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1504, d’une famille du Languedoc, m. en 1580, s’était déjà fait une grande réputation au barreau, quand François Ier le nomma avocat-général à la Cour des Aides et chancelier de la reine Eléonore. Avocat-général au parlement sous Henri II , il combattit les prétentions de la cour de Home, lors des différends du pape Jules III avec le roi, au sujet du duché de Parme, fut élevé en 1554 à la place de président à mortier, présenta, au nom de sa compagnie, en 1555, des remontrances qui empêchèrent l'établissement de l’Inquisition en France, et , sous François II, fut chargé de traiter de la fixation des limites entre le Piémont et le Dauphiné. On a de lui : Rudimenta cognitionis Dei et sui , 1536, in-12, trad. en français par Colletet. B.
séguier (Antoine), 5® fils du précédent, né à Paris en 1552, m. en 1626, fut successivement conseiller au parlement, maître des requêtes, surintendant de justice en Provence, 1576, conseiller d’Etat, avocat-général au parlement de Paris, et président à mortier, 1597, refusa d’entrer dans la Ligue, défendit avec énergie les droits de la couronne et les libertés de l’Eglise gallicane, fit condamner par le parlement , en 1591 , une bulle de Grégoire XIV contraire à ces libertés, et fut, sous Henri IV, 1598, ambassadeur à Venise, où il détourna cette république de s’allier avec le duc de Savoie. B.
séguier (Pierre), neveu du précédent, né à Paris en 1588, m. en 1672, fut conseiller au parlement , maître des requêtes, intendant de Guyenne, président à mortier au parlement de Paris, garde-des-sceaux en 1633, et chancelier de France en 1635. Bien qu’il dût son élévation au cardinal de Richelieu , il ne fléchit pas toujours devant la volonté de ce ministre. Il contribua à faire casser par le parlement le testament de Louis XIII , et remettre la ré gence entre les mains d’Anne d’Autriche, demeura fidèle au parti de la cour pendant la Fronde, dut cependant céder les sceaux à Châteauneuf , puis à Molé, les reprit en 1656, et présida la commission chargée de juger Fouquet, ainsi que le conseil où furent rédigées les belles ordonnances de 1669 et 1670, connues sous le nom de Code Louis ( V. Code). Il fut un des fondateurs de l’Académie fran çaise, et en devint le protecteur après la mort de Riche lieu : pendant 30 ans, il en réunit les membres dans son hôtel. Son oraison funèbre fut prononcée par Mascaron. V. un Eloge de Séguier, par Barère de Vieuzac, 1784. M. A. Floquet a publié le Diaire ou Journal du voyage du chancelier Séguier en Normandie , après la sédition des Nupieds, 1639-40, Rouen, 1842, in-3°. B.
séguier ( Antoine-Louis), de la famille des précédents, né à Paris en 1726, m. en 1792, fut avocat du roi au Châtelet en 1748, avocat-général au Grand-Conseil en 1751, avocat-général au parlement de Paris en 1755, et entra à l’Académie française en 1757 ; dévoué à Louis XV, qui l’honorait de la plus haute estime, et au gouvernement purement monarchique, il lança, en 1770, un violent réquisitoire contre les doctrines philosophiques , s’efforça de prévenir la lutte du parlement contre l’autorité royale, donna sa démission après l’installation du parlement Maupcou, rentra à l’ancien parlement en 1774, refusa d’être prévôt des marchands à l’approche de la Révolution, puis émigra à Tournai, où il mourut. Il a laissé des plaidoyers, des mercuriales, des discours académiques. V. son Eloge par Portalis, 1806. B.
séguier ( Antoine- Jean-Mathieu , baron), fils aîné du précédent, né à Paris en 1768, m. en 1848, était substitut du procureur-général lorsque la Révolution éclata. Il suivit son père dans l’émigration, revint en France après l’avoir perdu, rentra en 1802 dans Tordre judiciaire, fut successivement substitut du commissaire et commissaire par intérim du gouvernement près le tribunal de lre instance de la Seine, président du tribunal d’appel, et, en 1810, premier président de la Cour impériale de Paris. Maintenu dans ce poste et nommé conseiller d’Etat par la ]re Restauration, destitué et exilé pendant les Cent-Jours, il reprit ses fonctions et fut nommé pair de France après la chute définitive de Napoléon I«r. En 1830, il se rallia au gouvernement de Louis-Philippe. B.
séguier (Jean-Fraiïçois), antiquaire et naturaliste, né à Nîmes en 1703, d’une autre famille que les précédents, m. en 1784, montra un goût précoce pour la numismatique et la botanique, suivit Scipion Maffei en Italie, 1732, puis dans diverses contrées de l’Europe, rapporta dans sa ville natale, après 23 ans de voyages, les plus précieuses collections de livres, de médailles, de plantes, de minéraux, et fut nommé, en 1772, correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. On a de lui : Bibliotheca botanica, La Haye, 1740, in-4°, ouvrage d’une grande érudition, mais que celui de Haller a fait oublier; Plantes vero-
nenses, 1745-54; une traduction française des Mémoires du marquis Maffei , La Haye, 1740, 2 vol. in-12; Dissertation sur la Maison carrée de Nimes , 1759 et 1776 , in- 8» ; Inscriplionum antiquarum Index absolutissimus... , 2 vol. in-fol. , avec 2 autres vol. d’introduction, et 4 vol. de suppléments, notes et table, le tout en mss. à la Bibliothèque de Nîmes. V. son Eloge par Dacier ( Mém . de l'Acad. des Inscriptions, t. 47). B.
SEGUIN (Armand), économiste, né à Paris en 1765, m. en 1835 , s’occupa d’abord de chimie appliquée aux arts, fut le collaborateur de Fourcroy et de Berthollet, découvrit un procédé pour hâter le tannage du cuir, eu 1794, se livra ensuite aux spéculations financières, s’enrichit comme fournisseur des armées de la République, et eut de vifs démêlés avec le gouvernement impérial , à propos de ses fournitures. Il n’a laissé que des brochures de circonstance
SÉGUR, vge (Corrèze), arr. et à 49 ldi. N. -O. de Brive-la-Gaillarde; 983 hab. Berceau de l’illustre famille de Ségur.
ségur (Henri -François, comte de), dit à la cour le beau Ségur,- né en 1689, m. en 1751, servit d’abord dans les mousquetaires, puis fut nommé capitaine dans un régiment dont son père, le marquis de Ségur, était colonel, y parvint lui-même à ce grade, obtint ensuite ceux de mestre-de-camp et de brigadier, et , après des campagnes en Espagne, dans les Pays-Bas, en Italie, devint maréchalde-camp. Blessé à la bataille de Guastalla, il alla plus tard en Lorraine sous les ordres du comte de Belle-Isle, et fut élevé au grade de lieutenant-général en 1738. Pendant la guerre de la succession d’Autriche, il défendit Lintz et Prague, puis, entouré par 15,000 ennemis, et n’ayant que 7,000 hommes à leur opposer, prit position sur les hauteurs de Pfaffenhofen , repoussa trois attaques successives , et battit ensuite en retraite, 1745. B.
