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dut à cette protection, à son commerce, et à ses sources thermales une assez grande importance. On trouve encore, près de la ville actuelle A’Alcamo, les ruines presque informes d’un théâtre, et un temple colossal dorique, presque entier, appelé temple de Cérès. C. P.
ségeste des tigcliens, Segesta Tiguliorum, v. de la Ligurie, au S.-E., près de l’embouchure de la Macra; auj. Seslri di Levante.
SEGE5T1CA, v. d’Hispanie; auj. Iliniesla. ,
SÉGESVAR ou SCHÆSBURG, v. forte des Etats autrichiens (Transylvanie), eh.-l. de la justice de son nom, sur la Koclcel, à 60 kil. N.-E. d’Hermanstadt ; 6,000 hab. Fabr. de draps, toiles, étoffes de coton. Elle fut fondée en 1178, sur les ruines d’une colonie romaine. — La justice de Segesvar, l’une des 9 du pays des Saxons, a 30,000 hab., et 51,900 hectares.
SEGET1A , déesse de la moisson mûre , chez les anc. Romains.
SEGHAL1EN. V. Amour.
SEGHERS (Gérard), ouZEEGERS, peintre, né à Anvers en 1589, m. en 1651, eut pour maîtres Henri Van Balen et Abraham Janssens, alla se perfectionner en Italie, et étudia beaucoup les productions de Caravage et de Manfredi. Après un voyage à Madrid, où il fut comblé de présents par le roi, il retourna dans sa patrie. Il peignit des sujets sacrés, des scènes familières, des joueurs, des musiciens ; la vogue de ses tableaux et les sommes qu’il en retira lui permirent de vivre en grand seigneur ; il employa 60,000 florins à acheter des œuvres d’élite, et à se former un cabinet somptueux. Le musée du Louvre possède de lui une toile très-belle, St François en extase soutenu par des anges. Une Adoration des Mages, dans l’église Notre-Dame à Bruges, est une des gloires de la peinture ; les types sont d’un goût parfait, et une couleur merveilleuse augmente le prestige de ces nobles têtes. On cite encore le Mariage de la Vierge , Jésus élevé sur la croix, et le Martyre de St Lievens. A. M.
SEGHERS (Daniel), frère du précédent, m. en 1660, prit des leçons de Breughel de Velours, et entra dans l’ordre des Jésuites. Il excella dans le paysage historique, et dans la peinture des Heurs. Sa couleur est belle, légère, transparente; sa touche large, quoique finie.
SÉGHIOU. V. Sedhiou.
SEGNERI (Le P. Paul), orateur italien, né à Nettuno en 1624, m. en 1694, entra chez les Jésuites en 1637, et réforma l’éloquence de la chaire, dégradée par des déclamations creuses ou de stupides bouffonneries. Cependant, il fut trop dialecticien, et étala une érudition déplacée. Son style est pur et correct. On a de lui : Quaresimale , Florence, 1679, in-fol.; Prediche delle nel palazzo aposlolico , Rome, 1694, in-4°; Panegirici sacri, Florence, 1684, 2 vol. in-12, etc. B.
SEGNl (Bernard), littérateur italien, né à Florence vers la fin du xve siècle, m. en 1558, fit ses études à Padoue, dirigea une maison de commerce à Aquila , fut employé à diverses missions par Cosme de Mcdicis, et devint consul de l’Académie délia Crusca. Outre des traductions de plusieurs ouvrages d’Aristote, il a laissé : Trattato de' governi, Florence, 1549, in-4° ; Slorie Florentine dall’ anno 1527 ail' anno 1555, Païenne, 1778, 2 vol. in-4°, etc. B.
Segni, anc. Signia, v. des Etats de l’Eglise, à 26 kil. O. deFrosinone; 3,500 hab. Evêché; belle cathédrale. On dit que les orgues y furent inventées. Vins renommés chez les anciens. Murs cyclopéens.
SÉGO, v. de la Nigritie centrale, capitale du Haut- Bambarra, sur le Niger, par 13° 5’ lat. N. et 7» 35’ long. O.; 30,000 hab. Elle forme 4 quartiers, dont deux à gauche du Niger, et deux à droite, ces derniers ceints de murailles en terre. Les mosquées sont belles, mais les rues très-étroites ; les maisons, construites en terre, sont de forme carrée, à toits plats, et presque toutes peintes en blanc. Ségo est un entrepôt de commerce de l’Afrique centrale ; Mungo-Park la visita à la fin du xvme siècle.
SEGOBRIGA, v. d’Hispanie (Tarraconaise), au N.- O. de Sagonte, chez les Edétans ; auj. Ségorbe.
SEGOBRIGES, Segobrigii, peuple ligurien qui habitait, avant l’airivée des Phocéens, la partie de la Gaule qui environne auj. Marseille.
SEGODUNUM, v. de la Gaule (Aquitaine lre), capit. des Rutènes ; auj . Illiodez.
SEGOLAUN1. V. Segadauni.
SEGONTIA, auj. Sigvenza, v. d’Hispanie (Tarraconaise), chez les Arévaques ; Métellus et Pompée y livrèrent à Sertorius une bataille indécise, en 75 av. J. -O.
SÊGONTLAQUES, Segontiaci, peuple de l’anc. île de
Bretagne, voisin des Trinobantes, s’étendait au N. du Hampshire actuel et au S.- O. du comté de Berks.
SEGONTHJM, v. de l’ile anc. de Bretagne (Bretagne 2e), chez les Ordovices; auj. Carnurvon.
