LA POPELINIÈRE. V. LA POUPLINIERE
LA PORTE (Pierre de), porte-manteau d’Anne d’Autriche, né en 1603, m. en 1680, fut l’intermédiaire secret des relations de cette reine avec la cour d’Espagne, la gouvernante des Pays-Bas et la duchesse de Chevreuse , fut mis à la torture et jeté à la Bastille par ordre de Richelieu, subit un exil à Saumur de 1638 à 1643, devint 1er valet de chambre de Louis XIV enfant, mais fut disgracié pour sa franchise en 1653. On a de lui des Mémoires concernant plusieurs particularités des règnes de Louis XIII et de Louis XIV, Genève, 1756, in-12, réimprimés dans les collections de Mémoires sur l’histoire de France.
la porte (L’abbé Joseph de), littérateur, né à Béfort en 1713, m. en 1779, débuta dans la carrière des lettres par
des journaux et des ouvrages de critique, et se fit ensuite compilateur. Ses principaux ouvrages sont : Observations sur la littérature moderne, 1749 et suiv., 9 vol. in-12; Calendrier historique et chronologique des théâtres de Paris, 1751-78, 28 vol. in-24; le Portefeuille d'un homme de goût , 1770, 3 vol. in-12; le Voyageur français, de 1765 à 1795, 42 vol. in-12, dont les 26 premiers seulement sont de lui; l’Esprit de l'Encyclopédie, 1768, 5 vol. in-12. L’abbé de Laporte est un écrivain judicieux, mais plat, diffus, et quelquefois d’une partialité choquante. C. N.
la porte (Arnaud de) , né en 1737, m. en 1792, intendant-général de la marine en 1783 , s’effraya dès le début de la Révolution , et chercha un asile en Espagne , 1789. Rappelé par Louis XVI , qui le nomma intendant de la liste civile , 1790 , il devint le dépositaire des secrets du monarque. Il refusa de les révéler devant l’Assemblée constituante, lors de l’arrestation de Louis XVI à Varennes ; mis en accusation après la journée du 10 août , il fut condamné à mort et exécuté.
la porte (Charles de). V. meilleraie (duc de la). Laporte dd theil (Franç.-Jean-Gabriel de) , littérateur, né à Paris en 1742 , m. en 1815 , débuta dans la carl’ière militaire dès l’âge de 14 ans , et y gagna la croix de St-Louis ; mais il quitta le service en 1763, pour se livrer à l’étude de la littérature grecque, qu’il avait toujours aimée. Une traduction de VOreste d’Euripide, avec notes, 1770,1e fit admettre à l’Académie des Inscriptions. En 1775 , il donna la traduction des Hymnes de Callimaque. Membre du comité des chartes établi pour la recherche des monuments historiques, il partit pour l’Italie en 1776, y séjourna plusieurs années, et en rapporta 17 à 18,000 pièces intéressantes, concernant surtout le xme et le XIVe siècle. Un grand nombre de ces pièces ont été imprimées dans le Recueil des chartes, actes et diplômes relatifs à l'histoire de France , 1791 , 3 vol. in-fol. , dont les 2 derniers sont entièrement de La Porte. Ce savant fut nommé membre de l’Institut en 1795 , puis conservateur de la bibliothèque nationale. Il a publié , avec Rochefort , une nouvelle édition du Théâtre des Grecs (du P. Brumoy), en y insérant sa traduction d'Eschyle. Il prit part, avec Goasellin et Coray, à la traduction de Strabon , commandée par le gouvernement ( V. Strabon ). Il a inséré de nombreux travaux dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions et de l'Institut, ainsi que dans les Notices et Extraits des manuscrits de la Bibliothèque du roi. B.
LAPOSTOLLE (Alexandre), professeur de physique et de chimie à Amiens , né à Maubeuge en 1749 , m. à Paris en 1831, inventa, sous le nom de paragréle, un moyen d’empêcher la formation de la grêle.
LA POUPLINIERE (Alexandre-Jean-Joseph Le Riche de ) , né à Paris en 1692 , m. en 1762, fut fermier-général dès l’âge de 26 ans. Il a tenu un rang considérable dans la société du xviih siècle par son faste, et par la protection qu’il accorda aux lettres et aux arts. Il avait de l’esprit , et, quoique sans étude, composa quelques jolis ouvrages de société qui sont restés anonymes. Il n’a publié sous son nom que deux romans immoraux.
LAPURDENSIS pagus , nom latin du Labourd.
LAPURDUM (du mot c-antabre Lapur, piraterie) , v. de la Gaule (Novempopulanie) , chez les Tarbelles. Auj. Bayonne.
LAQUÉA1RES. V. Gladiateurs.
LAQUEDIVES (îles) , archipel de la mer des Indes, à l’O. des côtes de Kanara et de Malabar, près la côte S.-O. de l’Hindoustan , entre 10 et 14° 30’ lat. N. , 69° 50’ et 72° long. E. Formé de 15 groupes d’îles et ilôts ; 19 îles seulement sont peuplées de 10,000 hab. Les principales sont Kalpeny , Seuheli-Par, Aucutta, Bingaro, Ameni , etc. Des récifs de corail en rendent l’approche difficile. Sol rocailleux. Les Laquediviens sont musulmans; leur chef est vassal de l’Angleterre. Comm. de sucre de palmier, bétel, arec, corail. — Vasco de Gama les découvrit en 1499.
