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12, dans lesquels il réfute les principales objections des déistes contre la divinité de J.-C. B.

SHERRY, nom anglais de Xérès.

SHERWOOD, forêt d’Angleterre, au milieu du comté de Nottingham. Elle est remplie de cerfs et de daims. On y voit naître plusieurs rivières : le Meden , le Mann, et i'Idle, qui se dirigent vers le N. Il n’y en a plus que des débris. C’était le théâtre des exploits de Robin-Hood.

SHETLAND , Emndæ, archipel au N. de l’Ecosse, dans l’océan Atlantique, faisant partie du comté d’Orcades et- Shetlands, à 80 kil. N.-E. des Orcades, 289 S.-E. des Feroë, 3.37 O. de Bergen en Norvège; 225,000 hect.; 30,558 hab. Il est composé de 86 îles, dont 40 habitées; les principales sont : Shetland ou Mainland, Yell, Uust, Fetlar, Whalsey, Bressay, les deux Barra, Papa-Stour, Foula, Noss, et Fair. Hiver peu rigoureux. Aurores boréales. Pas de nuit pendant les mois de mai , juin et juillet. Sol montagneux, sans arbres, plus stérile que celui des Orcades. Unst est la plus fertile. Le sol appartient en grande partie au comte de Shetland. Excellents petits chevaux, nommés shel'es ou shetland-poneys, et qu’on emploie dans les bassins houillers du N. de l’Angleterre, depuis que le travail des femmes dans ces mines est défendu. Exploit, de tourbe. Pêche au hareng. Fahr. de tricots de laine renommés. La population, de race norvégienne, n’est chrétienne que depuis le xme siècle. On trouve, dans ces îles, des antiquités Scandinaves. Forfar renferme un camp romain. Les seules villes des Shetland sont Lerwicli et Scaltotoay. Les îles Shetland appartinrent dans le principe à la Norvège ; Alexandre d'Ecosse les acheta de Magnus pendant le xiii» siècle. Elles furent ensuite réclamées par le Danemark, auquel , ainsi que les Orcades, elles ont appartenu pendant près de deux siècles. Vers la fin du xve siècle, Christiem 1er, mariant sa fille avec Jacques III d’Ecosse, et étant très-pauvre, engagea, pour pa-yer sa dot , les îles Orcades et Shetland, dont l’Ecosse ne voulut plus se dessaisir. A. G.

SHETLAND (NOUVELLE-) OU SHETLAND DU SUD, archipel de l’océan Atlantique austral , dans les Terres antarctiques, au S.-E. de la Terre-de-Feu, au N. -O. de la Trinité; par 60°-63’ lat. S., et 55°-65° long. O. Il se compose de 12 îles principales, Levingston, Comwallis, Robert, King-George, Eléphant , etc. — Aperçu pour la lre fois en 1599 par le hollandais Dirn-Gueritz, poussé jusque-là dans une tempête ; l’anglais Smith crut l’avoir découvert en 1819. Dumont d’Urville l’a exploré en 1838.

SCHIELD (William), compositeur de musique, né en 1754 dans le comté de Durham , m. en 1828, fut chef d’orchestre à Scarborough, directeur du théâtre de Covent- Garden à Londres, et chef des musiciens du roi. Il a laissé des opéras ( The flitcli of Bacon , Robin Hood , Rosina , Marian , The enchcmted caslle, Oscar and Malvina), et beaucoup de chansons devenues nationales. Sa musique est dans le goût italien. Il a écrit aussi : Introduction à l’harmonie , 1800, in-4®. B.

SHIELDS (NORTH-) , brg et paroisse d’Angleterre ( Northumberland ) , à 11 kil. E.-N.-E. de Newcastle, sur la rive g. et à l’embouchure de la Tyne; 9,700 hab. Vaste et beau port; chantiers de construction , brasseries, fabr. de toile à voiles. Export, considérable de houille.

shields (souni-), v. et paroisse d’Angleterre, comté et 425 kil. N. -N.-E. de Durham, sur la rive dr. età l’embouchure de la Tyne, en face de North-Shields; 19,000 hab. Salines autrefois importantes. Construction de navires; verreries, corderies, savonneries, fonderies de fer. Export, de houille.

SHIP-MONEY, taxe imposée sur les ports en 1634 par Charles 1er, roi d’Angleterre, pour la construction des vaisseaux de l’Etat, et abolie en 1640.

SHIRE’ nom des principales divisions topographiques de 1 Angleterre , se traduit par comté.

