SIN
Pont-Euxin et l’Hypanis (Kouban), un pays appelé de son nom Sindique, et qui forme aui. la presqu’île de l'aman. On y distinguait le lac Sindique (auj. liman du Kouban ou golfe Kyziltaschj, comm '.niquant avec la mer par une bouche étroite. Sinda, la ville du pays, est auj. Anapa, qui a porté aussi le nom de Sindglik. C. P.
SINDHY, région de l’Hindoustan anglais (présidence de Bombay), entre le Pendjab au N., le Béloutchistan à l'O., le golfe d’Oman au S., le Radjepoutana à l’E., tire son nom du Sind qui l’arrose; capitale, Kurratschi. Pays plat, sablonneux ; climat brûlant (au mois de mai, 35° centigrades, 37 à 38 en octobre), et qui n’est adouci que par la fraîcheur des nuits; 137,000 kil. carrés environ ; 1,000,000 d’hab. On le divisait autrefois en 4 principautés : Haiderabad, Mirpour, Khirpour, et Bahawalpour, qui sont soumises aux Anglais depuis 1843.
SINDHYAH , royaume Mahratte indépendant , dans l’Hindoustan, entre la Djoumnah et la Nerbuddah, environné de tous côtés par les possessions médiates ou immédiates de l’empire anglo-indien, et coupé par des districts qui n’en font point partie ; 102,000 kil. carrés; 4,000,000 hab.Capit., Goualior ; v. princip. : Oudjéïn. Il est formé de portions des anc. provinces d’Agra, de Malwa et de Kandeisch, et arrosé par le Tapty, la Nerbuddah, le Tcliambal, etc. —Ce royaume a été fondé par Sindhy ah-Beliadour. ( V. Tari, suiu.)
sindhyah (Madhadjy), dit Behadour (le Victorieux), prince mahratte, né vers 1743, m. en 1794, profita de la décadence de l’empire mongol et de l’anarchie de l’Hindoustan pour s’emparer du pays compris entre le Gange, le golfe de Cambaye, le Lahore et le Kandeiscli. Il attira à son service plusieurs officiers français, entre autres le comte de Boigne, eut une armée de 100,000 hommes bien équipés, dont 16 bataillons disciplinés à l’européenne, et 500 pièces de canon.
SINDIQUE. V. Sindes.
SINDJAR, Singara, v. de la Turquie d’Asie (eyalet de Van), à 150 kil. U. de Mossoul, sur le Sindjar (affluent du Khabour), au pied de montagnes qu’habitent les Yézidis, pillards et féroces.
SINÉENS, Sinœi, habitants du désert de Sin, situé au
N. -E. de l’Egypte.
SINES, Sinæ, anc. peuple de l’Asie orientale, dont on trouve la première mention dans Ptolémée; bornés au N. parla Sérique, à l’E. et au S. par des terres inconnues, à l'O. par l’Inde au delà du Gange et la partie de l’océan Indien appelé Grand-Golfe. Leur pays correspond à la côte O. de l’Indo-Chine qui fait partie des possessions anglaises, depuis le golfe de Martaban jusqu’à 10° lat. N. C’est par erreur qu’on a placé les Sines dans la Chine méridionale,ou l’Annam. Le nom des Sines, et celui de Thinæ, leur capitale, rappelle celui de Tsiam, auj. royaume de Siam, à qui ce pays a longtemps appartenu. Ptolémée parle encore d'un fleuve Sénus, qui descend du N., forme un coude vers le S., et remonte ensuite au N., pour se jeter dans la mer, après avoir reçu au S. la Cotiaris, sur laquelle est placée Thinæ. On trouve en effet sur cette côte une ville de Tena-Serim , située sur un fleuve du même nom, dont le cours a une direction identique à celle du Sénus. Thinæ avait pour port Calijara (auj. Merghi). C. P.
sines ou sinys, brg du Portugal (Alentéjo), à 110 kil.
O. -S. -O. deBéja, sur l’océan Atlhntique, près du cap de son nom; 1,650 hab. Pêche active. Patrie du célèbre navigateur Vasco de Gama.
S1NEU, v. de l’ile de Majorque, à 35 kil. N.-E. de Palma; 4,000 hab. Ane. résidence des rois de l’île.
SI-N GAN ou SI-AN, ville forte de Chine (prov. de Cheff-si), sur le Oueï-ho; 300,000 hab. Elle a été la capitale de la Chine, et la résidence de la dynastie des Han. On y voit des monuments d’une haute antiquité.
SINGAPOUR, c.-à-d. ville du Lion, v. de l’Indo-Chine anglaise, sur la côte S. d’une île de même nom, entre la pointe S. de la presqu’île de Malacca et l’ile de Sumatra; par 1» 17’ 24” lat. N., et 101» 30’ 23” long. E.; 81,000 hab. Port franc très-florissant. Vastes chantiers de construction. De grandes maisons de commerce pour les produits de l’Asie et de l’Océanie y ont été établies par des Européens, des Chinois, des Arabes, des Hindous et des Arméniens. Transit très-important par plus de 1,000 navires par an. Jardin botanique ; collège malais. Cette ville a été fondée, en 1819, par sir Thomas Raffles, et appartient aux Anglais. De son gouvernement dépendent ceux de Georgetown et de Malacca. — L’ile de Singapour a 40 kil. sur 20, et est séparée du continent par un détroit de même nom. Beaucoup de tigres. Culture et. exportation du poivre.