SIX
SISSONNE, ch.-l. de cant. (Aisne), arr. et à 23 kil. E. de Laon ; 1,410 hab. Fabr. de toiles de chanvre. Epuration d’huile. — Jadis titre de comté.
SISTERON , Scgustero , s.-préf. ( Basses-Alpes ) , à 40 kil. N. -O. de Digne, sur la Durance et le grand Buech, entourée de fortifications démantelées ; 3,587 hab. Cette ville existait déjà sous les Romains; elle conserva son régime municipal et ses consuls, qui furent confirmés en 1212. Elle possédait un évêché, fondé en 500, et supprimé en 1801. 'Fri b. de lre instance, collège. On remarque un pont d’une seule arche sur la Durance, et la citadelle, située sur un rocher qui domine la ville. Métiers à soie.
SISTOVA. SISTOW ou SZISTOWA, v. forte de la Turquie d’Europe (eyalet de Yiddin), sur la rive dr. du Danube, à 40 kil S.-E. de Nicopolis; 20,000 hab. Fabr. de coton ; tanneries. Le château, au pied duquel la ville est groupée, est dans un état de délabrement complet. — Un traité de paix entre la Porte et l’Autriche fut conclu à Sistova, le 4 août 1791.
SISTRE , instrument de musique des anc. Egyptiens à la guerre et dans les sacrifices. C’était une lame d’airain ou d’argent, courbée en ovale un peu rétréci dans sa partie inférieure, et fixée sur un manche court. Le petit diamètre était coupé par 3 ou 4 baguettes de métal aussi, terminées en crochets à leurs extrémités, et passant librement à travers des trous percés dans la circonférence de la lame. On agitait le sistre en cadence pour lui faire rendre un son - C. D — T.
SISYGAMBls, mère de Darius III Codoman, roi de Perse, tomba au pouvoir d’Alexandre le Grand à la bataille d’issus, 333 av. J.-C., et fut traitée avec une générosité qui lui inspira une si vive reconnaissance, qu’à la mort du conquérant, 323, le chagrin la poussa à se laisser mourir de faim.
SISYPHE, fils d’Eolus et petit-fils d’Hellen, est célèbre, dans les fables grecques, par ses fourberies et sa malice. Il eut pour femme l’Atlantide Mérope , et pour amante Anticlée, qu’il rendit mère d’Ulysse avant qu’elle eût épousé Laërte. Il bâtit Ephyre ou Corinthe, ferma l’isthme par des murailles, rançonna ceux qui demandaient le passage, contraignit le fleuve Asopus à venir baigner l’Acro-Corinthe, séduisit sa propre nièce Tyro, fille de Salmonée, fut tué par Thésée, et laissé sans sépulture. Pîuton lui ayant permis de revenir un seul jour sur la terre pour faire inhumer son corps, il refusa de retourner aux Enfers, et il fallut, après bien des années, que Mercure l’y traînât de force. Il fut condamné à rouler une grosse roche jusqu’au sommet d’une montagne, d’où elle retombait aussitôt, et qu’il était obligé de remonter immédiatement. Sisyphe institua les jeux Isthmiques. B.
SIT, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gvt de Tver, coule à l’E. à travers le gvt d’Iaroslav, puis au N , et se jette dans la Mologa ; cours de 150 kil. Sur ses bords, les Russes, commandés par Iouri Wladimir, furent battus par les Tartares, en 1327.
SITA, femme de Rama ( V . ce mot).
SITACE , v. de l’anc. Assyrie , sur le Tigre , au N. de Ctésiphon , donnait son nom à une province , la Sitacène. C’est auj. Harbé.
SITALCÈS , roi des Odryses, vers 430 av. J.- C., aussi brave guerrier que sage administrateur, étendit les limites de ses Etats, et vit son alliance recherchée par les Athéniens, qu’il aida pendant la guerre de Chalcidique.
SITELLA. V. Cista.
SITGÈS, v. d’Espagne, prov. et à 32 kil. S.-O. de Barcelone; port sur la Méditerranée; 3,500 hab.
SIT1IIU, nom primitif de Sl-Omer.
SITHONIE , Sithonia, une des 3 presqu’îles du S. de la Chalcidique, au milieu, entre celles de Pallène et du mont Athos, tirait son nom d’un anc. roi, Sithon.
SITICINE , Siticen , musicien qui , dans les pompes funèbres, chez les anc. Romains, jouait d’une espèce de trompette ou de flûte aux sons graves.
SITIFIS, auj. Sétif, v. de l’anc. Mauritanie, à l’E., donnait son nom à la Mauritanie Sitifienne.
SITKA ouBARANOV, île de l’Amérique du N., l’une des Kolouches, dans l’océan Pacifique; ch.-l., Nouvel le- Arkhangel. Anc. possession russe, vendue aux Etats-Unis depuis 1H67. Vancouver l’appela Ile du roi George III.
SITONS, Sitones, peuple de la Scandinavie , voisin des Suioues. Tacite indique les Sitons comme terminant la Suévie. Auj. partie de la Norvège.
S1TOPHYLAX, c.-à-d. gardien du blé, magistrat athénien qui veillait à ce que chacun n’achetât pas plus de blé qu’il ne lui en fallait pour ses besoins.
SITTANG. V. Zittang.
SITTARD, v. du royaume de Hollande (Limbourg), à 17 kil. N.-E. de Maëstricht ; 5,000 hab. Brasseries, huileries, tanneries. Fabr. de noir animal, chicorée, tabac.
