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dages réprimés avec une sévérité poussée jusqu’à la barbarie , les feudataires rattachés au Saint-Siège par les égards du pontife , le trésor rempli par des expédients , il est vrai, aussi bien que par des économies, les encouragements accordés à l’industrie et à l’agriculture, l’administration des Etats romains réorganisée et confiée à 15 congrégations ou comités , donnèrent au pays un autre aspect , et à Sixte V une tranquillité et des ressources qui lui permirent de seconder les efforts du parti catho lique en Europe, et d’embellir encore la Rome de Jules II et de Léon X. En 1588 , il soutint Y Armada de Philippe II, et excommunia Elisabeth, qui venait de faire condamner Marie Stuart. En 1589 , après l’assassinat de Henri III , qu’il eut le tort de ne pas condamner énergiquement comme il avait fait pour celui des Guises, il fit cause commune avec la Ligue et l’Espagne contre Henri IV, excommunié dès 1585 ; mais il le traita plus doucement quand il le vit pencher à embrasser le catholicisme, 1590. Il fit construire, pour amener à Rome l’eau dont elle avait besoin , un aqueduc de 22 milles , et relever, sur la place de St-Pierre , l’obélisque que Caligula avait fait amener d’Egypte , et que les Barbares ou le temps avaient renversé. Il fixa à 70 le nombre des cardinaux. V. J. Lorentz , Sixte V et son temps , Mayence , 1852 , in-8°. R.
SIZEBOLI, anc. Apollonie , v. de la Turquie d’Europe ( Andrinople), à 22 kil. S.- O. de Bourgas. Il y a nue des meilleures rades de la mer Noire.
SIZUN, eh.-l. de cant. (Finistère), arr. et à 35 kil. S.- O. de Morlaix, sur l’Elorn; 6(10 hab. Fabr. de toiles.
SJÆLLAND. V. Seeland.
SKAGEN , anc. Cimbrorum promontorium, cap du Danemark, au N. du Jutland, entre le Skager-Rack et le Cattégat; par 57» 43’ 47” lat. N., et 8° 16’ 4” long. E. ; entouré d’écueils dangereux.
SKAGER-RACK , bras de la mer du Nord, entre le Danemark (Jutland) et la Norvège, se lie auS.-E. avec le Cattégat; 310 kil. sur 110. Ses eaux, très-houleuses, ne gèlent jamais. On le nomme aussi Canal du Jutland , et Golfe de Bohus, et les Anglais l’appellent souvent Sleeve , c.-à-d. manche.
SKALDES. V. Scaldes.
SKALHOLT ou REINKIRIK , v. d’Islande, au S., autrefois ch.-l. de cette île, à 66 kil. E. de Reikiavik.
SKALITZ , en hongrois Szakolcza, v. de Hongrie, dans le comitat et k 100 kil. N.- O. de Neitra, sur la March ; 7,000 hab. Fabr. de draps et lainages. Marbres rouges.
SKANDA. V. Siva.
SKARA, v. de Suède, dans le làn et à 45 kil. S.-S.-O. de Mariestadt; 4,000 hab. Evêché; école vétérinaire.
SKARABORG ( Lan ou préfecture de ) , division administrative de la Suède ( Gothie ) , entre ceux de Carlstad au N., d’Œrebro au N.-E., deJœnkœping auS.-E., d’Elfeborg au S. -O.; 6,892 kil. carr. ; 214,051 hab. Ch.-l. , ilariestad. Il est baigné par le lac Wetter à l’E. et le lac Wener àl’O.ll y a beaucoup de bois et de petits lacs. Fer, alun, pierre, terre à potier.
SKEEN, v. de Norvège (Bradsberg) , à 35 kil. N.- O. de Laurvig; 1,800 hab. Ecole classique. Scieries de bois.
SKELTON (John), poëte anglais, né vers 1460 dans le Cumberland, m. en 1529, étudia à Oxford, obtint la cure de Dyss ( Norwich), attaqua dans ses vers les moines mendiants et le cardinal Wolsey, fut suspendu, dut se cacher, et trouva un refuge à l’abbaye de Westminster. Ses Poésies (comédies, sonnets, satires très-mordantes, etc.), dont le style est rude , mais qui brillent par l’invention et la verve, lui valurent une grande réputation ; il les publia à Londres en 1512, in 8» ; on les a rééditées en 1843.
