‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 515 sur 864 · SOR · texte numérisé non relu

SOR

[ SORABES, peuple de la famille Slave. V. Serbes.

SORACTE, auj. Santo-Oreste , montagne d’Etrurie, à 40 kil. au N. de Rome, le plus haut sommet de la chaîne qui s’étend au N. de Véies, sur la rive dr. du Tibre, et que traverse la voie Flaminienne ; 760 mèt. de hauteur. Sur son sommet , souvent couvert de neige en hiver, était un célèbre temple d’Apollon , à qui toute la montagne était consacrée. On y trouvait des sources chaudes. Vitruve parle de ses carrières. Au pied était le sanctuaire de la déesse Féronia. Carloman, frère aîné de Pépin le Bref, y fonda, sur le côté oriental, le cloître encore existant de Saint Sylvestre, où il se retira, ce qui fait donner quelquefois au mont Soracte le nom de Monte-San-Silvestro.

SORANUS , dieu du monde souterrain , chez les anciens Sabins.

SORATA (Nevado de), montagne du Haut-Pérou, dans la chaîne des Andes, à 170 kil. N. -O. de la Paz; 7,896 mèt. de hauteur.

SuRAU , v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 100 kil. S.-S.-E. de Francfort, sur le Goldbach ; 8,000 hab. Gymnase, bibliothèque. Fabr. de draps, toiles, tabac, bougie. Maison d’aliénés.

sorau , v. des Etats prussiens (Silésie), à 15 lui. E.-S.-E. de Rybnik ; 4,000 hab.

SORBAS , v. d’Espagne (Andalousie), à 26 kil. O. de Mujacar ; 7,300 hab. Couvertures de laine.

SORBIER (Jean Bartiiolomé) , général d’artillerie, né à Paris en 1762, m. en 1827 , fils d’un chirurgien militaire, fut élevé à l’Ecole de Brienne, où il eut Napoléon pour condisciple , puis comme camarade au régiment de LaFère, 1783. Il fit toutes les guerres de la République et de l’Empire; général de brigade en 1796, commandant l’artillerie de l’armée d’Italie en 1809 , il contribua glorieusement au succès des batailles de Raab et de Wagram. Colonel de l’artillerie de la garde impériale en 1810, il fit en cette qualité la campagne de 1812 en Russie, et prit une part décisive à la bataille de la Moskowa. Nommé 1er inspecteur-général de l’artillerie à la fin de 1812, il réorganisa cette arme après la retraite de Moscou, et fit encore les campagnes de 1813 et 1814, où l’artillerie joua un rôle si important. La lre Restauration le maintint dans ses fonctions, que l’Empereur lui conserva pendant les Cent-Jours; la 2e Restauration cessa de l’employer, et il mourut dans la retraite.

SORBON (Robert de), savant docteur, né en 1201 à Sorbon près de Réthel, m. en 1274, obtint de grands succès par ses prédications, fut chapelain de S1 Louis, mais non , comme on l’a dit, son confesseur. Chanoine honoraire de Cambrai en 1251, il songea sérieusement à fonder « une société d’ecclésiastiques séculiers qui , vivant en commun et ayant les choses nécessaires à la vie, ne fussent plus occupés que de l’étude, et enseignassent gratuitement. Cette fondation est de 1252 à 1254 ; elle fut légalement constituée par lettres-patentes du roi en 1255, confirmée par des brefs du pape Alexandre IV, de l’an 1259, et portait le nom de Congrégation des pauvres maîtres de la Sorbonne. Chanoine de Paris en 1258, Sorbon fut proviseur de la congrégation. On a de lui quelques petits traités : de Conseientia , de Confessione , Mer Paradisi, les Statuts de la maison de Sorbonne , des Sermons, etc. J. T.

SORBONNE, maison célèbre, instituée à Paris par Robert de Sorbon, auteur de ses statuts, rédigés après 18 ans d’expérience, et qui ne subirent aucun changement jusqu’à la suppression de l’établissement, en 1790. Le but principal de la Sorbonne était de porter à leur plus haut point d'importance les études théologiques. Des cours publ ics, au nombre de 7, y furent successivement fondés de 1252 à 1751. La congrégation était dirigée par un proviseur, qui avait sous ses ordres un prieur, chargé de la police, 4 docteurs, choisis parmi les plus âgés, pour veiller à la conservation des règles, et des procureurs, qui s’occupaient de l’administration financière. Les grades de bachelier, de licencié et de docteur n’étaient conférés qu’après des préparations trèslongues et des épreuves très-sérieuses. Aussi est-il sorti de cette institution une foule d’hommes d’un savoir profond et d’un mérite éminent. A la Sorbonne appartient la gloire d’avoir établi dans ses bâtiments les premiers ateliers de l’imprimerie parisienne. Elle eut des torts politiques dans les troubles civils du règne de Charles VI ; elle en eut au temps de la Ligue ; des intrigues et des cabales l’agitèrent dans les querelles du jansénisme ; mais elle fut le rempart de la foi catholique, combattit la Réformation , eut une réputation européenne, et fut surnommée le Concile subsistant des Gaules. En 1808, l’anc. collège de Sorbonne fut donné à l’Université; en 1821, il fut affecté à des Facultés de théologie, de lettres, et de sciences, où l’on fait

Page 1