‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 518 sur 864 · SOUABE · texte numérisé non relu

SOUABE

héréditaires.

Babenberg 1012

Ernest II 1015

Hermann IV ....... . 1015

Henri (ce fut depuis l’emper. Henri III). 1038

Othon II 1043

Othon III , margrave de Schweinfurt. . . . 1044 Rodolphe de Rheinfeld ( anti-emper.) . 1057-1080

II» Ducs héréditaires ( maison de Hohenstauffen).

Philippe ( empereur ,

Frédéric Ier, gendre de l’emper. Henri IV. 1080 Frédéric II, le Louche. 1105 Frédéric III (le même que l’emper. Frédéric Ier Barberousse). 1147 Frédéric IV de Rothenbourg (fils de l’empe-

reur Conrad III)... 1155

Frédéric V 1167

Conrad IV (en même temps duc de Franconie ) 111

Frédéric VI (le même que l’empereur Frédéric II ) . . . 1208 ou 1213

Henri II 1219

Frédéric VI, de nouveau 1235

Conrad V (le même que l’empereur Conrad IV) 1250

Conrad VI ou Conradin 1254-1268

souabe (comté palatin de), partie du duché de Souabe, appartenant à la maison de Calw ; ch. 1., Tubingue. Cette seigneurie disparut à la fin du xme siècle.

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souabe (cercle de), un des 4 cercles de l’empire d’Allemagne créés en Ï387 par Wenceslas, et un des 10 formés par Maximilien Ier, entre ceux du Haut-Rhin , du Bas-Rhin, d’Autriche, de Franconie, et la Suisse, comprenait les principautés ecclésiastiques de Constance , d’Augsbourg, d’Elvvangen, et de Kempten, ,1e duché de Wurtemberg, le margraviat de Bade, les principautés de Hohenzollern , 31 villes impériales (Augsbourg , Ulm, Rutlingen, Nordlingen, Hall, Lindau, Memmingen, Heilbronn, etc.), etc. — Division administrative de la Bavière. V. Souabe, Supplément.

souabe (Maison de). V. Hohenstaufben.

SOCabe (Miroir de). V. Miroir.

SOUAK1M ou SOUAKIN, v. de Nubie, située en partie dans un ilôt du golfe Arabique et en pax’tie sur le continent, à 310 kil. S.-O. de Djiddah; 18,000 hab. Bon port. Pêcheries de perles sur les côtes voisines; appartient aux Egyptiens ; par 19» 8' lat. N., et 35° 4' long. E.

’SOUBAB. V. Nabab.

SOUBISE, vge (Charente-Inférieure), arr. et à 18 kil. N.-E. de Marennes, à 4 kil. S.-O. de Rochefort, sur la rive g. de la Charente; 926 hab. Eaux minérales au hameau de la Rouillasse.

SOUBISE (Benjamin de rohan, seigneur de), 2e fils de René de Rohan , et de Catherine de Parthenay, héritière de Soubise, et frère de Henri de Rohan, qui fut le chef des protestants de France, né vers 1589, m. en 1641, fit ses premières armes en Hollande sous Maurice de Nassau, se montrant protestant zélé, et reçut de l’assemblée calviniste de La Rochelle le commandement du Poitou , de la Bretagne et de l’Anjou, 1621. Tandis que les autres chefs , ses coreligionnaires , se soumettaient au roi , il soutint dans Sl-Jean-d’Angely un siège d’un mois contre les troupes de Louis XIII , fut forcé de se rendre, essaya de rallumer la guerre civile, et, battu à la suite de plusieurs tentatives, se réfugia en Angleterre après la prise de Montpellier en 1622. Il reprit bientôt les armes, et, usant d’une ruse déloyale, surprit en 1625 une escadre royale à l’embouchure du Blavet , mais perdit une bataille navale contre Montmorency. Lors du siège de La Rochelle, il prit part à la tentative infructueuse que fit Buckingham pour secourir cette ville, et, après sa prise, refusa de profiter de l’édit de pacification de 1629, qui le comprenait dans l’amnistie générale ; il repassa en Angleterre, et y mourut sans postérité. B.

soubise (Charles de rouan, prince de), né en 1715, m. en 1787, pair et maréchal de France, ministre d’Etat, parvint à la plus haute faveur, quoiqu’il n’eût que de fort médiocres talents; il fut aide- de-camp de Louis XV de 1744 à 1748, gouverneur de Flandre et de Hainaut en 1751, se fit battre honteusement à Rosbach par le grand Frédéric en 1757, et, à la suite d’avantages peu importants à Sondershausen et à Lutzelberg, n’en fut pas moins nommé maréchal de France. Courtisan infatigable, adversaire heureux du maréchal de Broglie, il eut encore un commandement en 1762, et fut vainqueur à Johannisberg, grâce aux conseils du maréchal d’Estrées. Complaisant dévoué de la marquise de Pompadour, et de Mme Dubarry, le roi le combla de faveurs, et il fut mêlé à toutes les intrigues de la cour, en se conduisant néanmoins avec une sorte de loyauté vis-à-vis de ses rivaux. Il était sincèrement attaché à Louis XV, et, après la mort de ce prince, il fut le seul des courtisans qui accompagna son corps à S*-Denis. B.

soubise (Armand de rohan, dit le cardinal de), frère du précédent, né à Paris en 1717, m. en 1756, porta d’abord les noms de prince de Tournon et d'abbé de Ventadour, fut fait, très-jeune, chanoine de Strasbourg, puis coadjuteur en 1742, cardinal en 1747, succéda en 1749 à son grand-oncle Armand-Gaston de Rohan dans l’évêché de Strasbourg > devint grand-aumônier du roi et membre de l’Académie Française. B.

