‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 502 sur 864 · SIN · texte numérisé non relu

SIN

SIO

SINGARA , auj. Sindjar, v. de Mésopotamie, au centre, ( sur le Mygdonius. Sapor II , roi de Perse, y vainquit les ! Romains en 348.

SINGÉENS, Singœi, peuple de Macédoine, sur les confins de la Thrace, au bord du golfe Singitique.

SINGIDUNUM, auj. Belgrade, v. de l’anc. Dacie riveraine. Patrie de Jovien.

SINGILIS, nom anc. d’ANTEQUERA et du Xénil.

SINGITIQUE (Golfe), auj. de Monte-Santo, golfe formé par la mer Egée sur la côte S. de la Macédoine, au S.-E. de la Chalcidique, entre les presqu’îles de Sithonie et du mont Athos, tirait son nom des Singéens.

SINGL1N (Antoine), ecclésiastique, né à Paris, m. en 1664 , fut d’abord confesseur des religieuses de Port- Royal, puis supérieur des deux maisons des Champs et de Paris. Il tenait un rang honorable parmi les prédicateurs de son temps. On a de lui : Instructions chrétiennes sur les mystères de N.-S. J.-C., et sur les dimanches et les principales fêtes de l'année, 1671, 5 vol. in-8°, et 1736, 12 vol. in-12.

SINGUS, auj. Sigga, anc. v. de Macédoine, dans la Sithonie et chez la tribu des Singéens.

SIN1GAGL1A , anc. Senogallia ou Sena Gallica, v. du royaume d’Italie (prov. d’Ancône), port à l'embouchure de la Misa dans l’Adriatique, à 35 kil. S.-E. de Pesaro ; 23,498 hab. Evêché. Comm. de fers, chanvre, soie, huile d’olive, grains, etc. Foire célèbre au mois de juillet. Belles églises. Patrie du pape Pie IX.

SIN-KIANG, province militaire de l’empire chinois; ch.-l., Ili ou Kouldja. Elle comprend la Dzoungarie et la Petite-Boukharie.

S1NNAMARI, riv. de la Guyane française, coule au N., reçoit la Couriége, et se jette dans l’océan Atlantique, à 90 kil. N.-O. de Cayenne; cours de 250 kil., enveloppé de marais qui rendent le pays malsain. Un bourg de même nom est à son embouchure, sur la rive dr. En 1798, un établissement fut formé sur les bords du Sinuamari pour les déportés du 18 fructidor an v (4 sept. 1797 ); beaucoup d’entre eux y périrent.

SINNIS, brigand de l’ane. Grèce, s’était placé à l’isthme de Corinthe, dépouillait les voyageurs, les jetait à la mer, les assommait de sa massue, ou les attachait par les quatre membres à des arbres qu’il avait courbés vers la terre et qu’il laissait ensuite se redresser. Thésée le tua.

SINON, Grec qui se laissa prendre par les Troyens, au moment où ses compatriotes, feignant de lever le siège de Troie, allaient se cacher derrière l’île de Ténédos. Il prétendit avoir été abandonné, et persuada aux Troyens d’introduire dans leur ville le fameux cheval de bois qui contenait une troupe déterminée de Grecs.

SINOPE , v. d'Asie-Mineure (Paphlagonie), sur le Pont- Euxin, fut fondée, d’après la tradition , par l’un des compagnons de Jason , Autolycos. Mais l’histoire lui donne pour fondateurs les Milésiens, qui y envoyèrent deux colonies, l'une en 751, l’autre après la destruction de la ville par les Cimmériens en 632. Périclès, après l’avoir délivrée de son tyran Timésiléon, y conduisit 600 Athéniens. Par sa position sur un isthme, elle avait un double port , et sa marine lui assura l’empire de la mer, à l’O. jusqu'au Bosphore de Thrace, à l’E. jusqu’à l’Halys. Elle fonda même au-delà de ce fleuve Cotyora, Cerasus, Trapezus ou Trébizonde. Les principaux objets de son commerce étaient le cinabre, appelé Terre de Sinope , et le poissom, qui y était conservé dans de magnifiques réservoirs. Attaquée en vain par Mithridate Y, roi de Pont, et secourue contre ce prince par les Rhodiens, Sinope fut prise par son successeur rharnabaze Ier, et devint , sous Mithridate le Grand , qui y était né, la capitale du royaume de Pont. Prise par Lucullus, en 71, elle fut par lui déclarée libre et autonome : mais César, en 45, y envoya une colonie romaine, d’où la ville prit le nom de Colonia Julia Cœsarea Félix Sinope. Bien qu’elle eût conservé sous l’Empire son importance commerciale et ses richesses , elle céda à Amasée le privilège d’être le ch.-l. de la prov. de Paphlagonie : elle avait donné le jour au philosophe Diogène le Cynique, et au poète comique Dipliile. Prise par les Turcs Seldjoucides sur les Grecs, elle fit partie de la principauté de Kastamouni, qui demeura à des princes seldjoucides, sous la suzeraineté des Ottomans, jusque dans la 2* moitié du xve siècle. Auj. elle est appelée par les 'Turcs Sinoub, et forme un des livahs de l’eyalet de Kastamouni. Avant 1853, elle avait environ 8,000 hab., des chantiers pour la marine impériale turque, et faisait un commerce assez actif de riz, de fruits, de cuirs et de planches. Une attaque inopinée des Russes, par mer, avec des forces supérieures, ouverte le 30 novembre 1853 , anéantit une escadre turque, et détruisit une partie de la ville. C. P.