SHI RLE Y (Antoine), voyageur anglais, né en 1565, m. en 1631, visita les Antilles en 1596, fut ensuite envoyé en Italie par la reine Elisabeth, se rendit de là en Perse, d’où il revint avec des lettres et des présents de Chah-Abbas pour divers souverains de l’Europe, alla encore en Russie et en Espagne, et fut nommé, par Philippe IV, amiral des mers du Levant et membre du conseil de Naples. On a de auJ Antilles, inséré dans le recueil d’Hakluyt , 1660, t. III ; Voyage en Perse, Lond., 1613, in-4»; Voyage tt r1" rfa mer Caspienne et à travers la Russie, publié par W. Parry, 1601.

i cn!IItLf:T ( Jacques), poëte anglais, né à Londres vers 1594, m. en 1656. Il a laissé 37 pièces de théâtre ; elles ont peu de vigueur et d’originalité, mais du mouvement, de beaux vers, et de la clarté. On cite les Joueurs comme sa

meilleure comédie. On a de lui aussi des Poèmes, Lond., 1649, in-8®, et deux grammaires latines estimées, qu’il publia sous les titres de Via ad linguam latinam complanata , 1649, et de Manuductio, 1656.

SHORE (Jeanne), femme d’un orfèvre de Londres, devint la maîtresse du roi Edouard IV. Après la mort de ce prince, pendant le règne duquel elle n’avait usé de son crédit que pour faire le bien , elle s’attacha à lord Hastings. Le duc de Glocester (plus tard Richard III ), régent du royaume au nom des enfants d’Edouard, essaya en vain de la faire juger comme sorcière, mais obtint qu’elle fût condamnée, pour adultère, à faire amende honorable devant l’église de St-Paul, 1483. Selon la tradition populaire, elle mourut de faim ; mais il paraît qu’elle vécut jusqu’au temps de Henri VIII. Ses malheurs ont fourni au poëte Rowe le sujet d’une tragédie, qui a été traduite en prose française par Andrieux, et imitée sur la scène française par Liadières et par N. Lemercier. B.

SHOREHAM (NEW-), brg et paroisse d’Angleterre (Sussex), sur la Manche, à 20 kil. O.-S.-O. de Lewes, 26 N.- O. de New-Haven; 1,500 hab. Pêche d’huîtres; construction de navires. Près de là est le vge d’Old-Shoreham, autrefois ville assez importante. B.

SHREWSBURY, anc. Uriconium, Pengwerne des Bretons, v. d’Angleterre, capit. du comté de son nom ou Shropshire, sur la Severn et le canal de son nom , à 248 kil. N. -O. de Londres; 22,055 hab. Siège des assises. On remarque les églises de S'-Chad, de S'-Gilles, et de Ste-Marie ; le palais du comté ; le théâtre, dans une partie de l’ancien palais des princes de Powysland; la colonne dorique érigée à l'entrée de la vflle en l’honneur de lord Hill, etc. Fabr. de flanelles et de gros draps. Forges et fonderies de fer. Pâtisserie et charcuterie renommées. Entrepôt du commerce du pays de Galles. — Fondée, dit-on, au ve siècle par les Bretons, Shrewsbury devint la capitale des princes de Powys, et tomba ensuite au pouvoir des Saxons. C’était , au moyen âge , une importante place de guerre. Henri V, encore prince de Galles, y remporta, en 1403, une victoire célèbre sur le comte de Northumberland, chef des barons révoltés. Prise par les troupes du Parlement en 1645. — Le comté de Shrewsbury, de Salop ou Shropshire , entre ceux de Chester au N., de Stafford à l’E., d’Hereford et de Worcester au S., et le pays de Galles à l’O. , a 72 kil. sur 48, et 240,876 hab. Sol très-accidenté et fertile. La Severn le traverse du N.-O. au S.-E. La partie E. produit 300,000 tonnes de houille par an, du fer, etc.; l’O. donne du plomb, le N. et le S. du sel. Villes principales : Ludlow, Bridgenorth, Wem, etc. Elève de gros bétail et de moutons; fromages.

SHREWSBURY ( duc de). V. TALBOT.

SHROP, contraction de Shrewsbury (V. ce mot).

SIAGRIUS. V. Syagrius.

SIAK, v. de l’île de Sumatra, sur la côte E., capitale d’un Etat de son nom, sur la rivière Siak, et à 260 kil. de son embouchure; par 0» 30’ lat. N. et 99° 50’ long. E. — L’Etat de Siak, borné au N.-E. par le détroit de Sumatra, est auj. en proie à l’anarchie; au temps de sa puissance, il avait 600 kil. sur 150, et faisait un commerce assez important.

