SEE
paix, en 1641, du cardinal de Richelieu, en abandonnant Sedan à la France, en échange de plusieurs villes et comtés; mais ce traité ne reçut son accomplissement qu’en 1651. L’université protestante de Sedan fut supprimée dès 16H1. Patrie de Louis Cappel, de Turenne, qui a une statue en bronze sur la place de l’Hôtel-de-Ville, et du manufacturier Ternaux.
SEDANO (Juan-José Lopez de), littérateur espagno’, né en 1729 à Alcala-de-Hénarès, m. en 1801, garde du ! cabinet des médailles à la bibliothèque royale de Madrid, a publié le Parnaso Espahol, Madrid, 1768-78, 3 vol. in-8°, afin de remettre sous les yeux de ses compatriotes les anciens monuments de leur gloire lyrique. C’est, un recueil assez intelligent, avec des notices biographiques, utiles pour l’histoire littéraire. B.
SEDBERGH, brg et paroisse d’Angleterre (York, West-Riding), à 48 kil. N.- O. de Settle ; 4,500 hab. Fabr. de bonneterie, quincaillerie et articles en fer.
SËDËCIAS , dernier roi de Juda avant la captivité de Babylone, 597 -587 av. J.-C. Nabuchodonosor II , vainqueur de Jéchonias, mit à sa place Sédécias, son oncle. Ce dernier fut impie et criminel, et méprisa la voix du prophète Jérémie. S’étant révolté contre Nabuchodonosor, il fut assiégé dans Jérusalem, et, après une longue résistance, eut les yeux crevés, et fut mené à Babylone. L — H.
SEDELAUCUM, nom latin de Sadlieu.
SEDERA, nom latin de la Saudre.
SÉDERON, ch.-l. de cant. (Drôme), arr. et à 63 kil. S.-E. de Nyons, dans une gorge resserrée entre des rochers; 493 hab.
SÉDËTANS. V. Edétans.
SEDGEMOOR, plaine d’Angleterre (Somerset), entre Bridgewater et Kingsverton; le duc de Monmouth y fut battu et pris par les troupes de Jacques II, en 1685.
SEDHIOU ou SEGHIOU, comptoir français et poste fortifié du Sénégal , dans la Haute-Casamance. Il existe depuis 1837; 12° 43' lat. N., 17° 45' long. O.
SEDILLOT ( Jean-J acques- Emmanuel ) , orientaliste et astronome, né à Enghien- Montmorency en 1777, m. en 1832, entra à l’Ecole polytechnique dès l’origine de cette institution, étudia ensuite les langues orientales, fut professeur-adjoint de turc et secrétaire à L’école des langues orientales, et astronome-adjoint au Bureau des longitudes en 1816. 11 seconda Delambre et Laplace dans leurs recherches, traduisit de l’arabe, en 1810, le traité d’Aboul- Hassan-Ali sur la construction des instruments astronomiques, puis 28 livres inconnus jusque-là d’Ebn-Jounis , et un almanach d’Aboul-Wefa , et inséra, dans divers recueils scientifiques, beaucoup de dissertations sur divers points d’histoire et de critique orientales. B.
SËDIMAN , vge d’Egypte, dans le Fayoum. Desaix y défit les Mamelouks, le 7 octobre 1798.
SEDINUM , nom latin de Stettin.
SEDJELMESSE, v. de l’Empire de Maroc, dans le royaume et à 60 kil. E. de Tafilet, sur le Zig. Auj. en ruines; ce fut le 1er siège de la dynastie des Almoravides.
SED. IER ou CHEDCHER, pays d’Arabie, dans la partie E. de l’Hadramaout, entre le Marrah au N. et la mer d’Oman au S. Il fournit des chameaux magnifiques et de belles dattes. Pêche abondante sur le littoral.
SEDJF.STAN. V. Sigistan.
SEDLITZ, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 30 kil. S. O. de Toeplitz: 1,300 hab. Manuf. considérable de tabac ; eaux salines purgatives renommées.
SEDUL1US (Caïus - Cælius ou Cæcilius), prêtre du v® siècle, est auteur d’un poëme latin, en hexamètres, qui contient la vie et les miracles de J.-C., et est intitulé : Paschale Carmen, id est, de Chrisli miraculis libri v, Leipzig, 1499, et Rome, 1794, in-4»; il le mit ensuite en prose sous le titre d'O/ius pascliale, Paris, 1585.
SEDUN1, peuple gaulois des Alpes, habitait la vallée supérieure du Rhône (le Valais actuel), et, dans les dernières divisions de l’empire romain , fit partie de la prov. des Alpes Grées-et-Pennines. Sa capitale, Sedunum ou Civitas Sedunorum , est auj. Sion. C. P.
SEE , amas d’eau, lac, mer, dans les langues germaniques : See /and, terre maritime.
sée, riv. de France (Manche), naît dans le canton de Mortain, coule à l’O. et au S.-O., passe à Avranches, et se jette, avec la Sélune, dans la baie du Mont-Sl-Miehel ; cours de 55 kil.
SEEGUT, hameau du Wurtemberg, près de la rive g. du Neckar, à 2 kil. E. de Ludwigsbourg. Château royal de Monrepos, avec ferme-modèle.
