‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 514 sur 864 · SOR · texte numérisé non relu

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place moins grande qu’Eschyle à la fatalité, contre laquelle ses personnages luttent toujours avec énergie en déployant tous les efforts de leur liberté morale. Aussi son drame est-il plus animé, plus vivant que celui d'Eschyle; les caractères y sont plus en relief, et se dessinent dans un dialogue plus vif ; l'intérêt qui s’attache aux personnages est habilement gradué de scène en scène, et se soutient jusqu’au dénouement. L’invention et la disposition des parties , toujours remarquables chez Sophocle , la beauté à peu près constante de la diction , l’élégance et l’harmonie continue du style, la clarté habituelle de la phrase, la rareté des défauts, sont autant de traits communs à ce grand poète avec notre Racine. — Les principales éditions de Sophocle, depuis celle de Brunck, Strasbourg, 1786-89, 4 vol. in-8® ou 2 vol. in-4°, sont celles d’Erfurdt (avec un Lexicon Sophoclis ), Leipzig, 1802-25; 7 vol. in-8°; de Bothe, ibid. , 1806, et 1827-28, 2 vol. in-8°; de Wunder, Gotha, 1831-44, et 1845-48, 2 vol. in-8®; et surtout de Guillaume Dindorf dans la collection Didot , 1842 ; le texte collationné sur un manuscrit nouveau , la traduction latine de Brunck soigneusement révisée par M. Benlcew, un excellent travail de M. Ahrens sur tous les fragments, et des Index très-complets, recommandent particulièrement cette dernière édition. Les meilleures traductions françaises sont celles de Rochefort, 1788, 2 vol. in-8°; de M. Artaud, 1827, 3 vol. in 18. Il a été traduit en vers français, avec beaucoup de talent, par M. Faguet, 1849, 2 vol. in-12 ; par M. Th. Guiard, 1852, in-8°. V. Besenbeck, de Ingenio Sophoclis, Erlangen, 1789, in-4®; G. Dindorf, Ad Sophoclis tragœdias annotationes, Oxford et Leipzig, 1836 in-8°; Ditges, de F ali apud Sophoclem ratione, Cologne, 1835, in-8°; Ellendt, Lexicon Sophocleum, Kœnigsberg, 1834-35, 2 vol. in-8® ; Heuser, de Numine divino apud Sophoclem , Marbourg , 1845, in-8® ; Klander, de Choro Sophocleo , Kiel, 1840, in-4°; Michelet, de Sophoclei ingenii principio, Berlin, 1 830, in-4® ; Schmidt , de Nolione fali in Sophoclis tragœdiis expressa, Leipzig, 1821, in-4°; Schneider, de Dialecto Sophoclis, Iéna, 1822, in-8®; Schultz, de Vitâ Sophoclis, Berlin, 1836, in-8®; Wiedemann, de Sophocle imilalore Homeri , Gorlitz, 1837, in-4°; Benloew, de Sophocleœ dictionis proprietate, Paris, 1847, in-8°; Lübker, Sur la the'ologie et la morale de Sophocle, Kiel, 1851, in-4®. P — T.

Sophocle le Jeune, petit-fils du précédent, suivit, non sans éclat, la carrière de son grand-père, et remporta, suivant Diodore, douze fois le prix. Il ne nous est rien parvenu de ses œuvres. P — t.

SOPIIONIE, le 9e des petits prophètes, commença de prophétiser sous le règne du roi Josias, 624 ans environ av. J.-C. Ses prophéties sont contenues dans 3 chapitres , où il exhorte les Juifs à la pénitence, prédit la ruine de Ninive, le retour de la captivité de Babylone, et l’établissement de la loi nouvelle.

SOPHON1SBE, née à Carthage en 235 av. J.-C., m. en 203, était fille d'Asdrubal, qui l’éleva dans la haine de Rome. Fiancée d’abord à Masinissa, elle épousa cependant Syphax, roi de Numidie , et l’enleva à l’alliance des Romains; prise par Lélius, et sa captive, elle épousa Masinissa, devenu l’allié de Rome, et qui espérait ainsi la soustraire au vainqueur; mais Scipion l’Africain, averti par Syphax , la réclama , pour la faire paraître dans un triomphe à Rome. Masinissa ne voulant pas renoncer à ses puissants alliés, conjura Sophonisbe d’éviter cette honte en se donnant la mort; il lui envoya du poison qu’elle but avec transport. Le Trissin, Mairet , P. Corneille, Lagrange - Cliancel , Thomson, et Voltaire, ont traité ce sujet pour le théâtre.

SOPHRON, Syracusaiu, contemporain de Denys l’Ancien, inventa un genre de dialogues appelés Mimes (c.-à-d. imitalio7is ), dans lesquere il reproduisait des scènes de la vie privée , principalement de la vie des hommes et des femmes du peuple. Platon et Théocrite goûtaient fort cet écrivain, dont il ne reste rien. V. Grysar, de Sophrone mimographo, Cologne, 1838, in-4°. P — t.

SOPHRÜN1STES, officiers subalternes chargés de veiller au bon ordre , et particulièrement aux mœurs , dans les gymnases des anciens Grecs.

SOP1T1DE. V. Sophitjde.

SOPltONY. V. Œdenbukg.

SOltA, v. du royaume d’Italie (Prov. de Caserta), à 146 kil. N.-N.-O. de Naples , sur la rive dr. du Liris ; 12,313 liab. Evêché; cathédrale et fontaine remarquables. Restes d’anc. murailles. — Autrefois la ville la plus au N. du pays des Volsques (Latium), elle se joignit aux Samnites, et fut prise par les Romains ; la colonie qu’ils y envoyèrent fut massacrée par les habitants en 313 av. J.-C., et remplacée par une autre en 302.

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