SOC
à 16 kil. O.-S.-O. de Kreuznach, sur la Nahe; 2,600 hab. Fabr. de papier; récolte de tabac. Jadis place forte, démantelée en 1689 par les Français.
SOBIESKI (Jacques), noble polonais, né vers la fin du rvie siècle, m. en 1648, fut surnommé le Bouclier de la liberté polonaise, à cause de sa valeur dans les combats et de son zèle à défendre les droits de la nation dans les assemblées politiques.il fut un des négociateurs de la paix de Diwilina avec les Russes en 1618, écrivit, sous le titre de Conmentarius belli Chotinensis , le récit de la guerre contre les Turcs qui aboutit à la paix de Choczim en 1621, et conclut les trêves d’Altmarlc avec la Pologne, 1629, et de Stumsdorf avec la Suède, 1635.
sobieski (Jean), roi de Pologne, fils du précédent, né en 1624 à Olesko (Russie-Rouge) , m. en 1696 , voyagea d'abord en France, où il servit comme mousquetaire dans la garde de Louis XIV enfant, 1644, puis en Allemagne et en Turquie, et revint, en 1648, en Pologne, au moment où la mort de Wladislas Wasa et la victoire des Cosaques rebelles à Pilawiec menaçaient sa patrie des plus grands dangers. Distingué par son courage aux batailles de Zborow , 1649 , de Zbaraz , 1651 , d’Human, 1654, contre les Cosaques, de Varsovie, 1656, contre les Suédois, il reçut la charge de Grand-Enseigne de la couronne, 1659. Victorieux des Moscovites à Lubartow et Cudnow, des Cosaques à Slobodyséza, 1660, il conquit dans une seule campagne la plus grande partie de la Kiowie, 1664, perdue bientôt par les fautes du roi Jean- Casimir, et fut nommé grand-maréchal de la couronne et second hetman, c.-à-d. investi de la première charge politique et de la seconde dignité militaire du royaume , 1665. Il épousa , peu après, la favorite de la reine, une Française, Marie- Casimire d’Arquien. Il sauva l’armée royale , compromise par Jean -Casimir dans sa lutte contre le rebelle Lubomirski, 1666, fut nommé grand-hetman de la couronne, 1667, et justifia son élévation en défendant pendant seize jours avec héroïsme la petite place de Podhaïce contre les Tartares et les Cosaques. Les troubles qui accompagnèrent l’élection de Michel Coribut, 1669, avaient facilité les ravages des Turcs : Sobieski les défit dans une suite de combats que l’Europe appela la campagne merveilleuse , 1671, et lorsque l’indolence ou la trahison de Michel eut livré aux Turcs la forte place de Kaminiec, 1672, Sobieski battit à Kalusz et à Buczacz un ennemi bien supérieur en nombre, et vit cependant Michel signer avec la Porte le honteux traité de Buczacz, qui abandonnait à la Porte Kaminiec, laPodolie, l’Ukraine, et stipulait le paiement d’un tribut. Odieux au roi , qui ose l’accuser de trahison , Sobieski est proclamé roi par une partie de la noblesse; mais , avant de se mesurer contre son rival, il va délivrer la Pologne par la prise de Choczim , 1673. Enfin, après la mort de Michel, 1673, et un interrègne de 8 mois , il est élu roi de Pologne à l’unanimité , sous le nom de Jean III , 1674. Il marche aussitôt contre le sultan Mahomet IV et son vizir Achmet-Kiuperli, qui avaient repris Choczim et Human , les repousse , reconquiert l’Ukraine, 1674, et, l’année suivante, défait le séraskier Ibrahim à Lemberg. Il put alors donner ses soins au gouvernement intérieur de la Pologne, fit voter par la diète l’établissement d’uno capitation qui devait peser sur tous les citoyens sans distinction de classe, la levée d’une infanterie permanente de 30,000 hommes , la création de magasins militaires. Il voulait aussi que les grandes charges militaires fussent triennales, et non inamovibles, et leurs possesseurs assujettis à prêter serment au roi : mais la reine , qui voulait faire obtenir l’une de ces charges au comte Jablonowski , pour le récompenser de ses services électoraux, fit échouer cette proposition, 1676. La Pologne elle-même semblait conspirer contre son salut, ®t, malgré le vote de la diète, se refusait au recrutement et à la capitation, lorsqu’une nouvelle armée ottomane envahit le royaume. La bataille de Zurawno accrut encore la gloire de Jean III, et amena la conclusion d’une paix provisoire, 1676, qui si elle laissait aux Turcs Kaminiec et une partie de l'Ukraine, effaçait la honte du tribut stipulé par Michel Coribut. Jean III songeait à former une coalition générale de l’Europe contre les Turcs ; mais la politique de Louis XIV, contraire à ce projet , et les divisions’ de la Pologne, dont les diètes étaient déchirées par l’effet du Liberum veto, l’empêchèrent de réaliser ses desseins. 11 put seulement s’occuper de compléter et de discipliner l’armée régulière votée par la diète. Ce fut à la tête de cette armée qu’il délivra Vienne, assiégée par le grand -vizir Kara-Mustapha, 1683. La partie de l’Ukraine cédée aux Turcs par la paix de Zurawno reconnut alors l’autorité de la Pologne, et la Moldavie reçut d’elle un hosoodar.