ségur ( Philippe-Henri , marquis de ) , fils du précédent, né en 1724, m. en 1801, servit sous son père en Allemagne, se signala par son courage à Raucoux, 1746, et à Laufeld, 1747, où il fut grièvement blessé , devint maréchal - decamp, et, bientôt après , lieutenant- général , fit les campagnes de Hanovre pendant la guerre de Sept-Ans, et fut fait prisonnier à Clostercamp, après avoir été mis hors de combat par plusieurs blessures. A la paix, il devint inspecteur de l’infanterie, puis commandant de la Franche- Comté. Appelé au ministère de la guerre en 1780, créé maréchal de France en 1783, il réorganisa et améliora les hôpitaux militaires, institua le corps d’état-major, et rendit une ordonnance qui réservait aux nobles les emplois d’officiers dans l’armée, ou du moins la contre-signa, car on a prétendu qu’il l’avait combattue dans le conseil. Il donna sa démission quelques mois après l’entrée de Loménie de Brienne aux affaires, 1787, et vécut dans la retraite. La Révolution le ruina, et il échappa difficilement aux proscriptions de la Terreur. Le premier consul Bonaparte lui donna une pension. B.
ségur (Louis - Philippe , comte de), diplomate et historien, fils aîné du précédent, né à Paris en 1753, m. en 1830. Après de fortes études, il prit la carrière des armes, partit pour la guerre d’Amérique en 1781, voyagea, revint à la cour de Versailles, alla en 1785 comme ambassadeur à S‘-Pétersbourg près de Catherine II , fut admis dans son intimité , composa de petites comédies pour le théâtre qu’avait l’impératrice dans la partie de son palais appelée V Hermitage, obtint en 1787 un traité de commerce avantageux à la France, revint en 1789, travailla aux réformes par ses écrits, fut nommé maréchal -de -camp en 1791, se chargea d’une mission en Prusse en 1792 , vécut de sa plume pendant la crise révolutionnaire, fut appelé par le 1er consul Bonaparte au Corps Législatif, puis au conseild’État , prit une part active à la rédaction des codes, devint grand-maître des cérémonies de la cour impériale, fut nommé sénateur après la campagne de Russie, et vota la déchéance. Louis XVIII le porta sur la liste des pairs; Ségur reprit ses fonctions près de l’empereur pendant les Cent-Jours, et voulut en vain le suivre dans son exil. En 1819, il rentra à la Chambre des pairs, y fit de la politique libérale, et propagea ses généreux principes dans des ouvrages littéraires ijistement estimés. Depuis 1803, il était membre de l’Académie française. Il réunit la plupart de ses ouvrages sous le titre d ’OEuvres complètes, Paris, 1824-30, 33 vol. in-8°, avec deux atlas. On y trouve: Histoire des principaux événements du règne de Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse, et Tableau politique de l'Europe, 3 voL in-8° ; Mémoires, souvenirs et anecdotes, 3 vol., son meilleur ouvrage , où Ton trouve beaucoup de curieux renseignements sur l’histoire du temps, jusqu’en 1789; Décade his -
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torique , 3 vol. ; Politique de tous les cabinets de l’Europe pendant les règnes de Louis XV et de Louis XVI , 3 vol.; Histoire ancienne, 3 vol. ; Histoire romaine, 3 vol. ; Histoire du Bas- Empire, 4 vol. ; Histoire de France , 9 vol. ; Galerie morale et politique, 4 vol. ; tous ces ouvrages sont écrits avec correction et facilité , mais d’un style un peu prolixe ; enfin, Mélanges, 1 vol., renfermant ses poésies, son théâtre, ses discours de tribune, etc. J. T.
ségur ( Joseph- Alexandre , vicomte de) , frère du pré ■ cèdent , né en 1756 , m. en 1805 , était maréchal-de-camp au commencement de la Révolution. Il prit sa retraite pour se livrer à la littérature. En 1790 , il publia : Correspondance secrète entre Ninon de Lenclos, le marquis de Villarceaux, et Mme de Maintenon, ouvrage spirituel, souvent réimprimé. Il travailla pour l’Opéra , l’Opéra-Comique et le Théâtre- Français; il donna à ce dernier théâtre le Retour du Mari , comédie agréable. Après un emprisonnement de 8 mois , il publia : Ma prison, depuis le 23 vendémiaire jusqu’au 10 thermidor, Paris , an m. Homme aimable, esprit fin et caustique, il fronda les débuts du régime impérial, et composa une foule de jolies chansons. Il échoua complètement dans son dernier ouvrage , les Femmes , 1802 , 3 vol. in-12. Il a été l’éditeur des Mémoires du baron de Besenval, J. T.
ségur (Octave-Henri-Gabriel, comte de) , fils du diplomate académicien, né à Paris en 1779, publia, au sortir de l’Ecole polytechnique, des Lettres élémentaires sur la chimie, 2 vol. in-12. En 1801 , il traduisit de l’anglais la Flore des jeunes personnes ; en 1802, Ethelvina , 2 vol. in-12, et Bélinde , in-8°. Sous-préfet de Soissons à 22 ans , il disparut , et l’on sut plus tard qu’il s’était enrôlé dans l’armée d’Italie. Il servit avec distinction, fut fait prisonnier, revint à la paix , et se noya sous le Pont-Royal en 1818. J. T.
SEGURA , anc. Tader, riv. d’Espagne, a sa source dans la Sierra-de-Segura (Albacete), coule, sur 250 kil., au N.-E., puis à l’E.-S.-E. et au S., par Archena, Murcie, et Orihuela, au-dessous de laquelle elle se jette dans la Méditerranée, à 28 kil. S. -O. d’Alicante. Elle alimente de nombreux canaux d’irrigation.
SEGURA de astorga ( Juan - Lorenzo ) , poète castillan du xme siècle, a laissé un poème sur Alexandre, inséré dans le recueil de Sanchez. Ce poème a de grands rapports avec celui que Gaultier de Ghâtillon avait écrit en latin, et que Lambert li Cors et Alexandre de Paris mirent en vers français : on y trouve le même défaut d’invention, les mêmes anachronismes, le même étalage pédantesque. Il est suivi de deux Lettres écrites par Alexandre à sa mère : ce sont deux des plus anciens monuments de la prose espagnole. B.
seguiï a-de-léon, Secura,v. d’Espagne (Estramadure), prov. de Badajoz, à 45 kil. O. de Llerena; 3,000 hab.
segura-db-la-sierra , Castrum altum , ville d'Espagne, province et à 105 kil. N.-E. de Jaën; 2,347 hab.