LA QUINTINIE (Jean de), agronome, né en 1626 à Chabanais ( Angoumois), m. en 1688, se fit recevoir avocat à Paris, alla étudier en Italie la théorie de l’agriculture et du jardinage, et fut appelé par Louis XIV à Versailles pour y créer les jardins potagers de cette résidence. La Quintinie était fort habile, et fut, en beaucoup de points, l’inventeur de la taille des arbres fruitiers. Il écrivit sur son art un ouvrage très-intéressant , publié après sa mort sous le titre de : Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un Traité des orangers, et des réflexions sur l'agriculture, 2 vol. in-4“, 1690, réimprimés en 1746. La Quintinie ouvrit la voie où brillèrent, un peu plus tard de Combles et de La Bretonnerie. Son livre n’a plus qu’une importance historique, sans pouvoir auj. servir de guide.
LAR
LAR
LAR, v. de Perse (Laristan), sur un affluent du Khalatou, à 70 kil. du golfe Persique, à 290 kil. S.-E. de Schiras; par 27° 21' lat. N., 51° 45' long. E.; 12,000 hab. Autrefois florissante, il n’en reste plus que des ruines et des huttes de terre. Grand commerce de grains, d’armes et de poudre avec Schirazet Gomberoum. Elle fut la cap. d’un roy. arabe détruit par Chah-Abbas, roi de Perse, et qui s’étendait des îles Bahrein à celles d’Ormuz.
LARA, v. d’Espagne (Vieille-Castille) , prov. et à 26 kil. S.-S.-E. deBurgos, surl’Arlanza; 1,500 hab. Elle a donné son nom à une famille noble.
lara (maison de) , famille célèbre de Castille, issue de Ferdinand Gonzalez, comte de Castille et de Lara , qui descendait, par son père, de Ramire Ier, roi des Asturies et de Galice , et qui mourut en 970. Gonzalez Gustios , frère de Ferdinand , ayant eu une querelle avec Ruy Vélasquez , son beau-frère, fut livré par lui à Almanzor, gouverneur arabe de Cordoue , et vit ses sept fils , dits les Infants de Lara, attirés dans une embuscade près du pic de Moncayo , et massacrés vers 993 ; mais il séduisit Zaide, fille d’Almanzor, et le fils qu’il en eut, Mudarra, tua plus tard Ruy Vélasquez. Cette histoire tragique, qui inspira un drame à Lope de Véga , a été transportée sur la scène française par M. Malefille, 1836. — Depuis le meurtre des infants de Lara, la famille fut continuée par Gonzalez, fils de Ferdinand , ou , selon d’autres , par Mudarra. En 1130, elle se partagea en 2 branches , les vicomtes de Narbonne et les comtes de Lara ; la dernière , qui s’éteignit vers la fin du xive siècle , est célèbre, dans l’histoire de Castille, par ses luttes contre les rois , et par sa rivalité avec les maisons de Castro et de Haro.
lara , naïade , fille du fleuve Almon. Mercure , épris de cette nymphe, en eut deux enfants, qui furent appelés Lares , du nom de leur mère.
LARACHE [El A' raidi , le jardin) , anc. Lixa , v. forte du Maroc, porta l’emboichure de l’Oued-Kous ou Lukos dans l’Atlantique, à 133 kil. N. -O. de Fez; 3,000 hab. Exportation de cuirs, peaux de chèvres, écorces de chêne, cire, laine, etc. L’interdiction de l’entrée des Européens depuis 1780 a fait déchoir son commerce.
LARAGNE, ch.-l. de cant. (Hautes-Alpes), arr. et à 38 kil. S. -O. de Gap, sur le Buech; 760 hab. Draps communs et toiles.
LARAIRE , Lararium, petit temple ou oratoire dans les maisons particulières des anc. Romains , où chaque famille conservait et honorait ses dieux Lares. On y déposait aussi quelquefois les archives de la famille. C. D — y.
LA RAMÉE (Pierre). V. Ramus.
LARARIES , fête chez les anc. Romains ; la même que les Compilales { V . ce mot).
LARAUZA (Jean-Louis), professeur de langues anciennes et de grammaire générale à l’Ecole normale , né à Paris en 1793 , m. en 1825 , a laissé une Histoire critique du passage des Alpes par Annibal , publiée par M. Viguier, Paris, 1826, in-8°, ouvrage très-estimable et très-judicieux.
LA RAVALL1ÈRE. V. Lévesque.
LARCHAMP, brg ( Mayenne ) , arr. et à 33 kil. O.-N.-O. de Mayenne; 303 hab.
LARCHE, ch.-l. de cant. (Corrèze), arr. et à 11 kil. S. -O. de Brives , sur la Vézère; 545 hab.