SOUCHAY (Jean-Baptiste), chanoine de Rhodez, né en 1688 à Sl-Amand (Vendômois), m. en 1746, fit ses études au collège de l’Oratoire , à Vendôme, puis vint à Paris, où il fut professeur, entra à l’Académie des Inscriptions en 1726, et devint professeur d’éloquence au Collège royal en 1732. Il a laissé des éditions encore estimées auj., des Œuvres à'Ausone, avec commentaires, de Pellisson, de Boileau , de 1 ’Astrée d’Honoré d’Urfé, et plusieurs bonnes dissertations dans le recueil de l’Académie.

SOUDAGII ou SOUDAN , c.-à-d. colline de la fontaine , v. de la Russie d’Europe (Tauride), en Crimée, petit port sur la mer Noire, à 103 kil. E.-S.-E. de Simphéropol; 1,000 hab. Elle est bien déchue; ses anciennes fortifications sont en ruines.

SOUDAN, nom que les Arabes d’Afrique donnent à l’Afrique centrale, appelée aussi par eux Belad -el- Takrour (pays des convertis), et par les Européens Nigrilie centrale. Le Soudan a pour bornes au N. le Sahara, à l’O. l’océan Atlantique , au S. les régions inexplorées vers l’Equateur, à l’E. l’Abyssinie. Il se divise en Soudan occidental , de l’Atlantique au lac Tchad , et en Soudan oriental, de ce lac à l’Abyssinie. Bien arrosé, il renfei’me en totalité ou en partie les plus grands fleuves de l’Afrique, le Sénégal, la Gambie, le Niger et ses affluents, le Nil supérieur, et une grande quantité de lacs (Tchad, Kendsi, Fittri, etc.). Alimentés par les pluies d’une seule saison, et coulant sur un sol dont le relief est indécis, les cours d’eau se changent, pendant la saison sèche, en marécages, déposent alors le limon que leurs eaux charrient pendant le débordement , et exhaussent ainsi leur lit ; en sorte qu’à la saison suivante les fleuves sont forcés de se tracer un cours nouveau, et se déplacent sans cesse. Par la même raison, les lacs les plus vastes, comme le Tchad, se rétrécissent tous les jours. Le Soudan est couvert de vastes forêts de mimosas, de tamariniers, de sycomores ; les clairières seules sont habitées par les Nègres. On y trouve la plupart des grands animaux, le crocodile, l’hippopotai*e, le rhinocéros, le lion, la panthère, l’hyène, le chacal, le buffle sauvage, la girafe, l’antilope, le chameau , le bœuf, le cheval , le mouton , la chèvre. Le Soudan est peuplé par trois races différentes : 1° les Touariks, sur les frontières du Sahara, restes, comme les Kabyles et les Berbères de l’Atlas, de l’ancienne race indigène de l’Afrique septentrionale, les Ethiopiens ou C bannies ; 2° les Arabes, issus, les uns des Koreïschites qui passèrent la mer Rouge et se réfugièrent dans l’Afrique centrale pour échapper aux persécutions des premiers musulmans; les autres, des tribus maliométanes venues de l’Egypte et du Maroc, et qui imposèrent l’islamisme aux premiers Arabes et aux Nègres; 3° les Nègres, qui forment l’immense majorité de la population ; quoique ayant adopté en partie l’islamisme , ils ont conservé beaucoup de pratiques superstitieuses, la croyance aux sorciers, aux amulettes, aux talismans; ils se défigurent par des stigmates bizarres, se liment les dents en pointe ou s’arrachant les incisives, ce qui gêne leur prononciation et fait ressembler leur langue à une suite de sifflements. Armés de lances, de javelots, d’épées droites, de haches et de flèches empoisonnées, ils se font des guerres d’extermination, qui, jointes aux fièvres produites par les marécages et aux maladies épidémiques qui ravagent fréquemment le pays, rendent sa population moins nombreuse que ne le feraient supposer l’étendue du pays et la fertilité du sol. L’industrie est peu avancée ; les Soudanicns savent extraire quelques métaux, forger le fer, tisser et teindre avec l’indigo quelques cotonnades; les principaux objets de commerce sont les dents d’éléphant, la poudre d’or et la gomme. Les rois ou sultans exercent la puissance la plus absolue. Les principaux Etats sont ceux des Mandingues, de Bambara, de Tombouctou, des Fellatahs, de Haoussa, dans le Soudan occidental ; le Bornou, avec les Etats de Mandara et de Sokoto, ses tributaires, aux environs du lac Tchad; près du même lac, le Kanem et le Baghermy, tributaires du principal Etat du Soudan oriental le XVaday ou Borgou, enfin le Darfour, et le Soudan Egyptien, composé du Kordofan et de la Haute-Nubie. C. P.

Soudan , altération du nom de sultan , fut un titre donné aux lieutenants -généraux des califes, des chefs Seldjoucides et Atabeks.

SüUDRAS, caste de l’Inde. V. Braiima.