SIAM, appelée aussi Voudra, Julhia, Si-yo-Thy-ya ou Douaraoudy, v. du royaume de Siam (jadis sa capitale), sur une île du Meinam , à 70 kil. N. de Bankok, par 14® 20’ 40” lat. N. et 98® 30’ long. E.; 90,000 hab. On y remarque le palais royal , la maison des Eléphants , et le Trésor. C’était, avant les invasions des Birmans, en 1767, une ville plus considérable et florissante, à laquelle on a donné jusqu’à 600,000 hab.

siam ou de thay (Royaume de), vaste Etat de l’Asie méridionale, dans l’Indo-Chine, par 5®-21° lat. N. et 95®- 104® long. E., entre l’empire Birman et le Laos au N., l’empire d’Annam à l’E., le golfe de Siam, la mer de Chine et le Malacca indépendant au S., l’Indo-Chine anglaise (Pegou et Tenasserim) à l’O.; 1,500 kil. sur 400; 495,000 kil. carrés ; 6,000,000 hab. ; capitale : Bankok (jadis Siam). Climat chaud et malsain. Ce royaume forme une vaste plaine, très-accidentée vers le JL, et coupée par le Meinam, le long duquel sont les principales villes Siamoises, et dont les débordements périodiques fertilisent beaucoup un sol déjà riche, mais mal cultivé; il est encore arrosé par le Salouen. Le riz, le sésame, la canne^ à sucre, le tabac, le poivre, le bétel, la laque, et des forêts riches en bois de sapan et de teck en sont les principaux produits. Mines de fer, de cuivre, de plomb et ' d’étain ; forêts peuplées de tigres, de rhinocéros, de singes et de nombreux éléphants (quelques-uns blancs, vénérés | des Siamois) ; la chasse de ces animaux est un monopole

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royal. L’industrie est presque nulle; commerce important, surtout avec la Chine, l’Annam, les possessions anglaises et hollandaises, et consistant en bois indigènes, peaux et cornes de buffle et de cerf, dents d'éléphants, nids d’hirondelle (mets recherché des Chinois), coton, riz, poisson, etc., échangés contre des tissus, des porcelaines, de la verrerie, des soieries, du thé, de l’opium , des armes, etc. Les habitants , composés de deux races indigènes, sont petits, mais robustes, et d’un extérieur peu agréable; ils sont modérés et soumis, mais vaniteux et rusés; les femmes sont condamnées aux travaux les plus pénibles. Les arts, les sciences et les lettres sont plus avancées que dans les pays voisins. Un souverain absolu, regardé comme une incarnation de Bouddha, gouverne le royaume de Siam ; le bouddhisme est la religion principale, et quoique ce culte soit exclusif, quelques sectes sont tolérées. Le christianisme compte environ 2,500 prosélytes. Le pays est divisé en 4 provinces, le Siam, le Laos siamois, le Cambodge siamois, et le Malacca siamois. — Le royaume de Siam était connu dès le vme siècle. Vers 16H0, on crut un instant qu’il allait devenir l’allié et peutêtre la propriété de la France. A l’instigation du grec Constantin l’halcon, favori du roi de Siam, des ambassades furent échangées, et Louis XIV envoya même quelques troupes ; mais après plusieurs succès, elles furent massacrées, et là s’arrêtèrent les projets réciproques. Devenu, vers 1759, tributaire des Birmans, le royaume de Siam recouvra son indépendance en 1768, et agrandit même alors ses possessions par des conquêtes. Les Anglais ont conclu, en 1826 et en 1851, des traités qui leur permettent de commercer. V. Mgr Pallegoix, Description du royaume de Thay ou Siam, Paris, 1854, 2 vol. in-12.

siam (Golfe de), anc. Magnus sinus? golfe formé parla mer de Chine, entre la péninsule de Malacca à l’O. , le royaume de Siam au N., et celui d’Annam à l’E. 11 reçoit le Meinam. Dans sa partie orientale est l’archipel de Cambodge.

SI-AN, v. de Chine. V. Si-ngan.

S1BBALD ( Robert), médecin naturaliste, né vers 1643 dans le comté de Fife (Ecosse), m. en 1720, visita la France et l’Italie pour compléter ses études, fut nommé médecin et géographe du roi Charles II, et contribua puissamment à la création d’un collège de médecine et d’un jardin des plantes à Edimbourg. Il a laissé, entre autres ouvrages encore estimés : Scotia illu strata, seu Prodromus historiœ naturalis, Edimbourg, 1684 et 1696, in-fol.; Phalainoloyia nova, Londres, 1773, in-8°; Histoire des comtés de Fifeet de Kinross, en anglais, 1710, in-fol.; Histoire du comté de Lintithyow, 1720, in-fol.; Description des Orcadcs et des Shetland, 1711, etc. B.

S1BENIK. V. Sebenico.

SIBERENA, nom anc. de Santa-Severina.

SIBERIE, vaste région qui occupe toute la partie septentrionale de l’Asie, et forme la presque totalité de la Russie d’Asie ; bornée au N. par l’océan Glacial arctique, à l’E. par la mer d’Okhotsk et le Grand-Océan, à l’O. par la Russie d’Europe, et au S. par le Turkestan et les annexes de l'empire chinois; entre 62° long. E. et 173° long. O., 42° et 76° lat. N. Superficie ; 14.538,000 kil. carrés;

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