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SOR — 2515 — SOS

d s cours gratuits, et déclaré le ch. 1. de l’Académie universitaire de Paris. J. T.

sorbonne (Monument de la), situé à Paris, vers le milieu de la rue de Sorbonne ; sa fondation remonte au xme siècle ( V . Sorbon); il a été rééditié par le cardinal de Richelieu , et se compose d’une vaste cour quadrangu-

1 lire de 150 mèt. du N. au S., et de 45 mèt. de l’E. à 10., entourée de trois côtés de bâtiments fort simples à

2 et 3 étages, et sur le 4e, par une chapelle avec façade latérale composée d’un portail à fronton , de 10 colonnes corinthiennes, sur un perron de 15 degrés. La façade principale de cette chapelle, sur la place Sorbonne, se coin* pose d’un portail de 4 colonnes corinthiennes aaossees, surmontées d’une ordonnance de pilastres composites supportant un fronton. Ces deux ordres ont ensemble 20 mèt. d’élévation , sur 15 de large environ. Au-dessus, à l’aplomb du transsept , s’élève une tour circulaire couverte d’une coupole de 15 mèt. de diamètre, et dont le sommet est à 39 mèt. du sol ; quatre petits campaniles sont disposés autour. L’intérieur de l’église est orné de pilastres corinthiens, et contient le mausolée, en marbre blanc, de Richelieu, chef-d’œuvre de Girardon. La Sorbonne a été bâtie sur les plans de J. Lemercier; les bâtiments furent commencés en 1629, la chapelle en 1635, et finie en 1653. Depuis 1857, on a entrepris d’élever, sur la rue des Ecoles, une façade monumentale à l’édifice. L’ensemble des bâtiments, y compris ces augmentations et la chapelle, occupe une superficie de 12,000 mèt. environ.

SORCY, brg (Meuse), arr. et à 12 kil. S.-E. de Commercy, sur la Meuse et le chemin de fer de Paris à Strasbourg ; 299 hab. Fromages estimés. — Autrefois cli.-l. de comté, il possédait une riche abbaye de Bénédictins.

SORDÉLLO , troubadour du xme siècle, né à Goito près de Mantoue, parcourut l’Italie en chantant ses poésies à la cour des princes, vint en Provence auprès de Charles d’Anjou , et le suivit dans sou expédition à Naples. On a de lui environ 30 sirventes et canzones en l ingue provençale ; la pièce qui fait l’cloge du chevalier Blacas est particulièrement remarquable.

SORE, ch.-l. de cant. (Landes), arr. et à 50 kil. N. de Mont-de-Marsan ; 285 hab. Verrerie.

SOREC , torrent de Palestine, prenait sa source au N.-O. de Jérusalem, et se jetait dans la Méditerranée.

SOREL ou SOREAU (Agnès). V. Agnès.

sorel , chambly ou richelieu, riv. du Canada, sort du lac Champlain, coule su N., et se jette dans le SVLaurent; cours de 140 kil.

SORESINA, ville du roy. d’Italie, province et à 26 kil. N.-O. de Crémone; 8,162 hab. Confitures estimées, connues sous le nom de mostarda.

SORÈZE , brg (Tarn), arr. et à 23 kil. S. -O. de Castres, sur le ruisseau de Sor qui lui donne son nom; 1,286 hab. Il y eut une célèbre abbaye de Bénédictins, dite Abbaye de la Paix, fondée au ixe siècle par Pépin, roi d’Aquitaine, et où l’on forma, en 1682, un vaste établissement d’iustruction. Ruiné parla Révolution, il ne tarda pas à se relever et à devenir florissant ; persécuté sous la Restauration, il appartient depuis 1854 aux Dominicains. Patrie d’Azaïs. — Aux environs, vaste grotte à stalactites, nommée lou Traouc del Culet (trou de la taupe), et le bassin de S*-Féréol, immense construction hydraulique destinée à alimenter le canal de Languedoc.

SORGUES, brg (Vaucluse), arr. et 10 kil. N.-E. d’Avignon, au confluent de la rivière de son nom et de l’Ouvèze ; 2,919 hab. J1 reste deux tours d’un anc. château des papes. Bons vins rouges. Usines à garance, filatures de soie, papeterie, fours à chaux. Aux environs, anc. monastère de Genlilly.

sorgues (La), Sulgas, riv. de France, sort de la fontaine de Vaucluse, reçoit la Nesque, et se jette dans l’Ouvèze, à 3 kil. de Sorgues; cours de 35 kil.

SORIÀ, v. d’Espagne (Vieille-Castille), capitale de la province de son nom, à 235 kil. N.-E. de Madrid, et sur le Douro. On y remarque le palais des comtes de Gomara, et un pont de pierre. Comm. de laines. Cette ville, fondée en 1122 par Alphonse le Batailleur, roi d’Aragon, fut titre de comté. Aux environs sont les ruines de l’antique Numance. Pop. de la commune : 5,800 bab. — La prov. de Soria, entre celles de Logrono au N., de Burgos et de Ségovie à l’O-, de Guadalaxara au S., et l’ Aragon à l’E., a 130 kil. sur 120. Sol montagneux; mines d’argent, de fer et de sel. Pop. : 115,619 hab. en 1833; 140,000 hab. en 1849; 149,568 en 1860; superf., 9,935 kil. carrés.

SORIA NO, v. des Etats de l’Eglise, délégation et à 10 kil. R; de Viterbe; 5,500 hab. Titre d’une principauté. — Victoire de Carlo Orsini sur lepape Alexandre VI, en 1497.

