à-d. mont de neige, montagne de la Basse-Autriche, dans la chaîne du Wienerwald, au S.- O de Neustadt; 2,164 mèt. de hauteur.
schneebeug, v. du royaume de Saxe, à 17 kil. S.-S.-E. de Zwickau; 7,500 hab. Direction des mines. Ecole d’arts et métiers. Mines d’argent, de cobalt, de fer. Fabr. de vitriol, de tabac, de dentelles avec fils d’or et d’argent, de broderies.
SCHNEEKOPPE, montagne de la chaîne des Sudètes, sur les limites de la Silésie et de la Bohême, au S.-E. de
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Schmiedeberg ; 1,686 mèt. de hauteur. C’est le point culminant des Etats prussiens.
SCHNEÏDEMUHL, y. des Etats prussiens (Posen), à 78kil. O. de Bromberg, sur la Küddow; 4,200 liab. Tanneries, mégisseries.
SCHNEIDER ( Conrad-Victor), anatomiste, né à Bitterfcld (Misnie) vers 1610, m. en 1680. Médecin érudit et bon critique , il fut aussi un observateur distingué. Il devint médecin de l’électeur de Saxe et professeur à Wittemberg. 11 démontra le premier que les fosses nasales ne communiquent pas avec les ventricules du cerveau , et que le mucus nasal est sécrété par la membrane interne appelée aujourd’hui encore membrane de Schneider. 11 a publié un grand nombre de dissertations , entre autres : de Osse occipitis, ejusque viliis et vulneribus , Wittemberg, 1653 , in-12; de Osse crebriformi, 1655, in-12; de Catarrhis lib. iv, 1660- 62, in-4°; de Lacrymis, 1656 , in-4°, etc. D — G.
schneider (Euloge ou Jean-George), fameux démagogue, et moine apostat, né en 1756 à Wipfeld , dans l'évêché de Wurzbourg, d’un pauvre paysan , m. en 1794, passa sa première jeunesse dans une extrême misère, due à l’inconduite, entra dans un cloître de Récollets, fut envoyé par ses supérieurs comme prédicateur à Augsbourg, et soutint de son éloquence les innovations religieuses de Joseph II que désapprouvait le Saint-Siège. Il vivait à la cour protestante de Stuttgard quand éclata la révolution française. Il se rendit en France, fut nommé vicaire-général de l’évêque constitutionnel de Strasbourg , devint maire de Haguenau , puis accusateur public près le tribunal criminel , poursuivit avec fureur les prêtres insermentés, et parcourut l’Alsace avec une bande de misérables qui lui servaient de juges , le bourreau et la guillotine , en faisant arrêter, juger et exécuter sur-le-champ les victimes de sa haine. Le Bas et Saint-Just l’accusèrent de conspiration à la suite de sa tournée sanguinaire en Alsace ; il fut arrêté , conduit à Paris , et condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. Assez bon helléniste , Schneider tra • dnisit en allemand les Homélies de St Jean Chrysostôme sur l'Evangile de St Mathieu, Augsbourg, 1786, 4 vol. in-8», et sur l’Evangile de St Jean , ibid. , 1787 , 3 vol. in-8°. B.
schneider ( Jean-Gottlob), célèbre philologue et naturaliste, né en 1750 à Kolm, près de Hubertsbourg, m. en 1822. était fils d’un pauvre maçon, et fut envoyé par un oncle , qui l’avait pris chez lui , à Leipzig pour étudier le droit ; il y connut Reiske, Fischer, et Reiz, qui l’entraînèrent vers la littérature classique. Puis il passa quelques années à Gœttingue dans la détresse ; Brunck l’emmena avec lui à Strasbourg, pour l’aider dans ses travaux philologiques, de 1774 à 1777. Schneider trouva encore le temps de se livrer à l’histoire naturelle , dans le but de comparer les connaissances des anciens avec les découvertes des modernes. Après la mort de Brunck, il vint occuper la chaire de philologie à Francfort-sur-l’Oder, passa ensuite àBreslau, et, en 1816, fut nommé premier bibliothécaire de cette ville. Outre les Mémoires qu’il a publiés dans différents recueils, on lui doit : des éditions de Démétrius de Phalcre, Altenbourg, 177-0, in-8» ; d ’Elien (de lanature des animaux), Leipzig, 1783, in -8°, grec-latin; des Scriplores rei rusticæ veteres latini, cum nolis variorum , Leipzig, 1794 et suiv., 4 vol. in - 8°; Dictionnaire grec -allemand, pour les classes, 1797, 2 vol. in-8°, excellent travail, plein de méthode et de critique ; une édition de Vitruve, Leipzig, 1807 , 3 vol. in -8°, où il a beaucoup épuré le texte; d’autres de V Histoire des animaux d’Aristote, ibid., 1811, 4 vol. in-8°, fruit de 30 ans d’étude, et beau monument d’érudition; de Théophraste, ibid., 1818-21, 5 vol. in-8°; Mélanges de physique, en allemand, 1801 , 2 vol. in - 8° ; Specimina aliquot zoologiœ veterum , Francfort-sur-l’Oder, 1782 , in -4°; Ichtliyologiœ veterum specimina, il)id., 1782, in-i°; Synonymia piscium grœca et latina, Leipzig, 1789, in-4°; Recueil de traités pour l'éclaircissement de la zoologie et de l’histoire du commerce, en allemand, Berlin, 1784, in-8°, etc. B.
