‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 517 sur 864 · SOT · texte numérisé non relu

SOT

SOU

times), arr. et à 26 kilom. N.-E. Je Nice, sur la Bevera; ) 3,115 hab. Draps et soieries. — Les Français la prirent au duc Je Savoie en 1692.

SOSTHENE, général macédonien, repoussa une invasion des Gaulois après la mort de Ptolémée Céraunus, reçut le titre de roi après Méléagre, fils de ce prince, 279 av. J.-C., et périt peu de temps après dans un nouvel engagement contre les Barbares.

SOSTRATE, architecte grec, né à Cnide, florissait au IIIe siècle av. J.-C. Il embellit sa ville natale de promenades ou terrasses soutenues sur des arcades, fut appelé en Egypte par Ptolémée Philadelphe , et éleva dans l’ile de Pharos, près d’Alexandrie, le fameux fanal qui fut rangé parmi les 7 merveilles du monde.

SOSVA, riv. de la Russie d’Asie, nait dans les monts Ourals, coule au N., à l’E. et au N.-É., à travers le gvt de Tobolsk, et se jette dans l’Obi, à 9 kil. S. de Bérézov; cours de 650 kil.

sosva , riv. de la Russie d’Asie, arrose les gvts de Perm et de Tobolsk, et , en se réunissant à la Lovza, forme la Tavda ; cours de 350 ldi.

SOTADÈS, poète grec du m® siècle av. J.-C., né à Maronée en Thrace, vécut à la cour de Ptolémée Philadelphe, roi d’Egypte. Ce prince s’étant marié avec Arsinoé, sa propre sœur, comme cela était d’usage en Egypte, il l’attaqua dans ses vers, et fut jeté à la mer dans un coffre de plomb par son ordre. Il inventa le vers sotadique , qu’on peut lire de droite à gauche ou de gauche à droite, en retrouvant les mêmes mots.

SOTERIES, sacrifices que les Anciens faisaient aux dieux, après avoir échappé à quelque péril.

SOTERIOPOLIS , v. de Colchide, la même que Dioscurias ( V. ce mot ) .

SOTHIS , nom donné par les anc. Egyptiens à l’étoile Sirius ou Canicule. Ils se servaient d’années vagues de 365 jours, retardant d’un jour tous les 4 ans sur les années solaires, de sorte qu’elles se retrouvaient au même point après 1460 ans* cet espace de temps s’appelait période sothiaque , parce que la période commençait et se terminait avec le lever héliaque de Sothis. La lre période sothiaque remontait à l’an 2782 av. J.-C.; la 2» commença le 20 juillet 1322 av. J.-C., et se termina en 139 de J.-C.

SOTIATES, petit peuple gaulois de l’Aquitaine (Novempopulanie), entre les Vasates au N. et les Elusates au S., occupaient les environs du vge actuel de Sos (Lotet-Garonne), et furent soumis par Crassus, lieutenant de César.

SOTIES, farces satiriques et grossières du 1er âge de la comédie française, et dans lesipielles , sous un voile allégorique transparent, on attaquait les grands personnages. Elles étaient jouées par une confrérie de bouffons, dont le chef s’intitulait Prince des sols. François Ier les prohiba.

SÜTO (Luis Barahona de), poète espagnol du xvie siècle, né à Lucena (prov. de Grenade), exerça la médecine.

Il fut l’émule de Garcilaso dans ses odes, ses chansons et ses églogues. Son poème Las Lagrimas de Angelica , un des meilleurs de la langue espagnole, est bien supérieur à toutes les continuations italiennes de l’Arioste.

soto (Dominique), théologien, né en 1494 à Ségovie, d’un jardinier, m. en 1560, fit ses premières études sans maître, les acheva à l’université d’Alcala et à Paris, entra chez les Dominicains en 1524, professa avec distinction à Salamanque, fut envoyé par Charles-Quint au concile de Trente en 1545, avec le titre de son Ier théologien , devint confesseur de l’empereur, et refusa l’évêché de Ségovie. Juge de la querelle entre Las Casas et Sépulvéda au sujet des Indiens réduits en esclavage, il décida en faveur du premier. On a de lui : 2 livres De la nature et de la grâce, en latin, Paris, 1549, in-4°; De justitiâ et jure, Anvers, 1568; De legendis secretis; des Commentaires sur Aristote, sur Pierre Lombard, etc.

