‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 480 sur 864 · SEM · texte numérisé non relu

SEM

hab. I! s’exporte annuellement plus de 1,500,000 cruchons de ses eaux minérales gazeuses.

seltz , ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), arr. et à 24 kil. S.-E. de Wissembourg, au confluent de la Seltzbach avec le Rhin; 1,895 hab. Coram. de bois, planches, chanvre, navette, lin. Eaux minérales mousseuses et salées.

SÉLUNE, riv. de France (Manche), prend sa source près de Mortain, coule à l’O.-N.-O., reçoit le Beuvron et la Sée, et se perd dans la baie du mont S1- M icliel ; cours de 80 kil.

SELVA, Sylva Conslanliniana, v. d’Espagne ( Catalogne ) , à 15 kil. N.-O. de Tarragone; 3,900 hab. — v. de l’ile Majorque, au centre ; elle a un puits de neige célèbre.

SEL V ES (Jean de), conseiller au parlement de Paris, m. en 1529, fut nommé l®1' président du parlement de Rouen, par Louis XII, en 1507, passa en la même qualité à celui de Bordeaux, remplit, sous François Ier, les fonctions d’intendant dans le Milanais, fut un des commissaires envoyés à Madrid, après la bataille de Pavie, pour traiter de la délivrance du roi, et, à son retour, eut la charge de 1er président du parlement de Paris. On lui doit la lr® édition des Mémoires de Comines, Paris, 1523, in-fol. B.

selves (Georges de), fils du précédent, né en 1506, m. en 1542, évêque de Lavaur en 1524, reçut diverses ambassades à Venise, à Rome et en Allemagne, et fut chargé par François Ier de traduire en français les Pies de Plutarque.

SELYMBRIE, Selymbria , v. de Thrace, sur la Propontide, à peu de distance àl’O. de Byzance, fut bâtie par les Mégariens, et appelée ainsi de son fondateur Sélys, et du mot liria, qui, dans la langue thrace, signifiait ville. En guerre avec les Thraces, puis avec les Macédoniens, elle tomba enfin au pouvoir de Philippe. Sous l'Empire grec, elle porta quelque temps le nom d ' Eudoxiopolis , en l’honneur d’Eudoxie, femme d’Arcadius. C’était là que commençait la muraille qu’Anastase fit construire de la Propontide à Scylla sur le Pont-Euxin, pour couvrir Constantinople. Elle se nomme auj. Selivri. C. P.

SEM , un des fils de Noé , est le chef de la race qui a peuplé l’Asie. Il eut cinq fils : Elam , Assur, Arphaxad , Lud , et Aram.

sem , vge ( Ariége), arr. et à 29 kil. S. -S. -O. de Fois; 445 hab. Mine de fer dans la montagne de Rancié.

sem , riv. de Russie. P. séim.

SEMAINE, période de 7 jours. Ce mode de division du temps rappelait, pour les Hébreux, la Création. Il fut aussi adopté de temps immémorial par les peuples de l’Orient, mais vraisemblablement à cause des 7 planètes, dont les noms ont été appliqués aux jours de la semaine ( P. le nom de chaque jour). Les Grecs comptaient les jours par décades, et non par semaines ; les Romains avaient aussi leur division particulière par calendes, ides, et nones. Les peuples chrétiens ont adopté les semaines, et même les noms païens des jours, sauf pour le Dimanche; seulement, pour les jours, l’Eglise a pris les qualifications de lre, 2®, 3e, etc., férié. La semaine commence par le Dimanche. On nomme Semaine sainte la dernière semaine du Carême. Il y a 52 semaines dans l’année, et elles sout réparties entre les 12 mois ; le mois ne se divise donc pas en semaines.

SEMAO, île de l’archipel de la Sonde, au S.- O. de Timor; 40 kil. sur 15.

SÉ-MA-THSIAN , historien chinois du n® siècle av. J.- C. , fut condamné à mort pour avoir pris la défense d'un général accusé de trahison, mais obtint sa grâce. Il a laissé , sous le titre de See-ki , en 130 livres, des Mémoires historiques sur la Chine.

SEMBELLA, petite monnaie d’argent des anc. Romains, moitié de la libella , et valant environ 50 centimes. Elle n’eut guère de cours que de l’an 485 de Rome à l’an 537 ; depuis elle ne fut plus qu’une monnaie décompté. C.D — y. SEMBI.ANÇAY. P. Samblançay.

SEMBRlTESl P. Ethiopie.

SÉMÉI , parent de Saül , injuria David au moment où il fuyait devant Absalon. Plus tard , il lui demanda grâce , et l’obtint; mais, après la mort de David, Salomon lui défendit de sortir de sa maison , et , comme il enfreignit cette défense , le roi lui fit trancher la tête.

SÉMÉLÉ, fille de Cadmus, fut aimée de Jupiter. Séduite par les perfides conseils de Junon , qui lui apparut sous les traits de Béroé , sa nourrice , elle demanda au dieu de se montrer à elle dans toute sa gloire; la foudre et les éclairs dont il était environné la consumèrent ; Mereuro sauva son enfant Bacchus. Sémélé fut rangée parmi les immortelles sous le nom de Thyonée.

SEMENDRAKI , ancienne Samothrace, île de la Turquie d’Europe, dans l’Archipel, au N.-O. d’Imbro , à 37 kil. S. de la cote deRoumélie; 1,500 hab. Sol montueux

et fertile. — Elle fait partie du sandjakat de Gallipoli.

