SME
SLO
leben , Apenrade, Lügumkloster, Tondem, Flensbourg, Gottorp-et-Hütten (avec le district de Stapelholm), Bred- Etedt-et-Husum (avec les districts de Eiderstedt, Nordstrand et Pelworm), Nordburg-et-Sonderburg, et Femern ; 414,463 hab. — La côte E. est boisée et fertile en fruits, avec des golfes profonds et de bons ports ; la côte O., non boisée, en partie marécageuse, et protégée contre la mer par de hautes digues. L’intérieur est sablonneux, et couvert de bruyères et de tourbe. Les plus grands golfes sont, sur la côte E. : le Haderslebner, l’Apenrader, le Flensburger, le Schley, l’Eckernforder. Tous les cours d’eau, le Riberau, le Breitau, le Bidau, etc., tombent dans la mer du Nord. En face de la côte O., il y a des bancs de sable que la marée laisse abordables ; cela n’empêche pas qu’il y ait des passages entre la terre ferme et les îles. — Le Slesvig, partie du royaume de Danemark, servit d’apanage, en 1085, à Olof, frère de Canut IV; en 1103, à Canut, neveu du roi Nicolas; et, en 1386, à Gérard VI, comte de Holstein et de Sehaumbourg. En 1460, il fit retour à la couronne, par la mort d’Adolphe VIII, duc de Slesvig -Holstein. Il fut partagé, en 1490, entre le roi Jean et son frère, et, en 1544, entre Christian III et ses deux frères. Une moitié du duché, soumise à la Suède en 1658, fut ressaisie, en 1714, par Frédéric IV. Le Slesvig, après s’être vainement révolté en 1848 contre le Danemark , lui a été enlevé en 1864. V. le Supplément.
slesvig, v. des États prussiens (province de Slesvig- Holstein), ch.-l. de régence et de cercle, à 12 kil. N. de Kiel; 12,600 hab. Fabr. de lainages et de batistes, raffineries de sucre, tanneries. Ville mal percée. Quelques beaux édifices •. l’hôtel-de-ville ; la cathédrale, remarquable par un retable sculpté et par le tombeau de Frédéric Ier. Prés de la ville, dans une île, est le vieux château de Gottorp, siège actuel de la Haute-Cour. Au-dessous est le village de Haddebye, avec la plus ancienne église de tout l’Etat, et où Ansehaire avait baptisé les premiers chrétiens. Slesvig fut capitale du duché danois de Slesvig jusqu’en 1850.
SLINGELANDT (Pieter Van), peintre de genre, né à Leyde en 1640, m. en 1691, fut élève de Gérard Dow, et imita, sa manière. Il poussait la patience et le fini à leurs dernières limites. Il ne lui fallut pas moins de trois années consécutives pour retracer dans un petit tableau les membres de la famille Meerman , et il employa un mois â peindre dans ce tableau un rabat de dentelles. Il a donc produit peu, et ses toiles ne renferment d’ordinaire qu’un petit nombre de personnages; elles représentent des scènes d’intérieur, où les murailles , les tapis, les rideaux, tous les accessoires, sont exécutés avec un soin minutieux. Le musée d’Amsterdam possède de lui un vrai chef d’œuvre, figurant un Concert rustique. Le Louvre renferme trois tableaux de sa main , parmi lesquels est celui représentant la famille Meerman sous le titre de Famille hollandaise ; on en voit deux dans la galerie de Munich. A. M.
SLIGO , v. d’Irlande (Connaught), capitale du comté de son nom, bon port à l’embouchure du Garrow dans la baie de Sligo, à 104 kil. S. -S. -O. de Londonderry; 10,420 bab. Ruines d’une abbaye de Dominicains du xme siècle. Pêche, commerce d’entrepôt. Magasins maritimes. Donne le titre de marquis à la famille Brown. — Le comté de Sligo, sur la côte O. de l’Irlande, entre ceux de Leitrim à l’E., de Roscommon et de Mayo au S., les baies de Killala, de Sligo et de Donegal au N., a 65 kil. sur 50, et 125,079 hab. Sol très-montagneux ; le tiers est inculte ; v. princip. : Dromore, Baliisodare, Tubbercurry. Mines d’argent et de cuivre. Comm. de toiles, grains, laines.
SLOANE (Hans), médecin et botaniste, né en 1660 dans le comté de Down (Irlande), m. en 1752, fit ses études à Londres et à Chelsea, et compléta ses connaissances par un voyage en France, où il suivit les cours de Tournefort et de Duverney; de retour en Angleterre, il se lia avec Sydenham , devint membre du Collège royal de médecine et de la Société royale de Londres, accompagna comme médecin le duc d’Albemarle à la Jamaïque en 1688, fut nommé en 1708 membre associé de l’Académie des Sciences de Paris, et, à l’avénement de George Ier, médecin en chef de l’armée britannique. Outre des articles dans les Transactions philosophiques, il a laissé : Catalogue plantarum quœ in insulâ Jamaicâ sponte proveniunt vel vulgô colunlur, Londres, 1696, 3 vol. in-8° ; Voyage aux îles de Madère, la Barbade, St- C,.'istophe, et la Jamaïque , avec l'histoire naturelle des plantes t’ des arbres, des quadrupèdes, poissons, oiseaux, insectes, etc., 1705-25, 2 vol. in-fol., et 274 pl. très-belles. Sleidan ai. t un magnifique cabinet d’histoire naturelle, qui fait auj< urd. partie du Muséum britannique. Londres
lui doit aussi l’établissement du premier dispensaire. B,
SLOBODE-PAVLOVSKAIA, v. de la Russie d’Europe (gvt de S'-Pétersbourg) , près de Gatchina. Fondée en 1831 par l’empereur Nicolas Ier, pour servir d’asile aux invalides de la garde impériale, sous-officiers ou soldats, chargés de famille.