SINTICE , anc. v. de Macédoine ; auj. Serès. SINTOISME ( du mot japonais sin, héros, génie, demidieu), religion primitive du Japon, consistant dans le culte d’un dieu suprême, de dieux subalternes, des génies qui gouvernent les éléments, des fondateurs et législateurs de l’empire japonais. C’est celle de l’empereur,

, de sa famille , et des princes qui environnent le trône.

! Elle enseigne que les âmes des hommes vertueux iront habiter les régions lumineuses au seuil desquelles le Ja- ! pon est placé, et que celles des méchants seront condamnées à errer éternellement dans le vague des airs, repoussées à la fois du ciel et de la terre. Les prêtres sintos, au nombre de 60,000 dans tout l’Empire, s’abstiennent de toute nourriture animale. Le Sintoïsme et le Bouddhisme se partagent les habitants du Japon.

SINTZHEIM, v. du gr.-duché de Bade, capitale du Kraichgau, à 20 kil. S. d’Heidelberg; 2,900 hab. Turenne y battit les Impériaux en 1674.

SINUESSA, anc. v. d’Italie, sur la mer Tyrrhénienne, près de l’embouchure du Savo, appartint originairement à la Campanie, puis fit partie du Latium , dont elle formait, sous Auguste, l’extrême limite au S.-O. Traversée par la voie Appienne, et placée non loin des vignobles de Massique et de Falerne, elle faisait un commerce considérable de vins. Les eaux thermales de son voisinage, Aquœ Sinuessance , attiraient beaucoup de visiteurs. Elle reçut une colonie romaine l’an 457 de Rome, et fut détruite au x* siècle par les Sarrasins. On trouve des ruines importantes de cette ville à l’endroit appelé Bocca di Mandrayone , dans le royaume d’Italie (Province de Caserta). C. P.

SINUS, partie de la toge romaine croisant sur la poitrine en descendant de l’épaule gauche, et passant sous le bras droit ( V. Toge ) . On se servait du Sinus comme d’une poche; on relevait aussi dessus le premier jet de devant de la toge, pour l’empêcher de traîner à terre. C. D — y.

SIOLKI (Monts), chaîne de montagnes de l’empire chinois, parcourt, sur une étendue de 1,500 kil., l’E. de la Mongolie et de la Daourie, et rejoint les monts Stanovoï au N., l’In-chan au S.

SION, anc. Sedunum et Civitas Sedunorum, en allemand Sillen , v. de Suisse, ch.-l. du canton du Valais, sur le Rhône et la Sionne, à 90 kil. E. de Genève ; 4,203 hab. Evêché (jadis souverain); séminaire, collège, école de droit. Cathédrale et hôtel- de- ville remarquables. Ses 3 anciens châteaux de Majorie , Tourbillon et Vulérie sont en ruines. Le goitre et le crétinisme affligent sa population. Fers et quincaillerie. — Les Valaisans y battirent les Savoisiens en 1415. Les Français, qui la prirent en 1798, eu firent le ch.-l. d-u département du Simplon en 1810.

sion, v. de lTIindoustan anglais (Bombay) ; sur la côte N. de l’ile Bombay, et à 13 kil. N. de la ville de ce nom. Lîle commande le passage de l’ile Bombay à l’ile Salsette.

sion, montagne de France (Haute-Savoie), à 15 kil. S.-O. de Genève , 400 mètr. de hauteur.

sion , une des montagnes de Jérusalem ( V. ce mot). sion ( Le cardinal de ). V. Schinner.

SIONIE ou SIOUNIE, prov. de l’Arménie aux iv« et v* siècles, au S.-E. du lac d’Erivan, formait une principauté. C’est encore auj le titre d’un archevêché in partibus. SIONITE (Gabriel). F. Gabriel.

SIOUAH ou SYOUAH, anc. Oasis d’Ammon, appelée aussi par les Arabes Sautria et Sautariah , forme , à l’O. de l’Egypte , dans le désert libyque , une vallée large de 2 à 3 kil., et longue d’environ 200, depuis Siouah, sa principale ville, à l’E., jusqu’à Farfajah , à l’O. Elle est à 12 jours de marche du Caire , et 13 d’Alexandrie. Le sol est formé de rochers calcaires de gypse et de sel gemme, dont les couches sont assez épaisses pour qu’on l’emploie comme pierre de construction. On y trouve 10 lacs salés, des sources salines , et , çà et là , des couches de sel qui interrompent les marécages d’eau douce où l’on cultive le riz. Les alentours seuls du chef-lieu sont couverts de champs de blé, de pâturages, d’oliviers, d’orangers, de palmiers, et bien arrosés par des sources d’eau douce , la plupart tiédes. La ville de Siouah , bâtie sur un rocher de forme conique , a environ 2,000 hab. A peu de distance sont des ruines appelées par les habitants Omm-Deydah; ce sont celles du temple de Jupiter Ammon. Plus loin, dans la plaine de Zeytoun, sont d’autres temples en ruines, où l’on reconnaît , dans les styles tour à tour égyptien , grec et romain , les traces de la domination des Pharaons , des Ptolémées et des Césars. Auj. l’oasis a environ 6,000 hab. musulmans , mais étrangers à la race arabe ; leur teint plus noir, et la langue berbère dont ils se servent , démontrent qu’ils appartiennent à la race éthiopique ou chami-

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