SEMENDRIA ou SMEDEREWO, en allemand Sandrew, Ville forte de la principauté de Servie , au confluent de la Jessowa avec le Danube, à 45 kil. E.- S.-E. de Belgrade; 3,620 hab. Anc. capitale de la Servie et résidence de ses rois, elle n’est plus auj. qu’un ch.-l. de cercle et le siège de l’archevêque primat.

SEMENT1NES (Les), Sementinœ, fête agreste, instituée chez les anc. Romains, pour fêter Cérès et Tellus, immédiatement après les semailles.

SÉMÊRON, montagne de Palestine (tribu d’Ephraïm), sur laquelle fut bâtie Smarie. Abia, roi de Juda, y défit Jéroboam, roi d’Israël.

SÉMIGALLE (du courlandais sem, pays, et galle, audelà), petit pays compris jadis dans le duché de Courlaude, et auj. dans le gvt. russe de ce nom; ch.-l., Millau.

SEMINAIRES , établissements où sont instruits ceux qui se destinent à l’état ecclésiastique. S1 Augustin passe pour avoir fondé, àHippone, le 1er séminaire sous le nom de monastère d’élèves. Au moyen âge, les écoles épiscopales et abbatiales en tenaient lieu. Plus tard, les jeunes gens qui aspiraient au sacerdoce fréquentèrent les Universités. Ce fut le concile de Trente qui institua les séminaires, en 1545. En France, l’ordonnance de Blois, 1579, enjoignit à chaque évêque d’établir un séminaire. Auj. il y a dans chaque diocèse un grand séminaire, où les élèves suivent des cours de philosophie et de théologie, dont la durée moyenne est de 3 ans , et reçoivent aussi des leçons sur l'Ecriture-Sainte, le plain-chant, etc.; et dans presque tous les diocèses, un petit séminaire, sous le patronage de l’évêque, et où l’on admet indistinctement des enfants destinés au grand séminaire, et de jeunes laïques. Le cours d’études est à peu près celui des lycées de l’Etat. — Les cultes dissidents ont aussi des séminaires pour les enfants qui se destinent au ministère évangélique.

SEMINARA, ville du royaume d'Italie (Province de Regirio), à 4 kilomèt. de la mer Tyrrhénienne, à 39 kil. N.-N.-É. de Reggio; 4,000 hab. Deux tremblements de terre, 1638, 1783, l’ont beaucoup fait souffrir. Les Français, commandés par d’Aubigny, y furent vainqueurs de Gonsalve de Cordoue en 1495, et vaincus par lui en 1503. Ils y défirent les troupes de la reine Caroline e i 1807.

SEM1NOLES, tribu indienne de- Etats-Unis (dans l’O. de l’Arkansas). Ils ne sont plus qu’au nombre de 2,500.

SEMI-PÉLAGIANISME, doctrine formulée au ve siècle par le moine Cassien , qui essaya de concilier les principes des Pélagiens avec l’enseignement de l’Eglise sur le péché originel et la grâce ; il s’éteignit vers la fin du Xe siècle.

SÉMIPOLATINSK ou SÉMIPALATINSK , c.-à-d. les sept palais, v. forte de la Russie d’Asie (Sibérie occidentale), sur la rive dr. de l’Irtich, ch.-l. du gvt de son nom ; 7,600 hab. Bâtie en bois. Comm. avec la Boukharie et la Chine par caravanes. Aux environs, mires d'émeraudes. — Gvt de Sémipolatinsk. V. Supplément.

SEMIRAM1S ou SCHAMIRAM , reine d’Assyrie , née vers l’an 1936 av. J.-C. , m. en 1874. On disait qu’elle était fille d’un prêtre et d’une prêtresse de Syrie , et qu’exposée dans le désert elle avait été nourrie par des colombes. Elle fut d’abord esclave , puis épousa Ménonès, officier de Ninus. Ce prince , épris des charmes et du génie de Sémiramis , qui lui avait indiqué le moyen de prendre Bactres , se la fit céder par Ménonès. Selon les traditions, elle demanda un jour à son nouvel époux qu’il lui abandonnât pour quelque temps tout le pouvoir ; il y consentit , et elle le fit massacrer par ses gardes, 1916. Suivant Moïse de Khoren, Ninus, voyant les moeurs impures et la perfidie de sa femme , se serait enfui en Crète. Sémiramis agrandit et fortifia Babylone (F. ce mot). Eprise d'une passion violente pour Ara le Beau , roi d’Arménie , elle lui offrit sa main. Sur son refus, elle porta la guerre en Arménie pour s’emparer de lui ; mais , malgré l’ordre qu’elle avait donné d’épargner les jours d'Ara , elle ne put posséder que son cadavre. Maîtresse de l’Arménie, elle en proclama souverain Gartos , fils d’Ara , et fit bâtir, sur les bords du lac Arsissa , la ville d’Artemita ou Sémiramocerta (auj. Van). Puis elle soumit l’Arabie, l’Egypte, une partie de l’Ethiopie et de la Libye , ainsi que toute l’Asie jusqu’à l’Indus , où elle fut arrêtée par une défaite. De retour à Babylone , un matin qu’elle était occupée à sa toilette, on lui annonça qu’une révolte venait d’éclater; elle accourut à demi parée , et , à sa vue , tout rentra dans l’ordre. Ensuite , s’abandonnant à la volupté , elle remit le pouvoir entre les mains de Zoroastre , gouverneur de Babylone. Souvent blâmée par ses enfants , à cause de ses désordres, et pressée par eux de leur résigner l’empire, elle les fit tous périr, excepté Ninyas , qui , d’accord avec

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