SIR
tique , comme les anciens habitants de l’Egypte , comme lesTouariks et les Tibboos du désert, et les Kabyles de l’Atlas. L’oasis est soumise au pacha d’Egypte, qui y a établi un officier chargé de la perception de l’impôt : l’administration intérieure est laissée aux cheikhs indigènes , au nombre de 22. Le commerce consiste en dattes , olives , corbeilles en feuilles de palmier. C. P.
SIOUEN-TCHÉOU , v. de la Chine propre (Fou-kian), à 140 kil. S.- O. de Fou-tchéou. Aux environs, magnifique pont de pierre , qui a plus de 300 piles.
SIOl’LE, riv. de France, naît près du mont Dore, arrose les départements du Puy de-Dôme et de l’Ailier, et se jette dans l’Ailier au-dessous de Moulins; cours de 100 kil.
SIOUNIE. V. Sionie.
SIOUTHouSYOUTH, anc. Lycopolis, v. de la Haute- Egypte, ch.-l. de la province de son nom, sur le Nil, à 300 kil. S. du Caire ; par 27» 13’ 14” lat. N. et 28® 53’ 16” long. E. ; 25,000 hab. Evêché et couvent copte. Ruines d’un amphithéâtre romain ; grottes antiques, renfermant des sépulcres et des peintures curieuses. C’est le rendezvous des caravanes du Darfour. — La prov. de Siouth, la plus septentrionale de la Thébaïde , entre celles de Minyèh au N.- O. , et de Djirdjèh au S.-E. , a 160 kil. sur 25 , et environ 200,000 hab.
SIOUX, nation indigène de l’Amérique du Nord, divisée en plusieurs peuplades formant autrefois une confédération puissante et belliqueuse, et qui est encore auj. la plus nombreuse de celles qui ont conservé leur indépendance. Les principales peuplades sont les Dakotas , errant entre le Missouri et le Haut-Mississipi , et les Assiniboins ou Iowas, entre le Missouri et le Saskatchawan.
sioux (District des). V. assiniboine.
SIPARIUM , petit voile qui cachait l’avant-scène dans les théâtres des Anciens , pendant les entr’actes. Il était divisé en deux parties , qui se tiraient horizontalement de droite et de gauche. C. D — y.
SIPHNOS, auj. Siphno ou Sifanto, l’une des Cyclades septentrionales, à l’O. de Paros , par 36° 57’ lat. N. et 22“ 23’ long. E. ; 13 kil. sur 8. Climat trés-sain ; sol fertile en grains , vignes , fruits , huile et gibier ; soie estimée. Elle était importante autrefois par ses mines d'or et d’argent ; mais les habitants ayant négligé de payer la dime à Apollon , le dieu les punit en inondant leurs mines : c’est ainsi que la tradition a expliqué la disparition de ces filons métalliques , dont on ne peut même plus auj. reconnaître le gisement. L’île produisait aussi une pierre molle particuculière, dont on faisait des gobelets recherchés. Auj. on n’y trouve plus que du plomb , et des carrières de granit et de marbre. Siphnos fut colonisée par des Ioniens venus d’Athènes , qui se rendirent célèbres par leur mauvaise foi ; Sipkmazein signifiait manquer de parole. Ils combattirent à Salamine pour la cause grecque , et entrèrent ensuite dans l’alliance d’Athènes , à laquelle ils payèrent un tribut annuel de 3,600 drachmes. Après avoir appartenu aux Romains et à l’empire grec , Siphnos fit partie du duché de Naxos, puis en fut séparée pour devenir le domaine de deux familles italiennes, les Coronia et les Gozadini. Barberousse l’enleva à ces derniers sous le règne de Soliman le Magnifique , et elle resta aux Turcs jusqu’à la guerre de l’Indépendance. Elle fait aussi partie du royaume de Grèce (Nome des Cyclades) , et a 7,000 hab. Sa principale ville , Kastro, occupe l’emplacement de l’ancienne Apollonia, sur la côte N. -E. C. P.
SIPONTE , Sipus ou Sipontum, anc. Ville d’Apulie , au pied du Garganus , et près du golfe Urias ; fondée par Diomède. Auj . Siponto ou Manfredonia.
SIPRON. V. Sapri.
SIPYLE, montagne d’Asie-Mineure, forme le prolongement du Tmolus de Lydie , et s’avance , en bordant la rive g. de l’Hermus , vers le golfe de Smyme. Il avait autrefois des mines d’or. Du temps de Tibère , un tremblement de terre renversa les villes situées au pied du Sipyle, ou à peu de distance, Magnésie, Sardes; un autre, beaucoup plus ancien , avait détruit l’antique capitale de la Méonie, Tanlalis , appelée aussi Sÿyle, dont l’emplacement, entre la montagne et l’Hermus , fut changé en partie en un lac appelé Saloé ; mais la citadelle n’éprouva aucun dommage , et subsiste encore aujourd’hui : c’est uue construction pélagique. Sur le penchant de la montagne sont des ruines étendues, que la tradition désigne sous le nom de ville et de tombeau de Tantale : c’est en effet une nécropole où sont 20 tumuli • au sommet est celui de Tantale , revêtu d’un soubassement circulaire, au centre duquel est une grande chambre où était déposé le corps du roi. C. P.