SEELAND, Sjœlland, ile de la mer Baltique, la plus grande de celles du Danemark, à l’E. de Fionie, et à l’ex-
SÈG
trémité S.-E. de la Suède ; 6,875 kil. carrés; 340,000 hab. Ch.-l., Copenhague. Climat doux, un peu humide. Elève d’un nombreux bétail dans de beaux pâturages. Sol généralement plat, coupé de nombreux canaux, fertile en grains, et cultivé avec soin. Seeland forme un stift ou diocèse, dont font partie Samso, Moen, Bornholm, les Ferôe, et une cinquantaine de petites îles. Elle est divisée en 5 amts ou bailliages : Copenhague, Frederiksborg, Holbek, Sorô, Presto.
SEELBURG ( ALT- ) , v. de la Russie d’Europe ( Courlande), sur la Dwina, à 20 kil. N.- O. de Jacobstadt. Ane. résidence des évêques de Sémigalle.
SEES ou SÉEZ , Sagium , Civilas Sagiorum , ch.-l. de cant. (Orne), arr. et à 25 kil. N.-N.-E. d’Alençon, sur l’Orne ; 3,329 hab. Evêché suffragant de Rouen ; grand et petit séminaires, collège. Belle statue en bronze de Conté, né dans le voisinage. Fabr. de toiles , bonneterie, gants en peau, calicots. Ane. cité des Gaules, cette ville souffrit beaucoup des ravages des Normands et des guerres des Anglais ; elle tut brûlée et rebâtie trois fois. On y remarque la cathédrale, bel édifice du xne siècle, et le palais épiscopal moderne. A 6 kil. de la ville est le château d’O, édifice gothique, bâti au milieu d’un étang, et dont la construction est attribuée à Isabeau de Bavière, qui, après l’expulsion des Anglais, y fut retenue captive.
sées ( Collège de) , collège fondé à Paris , rue de la Harpe, en 1427, par J.- B. Langlois, évêque de Sées, et reconstruit en 1730 par Ch. -Alex. Lallemand, autre évêque du même diocèse.
SEESEN , v. du duché de Brunswick, à 25 kil. O. -S.- O. de Goslar ; 2,300 hab. Haute école juive. Sources sulfureuses et bains. Ane. château.
SEFFIN , v. de la Turquie d’Asie (Diarbékir), sur l’Euphrate, à 130 kil. S.-E. d’Orfa. Près de là eut lieu, en 657, la bataille dite des Cent -dix jours, entre les partisans d’Ali et ceux de Moawiah, qui fut vainqueur.
SÉFY ( Chah ), roi de Perse de la dynastie des Sophis, 1628-49, successeur de son aïeul Abbas le Grand, fit périr ou priver de la vue tous les princes de son sang, les nobles alliés à sa famille, presque tous ses ministres et ses généraux, et n’eut cependant à comprimer aucune révolte.
SEGA (Philippe), dit le cardinal de Plaisance, né à Bologne, devint évêque de Placentia en Espagne , cardinal en 1591, fut légat du pape dans Paris, lors des Etats de la Ligue, et mourut à Rome en 1596. Il a été tourné en ridicule dans la Satire Ménippée.
SEGALAUNI , peuple gaulois de la Province romaine (Viennoise), appelé aussi Segovellani et Segolauni , à l’E. des Helviens, au N. des Tricastins, à l’O. des Voconces, et au S. des Allobroges, étaient une division des Cavares, et habitaient, à l’E. du Rhône, les environs de Valence ( Drôme ).
SËGAREL (Gérard), hérésiarque du xme siècle, né à Parme, fut le chef d’une secte d’ Apostoliques. Il distinguait trois règnes dans le monde : celui du Père, dont le caractère était Injustice et la sévérité ; celui du Fils , règne de grâce et de sagesse; et celui du S1- Esprit, dont la charité était l’unique loi II annonçait ce dernier règne, et rien de ce qui était demandé au nom de l’Esprit saint ne pouvait être refusé. Ses adhérents furent de véritables mendiants, qui commirent toutes sortes de désordres, et que l’on poursuivit vivement. Ségarel lui -même fut brûlé vif 4 Parme, en 1360.
SEGF.BERG, v. de la Prusse (Holstein), sur la Trave, 4 68 kil. S. de Kiel; 4,691 hab. Brasseries, distilleries, tanneries ; fabr. de lainages. Comm. de produits agricoles.
SEGED ou SEGEDIN. F. Szegedin.
SEGELMESSE. V. Sedjelmesse.
SEGESSERA , v. de la Gaule ( Lyonnaise lre), chez les Lingons; auj. Bar-sur-Aube.
SEGESTE , anc. ville de Sicile, appelée aussi Egeste et Aceste , vers l’extrémité O. de la côte septentrionale de l’ile, fut fondée, suivant une tradition, par une colonie troyenne, qui donna aux deux petits fleuves qui l’arrosaient les noms de Scamandre et de Simois, ou, d’après une autre tradition, par des Grecs compagnons de Philoctète, sous la conduite du Troyen Egeste. Souvent en guerre avec les colonies grecques de l’ile, elle implora contre Syracuse le secours des Athéniens pendant la guerre du Péloponèse, et donna ainsi lieu à la malheureuse expédition de Sicile. Prise par Agathocle en 317, elle vit ses habitants massacrés cru réduits en esclavage , et reçut , avec une population nouvelle, le nom de Dicœopolis. Après la mort du roi de Syracuse, elle reprit son ancien nom et les restes de ses anciens habitants. Les Romains, en raison de son origine troyenne, la traitèrent avec douceur; elle