SKENEATELES , v. des Etats-Unis (New-York ), à 11 kil. E. d’Auburn, sur un lac du même nom ; 4,000 hab.
SKENN1NGE , brg de Suède, dans le làn et à 31 kil. O. deLinkœping, surlaSkena; 1,500 hab. Foire importante.
SKIATHO, anc. Sciallios, île de l’Archipel, au N.-E. de Négrepont, par 39° 9’ lat. N., et 21° 31’ long. E.; 55 kil. carrés; 7,000 hab. Ch.-l., Skiatho (1,000 hab.). Elle appartient au royaume de Grèce, et dépend de Négrepont.
SKIBBEREEN, brg et paroisse d’Irlande (Cork), à 17 kil. S.-E. de Bantry ; 3,694 hab. Commerce de fil et de toiles.
SKIOLDUNGER ou SKIOLDUNGIENS (Dynastie des). V. Danemark.
SKII'ETARS , nom indigène des Albanais.
SKIPTON , brg et paroisse d’Angleterre, dans le comté et à 62 kil. O. d’York ( West-Riding), sur l’Aire et près du canal de Leeds à Liverpool; 6,500 hab. Bibliothèque. Manuf. de coton, filatures de soie, marchés aux grains et aux bestiaux. Restes d’un ancien château-fort.
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SKIRNER, messager du dieu Scandinave Frey. V. ce nom.
SKIVRA, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 145 kil. de Kiev; 4,000 hab.
SKOPÉLO. V. Scopélos.
SKOPIN, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 88 kil. S. de Riazan, sur la Verda; 11,217 hab. Comm. de cuirs.
SKYE , Ebuda orientalis , île d’Ecosse (Inverness), une des Hébrides, au N. de Mull ; par 56<>-570 38’ lat. N , et B® 13’-9° long. O.; 141,750 hect.; 65 kil. sur 35; 18,750 hab. Ch.-l., Portree. On y remarque des grottes curieuses, des ruines de forts, de tours, de fanaux, de tombeaux, etc. Sol montueux ; carrières de marne et de pierre à chaux. Excellents pâturages, où l’on élève de beaux et nombreux troupeaux. Pêche active. On trouve des agates dans le lac Follart, des topazes et autres pierres précieuses dans plusieurs torrents, du corail rouge et blanc sur les côtes du S. et de l’O.
SKYRO. V. Sctros.
SLAF ou SLAV, finale d’un grand nombre de noms russes, atteste l’ancien séjour des Slaves, et dérive de leur nom.
SLAGELSE , v. de Danemark , près de la côte O. de l’ile Seeland, à 76 kil. S.-O. de Copenhague; 4,931 hab. Près de là sont les restes du château royal d ’Anderskov.
SLANE, vge et paroisse d’Irlande, à 12 kil. O. de Droghéda, près de la Boyne; 1,700 hab. Moulins à farine. Autrefois siège d’évêché. Beau château des marquis de Conyngham. Ruines d’une belle abbaye. — C’est là que Dagobert II , roi d’Austrasie , fut rélégué par le maire Grimoald.
SLANY. V. Schlan.
SLATINA , v. des Principautés-Unies ( Valachie), sur la rive g. de l’Aluta, à 200 kil. O. de Bukharest.
SLATOUST, v. de Russie ( gvt d’Offa ), à 209 kil. N. -O. de Troïtzka. Mines d’or et de platine. Arsenal militaire.
SLAVENSK, auparavant Setzlca ou Tor , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 200 kil. S.-E. de Kharkow. Jadis ch.-l. des Cosaques Zaporogues.