SLOBODES DE L’UKRAINE. V. Ukraine.
SLOBODSKOIÉ , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 31 kil. N. de Viatka; 5,000 hab. Commerce de fourrures, miel, cire, grains. — Fondée par une colonie de Novogo rod-la-Grande.
SLODTZ (Sébastien), sculpteur, né à Anvers en 1655, m. en 1726, fut employé aux travaux du règne de Louis XIV. On a de lui : Annibal comptant les anneaux des chevaliers romains tués à Cannes, dans le jardin des Tuileries ; St Ambroise, à l’église des Invalides; Prolée et Aristée, dans le parc de Versailles.
slodtz (René-Michel, dit Michel-Ange), petit-fils du précédent, né à Paris en 1705, m. en 1764, remporta le prix de sculpture à 21 ans, fut envoyé ù Rome comme pensionnaire du gouvernement , et devint dessinateur de la chambre et du cabinet du roi. Ses ouvrages principaux sont : St Bruno refusant la couronne qu'un ange lui apporte, dans l’église de St-Pierre de Rome ; le Tombeau de banquet , curé de S^Sulpiee, dans l’église de ce nom , à Paris. Son style se ressent beaucoup de l’époque de décadence où il vécut. B.
SLONIME , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 130 kil. S.-E. de Grodno ; 5,000 hab. Elle fut quelquefois le siège de la diète de Lithuanie, et, jusqu’en 1797, le ch.-l. du gvt de Grodno.
SLOUTCH, riv. de la Russie d’Europe (Volhynie), naît sur les confins de la Podolie, coule à l’E., au N., puis au N.-O., et se jette dans la Goryne, à 4 kil. S.-O. de Bega , après un cours de 450 kil. — riv. de la Russie d’Europe (Minsk), naît au N.-E. de Gresk, passe à Sloutzk, et se jette dans le Pripet; cours de 150 kil.
SLOUTZK, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 160 kil. S. de Minsk, sur la Sloutch; 5,000 hab. Jadis ch.-l. de principauté.
SLOVAQUES. V. Slaves.
SLUYS. V. Ecluse (l’|.
SMAALEHNEN (Amt de), division administrative de la Ne-Vége, dans le stift d’Aggerhuus ; 4,207 kil. carrés; 84,000 hab. Ch.-l., Moss ; v. principales : Fredrikstad, Fredrikshall.
SMALA , mot arabe, signifie société, troupe d’hommes, au service d’un chef arabe, et qui forme sa garde. Il se dit aussi de l’ensemble de la famille et des richesses de ce chef.
SMALAND. V. Smceland.
SMALKALDE, en allemand Schmallcalden , v. murée de la Prusse (Hesse), ch.-l. de district, dans la prov. et à 100 kil. S.-E. de Cassai, dans une vallée du Tmiringerwald, séparée de la partie principale du duché ; 5,400 hab. Sur une hauteur qui domine la ville est le château électoral de Wilhelmsburg. Aux environs, mines de fer, fabr. d’armes et d’outils, fonderie de canons. — Cette ville est célèbre par la ligue qui y fut conclue, le 31 déc. 1530, entre 9 princes protestants et 11 villes impériales, contre Charles-Quint et les Etats catholiques. En 1537, les théologiens protestants s’y réunirent encore, et y adoptèrent les Articles de défense proposés par Luther.
SMEATON (John), ingénieur anglais, né en 1724 à Ansthorp (York), m. en 1792, montra de bonne heure un goût très-vif pour les sciences industrielles, fut reçu, en 1753, à la Société royale de Londres, dans les Transactions de laquelle il inséra d’excellents Mémoires , construisit le beau phare d’Eddystone à l’entrée du canal de la Manche, fut attaché à l’hôpital militaire de Greenwich, dont il perfectionna les moulins et améliora les propriétés, dirigea les travaux par lesquels la Calder fut rendue navigable, et ceux qui prévinrent la ruine de l’anc. pont de Londres. 11 a écrit des Mémoires sur la physique, la mécanique appliquée et l’astronomie, une Description du phare d'Kddystone, Londres, 1791, in-fol., et des Recherches expérimentales sur la puissance mécanique de l'eau et du vent pour faire mouvoir les machines de rotation, Londres, 1794, beau travail qui lui fit décerner une médaille d’or par la Société royale , et qui a été traduit en fiançais par l’ingénieur Girard, Paris, 1810.
SMEDEREWO. V. Semendria.
SMEERENBERG. F. Amsterdam (île d’).
SMERDIS, mage de la Perse, profita de l’absence du roi Cambyse, qui était en Egypte, pour usurper la couronne, 522 av. J.-C., en se donnant pour le frère de ce
SMI