SEGURO (PORTO-). V. Porto-Seguro.
SEGUSIANI ou SEGUSIAVI , peuple gaulois de la Celtique, entre les Eduens au N. , les Arvemes à l’O. , les Vellaves au S., et les Séquanes à l’E. ; clients des Eduens au temps de César, et délivrés sans doute par Auguste de cette dépendance , ils habitaient le département du Rhône et la plus grande partie de celui de la Loire ; villes principales : Forum Segusianorum (auj. Feurs), Lugdunum ( Lyon ), Rodumna | Roanne ) . Ils furent ensuite rangés dans la Ire Lyonnaise. C. P.
SEGUSINI ou SEGUSIENSES , peuple gaulois, sur les deux versants des Alpes Cottiennes , avait pour capitale Segusio (auj. Suse), et pour ville principale Brigantio (Briançon), et fit partie du royaume de Cottius. C. P.
SEGUS1ERO, ville de la Gaule (Narbonuaise IIe); auj. Sisteron.
SEI A, déesse protectrice des blés semés, chez les auc, Romains.
SEIBO, v. d’Haïti (République Dominicaine), à 100 kil. N.-E. de S'-Domingue; 4,000 nao.
SEIBOUSE, anc. Rubricalus, riv. d’Algérie, prend sa source au S.-E. de Constantine , sous le nom d’Oued-el- Serf, arrose Glielma, puis se jette dans la Méditerranée près et à l’E. de Bone ; cours de 130 kil.
SEICHES ou SEYCHES, ch.-l. de canton (Maine-et- LoireJ • arr. et à 20 kil. O. de Baugé, sur la rive g. du Loir; 977 hab. Papeterie, filature de laine.
seiches, Aquœ siccæ , ch.-l. de canton (Lot-et-Ga- ) 1 arr- et à. 15 kil. N.-E. de Marmande; 227 hab.
SEID ou SIDI , c.-à-d. seigneur en arabe; titre d’honneur que prennent ceux qui prétendent descendre de Mahomet, ainsi que les Ismaéliens.
séld , esclave de Mahomet, crut, un des premiers , à la
mission de son maître, et reçut la liberté comme récompense. Il fut tué à la bataille de Moutah (près de Bostra) , 629. A cause du dévouement aveugle qu’il montra toujours pour le prophète , son nom est devenu synonyme d6 fanatique.
SÉid ou zÉid-ben-thabet , un des secrétaires de Mahomet, prit part à tous les combats livrés pour le triomphe de l’islamisme. Ce fut lui que le calife Abou-Bekr chargea de réunir les fragments du Coran (P. ce mot ).
SEIDAH-KHATOUN , princesse persane de la famille des Bouides, femme de Fakhr-Eddaulah , fut régente en 997 au nom de son fils Madj-Eddaulah , rétablit l’ordre dans les finances, fit régner la justice, refusa de payer tribut à Mahmoud-le-Gaznévide , et mourut en 1024. ■
SÉIDE, v. de Syrie. V. Saide.
SEIDSCHUTZ. V. Saidsciiutz.
SÉIF-EDDAULAH ( Aboul-Hassan-Ali) , delà dynastie des Hamdanides de Mossoul, fut émir d’Alep et d’Emèse, prit Amida en 958 , soutint les efforts des troupes des empereurs Léon , Nicéphore Phocas et Jean Zimiscès , et mourut en 967. Il a été loué par les savants et les poètes de son temps.
séif-eddaulah ( Abou-Djafar- Ahmed ) , émir de Saragosse en 1130 , se laissa dépouiller de la plupart de ses villes par Alphonse Ier d’Aragon et par Alphonse-Raymond de Castille , fut proclamé roi de Cordoue en 1145, et, peu de jours après , roi de Murcie et de Valence , et fut tué à la bataille d’Albacète contre les Castillans, 1146.
SE1GNE (Col delà), passage dans les Alpes Grées, entre l’arrond. d’Aoste et la Savoie, a 6 kil. N.- O. du Petite-Bernard , 13 kil. S.-O. du Mont-Blanc.
SEIGNELAY I Jean-Baptiste Colbert, marquis de), fils aîné de Colbert, né en 1651, m. en 1690. Secrétaire d’Etat dès 1676 , il succéda à son père , en 1683 , dans le département de la marine , qu’il rendit la plus belle de l’Europe. A sa mort , la flotte comptait 131 vaisseaux , 133 frégates , 100 autres bâtiments , et 80,000 marins inscrits. Il fit bombarder les repaires barbaresques , Alger et Tripoli, 1684, bombarda en personne la ville de Gênes, > et prépara avec succès une descente de Jacques II en Irlande , 1609. D’un esprit plus brillant et plus cultivé que son père , il s’était fait de nombreux amis parmi les gens de lettres : Boileau lui a adressé sa vue épitre. G.
seignelat, ch.-l. de canton (Yonne), arr. et à 13 kil. N. d’Auxerre, près de l’Yonne ; 1,487 hab. Anc. marquisat qui appartint à Colbert. Comm. de laines , draps , fers.
SE1GNETTE ( Pierre ) , pharmacien à La Rochelle , ra. en 1719, découvrit le tartre de potasse et de soude, qui a longtemps porté son nom , et qu’il appelait lui-même polychreste.
SEIGNEUR (Droits du). V. Féodaux (Droits).
seigneur , nom donné, pendant le moyen âge, au possesseur d’un fief. En Italie, dans plusieurs villes , c’est le nom du chef de la cité, et, à Venise, la seigneurie était le conseil qui avait la principale part au gouvernement. Auj. le sultan des Turcs Ottomans a la qualification de Grand- Seigneur.
SEIHOUN , ancien Sarus , rivière de la Turquie d’Asie ( Adana) , sort du Taurus , arrose Adana , et se jette dans la Méditerranée , à 20 kil. S. de Tarse ; cours de 250 kil.
SEIKHS, SEYKHS ou SYKHS , peuple de l’Hindoustan septentrional. On distingue les Seiklis orientaux, sur la rive g. du Setledge, et les Seiklis occidentaux, sur la rive droite. Ils formaient jadis une confédération puissante , et les pays soumis à leur domination constituèrent un royaume de Lahore ( V . ce mol). Ils furent surtout redoutables sous Runjet-Sing ( V. ce mot ). La confédération des Seikhs avait pour bornes au N. le royaume de Kaboul et l’empire chinois ( Petit -Thibet), à l’E. l’empire chinois et l’empire anglo-indien , au S. ce même Empire, et à l’O., le Béloutchistan et le Kaboul ; 446,000 kil. carrés ; 8,000,000 hab. Capit., Amrelsir. Elle comprenait le Pendjab, le Kouhistan, le Cachemire, une partie de l’Afghanistan , le Peichaouer, le Moultan, le Bahawalpour, etc. Les Seikhs, selon Heeren, étaient une branche des Radjepoutes : ils formaient originairement, non un peuple particulier, mais une secte religieuse, établie au xvie siècle par Nanek. Depuis 1849, ils sont sous la domination de l’Angleterre.