Mais Sobieski ne put rendre la paix intérieure à son royaume, troublé de plus en plus par les rivalités violentes des Lithuaniens et des Polonais, et par les prétentions à l’indépendance qu’affichaient les grands dignitaires inamovibles. Ces divisions firent échouer la campagne de 1686 , et il se forma même dans la diète des complots contre l’autorité et la personne du roi, 1688. La famille royale était , comme l’Etat , en proie à la discorde , par l’empire absolu que la reine avait su prendre sur Sobieski, par la partialité presque dénaturée qu’elle montrait pour Alexandre, le second de ses fils, au détriment de l’aîné, le prince Jacques, enfin par la haine qui animait ces deux frères. Sobieski, voulant rendre le trône héréditaire dans sa famille, pour épargner à la Pologne l’anarchie des élections, vit ses propositions rejetées avec colère dans la diète de 1689, l’impôt refusé, la reine traitée avec mépris, lui-même appelé tyran et ennemi de la patrie, et le sang couler sur les bancs de la diète pour les querelles des Polonais et des Lithuaniens. Il alla chercher des consolations dans une guerre nouvelle contre les Turcs, et les battit à la journée de Pézérita, 1691, qui lui donna la Moldavie. Ce fut sa dernière campagne. Le reste de sa vie se passa à lutter sans succès contre l’anarchie des diètes. Grand homme de guerre dans un siècle qui produisit tant de capitaines illustres , Sobieski se distingua entre tous par la constance héroïque avec laquelle , à la tête d’armées peu nombreuses, indisciplinées, et à peine vêtues, il lutta contre les difficultés d’une guerre inégale, suppléant au nombre par l’habileté des manœuvres et l’heureux choix des positions. Moins grand sur le trône que sur le champ de bataille, époux trop faible, il ne sut pas empêcher les dissensions intestines qui divisaient sa famille, de fournir un aliment à l’anarchie qui désolait l’Etat. Ses victoires jetèrent de l’éclat sur la Pologne, mais ne firent que retarder sa chute : la Pologne avait besoin d’un législateur; il ne fut qu’un héros. V. Salvandy, Histoire de Jean Sobieski. C. P.
SOBIESLAU, v. de Bohême, sur la Luschnitz, à 11 kiL N. de Wessely; 2,700 hab.
SOBRAL, v. du Brésil, prov. et à 200 kil. N.-O. de Céara. Aux environs, mines d’or et d’améthystes.
SOBRAON, v. de l’Hindoustan (Pendjab), près du Setledge. Près de là, au pont de Herrikih, le général anglais Houg Goug’n et H. Hardinge, gouverneur - général des Indes, défirent les Seykhs, le 10 février 1846.
SOBRARBE ou SOBRAVA, anc. pays et comté d’Espagne (Aragon), auj. dans la prov. d’Huesca, situé en grande partie sur la montagne d’Arbe ou Arve, au milieu des Pyrénées; capit., Aima. 11 résista toujours aux attaques des Musulmans, appartint à la Navarre, et, selon les chroniques, aurait même formé, en 1035, uni au Ribagorza, un petit royaume indépendant. Il fut uni , dès le XIe siècle, au royaume d’Aragon encore limité dans les montagnes des Pyrénées, et fut comme le noyau de ce puissant Etat.