SLAVES, grande variété de l’espèce humaine, appartenant , comme le prouvent leurs caractères physiques et leur langue, à la race Arienne ou Indo - européenne. Ils n’apparaissent dans l’histoire, sous le nom générique de Slaves, que plusieurs siècles après J.-C.; les anciens n’ont pas connu ce nom , et ont confondu les tribus slaves avec des peuples de famille toute différente, surtout avec les Scythes et les Sarmates. Partis d’Asie, leur établissement en Europe remonte à une haute antiquité, si l’on admet, comme tout semble l’indiquer, l’origine slave des Vénètes ou 1 Vendes, qui occupèrent le N.-E. de l’Italie et une partie de l’Illyrie. Dans l’E. de l’Europe apparaissent aussi des tribus slaves (Roxolans , Iazyges , Peucins ou Bastarnes) , mais soumises aux Scythes, et plus tard aux Sarmates, et confondues avec ces deux peuples par les écrivains de l’antiquité. Laboureurs, portés par instinct à la séparation en petites tribus qui ne surent jamais former un Etat, les Slaves, jusqu’au vie siècle ap. J.-C., furent partout soumis à des peuples plus capables de discipline, les Vénètes aux Romains, les Slaves illyriens aux rois de Macédoine, puis aux Romains, les Slaves orientaux, après les Scythes et les Sarmates, aux Goths et aux Huns. Du nom des Slaves ou Sclaves, qui signifiait les hommes illustres ( Slava , gloire), on fit esclaves , pour désigner les hommes réduits à la servitude.
La ruine de l’empire des Huns après Attila, et les invasions des Germains dans l’Europe occidentale, permirent aux Slaves de quitter les vallées des Karpathes où les avaient refoulés les premières invasions, et de se répandre dans les plaines arrosées par la Vistule, l’Elbe et le Danube. C’est à la fin du ve siècle et au commencement du vie qu’ils commencent à être connus des historiens sous le nom de Sclaveni. Pendant les premiers siècles du moyen âge, ils sont divisés en trois groupes : les Antes au S., sur le Danube et ses affluents ; les Vénèdes au N.-O., du Danube à la Baltique; les Slaves proprement dits, à l’E., au-delà de la Vistule. Les Antes furent asservis par les Awares; délivrés à la mort du khan Baïan, 626, ils furent pour la plupart reçus dans l’Empire grec, et repeuplèrent ses frontières ravagées ; ils y fondèrent les royaumes ou bannats de Bulgarie, Dalmatie, Esclavonie, Bosnie, Servie, et Croatie. A l’exception des Croates, qui furent convertis par les Latins, tous ces Slaves reçurent de Constant! nople la religion grecque, et, tour à tour vainqueurs des Grecs ou vaincus par eux, tombèrent , à la fin du moyen âge, les Dalmates sous la domination de Venise, les Croates et les Esclavons sous celle de la Hongrie. Les Serbes, qui,
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au xiv® siècle, sous leur empereur Etienne Dousa, avaient été sur le point de réunir tous les Slaves sous leur empire et de remplacer les Grecs, furent vaincus par Amurat 1er à ia bataille de Kassovo, 1389, et, dans le siècle suivant , complètement soumis par les Turcs. Une partie des Bosniaques, en conservant sa langue et ses mœurs, embrassa l’islamisme pour participer aux droits des vainqueurs. — Les Vénèdes comprenaient les Obolrites, les Polabes, les Wagriens, les Rhédariens, les Poméraniens, les Wiltzes ou Wélétabes , les Havelliens , les Daléminiens , les Sinsles ou Silésiens, les Leckes, les Tchèques et les Slovaques. A l’exception de ces trois dernières tribus , qui fondèrent des Etats plus ou moins durables , les autres ne jouèrent aucun rôle historique; soumises au tribut par Charlemagne, elles attirèrent sur elles, dans les siècles suivants, les armes des rois de Germanie, qui cherchèrent à la fois à les convertir à la religion chrétienne et à les germaniser, en fondant des évêchés dans leur pays, et en créant contre eux les margraviats de Brandebourg, de Misnie, et de I.usace. Les Slaves résistèrent énergiquement , en fondant : les Slaves de Poméranie et de Brandebourg, une confédération républicaine ; les Obotrites, les Polabes et les Wagriens, un gouvernement monarchique, dont le souverain prit le nom de roi des Vénèdes. Mais les uns et les autres durent céder aux empereurs allemands, qui, aidés des princes danois auxquels ils donnèrent le titre de rois des Obotrites ou laissèrent faire la conquête de toute cette côte slave de la Baltique , les convertirent au christianisme ou les exterminèrent. La langue slave disparut même presque complètement ; elle n’était plus parlée dans le Brandebourg au xvii® siècle, et elle s’est éteinte au milieu du xviii® dans le pays de Lunebourg. Les restes des Lusaciens et des Silésiens l’ont plus fidèlement conservée. Des trois grands peuples Vénèdes, les Slovaques-Moraves, peu soumis par Charlemagne, résistèrent à ses successeurs, et fondèrent , à la fin du ixe siècle, un royaume que les Allemands ne purent détruire qu’en le livrant aux dévastations des Madgyars, et, depuis 907, les Slovaques font partie du royaume de Hongrie. Les Tchèques, qui apparaissent vers 510, chassent les Marcomans du pays occupé plus anciennement par les Boïes , et reçoivent du pays qu’ils occupent le nom de Bohémiens ( V. Bohême). Les Leckes, appelés au xe siècle Polonais, s’établissent vers 550 entre i’Ûder et la Vistule, et fondent, après Charlemagne, le duché de Pologne ( V. ce mot). — Les Slaves du N.