LARCHER (Pierre-Henri) , érudit , né à Dijon en 1726, d’une famille de robe, m. en 1812, fit ses études au collège de Pont-à-Mousson , puis vint à Paris pour se livrer à la littérature. Une traduction de l 'Electre d’Euripide, 1750, son premier ouvrage , n’eut pas de succès. Puis il traduisit de l’anglais le Martin Scriblère de Pope , 1755 , et un Essai sur le blanchiment des toiles, de Home, 1762. En 1763, il traduisit le roman grec de Chariton , et cette version fut réimprimée, deux ans après, dans la Bibliothèque des romans grecs, t. vin et ix. Voltaire ayant publié une Philosophie de l'histoire, sous le pseudonyme de l’abbé Bazin, Larcher écrivit en 1767, comme réfutation de cet ouvrage, un Supplément à la Philosophie de l'histoire ; à la réponse intitulée : Défense de mon oncle, il répliqua par la Réponse d la Défense de mon oncle. Après cette polémique , qui eut du retentissement, Larcher traduisit l'Apologie de Socrate par Xénophon, 1769; vinrent ensuite un Mémoire sur Vénus, couronné par l’ Académie des Inscriptions en 1775, et des traductions de 1 ’Anabase de Xénophon, 1778 , 2 vol. in-12 , et d’ Hérodote , 1786 , 7 vol. in-4° ou 9 vol. in-8°, estimées pour leur fidélité, mais faiblement écrites. Larcher, membre de l’Académie des Inscriptions depuis 1778 , fit partie de l’Institut dès sa création , et fut nommé , en 1809 , professeur de littérature grecque à la Faculté des lettres de Paris, mais ne
remplit pas ses fonctions. Il a inséré de savants travaux dans les Mémoires de l’ancienne Académie des Inscriptions et dans ceux de l’Institut. B.
LARDNER (Nathaniel) , ministre dissident anglais, né en 1684 à Hawkhurst (Kent), m. en 1768, a laissé, entre autres ouvrages , la Crédibilité de l'histoire évangélique , un des traités où la vérité du christianisme est le mieux établie. Tous ses écrits théologiques ont été réunis à Londres, 1788 , 11 vol. in-8°, et 1815 , 5 vol. in-4°.
LARECAJA, district de la Bolivie (La Paz).; 380 kil. sur 90; 31,000 hab. Ch.-l. , Zarata. Mines d’or
LAREDO, v. d’Espagne , province et à 37 kil. E.-S.-E. de Santander; petit port sur l’Atlantique. Population de la commune : 3,850 hab.
LA RENAUDIE (Godefroi de Barry, seigneur de) , dit La Forest , gentilhomme périgourdin , fut le chef ostensible de la conjuration d’Amboise. V. Amboise , Avenei.les.
LA RÉNAUDIÈRE (Philippe de), géographe, né à Vire en 1780 , m. en 1845, se fit connaître d’abord par quelques poésies. Une de ses pièces, la Fête-Dieu dans un hameau , fut insérée par Chateaubriand dans le Génie du christianisme. Il exerça, pendant plusieurs années, les fonctions de président du tribunal de Vire, puis ses goûts littéraires le poussèrent vers Paris. Il y fonda , avec Malte- Brun , les Annales des voyages. Il a fourni à la collection de VUnivers pittoresque de Didot, l’histoire du Mexique et du Pérou, 1843 , in-8°.
LARENTALES , Larentalia, fête d’ Acca Larentia, nourrice de Rémus et Romulus ; ou , suivant une autre tradition, riche courtisane en l’honneur de laquelle le roi Ancus établit un sacrifice annuel , parce qu’elle avait institué le peuple romain son héritier. La fête était aussi consacrée à Jupiter. Elle revenait le 10 des calendes de janvier (23 décembre), et consistait en quelques libations de vin et de lait offertes sur un autel situé à Rome dans le Vélabre supérieur. C. D — y.
LA RÉOLE. V. Réole (la).
LARES ET PÉNATES, Lares et Penates , dieux domestiques des anc. Romains , protecteurs de la maison et de la famille. C’était quelqu’une des divinités de l’Olympe que chacun se choisissait à son gré , et dont il avait une statuette de pierre, de bois ou d’argent, qu’il honorait chez lui , les riches, dans un oratoire spécial appelé laraire ( V. ce mot ) , les gens d’une condition ordinaire , dans une armoire , sous les portiques de l’atrium ou dans la cuisine ; les plus pauvres, au foyer domestique. On mettait auprès du dieu Lare une image de chien , symbole de la vigilance. La dévotion à ce dieu était relative à. ses services : si le protégé ne le trouvait pas assez tutélaire, il l’injuriait, le mettait en gage , ou même le vendait. Les Lares se transmettaient de génération en génération; aussi les appelait-on dieux paternels. Il y avait aussi des Lares publics , les uns urbains , exposés dans des niches , aux carrefours des villes ; les autres violes , placés à l’embranchement des grands chemins, et figurés comme des termes. La ville de Rome avait aussi ses Lares , gardés dans un petit temple vers le haut de la voie Saerée : on croit que c’étaient Jupiter et Junon, ou Castor et Pollux ; on n’avait à cet égard nulle certitude , le nom de ces Lares étant un mystère , afin que les ennemis de Rome ne pussent les évoquer ( V. Evocation) , et le temple , très-obscur, pour que personne n’en reconnût les divinités. Il existait encore un temple pour les Lares marins dans le Champ-de-Mars , sur les bords du Tibre. Le culte des Lares était libre : les uns les adoraient tous les jours ; les autres, aux calendes, aux ides et aux nones; d’autres , seulement à la nouvelle lune. On leur offrait des libations de vin , quelques parcelles des prémices du festin, des couronnes de fleurs, des fruits, de l'encens, ou seulement un peu de farine et de sel. Les Lares publics pouvaient être honorés par tout le monde , en tout temps ; mais ils avaient une fête publique annuelle , appelée les Compilales ( V. ce mot). Les Pénates étaient les dieux domestiques des Grecs ; leur nom signifiait grands dieux. Quand Enée , fugitif de Troie , vint en Italie , il y apporta ses Pénates , et les déposa à Lavinium. Les Italiens adoptèrent ce culte, et le nom de Pénates , traduit dans la langue du pays , devint celui de Lares , tiré de l’étrusque Lars , signifiant seigneur. Les Romains disaient indifféremment Pénates ou Lares , mais plus volontiers Pénates du peuple romain, quand il s’agissait des Lares de Rome. C. D — y.