SEILHAC , ch.-l. de cant. (Corrèze), arr. et à 15 kil. N.- O. de Tulle ; 627 hab.
SEILLE , riv. de France, sort de l’étang de Lindres , au S.-E. de Dieuze (Meurthe), coule au N.- O., passe à Dienze, Marsal, Moyenvic, Vie, Nomény, et se jette dans la Moselle, à Metz, après un cours de 105 kil.; son principal affluent est la petite Seille, qui s’y jette près de Vie.
seille, riv. de France, prend sa source au Mont-de-la-
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Hoche, au N.-E. de Lons-le-Saulnier (Jura), coule au S. -O., passe à Louhans, et se jette dans la Saône au-dessus de Tournus, après un cours de 110 kil. , dont 50 navigables, depuis Louhans, au moyen de 4 écluses.
SEIM ou SEM , riv. de la Russie d’Europe, arrose les gouv. de Koursk et de Tchernigov, et se jette dans la Desna; cours de 550 kil.
SEIN , Sena , île française de l’océan Atlantique, vis-àvis la baie de Douarnenez, sur la côte O. du département du Finistère, dont la sépare le Raz de Sein , détroit large de 5 kil. ; 480 hab. Sol marécageux et peu fertile. Beau phare. C’était un sanctuaire mystérieux de Druidesses.
SEINE, Seqnana , fleuve de France, prend sa source à Chanceaux (Côte-d’Or), à 9 kil. N. -O. de S'-Seine, coule au N. O., puis à l’O.-S.-O., et de nouveau au N.-O., par les départements de la Côte-d’Or, de l’Aube, de Seine-et- Marne, de Seine-et-Oise, de la Seine, de l’Eure, et de la Seine-Inférieure, en arrosant Châtillon-sur-Stine, Bar-sur- Seine, Troyes, Romilly- sur-Seine, Pont, Nogent-sur-Seine, Montereau, Melun, Corbeil, Paris, Poissy, Meulan, Mantes, "V'ernon, Pont-de-1’ Arche, Elbeuf, Rouen, Caudebec, Lillebonne, Quillebœuf, et se jette dans la Manche (golfe du Calvados), entre le Havre et Honfleur, par une embouchure de 12 kil. de large. Dans son cours d’environ 800 kil., elle fait un grand nombre de sinuosités, surtout à partir de Paris. Elle est navigable sur 500 kil., depuis Méry-sur-Seine. Ses affluents sont, à droite : l’Ource, l’Aube, la Marne, l’Oise, l’Epte, l’Andelle ; à gauche, l’Yonne, le Loing, l’Essonne, l’Yère, la Bièvre, l’Eure, la Rille. Par le canal de la Marne au Rhin, elle communique avec le Rhin; par l’Yonne et le canal de Bourgogne, avec la Saône et le Rhône ; par le canal de Sl-Quentin et l’Oise, avec la Somme et l’Escaut; par le canal de l’Üurcq, avec l’Ourcq ; par les canaux du Nivernais et du Loing, avec la Loire. L’altitude de la Seine au-dessus de la mer est de 435 mèt. à sa source, de 101 mèt. à Troyes, de 34 mèt. à Paris, et de 8 mèt. à Rouen. En général , elle a peu de crues en été, et peu de basses eaux en hiver. La marée se fait sentir jusqu’à Pont-de-1’ Arche. Dans la Basse-Seine, aux environs de Quillebœuf, des bancs de sable mobiles gênent la navigation; de grands travaux d’endiguement, commencés depuis 1847, y porteront remède ( V. notre Dictionn. des lettres , Supplément , au mot Endiguement). On y remarque le phénomène de la barre , puissante vague, offrant un front perpendiculaire qui remonte le fleuve jusqu’à Jumiéges, et quelquefois jusqu’à Rouen, avec rapidité et un bruit qui l’annonce à l’avance. Le bassin de la Seine a une superficie de 4,327,000 hect. ; la ceinture en est formée par les collines du pays de Gaux et de la Picardie, les Ardennes occidentales, l’Argonne occidentale, le plateau de Langres, la côte d’Or, les monts du Morvan, de l’Autunois, et du Nivernais, le plateau d’Orléans, les collines du Perche et du Lieuvin. B.
seine (La), département de France, le plus petit et le plus peuplé de tous; ch.-l., Paris; situé dans l’anc. Ile-de- France, et entièrement entouré par le département de Seine-et-Oise. Superf. , 47,548 hect. Population en 1851, 1,422,065 liai). ; en 1866, 2,150,916. Arrosé parla Seine et la Marne. Sol fertile ; culture très-perfectionnée pour les légumes et les fruits. L’industrie est immense et variée, dans Paris surtout. Exploitation de plâtre, carrières de pierres à bâtir. Elève de sangsues. Ce département forme le diocèse et dépend de la Cour impériale de Paris.
seine- et-marne, département du N. de la France; ch.-l. , Melun; situé dans les anc. prov. de Gâtinais, Brie, Champagne propre, et Ile-de-France; entre ceux de l’Oise et de l’Aisne au N., de la Marne et de l’Aube à l’E., de l’Yonne et du Loiret au S., de Seine-et-Oise à l’O. Superf., 590,383 hect.; pop., 351,400 hab. Arrosé par la Seine, la Marne, l’Yonne, l’Ourcq, le Loing et le Grand-Morin. Sol très-fertile; vastes forêts (celles de Fontainebleau, de Crécy, de Valence, etc.); céréales, vins peu estimés, pommes de terre, plantes oléagineuses, légumes, fruits, excellent raisin, dit chasselas de Fontainebleau. Elève de gros bétail , vaches laitières, moutons. Exploit, de grès à paver, pierres meulières excellentes , pierres de tailie. Fabr. de fils et tissus de laine et de coton, toiles peintes, papiers, cuirs, faïence, verrerie, fromages de Brie renommés. Ce département forme le diocèse de Meaux et dépend de la Cour impériale de Paris.