SOUDJA, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 95 kil. O.- S.-O. de Koursk, sur une riv. de son nom ; 7,000 hab.

SOUEIRAH. V. Mogador.

SOUEN-HOA, v. de l’empire chinois (Chine propre), à 150 kil. N.- O. de Pékin, sur le Yang-ho, à 30 kil. de la Grande-Muraille. Elle est bien bâtie et très-peuplée.

SOUFFLOT (.Jacques-Germain), architecte, né en 1714 à Iraney près d’Auxerre, d’un père lieutenant au bailliage de cette ville, m. en 1781, montra dès l’enfance un goût très-vif pour l’architecture. Son père, qui avait de la fortune, lui fit faire les meilleures études, puis l’envoya les compléter en Italie, et jusque dans l’Asie-Mineure. Soufflot revint par Rome, où M. de Saint-Aignan, ambassadeur de Louis XV, charmé de ses rares dispositions, le fit entrer, comme pensionnaire du roi, à l’Académie de France, où il resta 3 ans. En quittant Rome, il se rendit à Lyon, où il construisit l’hôtel du change, auj. temple protestant, le Grand - Théâtre , et le magnifique Hôtel- Dieu. Sa réputation le fit appeler à Paris, où il donna le plan de la nouvelle église Sainte-Geneviève (depuis Panthéon), 1757, dont, jusqu’à sa mort, il dirigea les cou-

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«tractions, alors parvenues au soubassement de la tour du dôme. De 1771 à 1783, il bâtit l’Ecole de droit, sur la place devant cette église. Soufflot cultivait la peinture, la sculpture, et la poésie. Il fut nommé contrôleur, puis intendant-général des bâtiments royaux, et membre des Académies d’architecture et de peinture. Ce grand artiste a contribué à régénérer l’architecture, à la ramener au goût de l’Antiquité. Son église Sainte-Geneviève est une conception pleine de hardiesse et de grandeur, bien que le style des ordonnances ne soit pas toujours d’une parfaite pureté. En 1807, le nom de Soufflot a été donné à la rue qui fait face à l’église Sainte-Geneviève. On a de Soufflot : Elévations géomélrales et perspective des trois temples de Pæstum en 1750, Paris, 1764, in-fol. ; Recueil de plusieurs parties d’architecture, Paris, 1767, 2 vol. in-fol., 230 pl. C. D— y.

SOUFRIÈRE (La). V. Guadeloupe.

SOUILLAO, ch.-l. de cant. (Lot), arr. et à 24 kil. N.-N.-E. de Gourdon, près de la rive dr. de la Dordogne; 2,307 hab. Tribunal de commerce. Comm. de vins, cuirs, sels, merrains, truffes. Fabr. d'outils aratoires. Culture du tabac. Beau pont. Eglise du xic siècle, en style byzantin. Jadis abbaye de la congrégation de Sl-Maur.

SOUILLY, ch.-l. de cant. (Meuse), arr. et à 17 kil. S.-O. de Verdun; 896 hab.

SOUKLIONA, riv. de la Russie d’Europe, naît au lac de Koubensk, et, jointe au Jug, forme la Dvvina; cours de 600 kil.

SOUKOUM-KALÉ, forteresse russe de Circassie, à 50 kil. d’Anapa, sur un des îlots de la Baslata, à son embouchure dans la mer Noire. C’était autrefois un grand port de commerce, et la capitale de l’Abasie.

SOULAINES, ch.-l. de cant. (Aube), arr. et à 28 kil. N. de Bar-sur-Aube; 804 hab. Tuileries. Ane. châtellenie. "

SOULAVIE (Jean-Louis Giraud), littérateur, né en 1751 ou 1752 à Largentière (Ardèche), m. en 1813, embrassa l’état ecclésiastique, fut vicaire-général du diocèse de Châlons. Il a publié : Pièces inédiles sur les règnes de Louis XIV, Louis XV, et Louis XVI, Paris, 1809, 2 vol. in-8°; Histoire naturelle de la France méridionale , en 2 parties, Paris, 1780, 8 vol. in-8° ; Histoire, cérémonial et droits des Etals-Généraux , 1789, 2 vol. in-8° ; Mémoires du maréchal de Richelieu, Londres, 1790-93, 9 vol. in-8", ouvrage composé avec l’assentiment du maréchal, mais diffus et pleins d’inexactitudes historiques ; Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, Paris, 1801, 6 vol. in-8°, livre mal fait, mais où l’on trouve quelques documents précieux; Histoire de la décadence de la monarchie française, 1805, 3 vol. in-8° et atlas, etc. B.

SOULE (La), Subola , petit pays de l’anc. France (Gascogne méridionale), entre le Béarn à l’E., la Navarre française à l'O., et la Navarre espagnole au S.; ch.-l., Mauléon. Titre d’une vicomté, qui fut réunie à la couronne par Philippe le Bel en 1306. C’est auj. une partie du département des Basses-Pyrénées.

SOULI, v. de la Turquie d’Europe ( Janina), à 50 kil. S. -S. -O. de Janina, ch.-l. d’un petit territoire de 145 kil. carrés environ. Les Souliotes ont toujours eu la haine du despotisme turc ; après une résistance héroïque contre Ali-Pacha, en 1788-92, 1800, 1803, ils émigrèrent en masse dans la vallée de Parga, qu’ils durent encore quitter à cause des attaques nouvelles d’Ali et de la trahison des Anglais, 1819. Après la mort d’Ali, eu 1822, les Souliotes revinrent de Corfou dans leur pays.