LARÉVE1LLÈRE-LEPEAUX (Louis-Marie), né à Montaigu (Vendée) en 1753 , m. en 1824 , avocat au parlement de Paris en 1775, professeur de botanique à Angers, député aux Etats-Généraux de 1789 par le bailliage de cette ville, se déclara pour les idées démocratiques, qu'il propagea pendant la Législative , et qui le firent nommer
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à la Convention. Il y jeta sa première fougue, et s’éclaira dans la lutte des Girondins et des Montagnards. Après le
31 mai, il combattit les mesures démagogiques, fut mis hors la loi , et reparut à la Convention après le 9 thermidor. Membre de la commission des onze, qui fit la Constitution de l’an ni , il passa de la présidence de la Convention à celle du Conseil des Anciens , et fut choisi pour l’un des 5 membres du Directoire. Sa voix y forma la majorité qui fit le coup d’Etat du 18 fructidor : aussi fut-il renversé par la réaction du 30 prairial. Son dévouement aux idées religieuses des théophilanthropes jeta sur lui quelque ridicule. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, il passa le reste de sa vie dans la culture des lettres. H a laissé des Mémoires encore manuscrits. J. T.
LA REYNIE (Gabriel-Nicolas, seigneur de), né à Limoges vers 1624, m. en 1709, fut président au présidial de Bordeaux, et, en 1661, maître des requêtes au conseil d’Etat. Au mois d’octobre 1666, un conseil fut formé pour aviser aux moyens d’entretenir la propreté des rues de Paris, et d'établir la sûreté publique dans cette cité toujours croissante et infestée de voleurs. On proposa la création d’un lieutenant-général de police, et cette charge fut donnée, en mars 1667, à La Reynie, qui, dès la même année, fit nettoyer et éclairer la ville, réorganisa le guet, et rédigea une foule d’excellents règlements sur la police et la salubrité. Il présida la Chambre ardente ( V. ce mot ), chargée de rechercher les empoisonneurs. J. T.
LARGENTIÈRE ou L’ARGENTIÈRE, s.-préf. (Ardèche), à 42 kil. S.-O. de Privas, sur la rive g. du torrent de la Ligne, dans une situation très-pittoresque; 2,418 hab. Elle doit son nom aux mines de plomb argentifère qui s’y exploitaient au xne siècle. Trib. de lre instance. Fabr. de soie ouvrée. Comm. de soie grége et ouvrée, tirtis, filoselles. Restes d’un château féodal , approprié pour un hôpital. Territoire fertile en vins, olives, châtaignes, arbres fruitiers. Aux environs se trouvent des grottes curieuses.
largentièke, ch.-l. de cant. (Hautes- Alpes), arr. et à 18 kil. S.-O. de Briançon, près de la Durance ; 127 hab. Mines de plomb et d’anthracite.
LARGENTIÈRE, île. V. KlMOLO.
LARGILL1ÈRE (Nicolas), peintre de portraits, né à Paris en 1656, m. en 1746, admis à l’Académie de peinture en 1686, mérita le surnom de Van-Dyck français. Ses portraits, parmi lesquels on cite le sien , qui est à la galerie de Florence, et ceux de Louis XIY, de Lebrun, de Van der Meulen , sont largement faits, d’un dessin correct, et d’une belle couleur. On connaît de lui un grand tableau , placé au musée des Petits- Augustins ; deux autres, représentant un Repas donné en 1687 par la ville de Paris à Louis XIV et le Mariage du duc de Bourgogne, 1697, furent détruits pendant la Révolution. B.
LARGS, v. d’Ecosse ( Ayr ), sur la baie du même nom , à 35 kil. O.- S.- O. de Glasgow; 2,600 hab. Bains de mer trés-fréquentés. De nombreux tertres y rappellent la victoire d’Alexandre III , roi d’Ecosse, sur Haquin , roi de Norvège, 1263.
LARGUS |?cribonius). V. Scribonius.
LARIBOISIERE ( Jean-Ambroise Baston de), excellent général d’artillerie, né à Fougères en 1759, m. en 1812, après avoir pris le parti des armes dès sa jeunesse,, trouva dans les guerres de la Révolution et de l’Empire nne occasion de déployer ses talents. Il servit aux armées du Rhin et du Danube en 1794-95, prit une part glorieuse aux batailles d’Austerlitz, d’Eylau, au siège de Dantzick, et fit les grandes campagnes d’Allemagne, d’Espagne et de Russie. Il mourut à Wilna, d’épuiseihent et de chagrin . pendant la terrible retraite de Moscou.
LAR1NO, anc. Larinum , v. du roy. d’Italie, prov. et à
32 kil. N.-E. de Campo-Basso, 24 S.-O. de Termoli; 5,947 hab. Evêché.
LARIO, département du royaume d’Italie sous Napoléon 1er; ch.-l., Corne. Ainsi appelé du lac de Côme, jadis Larius lucus.