SEGONZAC, ch.-l. de cant. (Charente), arr. et à 12 kil. S.-E. de Cognac; 654 hab. Comra. d’eaux-de-vie.
SÉGOR, primitivement Bala, v. de Palestine (Judée), près du lac Asphaltite, fut la seule des 5 villes de la vallée de Siddim que Dieu épargna, à la prière de I.oth, lorsque le feu du ciel tomba sur elles. Elle eut plus tard une garnison romaine, et, dans les premiers temps du christianisme, fut siège d’évêché. Nommée Zogliar au moyen âge, elle est aujourd’hui Ghor-Zafièh, habitée par 300 familles arabes. B.
SEGORA, v. de la Gaule (Aquitaine 2e), chez les Pictaves; auj. Bressuire.
SEGORBE, anc. Segobriga, v. d’Espagne (Valence), sur le Murviédro, dans la prov. et à 42 kil. O. de Castellonde-la-Plana; pop. de la commune : 8,000 hab. Evêché suffragant de Valence. On remarque la cathédrale et le palais épiscopal. Fabriques d’amidon et de papiers. Beaux marbres aux environs. — Enlevée, en 1245, aux Maures par Jacques Ier d’Aragon, prise par les Français en 1812, elle est titre d’un duché appartenant auj. à la maison de Medina-Celi.
SEGOVELLANI. V. Segalauni.
SEGOVIE, Scgovia, Segubia , v. d’Espagne (Vieille-Castille), cap. de la prov. de son nom, à 78 kil. N.- O. de Madrid, sur un roc élevé près de la riv. d’Eresma; 10,200 hab. Cette ville, autrefois une des premières de l’Espagne, est complètement déchue. Les monuments qui rappellent son ancienne grandeur sont : l’Alcazar, château-fort d’origine mauresque, auj. école d’artillerie ; la cathédrale ; un magnifique aqueduc romain de 161 arches, attribué à Trajan, et qui amène toujours les eaux dans la ville. Ségovie, qui n’a auj. presque ni commerce ni industrie, fut longtemps célèbre par ses laines , qui s’exportaient dans les deux mondes, et par ses manufactures de draps. Fabr. de toiles, verreries, papeteries, ouvrages d’or et d’argent. Hôtel des monnaies (pour celles de cuivre). Musée de peinture dans le palais épiscopal. Patrie de Dominique Soto. — La prov. de Ségovie, au centre de l’Espagne, entre celles de Burgos au N., de Valladolid et d’Avila à l'O., de Madrid au S., de Soria et de Guadalaxaraà l’E., a 7,027 kil. carrés, et 146,839 hab. Sol montagneux au S.-E., arrosé par la Cega et l’Eresma, et fertile en céréales, vins, fruits; beaux pâturages. Elève de moutons. Mines d’or et de plomb ; carrières de pierre calcaire.
SEGRAIS (Jean Régnault de), poëte et littérateur, né à Caen en 1625, m. en 1701, se fit connaître, à 19 ans, par une tragédie A'Hippolyle, et par les deux premières parties d’un roman de Bérénice. Le comte de Fiesque, en disgrâce, fit sa connaissance, et le plaça, en 1648, près de Mademoiselle (fille de Gaston d’Orléans), dont il fut secrétaire et gentilhomme ordinaire. En 1653, il publia Allas, poème pastoral en 5 chants, et, 4 ans après, les Nouvelles françaises, in-8°, écrites pour amuser Mademoiselle, et qui se lisent encore avec intérêt. Sous le titre de Diverses poésies, Segrais donna, en 1658, in-4°, des églogues, des élégies, des épitres, etc. Dès.lors il eut une place, pour la douceur et le naturel de quelques vers, parmi les poètes bucoliques, et l’Académie Française le reçut, en 1662, à la place de son compatriote Boisrobert. Ayant perdu en 1672 sa place de gentilhomme ordinaire pour avoir désapprouvé le projet de mariage de Mademoiselle avec Lauzun, il alla demeurer chez Mme de La Fayette, à laquelle il donna des conseils pour la composition de Zaide et de la Princesse de Clèves; en 1676, il retourna vivre dans sa ville natale, s’y maria richement en 1679, et y ranima l’Académie fondée en 1652. Segrais a traduit en vers l 'Enéide, 2 vol. in-4°, 1668-81, et les G éorgiques, imprimées après sa mort, 1712, in-8°, traductions auj. oubliées. A. Galland a publié un Segraisiana, recueilli de ses entretiens, La Haye (Paris), 1722, in-8°. Les principales œuvres de Segrais ont été imprimées à Paris en 1755, 2 vol. in-18; la dernière édition de ses poésies est celle de Caen , 1823, in-8®. J. T.
SÈGRE , Sicoris , riv. d’Espagne (Catalogne) , sort des Pyrénées, coule du N.-E. au S. -O., à travers la prov. de Lérida , arrose Puycerda, Urgel , Lérida, reçoit les deux Noguera et la Cinca, et se jette dans l’Ebre, un peu audessous de Mequinenza. Cours de 240 kil.
SEGRÉ , s.-préf. (Maine-et-Loire), à 36 kil. N.- O. d’Angers, sur la Verzée et l’Oudon; 2,032 hab. Tribunaux de lre instance et de commerce. Comm. de toiles, fil, chanvre, grains, bestiaux.
SÉGUIER (Pierre), célèbre magistrat, né à Paris eu
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