seine-et-oise, département du N. de la France, ch.-l. Versailles; situé dans l’anc. Ile-de-France, entre ceux de l’Oise au N., de Seine-et-Mame à l’E., du Loiret au S., d’Eure-et-Loir et de l’Eure à l’0., et enclavant le départem. de la Seine. Superf., 559, 555 hect.; population : 533,155 hab. Arrosé par la Seine, l’Essonne, la Marne et l’Oise. Sol mou-
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tueux, fertile en céréales, vins médiocres; culture trésperfectionnée de légumes et de fruits pour l’approvisionnement de Paris ; beaucoup de bois et de lacs. Nombreuses maisons de campagne, habitées l’été seulement. Industrie très-active : filatures de coton et de laine, bonneterie, papeteries, briqueteries, savonneries, huileries, sucreries, raffineries, produits chimiques ; mouture. Exploit, de grés, pierres à bâtir, pierres meulières et à chaux, marne, pierres lithographiques. Eaux minérales à Enghien. Ce département forme l’évêché de Versailles et dépend de la Cour impériale de Paris.
seine-inférieure, département maritime de la France, au N.-O., ch.-l. Rouen; formé dans l’anc. Normandie, entre ceux de la Somme et de l’Oise à l’E., de l’Eure au S., la Manche à l’O. et au N. Superficie, 610,748 hect. Population : 792,768 hab. Sol peu montagneux, fertile, arrosé par la Seine et un grand nombre de petits cours d’eau, et bien cultivé : céréales, légumes, colza, pommes à cidre, lin , chanvre, houblon. Riches prairies; élève de chevaux, vaches laitières, moutons, porcs, volailles. Pêche très-active. Industrie considérable : beurre, fromages, draps, lainages, toiles, cotonnades, rouenneries, calicots ; usines â fer, produits chimiques. Grand commerce d’importation et d’exportation. Ce département forme le diocèse et dépend de la Cour impériale de Rouen.
seine (saint-), ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr. et à 27 kil. N.-O. de Dijon; 726 hab. 11 y eut jadis une abbaye de Bénédictins , dans les bâtiments de laquelle est auj. un établissement hydrothérapique. Belle église du xiv® siècle.
SÉIR, nom primitif de l’Idumée. On l’appliquait aussi à une chaîne de montagnes qui s’étendait au S. et à l’O. du lac Asphaltite, et qui se prolongeait jusqu’au golfe Elanitique ; auj. Djobal. On trouvait dans cette chaîne beaucoup de cavernes, retraites de tribus sauvages et lieux de sépulture.
SEISSEL. V. Seyssel.
SÉ1STAN. V. Sigistan.
SEITENSTATTEN, vge de la Basse-Autriche, à 11 kil. N.- O. de Waidhofen ; 600 hab. Abbaye de Bénédictins, fondée en 1 1 12 ; elle renferme un gymnase, un pensionnat et une bibliothèque.
SEIX , petite ville (Ariége), arr. et à 17 kil. S.-E. de S‘-Girons, sur le Salat ; 1,424 hab. Cardage et filature de laine à la mécanique. Carrières de marbre et de granit.
SEIZE (Les), comité insurrectionnel de 16 membres, qui s’établit à Paris dans les dernières années du règne de Henri III, et qui se substitua violemment, dans les seize quartiers de la ville, au conseil municipal que présidaient le prévôt des marchands et les échevins. Les Seize donnèrent plus d’unité et d’énergie à la Ligue, préparèrent la journée des Barricades, 1588, et, après l’assassinat des Guises, devinrent les véritables chefs du parti catholique à Paris. Ils s’unissent à la Sorbonne, qui vient de déclarer Henri III déchu du trône, traînent à la Bastille et épurent 1» parlement, et, par l’attentat de Jacques Clément, 1589, conçoivent un instant l’espérance de faire triompher leurs doctrines, mélange singulier d’un catholicisme intolérant et d’une démocratie exagérée. Ils demandent la proscription absolue de la Réformation, l’élection d’un roi national par une assemblée souveraine, sans s'astreindre au prétendu droit desuccession, et la convocation périodique des Etats-Généraux avec des prérogatives qui ne laissaient subsister qu’un fantôme de royauté. Mais leurs violences les perdirent. Irrités des défaites de Mayenne , lieutenant-général , à Arques et à Ivry, ils veulent le renverser, nomment un conseil de dix membres pour aviser au salut de i’Etat, 1591, envahissent le parlement avec la populace, que conduisait Bussy-Leclerc, gouverneur de la Bastille, mettent à mort le premier président Brisson et deux autres conseillers, confisquent les biens des modérés , dressent une liste de suspects, et écrivent à Philippe II , roi d’Espagne, pour lui proposer la couronne. Mais Mayenne, entré à Paris avec 3,000 hommes, s’empare de la Bastille, et met fin à l’existence de ce comité révolutionnaire. G.
SÉJAN, Ælius Sejanus, simple chevalier romain, né à Vulsinies, était préfet du prétoire, lorsqu’il alla avec Drusus apaiser le soulèvement des légions de Pannonie, l’an 767 de Rome , 14 de J.-C. Favori et ministre de Tibère, dont il avait seul toute la confiance, il essaya de renverser l’empereur et ses enfants, et de prendre leur place. Dans ce but, il séduisit Livie, femme de Drusus, fils de Tibère, et, lui promettant l’empire en l’épousant, la décida à empoisonner son époux. Les fils de Germanicus gênaient son ambition : il dénonça à Tibère les partisans de leur mère Agrippine, excita contre eux les soupçons et la cruauté
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du vieux prince retiré à Caprée. Séjan l’avait en quelque sorte confiné dans cette délicieuse retraite, et accaparait tous les soins du gouvernement. 11 était presque maître de l’Empire quand , pressé par Livie , il demanda sa main à Tibère, qui la lui refusa. Furieux de ce refus, il allait ha ter ses desseins, lorsque l’empereur, averti par une lettre d’Antonia, sa belle-sœur, donna le commandement des gardes prétoriennes à Macron, avec ordre d arrêter Séjan. l.e favori est saisi en plein sénat, conduit à la prison, et aussitôt étranglé, 784 de Rome, 31 de J.-C. Son corps fut jeté sur les gémonies ; la populace le trama par les rues de Rome, et le précipita dans le Tibre. O.
SEL (Le), ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 50 kil. N. -E. de Redon; 114 hab.
SELANGA? V. Djonkseylon.
SELBY, Salebia, v. d’Angleterre, petit port sur l’Ouse, dans le comté et à 20 kil. S.-E. d'York; 5,376 hab. Douane ; chantiers de construction ; toile à voiles. Comm. actif par le canal de l’Ouse à l’Aire. Henri Ier y est né dans une abbaye dont une partie forme l’église actuelle.
SELBODA (RIO-). V. Rio-das-Palmas.