1. A RISSE, en turc Yenitscher , anc. Larissa, v. forte de la Turquie d’Europe, sur la Salembria (anc. Pénée), à 40 kil. N. -O. de Volo; 28,000 hab. Archevêché grec. Fabr. de maroquins, tabac, soieries, teintureries en rouge. Comm. avec Janina, Salonique et la Morée. — l.arisse était la capit. du royaume d’Achille; P1 ilippe, père d’Alexandre le Grand, y résida. Elle fut prise en 302 par Démétrius Poliorcète, en 192 par Antioehus le Grand. Après la bataille de Pharsale, Pompée se réfugia d’abord dans cette ville. De nos jours, la guerre de l’indépendance lui a fait un tort considérable. L’anc. sandjak de Larisse (eyaletrde Janina), entre ceux de Janina et d’Arta à l’O., les eyalets
de Roumélie et de Salonique au N., l’Archipel à l’E . , et la Grèce au S., estl’anc. Thessalie, est auj. l'eyaletde Trikala.
LARISTA.N, prov. de la Perse, au S.,euti'e le Farsistan au N., le Kerman à l’E., le golfe Persique au S. et à l’O.; 450 kil. sur 160; ch.-l., Lar. On en fait quelquefois une dépendance du Farsistan. Sol montagneux et aride, mais riche en sel, dattes, plantes balsamiques.
LARIUS, nom latin du lac de Côme. ■
LARIVE (Jean Mauduit, dit), acteur tragique, né à La Rochelle en 1746, m. en 1827, courut la province pendant quelques années, puis vint à Paris, reçut les leçons de Mlle Clairon , devint le premier comédien du Théâtre- Français après la mort de Lekain , 1778, et fut sans rival jusqu’à la venue de Talma. Pendant la Révolution , il fut longtemps détenu comme partisan de La Fayette. En 1806, il devint lecteur du roi Joseph Bonaparte. On a de lui : Pyrame et Thisbé, scène lyrique , 1784 ; Réflexions sur l'art théâtral, 1801 ; Cours de déclamation , 1804 et 1810, 3 vol in-8°, ouvrage intéressant et écrit avec élégance. Larive n’était pas un acteur profond, mais il avait beaucoup de noblesse, une belle voix, de la chaleur, et réussissait surtout dans le genre chevaleresque.
LAR1VEY (Pierre de), auteur comique, né à Troyes vers 1550, m. vers 1612 , étudia les auteurs grecs, latins et italiens. On a de lui un recueil de Comédies facétieuses, au nombre de 9, en prose, Paris, 1579, et Troyes, 1611, 2 vol. in-12, parmi lesquelles on distingue le Laquais, pièce imitée de Louis Dolce, et les Esprits. Il a de la gaieté et du naturel , mais plus encore de trivialité. Molière et Regnard lui ont fait quelques emprunts. Ses comédies ont été réimprimées, dans les t. v et vi de l'Ancien théâtre français, publié par M. Viollet Le Duc, Paris, 1855.
LA RIVIÈRE (Jean Bureau, sire de), né dans le Nivernais, premier chambellan de Charles V, roi de France, puis de Charles VI, dévoila à ce jeune prince la rapacité et le mauvais gouvernement de ses oncles, fut emprisonné par eux pendant la démence de leur neveu, et mourut en 1400. On l’enterra à Sl-Denis, aux pieds de Charles V.
la rivière (Jean bureau de), maître de l’artillerie sous Charles Vil et Louis XI , régularisa et réduisit en art l’emploi de l’artillerie de siège. Il contribua en particulier à la prise de Meaux, 1439, de Pontoise, 1441, d’Harfleur, 1449, à la bataille de Castillon et à la réduction de Bordeaux , 1453.
larivière , médecin , dont le véritable nom est Roch le bailly ou baillif, né à Falaise on ne sait en quelle année, m. à Paris en 1605. Savant littérateur, philosophe, il eut une grande réputation comme praticien , et devint médecin de Henri IV. Parmi 3es ouvrages, où l’on retrouve les doctrines et le style de Paracelse, on remarque : Discours sur la signification de la comète apparue en Occident, Rennes, 1557, in-4°; Demoslerion , seu aphorismi CCC , etc., Paris, 1578, in-8°, trad. en français, Rennes, 1578, in-4°; Conformité de l'ancienne et moderne médecine, d' Hippocrate à Paracelse, Rennes, 1592, in-8°. D — G.
LARMESSIN (Nicolas de), dessinateur et graveur, né à Paris vers 1640, a gravé les portraits d’un grand nombre de personnages célèbres , tels que Guttenberg, Paul Manuce, Henriette d’Angleterre, La Reynie, MIle de La Vallière, et publié les Augustes représentations des rois de France jusqu'à Louis le Grand , Paris, 1688 , in-4°. — Son fils, qui porta les mêmes noms, né en 1683, m. en 1755, membre de l’Académie de peinture depuis 1730, et grgveur du roi, fit les portraits du sculpteur G. Coustou et du peintre Ilallé , beaucoup d’autres qui entrèrent dans le Recueil de Crozat , et reproduisit par le burin les œuvres de Watteau, de Boucher et de Lancret. B.
LARNACA. V. Larnica.
LARNE , v. du N.-E. de l’Irlande, sur la baie de Lough- Larne qui la joint à la mer d’Irlande, comté et à 26 kil. N.-E. d’Antrim; 3,345 hab. Salines. Manuf. de coton, cordages, etc.
LARNICA ou LARNACA, v. de la Turquie d’Asie, port sur la côte S.-E. de Pile de Chypre, à 30 kil. S.-S.-E. de Nicosie; 5,000 hab. Evêché grec; consulat français. Commerce de grains, coton , soie, vins. Salines importantes. Cette ville, la seconde de l’ile, est assez mal bâtie, près du cap du Chiti, où sont des ruines que l’on croit être celles de l’antique Citium.