I SORLIN (SAINT-), vge (Rhône), arr. et à 23 kilom.

I S. -O. de Lyon; 219 hab. Jadis titre d'un marquisat, qui appartint à la maison de Savoie-Nemours.

SORL1NGUES (lies), en anglais Scilly, anc. Cnssitér ides (du grec Cassiteros, étain, dont il y avait des mines), groupe de 145 îlots anglais, dont 6 habités, dans l’Atlantique , en face du comté de Cornouailles; 2,800 hab., presque tous pêcheurs. La principale est S,e-Marie , où est le ch.-l. , Newton. On y trouve beaucoup d’antiquités druidiques.

SORNAC, ch.-l. de cant. (Corrèze), arr. et à 24 kil. N.-O. d'Ussel; 192 hab.

SOROE , v. de Danemark, dans l’ile de Seeland, à 84 kilom. S. -O. de Copenhague; 1,000 habitants. Académie fondée par Frédéric II. Belle église du xme siècle; bibliothèque.

soroe, île de Norvège, sur la côte N., dans l’océan Glacial arctique, par 68° 30' lat. N., et 19° 35' long E., dépend du Finmark. Elle a un port, nommé Hasvilc.

SORR, vge de Bohême, dans le cercle de Kœnigingrætz. Victoire des Prussiens sur les Autrichiens , le 30 septembre 1745.

SORRENTE, en italien Sorrenlo, ane. Surrentum, v. du royaume d’Italie, prov. et à 25 kil. S. -S.-E. de Naples, sur la côte S. du golfe de Naples ; 7,180 hab. Archevêché. On y voit une belle cathédrale , des ruines antiques , de curieuses grottes et des sites délicieux. — Fondée par des habitants de Cumes, elle devint colonie romaine sous Auguste; elle avait alors des fabriques renommées de vases d’argile pour le vin. Elle souffrit beaucoup de l’éruption du Vésuve, l’an 79 de J.-C. Patrie du Tasse; on voit quelques vestiges de la maison qu’il habitait.

SORRÈZE. V. Sorèze.

SORTS, Sortes , genre de divination chez les Anciens. On consultait les sorts dans des temples, au moyen de dés sur lesquels étaient gravés des caractères ou des mots, dont on trouvait ensuite l’explication au moyen de tables composées exprès. Le consultant commençait par sacrifier aux dieux, puis tirait les Sorts ; quelquefois un prêtre les lui faisait tomber d’une urne. Les Sorts les plus célèbres furent ceux de Dodone en Grèce, de Préneste et d’Antium, en Italie. On tirait aussi des Sorts dans les ouvrages de quelque poète célèbre, tels qu’Homère, Euripide, Virgile : on ouvrait le livre au hasard, et le passage ou le vers sur lequel on tombait devenait l’oracle cherché. — Cette dernière manière de tirer les Sorts se perpétua jusqu’au moyen âge, avec cette différence qu’on se servait des livres saints, tels que la Bible, les Prophètes , les Actes des apôtres, les Evangiles. C’était dans les églises, sur l’autel, que se faisait la consultation ; un prêtre ouvrait le livre, et lisait le passage, qui devenait pour tous une prophétie. On appelait cela ies Sorts des saints, et l’on se préparait à leur consultation par le jeûne et par la prière. L’Eglise blâma cette pratique superstitieuse ; plusieurs conciles, dès le Ve siècle, et dans les siècles suivants, l’interdirent sous les peines les plus sévères, sans pouvoir en faire cesser complètement l’usage, car au Xne siècle on consultait encore les Sorts des saints. C. D — y.

sorts (Fête des). V. purim.

SOS, v. d’Espagne (Aragon), prov. de Saragosse, à 12 kil. S.-E. de Sanguesa; 3,900 hab. Dominée par un anc. château -fort, où naquit, en 1458, Ferdinand le Catholique, dont le père, Jean II, donna pour ce motif à tous les habitants le titre de gentilhomme.

SOSIGÈNE d’Alexandrie, philosophe péripatéticien et astronome, avait écrit : des Essais sur les Catégories; un commentaire sur le traité l)u ciel d’Aristote; un traité Sur les sphères de mouvement contraire ajoutées par Aristote au système astronomique de Callippe ; un ouvrage, en 8 livres au moins, Sur la vision, traité d’optique qui embrassait l’explication des météores lumineux ; enfin 3 traités Sur la longueur de l’année , dans lesquels il se corrigeait lui-même. Appelé par J. César pour réformer le calendrier romain, il se contenta de mettre en vigueur, l’an 46 av. J.-C., le cycle solaire de 4 ans trouvé par Eudoxe en Egypte dans l'usage astronomique et non civil. Pourtant Sosigène n’ignorait pas l’inexactitude de ce cycle, signalée déjà par Ilipparque; mais ce cycle avait le mérite de la simplicité. Cependant les pontifes romains le comprirent mal : ils intercalèrent un jour tous les trois ans; l’intercalation quadriennale, prescrite par Sosigène, ne fut définitivement établie à Rome qu’en l’an 760 de la ville, 8 de J.-C. Le même cycle avait été introduit, l’an 30 av. J.-C-, dans l'usage ci \ il à Alexandrie, à la place de l’année vague égyptienne de 365 jours. H. M.

SOSPELLO, Hospitellum, ch.-l. de cant. (Alpes Mari-

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