SIS
Mies successivement à Venise, Lyon, Casai, Paris et Florence; Memorie recondite dell' anno 1601 sino ni 1640, Rome et Paris, 1676-79, 8 vol. in-4°, d’où l’on a tiré les A necdotes du ministère du cardinal de Richelieu , 1717, 2 vol. in-12, et les Anecdotes du ministère du comte d'Olivarès, 1722, in-12. La découverte des Mémoires du P. Joseph par Léopold I’anke donne à Siri plus de véracité qu’on ne lui accordait généralement.
SIRICE, pape de 385 à 398, Romain de naissance, comattit les Novatiens, les Donatiens, les Priscillianistes, et aida l’empereur Théodose à réprimer les Manichéens. On a de lui quelques Epitres décrétales, entre autres une à Himerius sur l’administration du baptême, de la pénitence et de la prêtrise.
S1RINAGOR ouSERINAGOR, c.-à-d. ville du bonheur, v. de l’Hindo'jstan anglas (Pendjab), sur la rive g. de l’Alacananda, à 130 kil. N. -O. d’Ahnora. Autrefois considérable et capitale du Ghérounl, elle fut détruite par les Gorkhas et les tremblements de terre. Auj. elle n’a de remarquable qu’un palais en granit, et fait quelque commerce en denrées du Thibet et du Lahore.
sinjNAGOn, v. du Cachemire ( F. ce mot).
SIRISou SEMNUM, auj. Sinno, riv. d’Italie (Lucanie), se jetait dans la mer Ionienne, à une ville du même nom (auj. Torre di Serina), qui fut fondée, dit-on, par les Troyens, et où l’on conservait une image du Palladium. Cette ville servait de port à Héraclée.
SIRIUS, constellation du Chien ou la Canicule (F. ce mot ).
SIRMIO, nom anc. de Sermione.
SIRMIUM , v. de Pannonie et patrie des empereurs Aurélien, Gratien et Probus, fondée par la peuplade gauloise des Taurisques, sur la rive g. de la Save, devint, sous l’Empire, l’arsenal militaire des Romains pour leurs guerres contre les peuples du Danube; elle avait une fabrique d'armes, un château impérial, et était le quartiergénéral de l’amiral qui commandait la flotte du Danube. Elle tomba, au vie siècle, au pouvoir des Avares, qui, sans doute, la détruisirent ; car dès lors elle disparait de l’histoire. On en trouve d’importantes ruines près de Mitrowitz, dans les Confins militaires du Bauat-Serbe (généralat de Petervvardein).
SIR. MUXD | Jacques), très-savant jésuite, né à Riom en
1559, m. en 1651 , professa la rhétorique à Paris, et fut appelé en 1590 à Rome, en qualité de secrétaire d’Aquaviva, général des Jésuites. 11 rentra en France en 1608, et devint, en 1637, confesseur de Louis XIII. Ecrivain exact et pur, il débrouilla la chronologie, fit revivre plusieurs auteurs ignorés, commenta les plus obscurs, et rendit par là les plus grands services, principalement à l’histoire de l’Eglise. On lui doit la publication d’ Ennodius, des Chroniques d' Ida ce et Marcellin, d 'Anastase le Bibliothécaire, de Théodorel, de l'Histoire de Reims par Flodoard, et des Concilia antiguœ Gatliœ, Paris, 1629, in-fol. Ses Œuvres ont été recueillies par le P. Labaume, Paris, 1696, 5 vol. in-fol. G. N.
S1ROCO , vent qui souffle de l’Afrique dans la Méditerranée et en Italie. 11 se lève ordinairement vers le mois de février, et ne souffle guère que par bourrasques de 36 à 40 heures. Quelquefois il dure de 14 à 20 jours, mais sans être bien sensible. Dons toute sa force, il est brûlant, excite un grand abattement, dessèche l’herbe et les plantes.
S1ROD, vge (Jura), arr. et à 35 kil. S.-E. de Poligny; 1,228 hab. Près de là, l’Ain forme une superbe cascade.
SIROES , roi sassanide de Perse, monta sur le trône en 628, après la déposition de son père Chosroès 11, contre lequel il s'était révolté, et qu’il fit périr, poussé et menacé par une faction puissante des émirs. On l’accuse aussi, mais sans certitude, d’avoir fait mettre à mort 14 ou 15 de ses frères. Siroès, pour détruire l’impression de terreur causée par la révolution qui l’avait porté sur le trône, fit fleurir la justice dans ses Etats; mais il mourut après 9 mois de règne, 629.
SIS, v. de la Turquie d’Asie, dans l’éyalet et à 65 kil N.-E. d’Adana. Résidence d’un patriarche arménien. Elle était, au moyen âge, la capitale de la Petite- Arménie.
SISACHTUIE, c.-à-d. dégrèvement, nom donné à un expédient auquel Solon ( F. ce mol ) eut recours pour soulager la misère du peuple d'Athènes, et qui consista à déduire du capital des dettes les intérêts déjà payés, et à élever, pour le remboursement du reste, la valeur nominale de la monnaie.
S1SAPONTE , Sisapus, v. d’Hispanie (Tarraconaise), sur un sol riche en mines de sulfure de mercure ou vermillon. Auj. Almaden de la Plala.
SISARA, général de Jabin, roi des Chanancens. F. DÉ-