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SOF

SOH

rivière de même nom dans le golfe de Botnie ; 2,960 hab.

SŒDERKŒPING , v. de Suède , dans le lan et à 45 ldi. de Linkoping ; 1,000 hab. Eaux minérales.

SŒDERMANLAND. V. Sudermanie.

SŒFL1NGEN, vge de Wurtemberg (Cercle du Danube), à 4 kil. O. d’Ulm ; 1,700 hab. Ane. abbaye impériale de religieuses, fondée en 1258, supprimée en 1803.

SOÈMIAS ou SOEMIS ( Julia), fille de Mœsa, fut mère d’Héliogabale , qu’elle eut d’un commerce adultère avec Caracalla ; quand son fils devint empereur, elle partagea le pouvoir avec Mœsa, et continua de se déshonorer par ses débauches. Elle fut tuée avec Héliogabale, en 222.

SŒMMERING (Samuel-Thomas), illustre anatomiste , né à Thorn eu 1755, m. en 1830, fils d’un médecin, étudia sous Boerhaave , et exerça la médecine à Mayence , puis à Francfort. Il a laissé d’importants ouvrages : De la Structure du corps humain ( en allemand et en latin), Francfort, 1794- 1801, 6 vol. in-8'>, son œuvre capitale ; Icônes oculi humant, 1804, trad. en français par Demours, 1818; Icônes humant audilüs, 1806, traduit par Rivallié, 1825; de l'Effet nuisible des corsets (en allemand), Leipzig, 1788; Figures des organes des sens (en allemand), Berlin, 1809, in-fol., etc.

SŒMMERING (Monts), petit contre-fort des Alpes de Styrie , séparant la Styrie et l’Autriche propre.

SŒMUND SIGFUSSON, ecclésiastique, ancien historien islandais, né en 1056, m. en 1096, étudia dans les universités d’Allemagne et de France, recueillit et disposa les chants relatifs à la Mythologie et à l’histoire primitive du Nord, dont il fit 1 ’Edda poétique ou Ancienne Edda. 11 puisa probablement moitié dans les récits des Scaldes contemporains, moitié dans les premiers manuscrits faits en Islande après l’introduction du christianisme et de l’alphabet latin. Il n’ajouta de sa composition que le Solar-Ljod (le chant du soleil), qui respire une moralité toute chrétienne. Le premier manuscrit connu de VEdda de Sœmund fut envoyé d’Islande en 1133. Le texte original, avec notes, glossaire, etc., fut publié à Copenhague , le Dr vol. en 1787 , le 2 ® en 1818 , le 3e en 1831. Une autre édition a été publiée par Rask et Afzelius, Stockholm, 1818. A. G.

SŒNDENFIELDS, une des 3 grandes divisions géographiques de la Norvège, au S.-E. , entre le Nordenfields au N. et au N.-O. , la mer du Nord à l’O., le Skager- Rack au S. , et la Suède à l’E. , comprend les préfectures de Christiansand , Buskerud , Christiania , Iledemarken , Smaalehnen, Iarlsberg-et-Laurvig, Bradsberg, Stavanger, Nœdenes , et Mandai.

SOEST, v. des Etats prussiens ( Westplialie), ch.-l. de cercle, à 24 kil. N. d’Arensberg; 9,900 hab. (jadis 40,000). Curieuses églises. Gymnase, séminaire. Saline; fabr. de toiles, eau-de-vie de grains, cuirs. — Autrefois ville hanséatique , puis ville impériale.

SŒSTÛIJK, vge de Hollande, entre Amersfoort etYaarden , près de l’Ems. Beau château.

SŒURS DE LA CHARITÉ ou SŒURS GRISES. V. Charité.

sœurs des pauvres ( Petites ) , religieuses instituées en 1838 par un vicaire de Sl-Servan (Bretagne) , et deux jeunes ouvrières pauvres, pour secourir les vieillards des deux sexes que la misère atteint. L’association fut mise sous le patronage de Marie immaculée , de S< Joseph et de S1 Augustin. Ces bonnes sœurs n’ont d’autres ressources que la charité privée ; elles se font mendiantes par dévouement, et, poussant l’abnégation jusqu'au sublime, ne songent à elles qu’après avoir pourvu leurs pauvres. Leur vœu d’hospitalité est si absolu, que, quand un pauvre se présente dans une maison où il n’y a plus de lit, une sœur donne aussitôt le sien , et s’arrange ensuite comme elle peut. L’œuvre de ces bonnes sœurs commença de se développer en 1841 : après avoir fondé la maison de Sl-Servan, elles en fondèrent d’autres à Rennes et à Dinan en 1846, à Tours en 1847, à Paris en 1849 et 1853, à Bordeaux, à Rouen, etc. L’œuvre tend chaque jour à s’augmenter. Le Saint-Siège l’a approuvée en 1854.

SOFALA , riv. d’Afrique , dans la capitainerie-générale de Mozambique , naît dans les monts Beth , coule à l’E. à travers le gouvernement de Sofala , et se jette dans le canal de Mozambique au-dessous de Sofala ; cours de 400 kil.

sopala (Côte de) , partie de la côte E. de l’Afrique , entre les embouchuves du Zambèze et du Marfumo. On croit que c’était le pays à'Opliir de Salomon.

sopala, v. de l’Afrique portugaise (capitainerie-générale de Mozambique), ch.-l. d’un gouvernement de son nom , sur la Sofala, par 20® 10’ 42” lat. S. , et 32® 26’ 6” long. E. à 900 kil. S. -O. de Mozambique. Ce n’est qu’un

assemblage de huttes défendues par un fort que bâtit le Portugais P. de Naya en 1506 , et autrefois la capitale d’un royaume renommé pour la quantité d’or qu’on en tirait. — Le gouvernement de Sofala, entre ceux des Rivières-de-Sena , dlnhambane , les monts Lupata et le canal de Mozambique, a 360 kil. sur 200. Commerce de poudre d’or et de dents d’éléphant.