schneider (Antoine-Virgile, baron), général français, né en 1789 àBouquenon (Bas-Rhin) , d’un médecin sans fortune, m. en 1847, vint à Paris suivre, comme externe, les cours de l’Ecole polytechnique , et attira sur lui l’attention du général Bonaparte par un Mémoire historique et statistique sur l’ile de Corfou, qui le fit nommer lieutenant-adjoint dans le génie militaire. Il fit ses premières armes à Marengo ; en 1808, on l’envoya en Espagne, où il se distingua au siège de Saragosse ; nommé capitaine la même année, chef de bataillon en 1810, aide-de-camp du duc de Feltre, il fit comme major la campagne de 1812 en Russie, fut renfermé dans ilantzick , et contribua puissamment à la défense de cette place. Ayant été retenu prisonnier de guerre avec la garnison, au mépris de la capitulation, il ne rentra
en France qu'en 1814, après lai” abdication de Napoléon, passa colonel pendant les Cent-Jours, et chef d’état-major du général Rapp, resta d’abord sans emploi sous la 2« Restauration, reçut, en 1819,1e commandement du 20e léger, à la tête duquel il combattit en Espagne en 1823, fut nommé maréchal-de-camp en 1825, commanda, en 1828, une brigade de l’armée d’expédition de Morée, succéda au maréchal Maison dans le commandement de l’expédition, rentra en France en 1831 , et fut promu au grade de lieutenant- général. Le maréchal Soult l’appela en 1832, à la direction générale du personnel et des opérations militaires au ministère delà guerre; il représenta l’arrondissement de Sarreguemines à la Chambre des députés en 1834, accepta le portefeuille de la guerre, 1839-40, fit voter la loi sur l’organisation de l’état-major, et prit une part active aux fortifications de Paris. Il est auteur d’une Histoire des iles Ioniennes, depuis les temps fabuleux et héroïques jusqu’à ce jour, Paris , 1823, in- 8°, et atlas in-4°. B.
SCI1NEPFENTHAL , vge (Saxe-Cobourg-Gotha) , à 8 kil. de Gotha. Célèbre maison d’éducation, établie en 1784 par Salzmann, d’après les idées de Basedow et de Campe.
SCHŒl'FER (Pierre), appelé aussi Petrus Opilio, et même Pierre de Gernszheim (Landgraviat de Darmstadt), lieu de sa naissance, fut initié par Fust à la nouvelle invention de Gutenberg, et la compléta parla découverte des poinçons, des matrices, de l’entonnoir et du moule. Marié à la fille de Fust, il resta en société avec ce dernier quand Gutenberg se retira. Le premier fruit de leurs travaux est le Psautier de Mayence, 1457. Fust étant mort en 1466, Schœffer imprima seul, du moins de nom ( on pense qu’il prit pour associé un nommé Conrad Ileulif ), jusqu’en 1500, époque probable de sa mort. C — s.