SOULIE (Melchior-Frédéric), poète dramatique et romancier, né à Foix eu 1800, d’un employé des finances, ra. eu 1847, débuta par un volume de poésies, Amours françaises, qui fut assez bien reçu, puis donna au théâtre, avec beaucoup de succès, Roméo et Juliette, tragédie en 5 actes et en vers, 1828, imitée de Sbakspeare; Christine à Fontainebleau, pièce romantique, 1829; la Famille de Lusigny; Clotilde, 1832; la Closeric des genêts, 1846, le meilleur de ses drames. Ses romans sont très-nombreux ; les principaux sont ■■ les Deux cadavres, 1832; le Magnétiseur , 1834 ; Romans historiques du Languedoc, 1834-36; l'Homme de lettres, 1838; les Mémoires du diable, 1837-38, roman trèslong, imitation du Diable boiteux, et où il a représenté la société dans ce qu’elle a de plus hideux et de plus pervers.

SOULIMA ou SOULIMANA, royaume de la Nigritie maritime, au N.-E. du Kouranko, est l’Etat le plus policé de la côte de Sierra-Leone ; capitale, Falaba.

SÜULIN A , nom que l’on donne à l’un des bras du Danube, près de son embouchure dans la mer Noire. La Souliua donne son nom à un petit port.

SOULIOTES. V. Souli.

SOULOU (Archipel de), groupe d’iles de la Malaise, entre la mer de Mindoro au N. et celle de Célèbes au S., par 5° 45’-6° 45’ lat. S. et 117°-120o long. E., entre les îles de Bornéo et de Mindanao ; 60 kil. sur 25 ; 200,000 hab. Il comprend environ 60 îles, dont les principales sont Basilan ou Soulou (la plus grande, ch.-l. Soulou ou Beouan, sur la côte N. -O.), Boulipongpong , Pangoutaran, Pata, Siassi, Siboutou, l'aoui-Taoui, Tapoul, etc. La mer qui les environne est parsemée de récifs de corail et de madrépores. Beau climat; fruits des tropiques. Commerce avec la Chine et l’Inde. Ces îles forment un gouvernement indépendant, régi par un sultan, la noblesse, et des assemblées législatives. Ses nombreux pirates infestent les côtes des Philippines.

SOULT (Nicolas-Jean-de-Dieu),né en 1769 à S1- Amansla - Bastide (Tarn), de parents cultivateurs, m. en 1852, entra, à 16 ans, comme soldat dans le régiment Royal-infanterie, fut nommé, en 1791, sous-lieutenant de grenadiers dans le Dr bataillon du Haut-Rhin, fit avec distinction, sous les ordres de Hoche et de Piehegru, les campagnes de 1792 et 1793 à l’armée de Rhin-et-Moselle, passa capitaine sous Custine, et, après des actions d’éclat à Kaiserslautern, Wissembourg et Fleurus, obtint en une seule année, 1794, les grades de chef de bataillon, de colonel, et de général de brigade. Il contribua par ses habiles manœuvres aux victoires d’Altenkirchen et de Friedberg, fut fait général de division après l’action de Liebtingen, 1799, et, envoyé auprès de Massénaen Suisse, comprima l’insurrection des cantons de Schwytz, d’Uri, et d’Unterwald, eut une grande part au gain de la bataille de Zurich , et poursuivit au-delà de la Linth les débris de l'armée de Souwarow. En 1800, il servit encore sous Masséna à l’armée d’Italie , concourut à la belle défense du pays de Gênes , reçut une grave blessure à l’attaque du Monte - Creto , tomba au pouvoir des Autrichiens, qui lui rendirent la liberté après la bataille de Marengo, et reçut le commandement supérieur du Piémont, où il comprima l’insurrection de la vallée d’Aoste et soumit les Barbets. En 1801, on le mit à la tête du corps d’observation chargé d’occuper Otrante, Tarente, Brindes, et Gallipoli. Colonelgénéral de la garde des consuls après la paix d’Amiens, commandant du camp deSl-Omer en 1803, maréchal d’Empire en 1804, il dirigea le 4e corps de la grande armée pendant la campagne de 1805, prit Memmingen, participa au blocus d’Ulm, puis à la bataille d’Austerlitz, après laquelle l’empereur le qualifia de premier manœuvrier de l'Europe, et fut gouverneur de Vienne jusqu’à la paix de Presbourg. Pendant la campagne de Prusse, 1806, il commanda l’aile droite à la bataille d’Iéna, entreprit le blocus de Magdebourg, que continua le maréchal Ney, et contribua à la prise de Lübeck. En Pologne , 1807 , ses succès ne furent pas moins glorieux : il combattit à Pultusk , à Eylau, à Heilsberg, et la prise de Kœnigsberg lui valut, après le traité de Tilsitt, le titre de duc de Dalmatie. Napoléon lui confia, en 1808, le centre de l’armée d’Espagne : Soult gagna alors la bataille de Burgos, prit, malgré le général anglais Moore, Reynosa, Santander, la Corogne, le Ferrol, envahit, en 1809 , le N. du Portugal, enleva le camp anglo-portugais d’Oporto, et, se repliant devant les forces supérieures amenées par Wellington, rentra en Galice, où il débloqua Lugo et mit en fuite les bandes du marquis de La Romana. Nommé major-général de l’armée, il raffermit momentanément sur le trône Joseph Bonaparte par la victoire d’Ocaüa. Chargé, en 1810, de subjuguer l’Andalousie, il força les défilés delà Sierra-Morena , prit Séville, et investit Cadix. L’année suivante, pénétrant dans l’Estramadure, il s’empara d’Olivença et de Badajoz, et remporta de brillants avantages à Gebora et près d’Albuhera. La défaite de l’armée française de Portugal à la bataille des Arapiles , l’évacuation de Madrid par le roi Joseph, les revers de l’empereur en Russie, l’obligèrent de lever le siège de Cadix, 1812; ce fut alors qu’il opéra ver3 les Pyrénées une retraite que l’on regarde comme un chef-d’œuvre de stratégie. En 1813, il rejoignit la grande armée en Allemagne, et prit part aux victoires de Lutzen et de Bautzen. Mais, en apprenant la défaite des Français à Vittoria, Napoléon le renvoya en Espagne. Soult, ayant réorganisé les troupes à Bayonne, disputa le terrain pied à pied à l’armée anglo- espagnole, qui envahissait les vallées de la Nive et de l’Adour : après des luttes intrépides, à Peyrehorade, S1- Palais , Orthez, Aire, il contint, avec 20,000 hommes, devant Toulouse, en 1814, plus de 80,000 ennemis, commandés par Wellington, et ne cessa de combattre qu’après le rétablissement des Bourbons sur le trône. Louis XVIII lui donna le commandement de la 13e division