SELDEN (Jean), publiciste anglais, né en 1584 à Salvington (Sussex), m. en 1654, commença par défendre la Chambre des communes contre Jacques 1er, qui prétendait que ses privilèges n’avaient d’autre fondement que la tolérance du roi, fut député à cette Chambre en 1624, 1626 et 1628, se rangea parmi les adversaires de Charles 1er, fit partie du comité chargé de dresser l’acte d’accusation de Buckingham, eut une grande part au succès du célèbre bill des droits , fut emprisonné après la dissolution du Parlement, reparut dans le Long -Parlement en 1640, s’y distingua par sa modération entre les royalistes et les indépendants, signa le Covenant en 1644, mais refusa, sous Cromwell , de combattre les apologies publiées en faveur de Charles Ier. On a de lui : Mare clausum, 1625, traité paradoxal contre la liberté des mers en faveur de la puissance anglaise, et opposé au Mare liberum de Grotius ; Marmara Arundeliana , 1629, in-4°, commentaire sur ces marbres célèbres ; de Successtonibus in bona defuncti ad leges Hebrœorum, 1631, etc. Ses Œuvres ont été réunies à Londres, 1726, 3 vol. in-fol. B.
SELDJÜUC1DES, dynastie de Turcs fondée par Togrulbeg, petit-fils de Seldjouk, au commencement du xie siècle, et qui disparut à la fin du xili«. Puissante sous Togrul, Alp-Arslan et Mélik-chah ( V. ces noms), elle s’ail'aiblit ensuite par des partages : de petites principautés seldjoucides se formèrent à Konièh, Alep, Damas, Antioche, Mossoul, et furent renversées, pendant les Croisades, par les chrétiens ou par les sultans du Kharism.
SELE , anc. Silarus , rivière du royaume d’Italie, sort des Apennins, et se jette dans le golfe de Salerne; cours de 90 kil.
SELEFKÈH , Seleucia Trachea, v. de la Turquie d’Asie (Caraman), ch.-l. de livah, sur le Selef (anc. Calycadnvs), à 90 kil. S. -O. de Tarsous. Superbes ruines, parmi lesquelles on distingue encore d’immenses citernes, des catacombes, un théâtre, etc.
SÉLEMNE. V. Sélimne.
SÊLÈNÊ, nom grec de la Lune ou Diane.
bélf.né (Cléopâtre). V. cléopatre.
SELENGA, Æcliardus, riv. d’Asie, naît dans les monts Khangaï, chez les Mongols Kalkhas (empire chinois), coule à l’E., puis au N., entre en Sibérie, arrose Sélinginsk, Verkhnéi-Oudinsk, reçoit l’Orkhon, le Chilok, l’Ouda, le Tchikoï, et se jette dans le lac Baïkal; cours de 1.000 kil. environ.
SÉLING1NSK, v. de la Sibérie (Trans-Baïkal), sur la Sélenga, à 140 kil. S.-E. de Verkhnéi-Oudinsk; 2,600 hab. Connu, avec la Chine, principalement en rhubarbe.
SÈLESTAT. E. Schelestadt.
SÈLEUC1DE , Seleucis, anc. prov. de la Syrie occidentale, le long de la Méditerranée, depuis le golfe d’issus au N. jusqu’à i’Oronte au S., tirait son nom de Séleucus Nicator. Elle renfermait 4 villes principales : Séleucie, Antioche, Laodicée, et Apamée; delà son nom de Tétrapole.
SELEUCIDES, dynastie macédonienne qui régna sur la Syrie et une grande partie de l’Asie après Alexandre le Grand, 311-64 av. J.-C.; elle tirait son nom de Séleucus 1er, qui la fonda. V. Syrie.
SELEUCIE, Seleucia, v. de Babylonie, au N., sur la rive dr. du Tigre , fondée par Séleucus Nicator vers 307 av. J.-C., fut la lre capitale du royaume de Syrie sous les Séleucides. En 140, elle devint la résidence des rois Partîtes, à qui elle était cédée ; mais la fondation de Ctésiphon lui porta un coup fatal. Il n’en reste que des ruines sous le nom d’Al-Madain, aux environs de Bagdad.
séleucie du piérus , Seleucia Pieria, v. de Syrie ( Séleucide), près du Piérus, à l'embouchure de l’Oronte dans la Méditerranée; auj. Souéidièh.
séleucie du taurus, Seleucia ad Taurum, v. de Pisidie, au pied du Taurus.
SÉleucie-trachée, Seleucia Trachea ou Seleucia Ciliciœ, v. de Cilicie, sur le Calycadnus et à 16 kil. de son embouchure dans la Méditerranée; auj. Sélefkèh.
SELEUCUS Ier, dit Nicator (vainqueur), fondateur de la dynastie des Séleucides en Syrie, né en 354, m. en 281 av. J.-C., célèbre lieutenant d’Alexandre, n’avait reçu, dans son héritage, en 323, que le commandement de la cavalerie alliée. Son alliance avec Antigone contre Eumène et Perdiccas lui valut la province de Babylonie, 320 ; il la perdit en 315, proscrit par Antigone vainqueur, la recou vra après sa victoire de Gaza, 312, y joignit l’Assyrie et la Médie parla paix de 311, puis la Perse, l’Hyrcanie, la Bactriane, toute la Haute -Asie jusqu’à l’Indus à l’E., et la bataille d’Ipsus, 301, lui confirma le titre de roi, qu’il prenait depuis 306 , en lui assurant encore la Syrie , la Phrygie, l’Arménie, la Mésopotamie. 11 conserva ce vaste Empire contre Démétrius Poliorcète, 285, et contre Lysimaque, dont la défaite à Cyropédion lui valut, avec le nom de vainqueur des vainqueurs, la possession de la Macédoine, de la Thraee et de l’Asie Mineure, 282 ; sept mois après, il fut tué par Ptolémée Céraunus. A l’intérieur, Séleucus avait donné à l’Empire Antioche pour capitale; il avait favorisé le commerce par un traité avec Sandroeottus, roi des Indes, et fondé ou agrandi beaucoup de villes, Apamée, Laodicée, Séleucie, etc. A. G.
séleucus ii, dit Calliniquc (le Victorieux), roi de Syrie, 246-225 av. J.-C., fils d’Antiochus II. Sa mère Laodice ayant tué la 2» femme d’Antiochus II, sœur de Ptolémée III, ce roi d’Egypte ravagea l’Empire, y suscita de nombreuses révoltes, et prit la Cœlésyrie. Antiochus Hiérax, frère de Séleucus, se fit roi en Asie-Mineure. La Perse sous Arsace, la Bactriane sous Théodote , et tout l’Orient, reprirent leur indépendance; Eumène de Pergame fut lui-même redoutable. Enfin les Parthes vainquirent le roi de Syrie, qui mourut, dit-on, dans leurs fers. A. G.
séleucus m, dit Céraunus (Le Foudre), roi de Syrie, 225-222 av. J.-C., fils du précédent, marcha contre l’Asie- Mineure révoltée , et fut empoisonné par deux de ses officiers.