SCHŒLL (Maximilien-Samson-Frédéric), historien et philologue, né près de Sarrebrück en 1766, dans un bourg dont son père était bailli, m. en 1833, fut élève de Kcch, puis précepteur dans une famille russe, visita avec ses élèves la France, l’Italie, la Suisse, Sl-Pétersbourg et Berlin. En 1790, il revint à Strasbourg, où il embrassa la car rière du barreau. Nommé substitut du procureur-général de la commune de Strasbourg , il protesta contre la déchéance de Louis XVI après le 10 août 1792, fut arrêté, puis relâché, et se réfugia à Bâle, où il dirigea une librairie. En 1803, il vint s’établir à Paris, où il prospéra peu. En 1814, il entra au cabinet diplomatique du roi de Prusse, et fut chargé de diverses missions. On a de lui : Eléments de chronologie , 1812, 2 vol. in 18; Répertoire de littérature ancienne , ou Choix d’auteurs classiques grecs et latins, Paris, 1808, 2 vol. in-8°; Histoire abrégée de la littérature grecque, depuis son origine jusqu'à la prise de Constantinople, 1813, 2 vol. in-8», et 1823-25, 8 vol. in-8°, résumé très-sec, mais généralement exact; Recueil de pièces officielles, 1814-16, 9 vol. in-8°; Histoire abrégée de la littérature romaine, 1815,4 vol. in-8°, ouvrage dans le genre de ï Histoire de la littérature grecque, et où l’on ne trouve pas toujours une science assez sûre; le Congrès de Vienne, 1816, 2 vol. in-8°; Histoire abrégée des traités de paix depuis celui de Westphalie, Paris, 1815-18, 15 vol. in-8°; Archives politiques et diplomatiques , Paris, 1818, 3 vol. in -8°; Cours d’histoire moderne des Etats européens, ibid., 1830-34, 46 vol. in-8°, reproduisant en partie l’ouvrage précédent.
SCIKEMBERG , v. des Etats autrichiens (Moravie) , à 42 kil. N.-N.-O. d’Olmutz ; 4,700 hab. Fabr. d’aiguilles, toiles de coton ; blanchisseries,,
SCHŒN (Martin), graveur et peintre, né à Culmbach (Franconie) vers 1420, m. en 1486, dispute au Florentin Maso Finiguerra l’honneur d’avoir inventé la taille-douce. Son œuvre comme graveur se compose de 150 pièces originales, d’une grande rareté, les bonnes épreuves surtout. Comme peintre, c’était un imitateur des Van-Eyck. Sa manière se distingue par une expression de douceur et de pieuse gravité ; son dessin est habituellement dur, et sa couleur manque un peu de force. On voit un panneau do sa main dans la cathédrale de Colmar, huit autres productions dans la bibliothèque de la même ville. A. M.
SCHŒNAU, vge des Etats autrichiens (Autriche), à 6 kil. S.-E. de Krumbach. Beau château, qui appartint au prince Jérôme Bonaparte.
schœnad (gross-), vge du royaume de Saxe (Bautzeu) sur la Neisse, à 11 kil. O. de Zittau; 4,800 hab. Fabrication de toiles damassées, dites toiles de Lusace.
SC1IŒNBACH, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 30 kil. O. d’Ellenbogen ; 2,400 hab. Fabr. d’instruments de musique.
SCI1ŒNBOURG (Maison de), famille noble de Saxe, de liesse et de Bavière, issue, au xe siècle, d’Alban, comte de
SCH
SCI I
Zwickau. En 1534, elle forma deux lignes : 1° Schcenbourg- Stein, divisée en branches de Waldenbourg et de Hartenstein ; 2° Schœnbourg - Penigk , divisée en branches de Penigk proprement dite et de Boclisburg. La lre ligne possédait les 4 seigneuries de Waldenbourg, Hartenstein, Lichtenstein, et Stein (304 kil. carrés, et 45,000 hab.) ; la 2®, les 5 seigneuries de Penigk , Glauchau , Remissau , Rochsburg, et Wechselburg (315 kil. carrés ). Le chef de la branche de Waldenbourg porte le titre de prince depuis
SCHŒNBRUNN , c.-à-d. belle source, vge de la Basse- Autriche , sur le Wienflusses, à 6 kil. S. -O. de Vienne; 400 hab. Superbe château impérial , avec jardin botanique et ménagerie, bâti en 1744, sous Marie-Thérèse, par Pacassi, d’après les plans de Valmag'ini. En 1801, l’archiduc Charles y établit son quartier-général pour s’opposer aux progrès de Moreau. Marie-Caroline de Naples y résida en 1802. Napoléon Ier y établit son quartier-général en 1805 et 1809, et y signa, le 14 octobre 1809, un traité avec l'Autriche. C’était la résidence ordinaire du duc de Reichstadt, qui y mourut en 1832.
SCHŒXEBECK , v. des Etats prussiens (Saxe) , à 15 kil. S.-S.-E. de Magdebourg, sur l’Elbe ; 8,000 hab. Direction des salines et entrepôt de sel ; importante bouillerie d’eaux salées ; fabr. de pi'oduits chimiques.
SCHŒNEBERG, v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 14 kil. S.- O. de Berlin. Jardin botanique et école d’horticulture, dépendant de l’université de Berlin.
SCHGENFLIESS, v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 65 kil. N. de Francfort-sur-l’Oder, sur le Nœrike et le lac Sonnenburger ; 2,500 hab. Tanneries.