SOFFARIDES, dynastie persane, fondée en 872 par Yàcoub-ben-Laïth, fils d’un chaudronnier ( soffar ) ; elle régna sur le Séistan , Balkh , le Tabaristan , le Kerman et le Khoraçan. Yàcoub se porta contre le Kaboul et le Fars, qu’il envahit; rien ne pouvait satisfaire son ambition , et il marchait à de nouvelles conquêtes , lorsqu’il mourut, 879. Son successeur Amrou se soumit au calife Motamed, et reçut de lui l’investiture de plusieurs provinces. En 884, les habitants se révoltèrent contre Amrou; le calife envoya une armée contre lui , et le vainquit. En 899, Amrou ressaisit le pouvoir, marcha contre Bagdad, mais fut défait. Le calife engagea un prince tartare , Ismaël Samani , à lui enlever le pouvoir : Amrou , vaincu et fait prisonnier , fut tué en 901. Avec lui la dynastie ces Soffarides s’éteignit ; elle fut remplacée par celle des Samanides.

SOFIA. V. SorniA.

SOFTS. V. Sophis.

SOGD, Polglimetus , riv. du Turkestan (Boukharie), passe à Samarkand, et se jette dans le Djihoun.

SOLDES, Sogdi, anc. peuple de l’Inde en-deçà de l’Indus , au S. ; capitale, Sogdorum regia.

SOGDIANE , vaste contrée de la Haute-Asie , .a plus reculée des provinces de l’Empire persan , et le dernier pays sur lequel les Anciens eussent des renseignements précis au N.- E. de la mer Caspienne , était séparée des Scythes nomades au N., et des Suces et des Indiens à l’E., par l’Iaxarte et les monts des Comedœ; de la Bactriaue au S., et de la Margiane à l’O., par l’Oxus. Elle correspondait à la partie du Turkestan actuel située entre le Sihoun, les monts de Koundouz et le Djihoun , c.-à-d. aux khanats de Bouckhara, de Samarkand, de Ivhokand, et de Khodjend. La partie occidentale n’était qu’une plaine déserte; mais la partie orientale, composée de vallées formées par une prolongation de l’imaüs (fîoior), les monts de Sogdiane ( Kura-Tagh ou Al-Botom) , et arrosée par les affluents du cours supérieur de l’Oxus et de l’Iax. rte, et par le Polytimétus, était fertile, couverte de villes nombreuses, et renfermait, à l’époque d’Alexandre, de vastes parcs remplis d’animaux de tous genres destinés aux chasses royales. Les Sogdiens appartenaient à la race Arienne, et, dans cette race, à la famille Iranienne ou Persane. Conquise par Cyrus, qui y fonda, sur l’Iaxarte , la ville de Cyra ou Cyropolis ou Cyreschata (auj. Khodjend) , la Sogdiane fut comprise par Darius dans la xvie satrapie de son empire. Alexandre ne la soumit qu’avec peine , ayant dû réprimer plusieurs révoltes et s’emparer de forteresses presque inaccessibles, entre autres la Roche de l’Oxus ou d’Ariamazès. Il y fonda Alexandreschata sur l’Iaxarte, et Alexandrie de l’Oxus. Après sa mort, la Sogdiane fit partie du royaume de Haute-Asie ou de Syrie, jusqu'à ce qu’elle fut eulevée aux Séleucides par les rois grecs de la Bactriane, et à ceux-ci par les Parthes. Maracanda ( Samarkand ) était la capitale du pays. Ses principales peuplades étaient : au S. , les Pasces; les Oxy dragues , vers llaxarte ; les Tochares, aux sources de l’Oxus, dans le pays appelé encore auj. Tocharistan; les Augales, au centre, près des monts Sogdiens; les Mardy'enes, entre ces montagnes et l’Oxus; les Chorasmiens , dans le pays appelé encore auj. Khowaresm, sur le cours inférieur de l’Oxus. Des Parthes, la Sogdiane passa au second empire des Perses, puis aux Arabes, à qui elle fut enlevée au xi' siècle par les peuplades turques qui l’ont conservée depuis ce temps, et qui y ont fondé plusieurs Etats indépendants. C. P.

SOGDIEN, Sogdianus, roi de Perse, 424 av. J.-C;, 2e fils d’Artaxerce 1er, tua son frère aîné Xerxès II, et fut tué par un autre de ses frères, Ochus ou Darius II Nothus, qui le fit étouffer dans de la cendre.

SOGIIAT ou SUGHEUD, Colysium ou Tottarium, v. de la Turquie d’Asie ( Khodawendiguiar), à 45 kil. N.-O. d’Eski-Cheher. Elle fut la résidence d’Othman, fondateur de l’empire turc.

SOHAM, brg et paroisse d’Angleterre (Cambridge), à 10 kil. S. -S.-E. d’Ely; 3,000 hab. Beurre et fromages renommés.

SOHAR, v. d’Afàbie. V. Oman.

SOHL, comitit de Hongrie, dans le cercle au delà du Danube, entre ceux de Liptau au N., de Thurotsch et de Bars à l’O., de Honth et de Neograd au S., et le cercle en

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