LAROCHE (P.-L. Lefebvre de), littérateur, né en Normandie vers 1740, m. en 1806, fut bénédictin, puis curé de Grémonville (pays de Caux). On lui doit des éditions d' Helvétius, Paris, 1795, 14 vol. in-18, et de Montesquieu, 1795, 12 vol. in-18.
la roche (Marie-Sophie guttermann, dame), romancière allemande, rée en 1731 à Kaufbeuren, m. en 1807.
LAR
LAR
fut intimement liée avecWieland. Ses principaux ouvrages sont : Mademoiselle de Stcrnheim, Leipz., 1771, 2 vol. iu-B°, traduit en français par Mme de La Fite, 1773 ; les Caprices de l’Amour et de l' Amitié, 1773; Lettres de Rosalie , 1779: Contes moraux, 1782 ; les Soirées de Mclusine, 1806.
la roche, v. de Belgique (Luxembourg), sur l’Ourthe, à 14 kil. E.-S.-E. de Marche; 1,150 liai). Louis XIV y avait bâti, en 1680, une citadelle, auj. en ruines.
LA roche, v. de France, département de la Haute- Savoie, arrondissement et à 4 kil, S.-O. de Bonneville ;
LA ROCHE-ABEILLE , brg (Haute-Vienne), arr. et à 12 kil. N. de Sl-Yrieix; 1,819 hab. Victoire des protestants , commandés par Coligny et Henri de Béarn, sur les catholiques, 1569.
LA ROCHE-AYMON ( Charles- Antoine de ), né en 1692 à Mainsac , près de Limoges , m. en 1777 , fut évêque de Tarbes, archevêque de Toulouse en 1740 , de Narbonne en 1752, de Reims en 1762, ministre de la feuille des bénéfices, et cardinal en 1771.
LA ROCHE-BERNARD, ch.-l. de eant. (Morbihan), arr. et à 40 kil. E.-S.-E. de Vannes, sur la rive g. de la Vilaine, à 12 kil. de la mer; 1,198 hab. Pont suspendu très-remarquable, construit en 1839 par l’ingénieur Leblanc. Commerce de blé, bois, miel. — Erigée en duchépairie en 1663.
LA RO' HE-CANILLAC, ch.-l. de cant. (Corrèze), arr. et à 25 kil. S.-E de Tulle; 427 hab.
LA ROCHE-CHALA1S , vge (Dordogne), arr. et à 36 kil. S.-O. de Ribérac, sur la rive gauche de la Dronne; 1,150 hab.
LA ROCHE-DE-GLUN, vge (Drôme), arr. et à 12 kil. N. de Valence, sur la rive gauche du Rhône; 542 hab. Ruines d’un château fort.
LA ROCHE-DERR1EN, ch-1. de canton (Côtes-du- , Nord), arr. et à 20 kil. E. de Lannion; 1,542 hab. Autrefois fortifié. Charles de Blois y fut battu et fait prisonnier en 1347.
LA ROCHEFOUCAULD, ch.-l. de cant. (Charente), arr. et à 21 kil. N.-E. d’Angoulême, sur la Tardouère; 2,438 hab. Tanneries. Commerce de fils et bestiaux. Baronnie connue dès le XIe siècle sous le nom de La Roche , auquel s’ajouta celui de Foucauld, prénom du second de ses barons; elle fut érigée en comté en 1515, et en duché-pairie en 1622. La ville est dominée par un château, charmant édifice de la Renaissance , et à l’entrée duquel se trouve une grosse tour, bâtie , dit-on, sous Charlemagne.
la Rochefoucauld (François Ier, baron de ) , conseiller de Charles VIII et de Louis XII , m. en 1517 , fut le parrain du roi François Ier, auquel il donna son nom , et qui fit de lui plus tard son chambellan ordinaire. Depuis lors, l'aîné de la famille porta toujours le nom de François.
la Rochefoucauld (François II, comte de), fils du précédent , reçut en 1539 l’empereur Charles-Quint dans son château de Verteuil. Sa veuve, Anne de Polignac, acheva la magnifique chapelle de La Rochefoucauld , un des plus beaux morceaux d’architecture de l’époque.
la Rochefoucauld (François III de), gouverneur et lieutenant général en Champagne , fut fait prisonnier à la bataille de Saint-Quentin en 1557, paya une rançon de 100,000 livres, embrassa plus tard le calvinisme, et fut enveloppé dans le massacre de la S'-Barthélemy, 1572.
la Rochefoucauld (François de), d’une branche cadette, né à Paris en 1558, m. en 1645, fut évêque de Clermont en 1584, refusa de reconnaître Henri IV avant son abjuration, devint cardinal en 1607, évêque de Senlis sous Louis XIII, assista aux Etats-Généraux de 1614, où il proposa l’acceptation des décrets du concile de Trente, avec réserve des libertés de l’Eglise gallicane et des immunités du royaume , succéda en 1618 à Duperron dans la charge de grand-aumônier de France, fut nommé en 1619 abbé de Ste-Geneviève, en 1622 président du conseil d’Etat, et se démit de toutes ses fonctions en 1624, pour ne s’occuper que de la réforme des ordres religieux , dout Grégoire XV et Louis XIII l’avaient chargé. On lui doit l’établissement de la congrégation de Ste-Geneviève, dite Congrégation de France. B.