séleucus iv, dit Pliilopalor (qui aime son père), roi de Syrie, 186-174 av. J.-C., fils d’Antiochus le Grand, essaya en vain de secourir Pharnace , roi de Pont , contre les Romains; son ministre, Héliodore, l’excita à persécuter les Juifs, et l’empoisonna pour usurper la couronne.
séleucus v, dit Nicator, roi de Syrie, 124-123 av J.-C., fils de Démétrius II Nicator, se fit proclamer après la mort de son père ; mais sa mère, l’ambitieuse Cléopâtre, indignée de sa hardiesse , le fit assassiner, et mit sur le trône un autre de ses enfants, Antiochus Grypus. Ce Séleucus, qui régna moins d’un an , est le Séleucus de la tragédie de Rodogune de P. Corneille.
séleucus vi, dit Epiphane (l’illustre), fils aîné d’Antiochus Grypus, devint roi d’Antioche et d’une portion de la Syrie, en 96 av. J.-C. Antiochus de Cyzique, qui régnait à Damas, lui disputa son royaume ; mais il le vainquit, et Antiochus se tua. Séleucus trouva un autre compétiteur dans Antiochus Eusèbe , fils d’Antiochus de Cyzique, dut se retirer en Cilicie, et périt à Mopsueste, en 95 av. J.- C.
séleucus cybiosactès, fils d’Antiochus Eusèbe et de Cléopâtre Sélené , régna pendant quelques mois sur la Syrie, en 56 av. J.- C.; ses habitudes de débauches lui attirèrent la haine de sa femme Bérénice , qui le fit étrangler.
séleucus, astronome, chaldéen d’origine, grec de nom et d’éducation, né à Séleucie sur le Tigre (Babylonie), florissait à Babylone au IIe siècle av. J.-C. l'admit l’immensité du monde. Il soutint l’hypothèse astronomique proposée par Aristarque de Samos, hypothèse identique au système de Copernic. Il avait observé les marées de la mer Erythrée; il paraît avoir étudié avec soin les périodes de ce phénomène, et avoir remarqué la différence des heures de port. Il avait essayé de trouver la cause des marées dans l’opposition qui devait exister au point de contact entre les tourbillons produits autour de la terre et de la lune par les rotations de ces deux corps dans le même sens. H. M.
SELGÉ, v. de l’anc. Pisidie, vers le S., au pied du Taurus et sur le Cestros, était très-populeuse, et pouvait | armer 20,000 combattants. Fondée par une colonie lacédémonienne, elle fut longtemps indépendante, et ne céda
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qu’aux Romains. Onenvoitauj. de belles ruines au N.- E. du vge de Boujak.
SELGOVES, Selgovœ , peuple du N. de l’ile de Bretagne^ ou Calédonie.
SELIGENSTADT,v. forte du gr.-ducbé de Hesse-Darmstadt, sur la rive g. du Mein, à 30 kil. N.-E. de Darmstadt; 2,600 hab. Restes d’une abbaye de Bénédictins, fondée en 825 par Eginhard et Emma, fille de Charlemagne; on y vit, jusqu'en 1810, leurs tombeaux, qui ont été transférés à Erbach. Fabr. de draps, toiles, bonneterie, cuirs. Riches tourbières aux environs.
SÉLIM Ier, sultan ottoman, surnommé Yâouz (le Féroce), 1512-1520, succéda à son père Bajazet II, qu’il avait fait empoisonner. Il fit la guerre à la Perse, vainquit Chah- Ismaèl-Sofi à Teiialdir ou Tchalderan, 1514, s’empara de Tauris et de l’Arménie, puis soumit la Syrie, 1516, et conquit l’Egypte, où il mit fin à la puissance des Mamelouks, 1517. Il fit prisonnier Motawakkel, dernier calife abbasside, et l’amena à Constantinople. A dater de cette époque, les sultans turcs réunirent la suprématie religieuse à leur puissance politique. Le joug de Sélim pesa durement sur les Grecs de Constantinople, dont il convertit toutes les églises en mosquées. Il méditait une nouvelle expédition contre la Perse et l’île de Rhodes , lorsqu’il mourut. Ce fut un politique adroit, un prince cruel , et un guerrier infatigable. D.
sélim il, dit l’Ivrogne, sultan ottoman, 1566-1574, succéda à son père Soliman II, enleva l’île de Chypre aux Vénitiens en 1571, perdit, la même année, la bataille de Lépante, parvint à reprendre Tunis à l’Espagne en 1574, et mourut de débauche. Il ouvrit la série des sultans efféminés et sans gloire. D.
sélim m, sultan ottoman, 1789-1808, né vers 1761, succéda à son oncle Abdoul-Hamid. Il éprouva de grands revers dans la guerre contre les Russes et les Autrichiens, qui s’emparèrent de la Servie, de Belgrade, et de toutes les places défendant la ligne du Danube. La paix d’Iassy, 1792, coûta aux Turcs la ville d’Otcliakov et tout le pays situé entre le Boug et le Dniester. Sélim eut ensuite à combattre, et encore sans succès, la révolte de Pasivan- Oglou , pacha de Widdin , qui se déclara indépendant. Lorsque le général Bonaparte envahit l’Egypte, Sélim fit cause commune avec l’Angleterre et la Russie. Plus tard, il envoya une armée contre la secte des Wahabites, et laissa la Servie se déclarer indépendante. En 1806, cédant à l’influence française, il se vit menacé par une escadre anglo-russe, 1807, mais , soutenu par l’ambassadeur français (V. Sébastiani), montra la plus grande énergie, arma les Dardanelles, et contraignit l’escadre ennemie de s’éloigner sans avoir rien obtenu. Convaincu par les événements de la nécessité de réformer son système militaire, il introduisit l’organisation européenne dans son armée ; mais il mécontenta le peuple et les Janissaires par ses mesures trop brusques. Ali-Pacha, l’Angleterre et les Ulémas poussèrent à la révolte ; il fut détrôné et relégué dans le sérail. Mustapha Béïraktar tenta de le rétablir ; mais le nouveau sultan, Mustapha IV, le fit étrangler, 1808. D
SÉLIMEH , oasis de Nubie , sur la route des caravanes du Darfour, qui y trouvent une eau excellente ; par 21° 14’ lat. N. et 27° 19’ long. E. Au N. sont de vastes mines de sel gemme.
SÉLIMNE ou SÉLEMNE , anc. Selimnus, Selemnus, riv. d’Achaïe , se jetait dans le détroit qui unit le golfe de Corinthe à la mer Ionienne, près d’Argyre.
SELIMNO ou SELIMNIA , en turc islamdji ou Islivne, v. de la Turquie d’Europe (Andrinople), sur le versantS. des Balkans et la rive g. de l’Jslamdji (atfl. de la Tondja), prés du défilé des Portes-de-Fer, à 135 kil. N. d’Andrinople ; 20,000 hab. Foire très - fréquentée. Fabr. de lainages communs , canons de fusil , carabines , essence de roses. — Prise par les Russes en 1829.