SITTEN , nom allemand de Sion.
SIVA , 3e personne de la Trimourtï ou Trinité indienne, est le dieu de la destruction et de la mort; il modifie, dissout et tue, mais pour renouveler. Il épousa Bhavani ou Parvati, qui donna le jour à Ganéça et à Skanda. On le nomme Gangadhara (qui porte le Gange sur la tête i , parce que le Gange descend des flancs du Kailaça , qu’on lui donne pour demeure. Siva fut, à une certaine époque, le dieu unique ou suprême dans le S. de l’Hindoustan et à Ceylan. Il prononce et exécute les arrêts de la justice divine. On le représente, tantôt avec cinq têtes, monté sur un taureau, et tenant en ses quatre mains un trident, un lotus, un cerf-nain, et une tchakra (roue symbolique), tantôt montant un tigre , la bouche armée de longues dents et vomissant le feu, les bras et la taille entourés de serpents, avec un collier de crânes humains. Quand la Trimourti est figurée par un arbre de vie, Siva est l’écorce la plus intérieure.
SIVAN. V. Sévanga.
SIVAS, anc. Cab>rn, Diospolis et Sébaste, v. forte de la Turquie d’Asie chef- lieu de l’eyalet de Sivas (Roura oriental), à 760 kil. E.-S.-E. de Constantinople; par 39° 15' lat. N., et 34“ 2' long. E.; 16,000 hab. L’anc. Sébaste, capitale de l’Arménie Ire dans l’Asie Mineure, qui n’était d’abord que la forteresse de Cabyra, fat le théâtre d’une victoire des Romains sur Mithridate; Pompée l’appela Diospolis (ville de Jupiter); mais la reine du Pont, Pythodoris, qui l’habitait, lui donna le nom de Sébaste en l’honneur d’Auguste (en grec Sebaslos). Bajazet et Tamerlan s’y rencontrèrent plusieurs fois ; ce dernier la détruisit entièrement en 1400. — L’eyalet de Sivas ou de Roum , situé au centre de l’Asie Mineure , entre ceux de Trébizonde au N., de Kastamouni et de Bozoq à l’O., d’Adana et de Kharpout au S., de Kharpout et de Trébizonde à l’E., a 600 kilom. sur 280, et environ 800,000 hab. Il est divisé en quatre livahs. Sol montagneux et boisé, avec de fertiles vallées, arrosé par le Kizil-Ermak et l’Iékil-Ermak; il produit des céréales, de la soie, du miel , et possède de beaux pâturages. Il est formé de parties de la Cappadoce, du Pont et de l’Arménie.
SIV ASCII. V. Putride (Mer).
SIVRY, vge de Belgique (Hainaut ), à 39 kil. S.-O. de Charleroi-, 2,000 hab. Fabr. considérable de bonneterie de laine, de beurre, et de fromage.
SIX-FOURS, vge (Var), arr. et à 8 kil. O. de Toulon; 2,805 hab. Fabr. d’huiles, de briques et de tuiles.
SIX-NATIONS. V. Iroquois.
SIXTE Ier (Saint) , pape de 116 ou 119 à 125 ou 129, Romain de naissance. Honoré comme martyr, le 6 avril.
sixte il (Saint), pape de 257 à 259, né à Athènes, fut martyrisé sous l’empereur Valérien. Fête, le 6 août.
sixte iii, pape de 432 à 440, Romain de naissance, travailla, avec S1 Cyrille, à la réunion des Eglises d’Orient.
sixte iv (François d’Albescola de laRovère) , né d’un pêcheur prés de Savone en 1414, fut général des Frères Mineurs, cardinal sous Paul II, et pape de 1471 à 1484. Après avoir, en 1472, envoyé une flotte contre les Turcs , il ne songea plus qu’au rétablissement de sa puissance temporelle dans la liomagne, et à l’agrandissement de sa famille. De ses quatre neveux , deux reçurent des principautés : Jérôme Riario eut Imola et Forli ; Jean de la Rovère , Sinigaglia ; les deux autres , Pierre Riario et Julien de la Rovère (Jules II) furent cardinaux. Perfide au besoin et cruel , il poursuivit avec fureur les Colonna , ennemis des Riario , soutint à Florence les Pazzi contre les Médicis qui traversaient ses projets , fut soupçonné d’avoir pris part à leur conspiration sacrilège ( V. Pazzi ), et , après qu’elle eut échoué , 1478 , commença contre Florence une guerre qu’il ne termina , en 1480 , que par la crainte des Turcs. R.
sixte v ou sixte-quint (Félix Peretti) , né, à Grottea-Mare, non loin de Montalto (Marche d’Ancône |, en 1521 , m. en 1590. Porcher dans son enfance, instruit par charité, il se fit cordelier en 1537, enseigna le droit canon à Rimini en 1544, puis àSienne en 1546, fut grand-inquisiteur à Venise, consul teur du Saint-Office à Rome, vicaire-général de son ordre en 1566, évêque de San-Agata-de’-Goti, cardinal en 1570, et archevêque de Fermo; enfin le besoin d’un homme énergique et vigoureux le fit nommer pape en 1585. D’autres ont prétendu que, pour se faire élire, il feignit d’être accablé de vieillesse et d’infirmités , et qu’après le conclave où il fut désigné , il jeta ses béquilles, et entonna d’une voix puissante le Te Deum. Les brigan-