la Rochefoucauld (François VI, duc de), prince de Marsillac, né à Paris en 1613, m. en 1680. Fait pour être courtisan, mais repoussé par Richelieu et Mazarin, il se jeta, par dépit, dans la Fronde. Pour satisfaire sa mesquine ambition , son besoin de mouvement et d’intrigue , il se servit de l’amour d’une femme, coupable, il est vrai, mais dévouée et magnanime, et surtout réhabilitée par le repentir, Mme de Longueville , qui fut son instrument et 6a victime. Il ne joua cependant qu’un rôle très-secon-
daire dans la F ronde ; au combat de la porte S1- Antoine , il reçut un coup de feu, qui lui fit perdre momentanément la vue. Au rétablissement de la paix, il sut très-bien arranger ses affaires avec la cour ; on lui donna des charges , des honneurs, et sa vieillesse s’écoula, heureuse et choyée, au milieu des beaux-esprits qu’il attirait autour de lui, et des femmes aimables qui lui avaient voué une admiration et une amitié passionnées, Mme de Sablé, Mme de Sévigné, et surtout Mme de La Fayette. Il refusa toujours d’entrer â l’Académie Française, parce qu’il craignait de parler en public. Ses OEuvres ont été publiées en 1818 et en 1825 , in-8°; elles se composent de deux ouvrages, les Mémoires sur la régence d’Anne d’Autriche , qui parurent en 1662 , et les Maximes, en 1665, sous le titre de Réflexions et Sentences, ou Maximes morales, 1 vol. in-18. Les Mémoires , peu remarquables comme oeuvre littéraire, sont un monument curieux pour l’étude de la Fronde et surtout du moraliste ; il y déchire Mme de Longueville, dont il était devenu l’ennemi. Le livre des Maximes est l’oeuvre d’un homme d’infiniment d’esprit , mais profondément égoïste et petitement ambitieux, qui, n’ayant vécu qji’au milieu d’un conflit de de frivoles passions, crut connaître l’homme parce qu’il connaissait les hommes et se connaissait lui-même. Ces maximes frappent l’esprit par leur éclat, leur précision, et par la rare distinction du style ; mais elles ne sont le plus souvent que l’expression de ce système désolant qui rapporte toutes nos actions et tous nos sentiments à un seul mobile, l’intérêt personnel, l’amour de soi. Ce livre a été souvent réimprimé : la meilleure édition est celle de Brotier, Paris, 1789. G. L.
la Rochefoucauld (Dominique de), né en 1713 dans le diocèse de Mende, m. en 1800, fut grand-vicaire de Bourges, archevêque d’Albi en 1747, de Rouen en 1759, cardinal en 1778, présida les assemblées du clergé de 1780 et de 1782, fut député aux Etats-généraux de 1789, refusa de prêter le serment constitutionnel, et émigra après le
10 août 1792.
LA Rochefoucauld ( Louis-Alexandre, duc de), né en 1743, m. en 1792, fut membre de l’Académie des sciences, député de la noblesse de Paris aux États-Généraux de 1789, fit partie de ceux qui se réunirent au tiers état, soutint avec chaleur la cause de l'affranchissement des noirs, devint président de l’administration du département de Paris, se retira à Gisors après le 10 août 1792, et y fut massacré, un mois après, par les Jacobins.
la Rochefoucauld -liancourt ( Franç.- Alexandre- Frédéric, duc de), cousin du précédent, né en 1747, m. en 1827, fut grand-maître de la garde-robe sous Louis XV et Louis XVI. Député parla noblesse du bailliage de Clermont (Beauvaisis) aux Etats-Généraux de 1789, il s’y montra dévoué toutà lafois à Louis XVI et aux intérêts de la nation, eut part au rappel de Necker après la prise de la Bastille, défendit le roi après la fuite de Varennes, et fut un membre actif du club des Feuillants. Nommé, en 1792, commandant militaire de Rouen, il y prépara une retraite pour la famille royale, qui ne voulut pas l’accepter, et fut destitué après le 10 août. Il sortit de France, habita quelque temps àBury (Angleterre), puis passa aux Etats-Unis. De retour après le 18 brumaire, il créa, dans sa propriété de Liancourt, une école des arts et métiers, dont il avait donné le modèle dès 1780, et qui fut transférée successivement àCompiègne, à Châlons et à Toulouse. Il y fit faire aussi les premiers essais de la vaccine, ouvrit un asile aux enfants trouvés , créa des manufactures, fournit des travaux aux indigents, et fut un des patrons de l’enseignement mutuel. Appelé à la Chambre des pairs par la Restauration , il déplut bientôt au pouvoir par ses idées libérales, fut disgracié sous Charles X, et privé même des fonctions de philanthropie qu’il remplissait gratuitement. Le jour de ses funérailles, la police empêcha par la force les élèves de l’Ecole des arts et métiers de porter son cercueil. On a de lui : Plan du travail du comité pour l’extinction de la mendicité, présenté à l’Assemblée nationale , 1790, in-4°; Travail des comités de mendicité, 1790, in-8°; des Prisons de Philadelphie , 1796 , in-8° , ouvrage dans lequel il développe ses idées sur l’abolition de la peine de mort; Voyage dans les Etats-Unis de 1795 à 1798, 1800, 8 vol. in-8° ; Etat des pauvres ou Histoire des classes travaillantes en Angleterre, 1800, in-8°; Notes sur l’impôt territorial de i Angleterre, 1801 , in-8°; Notes sur la législation anglaise des chemins, 1801, in-8°, etc. B.