SOCCIA, ch.-l. de cant. (Corse), arr. et à 65 kil. N.-E. d’Ajaccio; 723 hab. ; élève de bétail, tabac.
SOCCOLANTI. V. Franciscains.
SOCCUS, chaussure des anc. Romains; il y en avait de plusieurs sortes : le soccus des acteurs comiques, sorte de sandale comme la Solea ( V. ce mol) ; celui des femmes, sandale à bandelettes , ou plus souvent vraie bottine comme le Mulleus ( V . ce mot) : le 1er était la chaussure des courtisanes ; le second, celle des matrones, qui le portaient en peau blanche ; et des nouvelles mariées, qui l’avaient en peau couleur de safran. C. D — y.
SOCHO , anc. v. de Palestine, entre Jérusalem et Béthanie. Près de là, David tua le géant Goliath.
SOCIALE (Guerre). V. Guerre sociale.
SOCIÉTÉ (Archipel de la). V. Taïti.
SOCIN (Lelio), hérésiarque, né à Sienne en 1525, d’une famille de jurisconsultes, m. en 1562, étudia le droit, la théologie, le grec, l’arabe et l’hébreu, et, dès 1546, émit à Yicence des principes audacieux, qui lui ont fait une fâcheuse célébrité : il soumettait l’Ecriture sainte aux règles de la critique humaine, niait la Trinité, la consubstantialité du Verbe, le péché originel , la prédestination aussi bien que la grâce. Ces opinions attirèrent sur lui les rigueurs de l’autorité; il fut obligé de fuir en 1547, erra en France, en Angleterre, en Suisse et en Allemagne, passa trois années à Wittemberg auprès de Mélanchthon , 1548-51, alla en 1557 en Pologne, où il fit de nombreux prosélytes, revint en Suisse, et finit ses jours à Zurich. Socin était d’une rare éloquence. B.
socin (Fauste), neveu du précédent, né en 1539 à Sienne, m. en 1604, adopta les opinions de son oncle, oc-
soc
cupa, de 1562 à 1574, divers emplois à la cour de Toscane, quitta l’Italie pour aller propager plus librement ses erreurs, vécut à Bâle, puis en Transylvanie, 1578, et en Pologne, 1579, et prit peu à peu une grande influence sur les unitaires de Rakow. Les Luthériens voulurent le réfuter , il les réduisit au silence, en employant contre eux les armes dont ils se servaient contre l’Eglise romaine. Ses ouvrages forment les 2 premiers vol. de la Bibliothecu fratrum Polonorum , Amst., 1656, in-fol. B.
SOCINIENS, secte qui reconnaît pour chefs les deux Soein | V. ce mol). Ils se répandirent d’abord en Italie, puis en Pologne, ou leur principal établissement fut à Rakow, se révoltèrent plusieurs fois à cause des rigueurs doùt ils étaient l’objet, et, chassés en 1658, se dispersèrent en Transylvanie, en Autriche, en Hollande, et en Angleterre. Il y en a auj. un grand nombre aux Etats-Unis. Leur doctrine est contenue dans les deux Catéchismes de Rakow , rédigés, l’un par Schoman en 1574, l’autre par Fauste Socin, et publié après sa mort, en 1608,
SOCORRO, v. de la Nouvelle-Grenade, ch.-l. de la prov. de son nom, à 260 ldi. N.-N.-O. de Bogota; 12,000 hab. Fabr. d’étoffes de coton, chapeaux de paille. — La prov. de Socorro, l’une des 4 formées de l’anc. département colombien de Boyaca, entre celles de Pamplona au N., de Tunja et de Casanare au S., forme auj. le S.-E. de l'État de Santander. Sol fertile, et riche en mines d’or.
socouno :1e marquis del). V. solako.
SOCOTURA, anc. Dioscoridis insula, île de la mer des Indes, tributaire de l’iman de Mascate, à 170 kil. E. du cap Guardafui (Afrique ), à 370 kil. de la côte S. d’Arabie, par 11° 50’-12° 30’ lat. N., et 50“ 45-52° 10’ long. E.; 1,600 kil. carrés; 115 kil. sur 35; 5,000 hab. Ch.-l., Tamarida, avec un port, sur la côte N.-E. Aloès renommé; beaucoup de corail sur les côtes. Elève de bestiaux. — Les Anglais occupèrent quelque temps cette île, pour en faire une station de la navigation à vapeur entre Suez et Bomba v.