SCHŒNHE1DE , v. du royaume de Saxe (Zwickau), prés de la rive g. de la Mulde, à 4 kil. O. d’Eibenstock ; 5,500 hab. Forge de fer; fabr. d’outils de fer et de fer-blanc.
SCHŒNHOF, vge de Bohême ( Saatz ) , à 2 kil. E. de Maschau. Titre de seigneurie. Très-beau château.
SCHŒNINGEN , v. du duché de Brunswick-Wolfenbüttel,à 15 kil. S.- O. d’Helmstædt; 3,100 hab. Grande saline. Houille aux environs.
SCHŒNLANKE, v. des Etats prussiens (Prusse), à 106 kil. O. de Bromberg; 3,800 hab. Fabr. de draps.
SCHŒNL1NDE, v. des Etats autrichiens (Bohême) , à 46 kil. N.-N.-E. de Leitmeritz ; 4,100 hab. Fabr. de fil à coudre, toiles, bonneterie.
SCHŒNNING (Gerhard), historien norvégien, né en 1722 dans le district de Lofoden, m. en 1780, recteur de l’école de Drontheim en 1751, et professeur d’éloquence à Soro en 1765, a publié, dans le recueil de l’Académie des Sciences de Copenhague, plusieurs dissertations historiques; en outre, une Géographie de l'ancienne Norvège , Copenhague, 1751, in-4°; une traduction de la Heimskringla ; et une Histoire de la Norvège, 1771-81, 3 vol. in-4°. A. G.
SCHŒNTHAL, vge de Wurtemberg ( Iaxt) , à 12 kil. O.-N.- O. de Kunselnau; 150 hab. Beaux bâtiments et belle église d’une célèbre abbaye de Cisterciens, fondée en 1150, et supprimée en 1803; on y voit le tombeau de Goetz de Berlichingen.
SCHŒPFLIN (Jean-Daniel), historien et archéologue, né à Sulzbourg (Bade) en 1694, m. en 1771 , fut nommé professeur d’éloquence et d’histoire à Strasbourg en 1720, voyagea en France, en Angleterre, en Italie et en Autriche, et reçut partout un accueil distingué. Louis XV le nomma conseiller et historiographe de France, et membre correspondant de l’Académie des Inscriptions, avec voix délibérative. La Russie et l’Autriche cherchèrent vainement^ l’attirer en lui faisant des offres séduisantes. Les principaux ouvrages de ce savant sont : Alsalia illustrata, celtica,romana, francica, Colmar, 1751-62, 2 vol. in-fol.; Alsatia œvi merovingici, carolingici , saxonici, salici et suevii diploma (ica, Manheim, 1772-75,2 vol. in-fol.; Historia Zœringo- Badensis, Carlsruhe, 1763-66, 7 vol. in-4°; Vindiciœ celticœ, Strasbourg, 1754, in -4°, où il établit que les Celtes avaient une autre origine que les Germains ; Vindiciœ tgpographicœ, ibid., 1760, in-4®, curieux pour l’histoire des premiers temps de l’imprimerie ; divers Mémoires dans le recueil de l’Académie des Inscriptions, etc. C — s.
SCHOHARIE, v. des Etats-Unis (New-Yorlc) , ch.-l. de comté , à 51 kil. d’Albany ; 5,600 hab.
SCHOLAR1US (George). V. Gennade.
SCHOLASTIQUE (Sainte) , vierge, sœur de S* Benoit de iNursia , vécut auprès de lui au mont Cassin , fonda 1 ordre des Bénédictines , et mourut vers 543. Fête le 10 février.
SCHOMBERG (Henri, comte de) , né à Paris en 1583, d’une famille originaire de Misnie , m. en 1632 , porta l’abord le titre de comte de Nanteuil, fit ses premières
armes eu Hongrie sous le duc de Mercœur, dans les troupes de l’empereur Rodolphe II, et, à son retour en France, 1608, fut successivement lieutenant du roi en Limousin, ambassadeur en Angleterre et auprès de diverses cours d’Allemagne. En 1617-18, il alla combattre en Piémont, sous les ordres de Lesdiguières , pour le duc de Savoie contre les Espagnols, fut nommé surintendant des finances en 1619, puis grand-maître de l’artillerie , contribua à la prise des places que les calvinistes possédaient en Languedoc et en Guyenne , devint chef du ministère en 1621 , mais fut éloigné par Richelieu en 1624. Bientôt rentré en grâce, il fut nommé maréchal de France en 1625, chassa les Anglais de l’île de Ré en 1627 , servit avec gloire au siège de La Rochelle, se signala ensuite dans la guerre que les Français soutinrent en Piémont pour la maison de Nevers, prit Pignerol en 1630 , força le duc de Savoie à lever le siège de Casai , reçut en 1632 le commandement de l’armée royale envoyée contre les rebelles du Languedoc, vainquit et fit prisonnier Montmorency à la bataille de Castelnaudary, et lui succéda dans le gouvernement du Languedoc. Il a laissé une Relation de la guerre d'Italie , Paris, 1630 , in-4®. B.