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militaire, et même, pendant quelques $nois, le ministère de Ja guerre, en remplacement du général Dupont. Pendant les Cent-Jours, Soult accepta de l’empereur la dignité de pair de France et le titre de major-général de l’armée, et combattit à Fleurus et à Waterloo. Exilé par la 2e Restauration, il rentra en France en 1819, recouvra le maréehalat en 1821, la pairie en 1827, s’attacha au gouvernement de 1830, prit le ministère de la guerre à la place du maréchal Gérard, devint président du conseil des ministres (octobre 1832), quitta ces fonctions en juillet 1834, fut ambassadeur extraordinaire en Angleterre pour le couronnement de la reine Victoria en 1838, reprit, en 1839, le portefeuille de la guerre , fut appelé de nouveau à la présidence du conseil avec le portefeuille des affaires étrangères , et, après une interruption de quelques mois, en 1840, reçut, la même année, cette présidence avec le département de la guerre. Il résigna ses fonctions par raison de santé en 1847. Le roi lui décerna alors le titre de maréchal-général, qui n’avait encore été porté que par Turenne, Villars, et le maréchal de Saxe. Soult a laissé des Mémoires, dont on n’a encore que la lre partie, contenant l’Histoire des guerres de la Révolution , Paris, 1854, 3 vol. in-8° et atlas; les autres parties doivent contenir toutes les guerres du 1er empire français. Les capacités administratives et l’activité du maréchal étaient égales à ses grands talents militaires : l'armée, réorganisée par lui après 1830, lui doit de nombreuses améliorations et les lois importantes de 1831 sur les pensions militaires, de 1832 sur le recrutement et l’avancement, de 1834 sur l’état des officiers. Ce fut sous son ministère que l’on construisit les fortifications de Paris. B.

SOULTZ , en allemand Sulz, ch.-l. de cant. ( Haut- Rhin), arr. et à 27 kil. S.-O. de Colmar; 3,502 hab. Fabr. de bonneterie, rubans de soie.

souLTZ- les-bains, en allemand Soltz-Bad, vge (Bas- Rhin), arr. et à 22 kil. O. de Strasbourg; 891' hab. Faux minérales, établissement de bains.

soultz-sous-forêts, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), arr. et à 15 ldi. S. de Wissembourg; 1,690 hab. Bonneterie, huile de grains. Source salée.

SOULTZBACH, vge (Haut-Rhin), arr. et à 19 kil. S.-O. de Colmar; 1,000 hab. Eaux minérales.

SOULTZMATT, brg (Haut -Rhin), arr. et à 22 kil. S.-O. de Colmar; 2,638 hab. Eaux minérales.

SOUMAGNE , brg de Belgique, prov. et à 15 kil. E. de Liège; 2,500 hab. Clouterie. Beau château de Wegimont.

SOUMAROKOV ( Alexandre-Pétrovitch ) , poète russe, né à Moscou en 1727, m. en 1778, fils d’un général, fut conseiller d’Etat, et directeur des théâtres de la cour. Dans ses OEuvres , publiées à Moscou, 1787, 10 vol. in-8°, on trouve des tragédies, des comédies, des poèmes didactiques, des odes, épitres, satires, élégies, etc. 11 fut le premier de sa nation qui écrivit des drames réguliers, où il prit Corneille, Racine et Voltaire pour modèles. Il choisit presque tous les sujets de ses tragédies dans l’histoire de Russie. Il eut une grande réputation comme poète et comme prosateur, fut comblé d’honneurs et de richesses par Catherine II.

SOUMBAVA. V. Sumbava.