SOCRATE, illustre philosophe grec, né à Athènes, l’an 3 de la 77' Olympiade, 470 avant J.-C., mort en 400, était fils du sculpteur Sophronisque et de la sage-femme Phénarète. Il travailla d’abord avec son père; puis, aidé par Criton , il quitta l’atelier pour se livrer à la philosophie. Appelé à servir son pays dans la guerre, il mérita le prix du courage, mais il le céda à Alcibiade, auquel il avait sauvé la vie à Potidée; il sauva également Xénophon à Délium. Seul , il s’opposa, en qualité de Prytane, à la condamnation des généraux victorieux aux îles Argiuuses, 406. Après avoir ainsi bravé la colère du peuple, il brava celle des Trente tyrans, en refusant de leur livrer Léon le Salaminien, qu’ils voulaient mettre à mort. En même temps, il donnait dans son intérieur l’exemple des vertus privées, par sa patience avec sa femme Xantippe, et par de sages conseils adressés à son fils aîné, que révoltait l’humeur acariâtre de sa mère. Socrate prétendait avoir un démon familier, dont il parlait souvent, mais qui n’était autre que sa conscience. Sa conduite, et les idées nouvelles qu’il répandait, lui avaient fait de nombreux ennemis, parmi lesquels étaient les sophistes et les partisans des vieilles croyances. Déjà Aristophane, dans la comédie des Nuées, avait manifesté cette inimitié; 24 ans après, Anytus, Mélytus et Lycon, l’accusèrent d’impiété et de corrompre la jeunesse. A ses amis qui l’engageaient à s’occuper de sa défense, il répondait : “ Je m’en suis occupé toute ma vie. « Condamné à boire la ciguë , il refusa de s’évader de la prison, par respect pour les lois de sa patrie, et mourut à l’âge de 70 ans. — Avec Socrate, la philosophie se sépare définitivement des autres sciences ; elle change de caractère et de direction. Il lui assigna son point de départ, il lui donna une méthode, et, en imprimant à son enseignement un caractère pratique fondé sur la connaissance de l’homme, il créa la science de la morale. Il prit pour point de départ l’homme lui-même, mettant en pratique l’inscription du temple de Delphes : Connais-loi toi-même. Ce fut par là que la philosophie échappa aux vaines spéculations qui l’avaient égarée précédemment. Par sa méthode, Socrate se proposa deux choses : confondre les sophistes, aider ses disciples à chercher et à trouver eux-mêmes ce qu’ils voulaient savoir. La forme générale qu’il employait était l’interrogation, ce qui constituait l’ironie socratique. Avec les sophistes, il feignait de ne rien savoir, et, de questions en questions, il les amenait à avouer leur ignorance et le ridicule de leurs prétentions. Avec ses disciples, tout en ayant l’air encore de ne rien savoir, son langage était plus clair et plus simple; Socrate était pour eux l’accoucheur des esprits, comme il disait par allusion au métier de sa mère. Dans
ses entretiens, tantôt il usait de la déduction , partout quand il voulait établir un sentiment sur les principes généraux , comme dans son entretien avec Périclès sur la politique; tantôt il employait l’induction, comme lorsqu’il démontre la divine Providence ; de là le grand nombre d’exemples familiers employés par Socrate. 11 s’attachait avec soin à séparer les notions associées dans les idées complexes, et à élever l’esprit de ses auditeurs aux idées supérieures, telles que celles de justice, de piété, de vertu; c’était l’annonce de la dialectique de Platon. Sa morale était fondée sur un principe désintéressé, mais en conciliant l’utile avec le bien ; il faisait dériver l’obligation de la loi divine. Il ne se vantait pas, comme les sophistes, d’enseigner la sagesse, mais il était sage, et il donnait l’exemple du respect de la divinité, de l’obéissance aux lois, de la justice, et de la tempérance. 