SÉLINO, Lissa, v. de l’île de Candie, sur la côte S., à 62 kil. P.- O. de la Canée. Ch.-l. de livah. Château-fort.
SEL1NONTE , Selinus , anc. v. de Sicile , sur la côte S. -O., fondée, l’an 651 av. J.-C., par des Mégariens d’Hybla, et souvent en guerre avec Ségeste et avec les Carthaginois. Détruite par ceux-ci en 409, relevée par Hermocrate, beaufrère de Denys-le-Jeune, elle fut encore renversée en 249. Elle compta jusqu'à 30,000 hab., et fut la métropole d’Héraclée-Minoa. Les Sarrasins la ruinèrent complètement l’an 827 de J.-C. On voit à Torre di Polluce les ruines de 7 temples qui ont été renversés par un tremblement de terre, et dont un, appelé temple de Jupiter-Olympien, était un dorique grec de proportion-colossales. Au S. -O. de Sélinonte, on trouvait les Thermœ selinuntinœ , auj. Sciacca. C. P.
sélinonte , auj. Selinii , v. d’Asie-Mineure (Cilicie),
à l’embouchure du Sélinus, porta pendant quelque temps le nom de Trajanopolis, parce que Trajan y mourut.
SELINTI , cap de la Turquie d’Asie, sur la Méditerranée, à 40 kil. S.-E. d’Alaya, par 36° 11’ lat. N. et 30e l’ long. E. Il y a quelques ruines de l’anc. Sélinonte.
SÉLIS (Nicolas -Joseph ) , littérateur, né à Paris en 1737, ni. en 1802, fut professeur d’éloquence au collège Louis-le-Grand, et de belles-lettres à l’Ecole centrale du Panthéon , examinateur des élèves du Prytanée, et remplaça Delille dans la chaire de poésie latine au collège de France. Il a laissé une bonne traduction en prose des Satires de Perse, 1776 et 1812, in-8°, quelques Epitres en vers, 1776, et divers opuscules en prose, écrits avec esprit et facilité. Il fut membre de l’Institut dès sa création.
SELIVRI ou SILIVRI , anc. Selymbria, v. de la Turquie d’Europe (Andrinople), port sur la mer de Marmara, à 70 kil. O. de Constantinople; 8,000 hab. Beau pont eu pierre de 32 arches sur des marais.
SELK1RK (Alexandre) , marin écossais, né vers 1680 à Lasgo (Fife) , devint maître sur un bâtiment commandé par un capitaine Pradling , qui , ayant eu de vifs démêlés avec lui, eut la cruauté de le jeter dans l’île déserte de Juan-Fernandez. Selkirk, âgé de 25 ans environ, y vécut pendant 4 ans et demi , sans voir figure humaine, lorsque Woods Rogers et E. Cooke abordèrent dans l’ile et l’en ramenèrent. La relation publiée en 1712 par ces navigateurs a fourni à De Foë le sujet de son célèbre roman, Robinson Crusoé. Un indigène Mosquite, décrit par Dampier, donna l’idée du personnage de Vendredi.
selkirk, v. d’Ecosse, capit. du comté de son nom, sur la rive dr. del’Ettriek, à 55 kil. S. -S.-E. d’Edimbourg; 3,675 hab. Rebâtie en style moderne. Hôtel-de-ville. Monuments dédiés à W. Scott et à Mungo-Park, né près de là, à Foulsliiels. Cordonnerie autrefois célèbre. Fabr. de bonneterie, rubans de fil. A 6 kil. , sur la Tweed, est la résidence de W. Scott, Abbotsford. Prés de la ville, Montrose fut battu en 1645 par Leslie. — Le comté , appelé autrefois la Forêt d'Ettrick , est au S. de l’Ecosse , dans les Lowlands, entre les comtés de Peebles à l’O. , de Roxburgh à l’E. , de Dumfries au S., et d’Edimbourg au N.; 68,170 hect. ; 45 kil. sur 22 ; 10,450 hab. Sol montagneux et boisé. Produits agricoles.
SELLASIE, Sellasia, v. de Laconie, au N. de Sparte, sur l’Œnus. Cléomène III, roi de Sparte, y fut battu par Antigone Doson, roi de Macédoine, en 222 av. J.-C.
SELLE de cheval. Les anciens ne la connaissaient pas, et montaient les chevaux avec une simple housse. La selle est nommée pour la première fois dans une loi de Théodose. On croit que c’est une importation de la Perse, où elle était en usage. La noblesse d’Angleterre ne commença de s’en servir qu’à la fin du XVe siècle , sous Henri VIL C. D— T.
SELLE-SAINT-DENIS (La). V. Ferté-Imbadlt (la).
SELLES, Selli, prêtres de Jupiter à Dodone. Ils menaient une vie três-austère, et couchaient sur le sol.
SELLES-SUR-CI1ER , ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher), arr. et à 17 kil. S.- O. de Romorantin, sur la rive g. du Cher; 3,029 hab. Jadis abbaye de Feuillants. Château bâti par Philippe, duc de Béthune , frère de Sully. Comrn. de rouenneries, fil, toiles, vins, grains, quincaillerie. Fabr. de draps.
SELLIÈRES, ch.-l. de cant. (Jura), arr. et à 20 kil. N. de Lons-le-Saulnier ; 1,770 hab. Comm. de grains, chevaux de trait , ustensiles en sapin.
SELLISTERNE , Sellisternium, cérémonie religieuse chez les anc. Romains. C’était le lectisterne des déesses ( V. Lectisterne ) ; on le nommait ainsi parce que, dans ces festins sacrés, les statues des déesses étaient placées sur des chaises [sellæ], suivant l’antique usage qui ne permettait pas aux femmes de s’asseoir sur les lits avec les hommes. C. D — y.
SELLUM , fils de Jabès , tua en trahison Zacharie, roi d’Israël, et usurpa sa couronne, en 766 av. J.-C. Au bout d’un mois, Manahem le tua dans Samarie.
SÉLOMMES , ch.-l. de canton (Loir-et-Cher), arr. et à 12 kil. E. de Vendôme; 483 hab.
SELONGEY, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr, et â 34 kil. N.-N.-E. de Dijon , sur la Venelle; 1,486 hab. Belle église. Vins, miel. Chapellerie, mégisserie, fabr. de serges et droguets, d’eau-de-vie de pommes de terre.
SELSEA ou SELSEY, vge d’Angleterre (Sussex), à 11 kil. S. de Chichester ; 800 hab. Jadis évêché, transféré à Chichester en 1075.
SELTERI. V. Scclteri.
SELTZ ouNikdeu-Selters, Elizatium, vge de Prusse (liesse), sur l’Ems, à 41 kil, N. de Mayence ; 1,000