la Rochefoucauld ( Alexandre , comte de), fils du précédent, né en 1767, m. en 1841. Mis hors la loi en 1792,
11 ne reparut en France qu’ après la chute du gouvernement révolutionnaire, et fut, sous Napoléon 1er, préfet de Seine-et-Marne, chargé d’affaires en Saxe, ambassadeur à
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Vienne et en Hollande. Député en 1822, 1828, 1830 et 1831, il entra à la Chambre des pairs en 1833. B.
la rochefoucauld-doudeauville ( Ambroise-Polycarpe de), né à Paris en 1765, m. en 1841, était major au 2e régiment de chasseurs en 1789. Il émigra, mais sans porter les armes contre son pays , visita presque toute l’Europe, et revint après le 18 brumaire. Alors se vouant tout entier à des œuvres de bienfaisance, il ne voulut accepter d’autres fonctions que celles de membre, puis de président du conseil général du département de la Marne. Pair de France en 1814, président du conseil de perfectionnement de l’Ecole polytechnique en 1815, directeur des postes en 1821, ministre de la maison du roi en 1824, il se montra l’adversaire ardent de la liberté de la presse, mais déposa son portefeuille en 1827 pour ne pas concourir à la dissolution de la garde nationale. Il refusa de prêter serment au gouvernement de 1830. Il a été membre d’une foule d’associations charitables (société philanthropique, société pour l’instruction élémentaire, société des prisons, conseil des hospices, etc.), administrateur des sourds-muets, fondateur du musée des antiquités égyptiennes. Il introduisit en France les moutons à longue laine, perfectionna l’élève des vers à soie, et favorisa l’Institut agronomique de Grignon. Sa femme, descendante de Le Tellier, a fondé la maison d’éducation des dames de Nazareth, à Montmirail. — Son fils, Sosthènes, né en 1785, proposa en 1815 d’abattre la statue de Napoléon sur la colonne de la place Vendôme, fut aide de camp du comte d’Artois, fonctions qu’il conserva après l’élévation de ce prince au trône, fut chargé de la direction des beaux-arts en 1824, où il se montra prodigue d’encouragements pour les artistes, et rentra dans la vie privée en 1830. Il a publié des Mémoires, 5 vol. in-8°; un Pèlerinage à Goritz ; des Pensée-, 1835, etc. En 1854, il a été nommé président de la Société orientale et algérienne. Il est mort en 1864. B.
LA ROCHE-GUTLHEM (Mllf> de), romancière, m. en 1710, était calviniste, et dut se retirer en Hollande lors de la révocation de l'édit de Nantes. Elle a laissé : Astérie, ou Tamerlan, 1675; Histoire des guerres civiles de Grenade, 1683 ; le Grand Scanderberg, 1688; Histoire des Favorites, etc. Elle est dans la tradition littéraire de de Scudéry.
LA ROCHE-GU YON, vge (Seine- et- Oise), arr. et à 17 kil. N. -N. -O. de Mantes, sur la rive droite de l’Oise; 833 hab. Bâtie au pied d’un rocher, auquel est adossé un antique château. Nitrières naturelles. Erigée en duchépairie en 1621 , elle appartint à Louvois, qui y a, dit-on , signé la révocation de l’édit de Nantes.
LA ROCHEJACQUELEIN (Henri du Verger, comte de), illustre chef vendéen, né en 1773 près de Châtillon-sur- Sèvre, m. en 1794. Fils d’un colonel de cavalerie, il fut élevé à l’Ecole militaire, fit partie de la garde constitutionnelle de Louis XVI en 1790, et, après le 10 août 1792, se retira dans la terre de Clisson, auprès du marquis de Lescure, son parent et son ami. Il accepta un commandement parmi les Vendéens soulevés, 1793, alla rejoindre Bonchamp et d’Elbée, entra l’un des premiers dans Saumur, sauva les royalistes d’une déroute complète à Luçon, vainquit les troupes républicaines à Chantonnay, et prit part à l’affaire désastreuse de Chollet. Après la mort de Lescure, il fut élu généralissime des Vendéens, vainquit à Antrain, prit Laval et La Flèche , puis le Mans , où il ne put se maintenir, et fut tué dans une rencontre prés de Nouaillé. On admire la courte harangue qu’il adressait aux siens avant un combat: « Si je recule, tuez-moi; si j’avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi. »
la rochejacquelein (Louis du vergeu, marquis de), frère du précédent, né en 1777 à Sl-Auhin-de-Beaubigné (Poitou ), m. en 1815, émigra avec son père à la Révolution, prit du service dans le régiment autrichien de La Tour, fit ensuite deux campagnes à Sl-Domingue dans les rangs des Anglais, rentra en France en 1801, épousa la veuve du marquis de Lescure, accueillit avec enthousiasme le retour des Bourbons en 1814, fut nommé commandant des grenadiers de la garde royale, suivit Louis XVIII à Gand, revint par mer en Vendée, où il essaya d’organiser une insurrection contre le gouvernement des Cent-Jours , et fut tué près dû vge de Mathes. — Sa femme, née en 1772 à Versailles, du marquis de Donnissan, m. en 1857, mariée en premières noces au marquis de Lescure, son cousin germain, a publié des Mémoires, Bordeaux, 1815, in-8,>. De son second mariage, contracté en 1801, est né un fils. V. La Rochejacquelein, au Supplément.
^ LA ROCIIE-POSAY, brg (Vienne), arr. et à 24 kil. E.-S.-E. de Châtellerault, sur la rive g. de la Gartempe, à son confluent avec la Creuse ; 1,485 hab. Eaux minérales froides, et bains.