SE Y
SËVRE-NANTAISE, Suavcdria, riv. de France, prend sa source dans le département des Deux-Sèvres, auquel elle donne son nom avec la Sèvre-Niortaise , arrose les dé partements de la Vendée et de la Loire-Inférieure, passe à Mortagne et à Clisson , et se jette dans la Loire, à Nantes, après un cours d’environ 120 kil., dont 16 navigables. Ses principaux affluents sont la Moine et la Maine.
sevre-niortaise, Sépara, riv. de France, prend sa source à Sepvret (Deux-Sèvres), passe à Sl-Maixent, Niort, et Marans, et se jette dans l’océan Atlantique, à 6 kil. O. de Marans, après un cours d’environ 170 kil., dont 82 navigables (depuis Niort), et 20 pour les bâtiments de mer. Ses principaux affluents sont l’Antise, la Vendée, et le Mignon.
SÈVRES (DEUX-1, département de l’O. de la France, ch.-L Niort ; situé dans les anc. prov. de Poitou et d’Angoumois, entre les départem. de Maine-et-Loire au N., de la Vienne à l’O., de la Charente et de la Charente-Inférieure au S., de la Vendée à l'E.; superf.: 607,350 kil.; pop.: 333,155 hah. Arrosé par la Sèvre -Nantaise, le Thouet, l’Argenton, la Dive, la Sèvre-Niortaise, l’Antise, et le Mignon, une chaîne de collines le sépare en deux parties : au N. la Câline , montueuse, et renfermant des étangs poissonneux; au S., la Plaine , marécageuse et très-fertile en céréales, vins, fourrages, pommes de terre, et chanvre. Elève de bœufs, chevaux, mulets, marais à sangsues, récolte d’écorces à tan. Mines de fer; carrières de marbre, granit, pierre calcaire, salpêtre. Peu d’industrie : fabr. de lainages, toiles, papier; tanneries, mégisseries, distilleries d’eaux-de-vie, vinaigreries. Ce département dépend de l'évêché et de la Cour impériale de Poitiers.
sèvres, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), arr. et à 10 kil. E.-N.-E. de Versailles, et à 10 kil. S. -O. de Paris, sur la rive g. de la Seine; 6,184 hab. Célèbre manufacture de porcelaines peintes, la première de l’Europe; elle fut fondée au château de Vincennes en 1738 par le marquis de Fulvy, transportée à Sèvres en 1750, achetée par Louis XV en 1759, et resta attachée au domaine de la couronne. Les porcelaines qui y furent peintes sous Louis XV et Louis XVI , dites vieux Sèvres, sont extrêmement recherchées. On voit à la manufacture de Sèvres un très-curieux musée de l'art céramique, une exposition constante de ses admirables produits, et un atelier de peinture sur verre. Sèvres a encore des fabr. de cristaux, de produits chimiques, de châles, etc., et de vastes magasins ou caves pour les entrepositeurs de liquides.
SEVSK, v. de la Russie d'Europe, gvt et à 160 kil. S.-O. d’Orel ; 5,000 hab. Evêché grec.
SEWA-DJY, fondateur de l’empire mahrate, né en 1628 à Baçain (Bombay ), m. en 1680, profita des troubles qui déchiraient l’empire mongol et le royaume de Beydjapour, pour se rendre maître de la prov. de Baglana et du Konkan, soumit ensuite divers petits Etats du Malabar, et, après diverses vicissitudes, où il faillit périr, se fit céder par Aureng-Zeyb une partie des revenus du Décan, et la souveraineté de la région montagneuse depuis la rivière de Baglana jusqu’à Gua. 11 mourut peu de temps après.
SEWR1N , auteur dramatique, né à Metz en 1771 , m. en 1853, débuta par quelques comédies en vers qui eurent peu de succès, écrivit des opéras-comiques ( la Fête du village voisin, Jadis et Aujourd'hui, etc ), mais réussit principalement dans le vaudeville par la gaieté et le naturel. On cite surtout : les Anglaises pour rire, la Famille des Innocents, les Habitants des Landes, Jocrisse maître et Jocrisse valet, Jocrisse corrigé, le Comédien d’Elampes, etc. On doit encore à Sewrin : les Amis de Henri IV, suivi du Journal d’un moine de St-Denis, sur la violation des tombes royales en 1793, Paris, 1805, 3 vol. in-18.
SEX, syllabe qui termine plusieurs noms anglais, dérive du nom des Saxons : Esses., Saxe de l’est; Sussex, Saxe du sud; IPesSEx, Saxe de l’ouest; MiddleSEX, Saxe du milieu, etc.
SEXAGÉSIME (du latin sexagesimus, soixantième), nom donné au dimanche qui tombe 60 jours avant Pâques; il suit la Septuagésime et précède la Quinquagésime.
SEXONI.E, nom latin de Soissons.
SEXTANS , monnaie d’airain des anc. Romains, valant le 6« de l’as, c.-A-d. un peu plus d’un centime. Comme toutes les monnaies d’airain , elle avait , sur une de ses faces, une proue de navire, et 2 points au-dessous, indiquant sa valeur de 2 douzièmes d’as. C. D — y.
SEX TARIES, mesure de capacité pour les liquides, chez les anciens Romains. Elle valait le 48e de l’amphore, ou , en mesures métriques , 0 lit. 54 , et sa forme était celle de deux cônes tronqués joints par leurs grands diamètres. c. D y.
SEXTE, partie de l’office ecclésiastique, la 3e des heures canoniales, se dit après la messe. Elle est ainsi nommée, parce qu’elle se disait autrefois à la 6e heure du jour, à compter du lever du soleil.