11 respectait la religion du vulgaire, mais il avait des idées plus élevées sur la divinité : il démontra l’existence de Dieu par les causes finales, ainsi que la divine Providence. C’est un point essentiel à constater dans l’œuvre de Socrate : il est le premier qui ait montré la divinité comme Providence; avant lui, Anaxagore avait prouvé la nécessité d’une intelligence dans l’univers, mais le dogme de la Providence introduit dans la philosophie appartient à Socrate. On ne peut pas affirmer avec certitude qu’il eut des idées également arrêtées sur l’immortalité de l’âme ; mais il est permis de le croire, si l’on s’en rapporte à ce qu’on lit dans l 'Apologie de Platon et dans le Phédon. Socrate n’a rien écrit , mais il a fait école ; c’est avec lui que commence en réalité la philosophie grecque. Parmi ses disciples, les uns conservèrent sa doctrine sans y rien changer ; tels furent : Xénophon , Eschine, Criton , Simon , Simmias, Cébès, Phédon ; d’autres, en suivant l’impulsion qu’il avait donnée, développèrent ses idées en sens divers, comme Aristippe , Antisthène , Euclide , Eubulide , etc. V. Xénophon, Mémorables, Apologie, Economique; Platon, l'Apologie, Criton, Phédon, le Banquet; Plutarque, Du démon de Socrate; Diogène Laërce, Vies des philosophes ; Menzius, Dissert, de Socralis melhodo docendi , Leipzig, 1740; Simon, Dissert, de Socralis meritis in philosophiam , 1797 ; Keller, Socrates, en allemand, 1789 ; C. Rossel, Diss. de philosophiâ Socralis, Gœttingue, 1837, in-4°; J.-A. Kamm, Mores Socratis ex Xenophontis Memorabilibus delineali, Strasb., 1785 ; Aufslæger, Theologia Socralis ex Xenophontis Memorabilibus excerpta, ibid. , 1785; Boeth, de Philosophiâ Socralis, Upsal, 1788; C.-F. Hermann, de Socralis maijistris et disciplina juvenili, Marbourg, 1837 ; de Gérando, Histoire comparée des systèmes de philosophie, 1822 ; Besenbeck, de Genio Socralis, Erlangen , 1802 ; Schaarschmidt , Socratis dœmonium quid et quale fuerit, Schneeberg, 1812; Lélut, Du démon de Socrate, dernière édition, Paris, 1856, 1 vol. in-12; Duméril, Aristophane et Socrate, dans la Revue des Deux Mondes, 1er juillet 1846. R — t.
Socrate, dit le Scholastique, historien , né à Constantinople vers la fin du iv° siècle, continua l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, de l’an 306 à l’an 43é). Cet ouvrage, en 7 livres, a été imprimé à la suite de celui d’Eusèbe , et trad. en français par le président Cousin ; il est écrit avec une extrême impartialité.
SODALICIUM, agrégation de citoyens, chez les anc. Romains, dans le but de fraterniser et d’honorer les dieux ( V . Sodalis | . Ces agrégations finirent par devenir de petits partis dans les comices, et des occasions de troubles et de violences. Les empereurs les interdirent. C. D — t.
SODALIS, membre d’un Sodalicium (F. ce mot) chez les anc. Romains ; — membre d’une agrégation de citoyens d’une même tribu , pour faire en commun , à certains jours, dos sacrifices et un repas. — On donna aussi le nom de Sodales' aux flamines des empereurs divinisés : il y eut des Sodales Augustaux, Antoniens, Auréliens, etc. C. D — y.
SODERINI (Pietro), né vers 1450, fut gonfalonier perpétuel de la république de Florence , après l’expulsion de Pierre II de Médicis , de 1502 à 1512 , protégea les arts et les lettres , prit Pise en 1509 , déplut au pape Jules II à cause de son attachement à la France , et de la condescendance qu’il montra pour Louis XII dans ses démêlés avec le pape , et, déposé lors du retour des Médicis , se retira à Raguse. Léon X l’appela ensuite à Rome , le traita avec distinction, mais ne lui permit jamais de retourner à Florence.
SODOME, anc. ville de Palestine, dans la vallée de Siddim. Selon l’Ecriture sainte, elle fut détruite par le feu du ciel , en même temps que Gomorrhe, Adama, Séboïm, et Ségor, à cause de l’impudicité de ses habitants.
SŒDERHAMN, v. de Suède, dans le lan et à 90 kil. N. de Gefle, petit port de commerce à l'embouchure d’une