SIR , mot anglais, signifie Monsieur quand on s’adresse
| à la personne. Employé devant un nom propre, il est ho- [ norifique, et indique un chevalier ou un baronnet.
I SIRAMPOUR. V. Sérampour.
SIRBON (Lac de), Eirbonis lacus, auj. Sebaket-Bardouil , ! lac de la Basse-Egypte, au N.-E., près de la Méditerranée. Suivant les fables égyptiennes, Typhon y fut précipité.
SIR-DAKiA ou SI11UUN, anc. Iaxarte, fleuve d’Asie, prend sa source dans le nœud de la chaîne du Thian-Chan et du Bolor, sur les frontière de l’empire chinois et du Turkestan, arrose la partie N.-E. du Turkestan, coule à l’O. et au N.- O., sur 1,600 kil., par Khokand, Kodjend, et Tachltend, et se jette dans le lac Aral par plusieurs embouchures; il forme auj. les limites du Turkestan indépendant et de l’empire russe.
SIRDJAN. V. Kerman.
SIRE , mot employé jadis comme synonyme de seigneur , et dont on forma messire par l’adjonction du pronom possessif au pluriel. Après avoir été pris comme titre honorifique par un certain nombre de nobles (les sires de Coucy, de Bourbon, de Montmorency, de Joinville, de Beaujeu, de Ciéqui, de Pons, etc.), il fut réservé depuis le xvi® siècle aux rois de France. Dans quelques provinces, pour désigner les juges et consuls des marchands, on se servait du mot sire , en le faisant suivre de leur nom.
SIRÈNES (Les.), filles d’Achéloüs et de Calliope, et compagnes de Proserpine, furent métamorphosées en monstres marins par Gérés , irritée de ce qu’elles ne s’é taient pas opposées à l’enlèvement de sa fille. Elles attiraient, selon la Fable, par la douceur de leur voix, les voyageurs imprudents, et les laissaient se noyer dans les flots. Leur nombre est incertain : on en compte 2, 3 et même 8, entre autres : Aglaophone, Thelxiépie ou Thelxinoé, Molpé, Ligée, etc. Parthénope a été aussi rangée parmi elles. Les Sirènes demeuraient sur les bords de la mer entre Caprée et la côte d ltalie. Elles avaient le corps d’une femme jusqu’à la ceinture, et, au-dessous, la forme d’oiseau ; ou bien , une tête de femme sur un corps d’oiseau. La croyance aux Sirènes subsista assez tard chez les peuples modernes.
SIRÉNUSES (Iles), Sirenusæ insulœ, rochers ou écueils sur la côte de Campanie, étaient, selon la Fable, les Sirènes elles-mêmes, qui, s’étant jetées à la mer, par désespoir de n’avoir pu séduire Ulysse, avaient été ainsi transformées.
SIRERIE, seigneurie féodale dont le possesseur prenait le titre de sire.
SIRET (Louis-Pierre), grammairien, né à Evreux en 1745, m. en 1798, a publié : Eléments de la langue anglaise, Paris, 1773; Grammaire italienne, 1797 ; Grammaire française et portugaise, 1799 ; tous ces ouvrages furent classiques dans le temps, mais ont été surpassés depuis.
siret ( Charles- J oseph-Christophe ), né à Reims en 1760, m. en 1838, fut maître de pension avant la Révolution, puis professeur et censeur au lycée de Reims. 11 est auteur d’un petit abrégé élémentaire d’histoire grecque, en latin, sous le titre : Epitome historiæ grœcœ , Paris, 1798, in-12, ouvrage assez médiocre.
SIREY ( J.-B. ), jurisconsulte, né à Sarlat en 1762, m. en 1845, quitta les ordres sacrés lors de la Révolution, se maria avec une nièce de Mirabeau, fut, sous la Terreur, emprisonné comme suspect de royalisme, et devint, en
1799, avocat à la Cour de cassation. 11 a publié mensuellement, avec Denevers, un Recueil général des lois et arrêts en matière civile, criminelle, commerciale, et de droit public depuis
1800, Paris, 1802-30, 30 vol. in-4°, avec des Tables analytiques, 1812, 1828, 1838, précieux répertoire qui a été continué depuis 1830 par L.-M. Villeneuve, son gendre. Sirey a aussi donné les divers Codes annotés , 1813-19, ouvrage estimé, etc.
sirey (Marie -Jeanne de lastetrie du saillant, dame), née au Bignan (Loiret) en 1776, m. en 1843, femme du précédent, a écrit plusieurs jolis ouvrages moraux pour la jeunesse, entre autres : Conseils d’une grand' mère aux jeunes femmes, 1838, in-12.
S1RETH. V. Seketh.
SIRHIND , anc. Serenda , v. de l’Hindoustan anglais (Pendjab), dans le pays des Seikhs, à 225 kil. N.-O. de Delhi. Bâtie par Firouz III en 1357, et autrefois très-florissante, elle est auj. presque en ruine.
SIRI (Vittorio), historien, né à Parme en 1608, m. en 1685, était bénédictin, et avait de la réputation comme géomètre, quand, protégé par Richelieu et Mazarin, pour s’être montré partisan de la France dans des discussions politiques, il devintauminier et historiographe de Louis XIV. On a de lui, entre autres ouvrages médiocres: Il Mercurio, ovvero historia de' cor renti tempi , 1644-82, 15 vol. in-4°, pu-