SOUMET ( Alexandre ) , poète, né à Castelnaudary en 1736, m. en 1845, fit des vers dès l’âge de 7 ans. On tenta vainement de le diriger vers l’étude des sciences. Fier de plusieurs prix aux Jeux floraux, il vint à Paris en 1808, chanta Napoléon Ier, et publia l'Incrédulité, poème en trois chants, 1810. Encouragé par le succès, et quoique nommé auditeur au conseil d’Etat, il se livra tout entier à la poésie. Après la chute de Napoléon, il se tourna vers le gouvernement royal, et devint bibliothécaire du roi à S^Cloud. En 1815, il remporta deux prix le même jour à l’Académie Française, pour les poèmes la Découverte de la vaccine, et les Derniers moments de Bayard. L’année précédente, il avait composé la Pauvre fille, petite élégie pleine de sensibilité, qui eut un succès populaire. Soumet, l’un des chefs de la nouvelle école romantique, prit peu de part aux controverses, mais donna deux tragédies en deux jours, Clytemneslre et Saül, 1822, et obtint deux succès qui lui ouvrirent les portes de l’Académie Française en 1824. D’autres tragédies, Cléopâtre , 1824, et Elisabeth de France, 1828, furent froidement reçues ; mais Jeanne d'Arc, 1825, une Fêle de Néron, 1830, et Norma, 1831, obtinrent des applaudissements mérités. Le Secret de la confession, tragédie en 5 actes, appartient encore à la lre époque dramatique de Soumet, ainsi que deux opéras, Pharamond et le Siège de Corinthe. Soumet était éloigné du théâtre, quand il y revint pour y guider sa fille, avec laquelle il composa le Gladiateur, 1841, le Chêne du Roi, et Jeanne tire y, 1844. Tant de pièces, où

brille un beau talent, ne laissent cependant pas de leur auteur l’idée d’un grand poète dramatique : Soumet, trop classique peut-être, ne connaît point les combinaisons neuves et fortes; son style, plutôt que ses pensées, est fortement coloré. Aussi voulait-il avoir plus de champ, et travailla- t -il à deux épopées; l’une parut en 1840 : la Divine Epopée, en 12 chants, 2 vol. in-8° ; l’autre, Jeanne d'Arc, en 3 parties, n’a vu le jour qu’en 1846. Le sujet de Jeanne d’Arc est admirable, et traité par un poète distingué ; cependant ce n’est pas encore un poème épique. La Divine Epopée, qui a pour sujet la rédemption de l’Enfer, n’est qu’un rêve brillant d’un théologien inconsidéré, le jet impuissant d’une splendide hérésie. Soumet n’a publié en prose que les Scrupules littéraires de Mœe de Staël, une Oraison funèbre de Louis XVI, et quelques articles dans des journaux de littérature. J. T.

SOUMISSION (Acte de). F. Convocation.

SOUMPOU. V. Sourocga.

SOUMY, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 180 kil. N.- O. de Kharkov, sur le Psol; 12,000 hab. Vieille citadelle. Foire importante. — Bâtie en 1653.

soumy ou abiskan , lac de Sibérie,, dans l’anc. prov. d’Omsk, communique avec le lac Tchany ; 4,600 kil. car.

SOUND , nom de certains bras de mer ou lagunes qui longent la côte des Etats-Unis ; tels sont les sounds d’Albemarle et de Pamlico.

SOUNGAR1, riv. de l’Empire chinois (Mandchourie), coule de l’E. à l'O., et se jette dans l’Amour; cours de 1,000 kil. environ.

SOUNGARIE. V. Dzoungarie.

SOUNG-KIANG, v. de Chine (Kiang-sou), à 275 kil. S.-E. de Nankin. Très-industrieuse.

SOUPER. V. Repas.

souper de liberté, Ccena libéra, dernier repas que, chez les anc. Romains, on donnait aux condamnés à périr, exposés sur l’arène à la fureur des bêtes féroces, dans les chasses du cirque ou de l’amphithéâtre.

SOUQUE (Joseph-François), né en 1767, m. en 1820, fut secrétaire d’ambassade en Hollande sous le règne de Napoléon I«f, puis député au Corps législatif. Il est connu par deux jolies comédies en 5 actes, en prose, le Chevalier de Canolle, ou un Episode de la F ronde, jouée avec un très-grand succès en 1816, sous le pseudonyme de Saint-Georges, et Orgueil et vanité, représentée en 1819.

SOUR ou TSOUR, anc. Tyr, v. de la Turquie d’Asie (Syrie), sur la Méditerranée, à 36 kil. N. d’Acre ; 7,000 hab. Son port, si célèbre autrefois, est presque comblé. Comm. de tabac avec le Caire et Damiette.

SOURA , riv. de la Russie d’Europe, arrose les gvts de Simbirsk, Penza, Nijni-Novogorod, et se jette dans le Volga, après avoir reçu l’Ouza, l’Alatyr et la Piana ; cours de 750 kil.

SOURABAYA , v. forte de l’ile de Java, sur la côte N.-E., port à l’embouchure du Kediri ; par 7° 14’ 23” lat. S., et 110° 23' 12" long. E. ; 100,000 hab. Ch.-l. de résidence. Arsenal maritime, fonderie de boulets, hôtel des monnaies, beaux chantiers, jardins remplis de plantes rares. Export, de sucre, riz, café, peaux de buffles, etc.

