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BORA

SISCIA, appelée aussi Segesta ou Segestica,\. de Pannonie, au confluent du Colapis ( Kulpa ) et de la Save, servit aux Romains, sous Auguste et Tibère, de centre stratégique dans les guerres contre les lllyriens et les Pannoniens.

| Grâce aux fleuves qui s’y réunissaient et à un canal que ! fit creuser Tibère, elle devint le centre du commerce des j Italiens avec les Pannoniens et les Taurisques. Agrandie et colonisée par Tibère, elle reçut de Septime-Eévère une nouvelle colonie, et prit de là le nom de Colonia beplimia Siscia. Elle renfermait une fabrique impériale de monnaies, était le quartier de la flottille romaine de la Save, et devint, dans les dernières divisions de l’Empire, le ch.-l. de la prov. de Savie. C’est auj. Sissek, en Croatie. On y trouve encore quelques antiquités. C. P.

SISEBUT (F!avius|, roi des Wisigoths, 612-621, soumit les Astures révoltés, refoula les Vascons dans les Pyrénées, attaqua les Grecs, les chassa de la Bétique et de la Lusitanie, traita avec Héraclius, et persécuta les Juifs pour les contraindre à embrasser le christianisme.

SISENNA (L. Cornélius), orateur et historien romain , parent de Sylla et ami de Varron, d’Atticus, et de Cicéron, fut questeur en Sicile, l’an 676 de Rome, 77 av. J.-C., puis préteur, et gouverneur d’Achaïe. 11 composa une Histoire romaine, en 22 livres, depuis la prise de Rome par les Gaulois jusqu’aux guerres civiles de Marius et de Sylla, des Commentaires sur Plaute, et traduisit du grec les Contes milésiaques. Il ne nous reste que quelques fragments de son Histoire romaine , qui fut, à son époque, un assez bon ouvrage.

sisenna , fils d’Archélaüs, prince de Comana, tenta, en 63 av. J.-C., de s’emparer du trône de Cappadoce, et fit périr Ariobarzane 11 ; mais il ne réussit à régner qu’en 42, par la protection d’Antoine.

SISMONDI (Ugolin), dit Buzzacherino, amiral de la république de Pise en 1241 , remporta sur les Génois la célèbre victoire de la Méloria , et reçut en récompense , de Frédéric II, le titre de comte Ugolin.

sismondi (Jean-Charles-Léonard simonde de), célèbre historien et économiste, né à Genève en 1773 , d’une famille riche, originaire de Pise, m. en 1842. Il passa quelques années en Angleterre et en Toscane pendant les troubles de sa patrie, rentra , en 1800 , dans sa ville natale, et fut secrétaire de la Chambre de commerce du département du Léman pendant le 1er empire français, puis membre du Conseil représentatif de Genève. On a de lui : Tableau de l'agriculture toscane, Genève, 1801 ; Traité de la Richesse commerciale, 1803, 2 vol. in- 8°, ouvrage qui commença sa réputation , et dans lequel il adopta le système de liberté absolue d’Adam Smith; Histoire des républiques italiennes, 1807 - 1818, 16 vol. in- 8°, « qu’il a tracée, dit M. Mignet, avec un vaste savoir, un noble esprit, un talent vigoureux, assez d’art, et beaucoup d’éloquence, » et qu'il avait commencée en 1803; de la Littérature du midi de l'Europe , 1813 et 1829, 4 vol. 4n-8°, cours professé à Ge- 1 nève, 1811-1812, intéressant, mais faible en ce qui concerne l’Espagne et le Portugal; Nouveaux principes d'économie politique, ou de la Richesse dans ses rapports avec la population, Paris, 1819, 2 vol. in- 8°, où l’auteur, se séparant d’Adam Smith, signale les dangers d'une production j exagérée et combat la concurrence illimitée; Julia Severa, ou l’An 492, tableau, sous forme de roman, des mœurs etdes usages dans les Gaules au temps de Clovis, 1822, 3 vol in-12; Histoire de la renaissance de la liberté en Italie, 1832, 2 vol. in - 8», où l'on sent, à l’égard de la cour de Rome, l’hostilité de la religion calviniste, à laquelle Sismondi appartenait ; Histoire de la chute de l Empire romain et du déclin de la civilisation, de Tan 250 à Tan 1000, professée à Genève en 1821, et publiée à Paris, 1835, 2 vol. in-8°; Etudes sur les constitutions des peuples libres, Pa- I ris, 1836-38, 3 vol. in -8°. Mais son principal titre de gloire est une Histoire des Français, 1821-43, 31 vol. in-8°, dont il donna lui-même un résumé sous le titre de Précis de l'histoire des Français, 1839, 2 vol. in-8° (un 3e vol. a été rédigé par M. Amédée Renée). C’est une œuvre d'une ! immense éruditiou, où l’histoire de la nation tient plus de place que la biographie des souverains ; une animosité manifeste contre les rois et le clergé, un esprit de système qui veut trouver partout la trace et l’influence des idées i démocratiques, un style incorrect, négligé, froid, en sont les principaux défauts. Comme écrivain, Sismondi n’occupe qu’un rang secondaire, et un œil un peu exercé reconnaît toujours en lui l’étranger. Il fut élu, en 1833, membre as- I socié de l’Académie des Sciences morales et politiques. F. i M. Mignet, Notices historiques, Paris, 1853, 2 vol, in-8°. B.

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