schomberg (Charles, duc de), fils du précédent, né à Nanteuil en 1601, m. en 1636, fit ses premières armes sous les ordres de son père en Languedoc et en Piémont, reçut le gouvernement du Languedoc en 1632, battit les Espagnols à Leucate en 1636, fut créé, peu de temps après, maréchal de France, et prit Perpignan en 1642. La mort de Louis XIII, avec lequel il avait été élevé, arrêta sa fortune. Il dut se démettre de son gouvernement, ne reçut comme compensation que celui de Metz, avec la charge de colonel des Suisses et Grisons , et , malgré des succès remportés à la tête de l’armée de Catalogne (prise de Tortose, 1648) , resta presque en disgrâce auprès d’Anne d’Autriche et de Mazarin. — Schomberg avait été marié deux fois ; la lr®, avec Anne, duchesse d’Halluyn, dont il prit le titre et le rang parmi les pairs du royaume ; la 2e, avec M11® de Hautefort ( V. ce mol). B.
SCHônberg (Armand-Frédéric, comte de', maréchal de France, né vers 1619 dans le pays de Clèves, m. en 1690, perdit au berceau son père, fut confié par l’électeur palatin Frédéric V à des tuteurs qui le dépouillèrent, servit tour à tour sous Rantzau et le prince Henri- Frédéric d’Orange, passa en 1650 en France, où il acheta la compagnie des Gardes écossaises , et mérita le grade de lieutenant-général. Il contribua à la victoire des Dunes, 1658, prit Bergues, alla en 1661 combattre pour la maison de Bragance en Portugal , et battit les Espagnols à Villaviciosa , 1665. Quand Louis XI Y eut à lutter contre une coalition européenne , Schonberg , à la tête de l’armée de Catalogne , prit Figuières et d’autres forteresses, et, quoique protestant, reçut le bâton de maréchal en 1675. 11 passa presque aussitôt à l’armée des Pays-Bas, où il fit lever les sièges de Maëstricht et de Charleroi. La révocation de l’édit de Nantes, 1685, l’obligea de s’exiler; il se rendit en Portugal, dont la Grandesse lui avait été accordée , puis dans le Brandebourg , où il fut créé ministre d’Etat et généralissime, enfin en Angleterre , où il s’attacha à Guillaume in , et périt à la bataille de la Boyne contre Jacques IL B.
SCHOONE (Corneille de), Schonœus , poëte latin moderne , né vers 1540 à Gouda (Hollande) , m. en 1611, recteur de l’école latine de Harlem pendant 25 ans, a laissé, sous le titre de Terentius christianus , Cologne , 1614, in-8°, et Amst. , 1629, in-8°, un recueil de 17 comédies sacrées, où il a imité avec quelque succès le style de Térence
SCHOONHOVEN, v. du royaume de Hollande (Hollande-Méridionale), à 12 kil. S.-E. de Gouda, sur laLeck; 3,200 hab.
SCHOORISSE, v. de Belgique (Flandre-Orientale), à 7 kil. S. d’Oudenarde ; 3,200 hab. Toiles, produits agricoles.
SCHOPFHEIM, v. du grand-duché de Bade (Haut Rhin), sur la Wiese , à 15 kil. N.-E. de Lorrach; 1,700 hab. Forges et tréfileries de fer, papeteries.
SCHORNDORF, v. du royaume de Wurtemberg (Iaxt), à 45 kil. S.-O. d’Ellwangen, sur la Rems ; 3,900 hab. Fabr. de tapis. Autrefois place forte.
SCFIOSSBERG. V. Sasvar.
SCIIOTT (André) , érudit, né à Anvers en 1552, m. en 1629, enseigna la langue grecque et la rhétorique à Tolède, à Saragosse, 1584, et à Rome, et entra dans l’ordre des Jésuites en 1586. On a de lui : Vitce comparatœ Anstotelis ac Demostlienis , Augsbourg, 1603, in-4°; Hispania illustrata, seu rerum urbiumgue IJispaniœ, Lusilaniœ , Æthiopiœ et Indiœ scriptores varii, Francfort, 1603-08, 4 vol. in-fol. ; Hityanttn bibliotheca , 1608, in-4#; Adagia Græcorum, 1612; Tabules