-E. comprenaient les Drewliens, les Doulèbes , les Boujaniens, les Radimitches,\es Russes , les Lithuaniens , les Prussiens, etc., peuples slaves de race moins pure, mêlés avec les Finnois. Les trois derniers seuls ont de l’importance. Les Prussiens apparaissent à la fin du Xe siècle, et ne se convertissent au christianisme qu’à la fin du xme, sous la domination des chevaliers Teutoniques. Les Lithuaniens , soumis aux Russes, s’affranchissent de leur joug à la faveur de l’invasion mongole, 1230, et, après une première conversion, 1254, ne deviennent réellement chrétiens que lorsque leur grand-duc Jagellon est appelé à la couronne de Pologne, 1386, à laquelle il unit la Lithuanie. Enfin la Russie , puissance slave , fondée par des aventuriers Scandinaves , soumet les Drewliens, les Radimitches, etc., essaie, dès la fin du même siècle , de conquérir l’empire grec , tentative plusieurs fois renouvelée dans les siècles suivants, embrasse la religion grecque en 988 , et fonde un vaste Etat , renversé au xme siècle par l’invasion mongole, qui retarde de 4 siècles la grandeur des Russes, et dénature profondément dans ce peuple le caractère slave.
Les temps modernes voient les Slaves du S. asservis de plus en plus aux Turcs et aux Autrichiens ; parmi les Slaves de l’O., les Tchèques, abattus déjà par la guerre des Hussites, le sont de nouveau par la guerre de Trente-Ans, et le germanisme, envahissant leur pays, étouffe presque leur nationalité et leur langue ; la Pologne, livrée à l’anarchie, vaincue au xvne et au xvme siècle par la Suède, s’épuise en brillantes victoires contre les Turcs pour sauver l’Autriche, qui s’unit à la fin du xvme siècle avec la Prusse et la Russie pour la démembrer , 1772-1793-1795. La Russie seule grandit de la ruine des autres nationalités slaves. Délivrée des Tartares par Ivan IV, rendue en quelque sorte européenne par Pierre le Grand et Catherine II , elle s’élève au rang de grande puissance.
Aujourd’hui, les Russes sont le seul peuple slave qui jouisse d’une indépendance complète vis-à-vis de l’étranger ; mais les diverses nationalités slaves se relèvent, surtout par la littérature , et , en considérant les divers dialectes de la langue slave , on arrive à reconnaître quatre groupes de peuples qui appartiennent à la famille slave.
Le slavon, langue primitive de tous les Slaves, est auj., comme le latin dans l’Europe occidentale , la langue savante et religieuse : d’elle sont nés les quatre grands dialectes illyrien ou serbe, slovaque, polonais, et russe. Les quatre rameaux de la race slave ( V. Race indo - européenne) comprennent environ 83,000,000 d’individus, et s’étendent presque sans interruption dans l’Europe méridionale, centrale, et orientale, depuis l'Adriatique jusqu’aux monts (Durais, et depuis l’Archipeljusqu’à la merBlanche ; 16,000,000 environ sont catholiques; 1,500,000 protestants; tous les autres professent le rite grec. C’est cette communauté religieuse qui assure, parmi les peuples slaves de la Turquie et de l’Autriche, l’influence de la Russie, et qui a fait naître l’idée du Panslavisme, c.-à-d. de l’union de tous les peuples slaves, union qui serait réalisée, ou bien, comme l’entendent les Russes , par la fondation d’une grande unité gouvernementale qui absorberait toute la race et ferait disparaître les nationalités distinctes , ou bien par l’établissement d’une fédération librement consentie et respectant le principe des nationalités. Les caractères communs aux Slaves, et qui, outre la religion, assurent le succès de l’idée du Panslavisme, sont : les mœurs agricoles et pastorales ; le génie de la musique et de la poésie, favorisé par des langues riches et harmonieuses, propres à exprimer les nuances les plus diverses de la pensée ; la propension à l’enthousiasme et à un mysticisme tourné surtout vers les idées patriotiques; l’esprit de fraternité pour l’homme de même race ; comme principe de gouvernement, l’indépendance intérieure des familles, des communes et des provinces, avec leurs Diétines ( Sobors) composées de vieillards ( Knezes ); une administration simple, qui ne fait pas peser sur le pays une lourde armée de fonctionnaires passifs, obéissant à l’impulsion unique du pouvoir central ; enfin l’égalité de tous les membres de la commune et de la tribu, c.-à-d. l’absence de toute noblesse ou aristocratie héréditaire. C. P.