80TO (Fernand de), gentilhomme espagnol, né à Villanueva de Bavia-llota (Estramadure), passa en Amérique en 1520, conquit une partie de la Floride, fut nommé gouverneur de Santiago-de-Cuba, releva en 1528 la Havane minée par des corsaires français, suivit Pizarre à la conquête du Pérou, et mourut en 1542.

SOTO-MAYOR I San-Salvador de), v. d’Espagne (Galicie), à 22 kil. N.-E. de Vigo; 2,500 hab. Titre de comté; prov. de Pontevedra.

SOTS (Prince des). K. Prince.

SOTTEGHEM, brg de Belgique (Flandre-Orientale), à 15 kil. E.-N.-E. d’Oudenarde; 2,700 hab. Ruines du château du comte d’Egmout; l’église du bourg renferme sou

tombeau. Fabr. de tissus de coton, toiles, tabac; tanneries.

SOTTE VILLE, vge (Seine-Inférieure), arr. et à 3 kil. S. de Rouen , près de la rive g. de la Seine; 8,182 hab. Filatures de coton ; fabr. de savon , cardes, calicots, huile, vernis, machines; laitage renommé. Là sont les abattoirs de Rouen.

SOTTOMARINA, île du royaume d’Italie (Vénétie) la plus méridionale de celles qui séparent les lagunes de l’Adriatique. A sa pointe N. est Chioggia.

SOU, c.-à-d. rivière dans les langues tartares, entre dans la composition de beaucoup de noms géographiques : Karasov, rivière noire, etc.

soü ou sol , Solidus , monnaie de France. Le sou d'or , qui était, depuis Constantin, la 72e partie de la livre d’or et pesait 24 siciliques ou 84 grains, ne pesa plus en Gaule, depuis la 2e moitié du vi* siècle , que 72 à 74 grains, c.-à-d. 21 siciliques. Monnaie réelle au temps des Mérovingiens, et d’une valeur de 100 fr. environ de notre monnaie, il ne tarda pas à disparaître après eux, et, jusqu’à Philippe - Auguste , où l’on frappa des pièces d’or différentes, il semble n’avoir été qu’une monnaie de compte. Le sou d'argent , qui remonte aussi à Constantin, et qui valait 12 deniers d’argent, fut d’abord une monnaie fictive ou de compte, représentant, à l’époque de Charlemagne, une valeur de 36 fr. environ ; cette valeur changea, celle des deniers allant toujours en diminuant, au point qu’ils devinrent du billon, caractère qu’ils ont conservé depuis. A partir de Philippe -Auguste, on frappa de véritables sous d’argent, qui, au lieu de ce nom, portèrent ceux de gros tournois , gros denier, denier blanc, blanc, ou grand blanc : originairement en argent pur, c.-à-d. à 11 deniers 1/2 de fin, ils dégénérèrent bientôt, et, dès le temps de Philippe VI de Valois, c’étaient des pièces de billon. Le sou de cuivre ne date que de Louis XV, en 1719. Lors de l’adoption du système décimal, il devint, sans perdre son nom, la pièce de 5 centimes, et il représente la 20» partie du franc, comme autrefois la 20» partie de la livre

SOUABE, en allemand Schwaben , en latin Suevia, anc. division de l’Allemagne, au S. -O., n’avait pas de limites bien déterminées. On la place ordinairement entre la Thuringe au N., la Forêt-Noire à l’O., et la Bavière à l’E.; du côté du S., elle dépassait le Rhin et s’étendait en Suisse; v. princip.: Zurich, Augsbourg, Ulm , Constance, Tubingue, Bade, Hall, Rhinfeld, Nordlingen, etc. Elle fut divisée d’abord en cantons ( gaus ), qui tiraient leurs noms des rivières (la Kraich, l'Iaxt, le Kocher, la Brenz, etc.), puis en seigneuries et comtés divers. — La Souabe, dont le nom vient des Suèves et ne date guère que du xe siècle, était une partie de l’anc. Alémanie. En 912, Erchanger en usurpa la souveraineté, et la constitua en duché, qui , possédé successivement par divers seigneurs non héréditaires, appartint, de 1080 à 1268, à la maison de Hohenstauffen. Depuis cette maison, le duché fut réuni à l’Empire.

DUCS DE 1° Ducs non

Erchanger 912

Burkhard Ier 926

Hermann Ier 926

Ludolf 948

Burkhard II 954

Othon Ier 973

Conrad Ier 982

Hermann II 997

Hermann III 1004

Ernest Ier d’Autriche-

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