SOURAKARTA. V. Solo.

SOURDEVAL-DE-LA-BARRE , ch.-l. de cant. ( Manche), arr. et à 11 kil. N. de Mortain, sur la Sée ; 1,334 hab. Coutellerie, quincaillerie, papeterie.

SOURDIS (François d’Escoubleau de), né vers 1570, mort en 1628, porta quelque temps le nom de La Chapelle-Bertrand, prit ensuite les ordres sacrés, et dut son élévation rapide à Gabrielle d’Estrées, dont il était parent. Archevêque de Bordeaux en 1591, cardinal en 1599, la violence de son caractère lui attira de vifs démêlés avec son chapitre et avec le parlement de Bordeaux. Un instant exilé, il parvint à rentrer en grâce, célébra même, en 1615, le mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, tint, en 1624, un concile provincial, d’où sortirent^ de remarquables ordonnances pour la discipline -ecclésiastique. B-,

sourdis (Henri d’escoubleau de), frère du precedent , lui succéda comme archevêque de Bordeaux en 1628, après avoir été évêque de Maillezais depuis 1623. Intendant de l’artillerie et directeur-général des vivres au siège de La Rochelle, il participa encore à l’expédition maritime d’Italie en 1633, et reprit aux Espagnols les Les Sl0-Marguerite. Richelieu le soutint dans une querelle contre le duc d’Epernon , gouverneur de Bordeaux. Sourdis présida l’assemblée du clergé en 1634, et mourut en 1645. Il a laissé des Mémoires, publiés par M. Eugène i Sue, 1839.

I SOURGOUT, v. de Sibérie (Tobolsk), sur l’Obi, par

sou

SOU

61» 25’ lat. N., et 70» 45’ long. E.; 1,500 hab. Fondée en 1593. Résidence du commissaire russe qui perçoit le tribut des Ostiaks.

SOURIGUIÈRES de saint -marc (Jean-Marie), né vers 1767, près de Bordeaux, m. en 1837, auteur dramatique très-médiocre, n’est plus connu que comme auteur de l’hymne célèbre le Réveil du peuple, composé contre les terroristes après la chute de Robespierre , hymne qui eut un immense succès, mais dont la valeur poétique est assez faible.

SOURMAH, riv. de l’Hindoustan, prend sa source dans l’empire birman , arrose le Bengale, et se jette dans le Brahmapoutra; cours de 560 kil.

SOURNIA, ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orientales), arr. et à 24 kil. N. de Prades; 912 hab.

SOUROUGA ou SOUMPOU, v. du Japon, sur la côte S. de l’île de Niphon, à 155 kil. S.- O. d’Yédo. Jadis résidence impériale.

SOURTOUR. V. Fret.

SOUS, anc. Suse ou Elymaïs? ruines en Perse (Khousistan) ; elles occupent un espace de 16 kil.

sous, v. et pays d’Afrique. V. sus.

SOUSA , SOUSSA ou HAMANIET, anc. Âdrumète , v. et port de la régence de Tunis, sur la Méditerranée, à 110 kil. S. -E. de Tunis; 10,000 hab. Défendue par trois forts. Export, d’huile, laines fines, céréales, etc.

SOUSAM-ADASSI, nom turc de Samos.

SOU6TONS, ch.-l. de cant. (Landes), arr. et à 27 kil. N. -O. de Dax; 1,010 hab. Comm. de bois.

SOUTCHAVA ou SUCZAWA, v. des Etats autrichiens (Bukowine), à 48 kil. S.-S.-E. de Czernowitz, sur une riv. de même nom ( affluent du Sereth) ; 6,000 hab. Fabr. de maroquins, toiles, etc. Commerce avec la Transylvanie et la Moldavie. — Jadis résidence des princes de Moldavie.

SOU-TCHÉOU, v. de Chine (Iviang-sou), sur le canal Impérial et près du lac Taï-hou, à 140 kil. S.-E. de Nankin, 48 de la mer; 3 millions d’hab. Nombreux canaux, qui l’ont fait appeler la Venise de la Chine. Les G’hinois la nomment le Paradis terrestre : la beauté du site et la douceur du climat en ont fait le séjour habituel des riches. On y remarque les quais, les ponts, les temples et les arcsde-triomphe. Imprimeries, fabr. de brocarts et de broderies; centre du commerce de la soie.

SOUTERRAINE (La), ch.-l. de cant. (Creuse), sur la Sedelle, arr. et à 34 kil. N.-O. de Guéret; 2,249 hab. Eglise romane avec crypte remarquable; brasseries; fabr. et exportation de sabots. Maison-mère des sœurs du Sauveur, pour l’éducation.

SOU rif, c.-à-d. Sud, méridional , en anglais : Southwarlc, rempart du sud, etc.