SLAVONIE, auc. royaume situé le long de la mer Baltique, entre l’Elbe, la mer du Nord et l’Ëyder à l’O., l’Elbe au S., et la Peene à l’E.j villes princip. : Lubeck, Plœn, Wolgast, Mecklembourg, Kissin. 11 fut fondé, vers 1047, par Gottschalk, petit-fils de Mistevoï, aidé des Danois et des Saxons, aux dépens des Obotrites et autres Slaves, et fut vassal du duché de Saxe. En 1080, les Slaves païens, dirigés par Kruko, prince de Rugen, se révoltèrent pour repousser le christianisme qu’on leur imposait; mais, en 1105, Henri, fils de Gottschalk , rétablit son autorité, et la transmit en mourant à Canut Laward, prince danois, qui fut assassiné en 1131. La Slavonie fut démembrée : les Obotrites, qui en prirent une partie, devinrent bientôt vassaux du Danemark ; le reste fut conquis en 1161 par Henri le Lion, duc de Saxe.
Slavonie, prov. de l’empire d’Autriche. V. esclavonie.
SLEEVE. V. Skager-rack.
SLEIDAN (Jean Philipson, dit), historien, né en 1506 dans l’électorat de Cologne, à Schleide ( d’où son nom latin de Sleidanus ), m. en 1556, fit ses études à Liège, Cologne et Louvain, alla faire son droit à Orléans, et s’attacha au cardinal Jean Du Bellay. La rigueur des édits de François Ier contre les protestants l’obligea de quitter la France en 1542 ; il s’établit à Strasbourg, et fut député de cette ville au concile de Trente en 1551. Ses principaux ouvrages sont : de Statu religionis et reipublicæ , Carolo quinto Cœsare, commentarii, Strasbourg, 1555, in-fol., et Francfort, 1785-86, 3 vol. in-8°, trad. en français par Le Courayer sous le titre d’ Histoire de la Réformalion ( de Luther), La Haye, 1767-69, 3 vol. in -4°, ouvrage fort estimé des protestants, mais écrit avec esprit de parti; de Quatuor summis imperiis, babylonico , persico, grœco et romano, lib. III , Strasbourg, 1556, in-8°, trad. en français par Ant. Teissier sous le titre d’ Abrégé de l’histoire des quatre monarchies du monde, Berlin, 1710, in-12, et par Ilornot sous celui d 'Abrégé chronologique de l’histoire universelle, depuis les premiers empires du monde jusqu’à l’année 1725, Amsterdam et Paris, 1757, in-12. Sleidan est un historien exact, judicieux, impartial, excepté dans son de Statu religionis, et un écrivain élégant ; l’Allemagne protestante le nomme son Tite-Live ; Charles-Quint appelait ce même historien et Paul Jove ses menteurs, parce que le premier avait dit trop de mal de lui, et le second trop de bien. B.
SLESVIG ou SCHLESWIG (Duché de), prov. de l’Allemagne comprenant la plus grande partie de la montrée entre la Konigsau, qui forme la frontière N. du côté dn Jutland, et l’Eyder, frontière S. du côté du 1 olstein, et, de plus, quelques îles ; 9,168 kil. carrés; ch.-L, Flensbourg (avant 1850, Slesvig). Il se divise en bailliages de Haders-