SÔUTHAMPTON, jadis Hanton , en latin Clausentum, cité-comté d’Angleterre, dans le comté de son nom, port à l’embonchure de lTteliiu et du Test dans la Manche, à 119 kil. S.-O. de Londres, 17 de Winchester; 46,970 hab. Ville agréablement située sur une presqu’île, mais mal bâtie; importante par sa marine marchande et le chemin de fer qui la rattache à Londres. Hospice d’orphelins militaires. Bains de mer très-fréquentés. Construction de navires. Dock de carénage, le plus grand du monde. Magnifiques docks pour le commerce. Un des ports les plus fréquentés de l’Agleterre. Southampton a été bâtie par les Romains, importante sous les Saxons, elle fut saccagée par une flotte française en 1339.

southampton (Comté de) ou hampshire, comté d’Angleterre, au S., ch.-l. Winchester ; entre ceux de Sussex et de Surrey à l’E., de Berks au N., de Wilts et de Dorset à l’E., et la Manche au S. Arrosé par la Test, l’Avon, l’Itchin , etc. Eaux minérales. Agriculture très-perfectionnée. Superf. : 412,500 heet., 481,495 bah.

southampton, v. des Etats-Unis (New-York), sur la côte S. de Long-Island , â 160 kil. E. de New-York ; 6,500 hab.

SOUTHERN (Thomas), poëte dramatique anglais, né à Dublin en 1659, m. en 1739, étudia d’abord le droit, puis servit quelque temps comme enseigne. Il écrivit des comédies et des tragédies qui lui valurent gloire et fortune. Les principales sont l’Esclave royal, et le Fatal mariage. Il a beaucoup d’élégance dans le style , et montre un talent supérieur pour créer et développer des caractères tragiques. On a recueilli ses OEuores en 1735, 2 vol. in- 12.

SOUTHEY (Robert), poëte anglais de l’école des Lakisles, né à Bristol en 1774, m. eu 1843, débuta par un drame de Wat Tyler , dont l’exaltation démocratique lui | valut un ordre d’aller résider quelques années en Portu- j

gai. Nommé, en 1801, secrétaire du chancelier de l’échiquier d’Irlande, il changea complètement d’opinions, et devint ardent tory. La pension qu’il obtint comme poëte lauréat, en 1813, lui permit de se retirer à Keswick (Cumberland), où il ne s’occupa plus que des lettres. Parmi ses poèmes, on distingue : Jeanne d'Arc, 1796; Thalaba, 1803; Ma doc , 1805; la Malédiction de Kehama, 1811; Roderic, le dernier des Golhs, 1814; de charmantes ballades (Si Gualbert , la Jeune fille d'auberge , la Sorcière de Rerkeley). 11 a aussi écrit une biographie de Nelson, 1813, 2 vol. in-8°; une Histoire du Brésil, 1810-19, 3 vol. in-4°, ouvrage estimé ; une Histoire de la guerre de la Péninsule, 1823, traduite en français par Lardier, 1828 ; une Histoire des Indes occidentales, 1827, 3 vol. in -8°; une Histoire de la marine anglaise ; Vindiciœ Ecclesiœ anglicanæ, 1826 ; Essais moraux et politiques, 1832; Spécimens des anciens postes anglais, 1807 , 3 vol. in-8°, etc. Ses Mémoires et sa Correspondance ont été publiés par son fils , en 1848. Southey était un versificateur élégant , de beaucoup de goût , mais de peu d’imagination.

SOUTHWARK, v. d’Angleterre (Surrey), est considérée comme un des faubourgs de Londres, dont la Tamise la sépare, et dont elle forme la partie méridionale. Il y a un grand nombre d’usines et de fabriques; 193,443 hab»

SOUTHWELL, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 23 kil. N.-E. de Nottingham; 3,400 hab. Maison de correction et prison du comté. Antique église de Ste Marie. Restes d’un anc. palais des archevêques d’York.

SOUTH WOLD, brg et paroisse d’Angleterre (Suffolk), port à l’embouch. de la Blythe, à 48 kil. N.- E. d’Ipswicli,. 23 S. d’Yarmouth ; 2,000 hab. Bains de mer. Marais salants. Il y eut là deux rencontres navales entre les Anglais et les Hollandais, en 1666 et en 1672.

SOUTMAN (Pierre), peintre et graveur, né à Harlem vers 1580, m. après 1646, fut élève de Rubens, et forma à son tour des disciples distingués. Parmi ses estampes, on cite, outre des portraits d’après Rubens, Jésus donnant les clefs à St Pierre, d’après Raphaël, et la Cène, d’après Léonard de Vinci.

SOUVERAIN, monnaie d’or, valant: en Angleterre» 20 sehellings , c.-à-d. 25 fr. 20 c. ; en Autriche et en Bohème, 17 fr. 58 c.

SOUVESTRE (Emile), littérateur romancier, né à Morlaix en 1806, m. en 1854, était d’une famille de marins bretons, et la plupart de ses œuvres ont été inspirées par les souvenirs de Bretagne. On peut citer, entre autres, le Foyer Breton , les Scènes de la chouannerie, et surtout les Derniers Bretons , petite encyclopédie artistique et historique, où s’entremêlent les paysages, les traditions populaires et les poésies nationales. Souvestre manque parfois d’invention et d’originalité ; mais, entre ses mains, la nouvelle et le roman ont toujours un caractère moral; il en est ainsi des Confessions d'un ouvrier , d 'Un Philosophe sous les toits (couronné par l’Académie française), et de divers recueils de récits simples et gracieux, le Coin du feu, Pendant la moisson, Récits et souvenirs, etc.

SOUVIGNY, ch.-l. de cant. (Allier), arr. et à 16 kil. S.-O. de Moulins; 1,513 hab. Aymar, Ier sire de Bourbon, y fonda un prieuré de Bénédictins, qui devint un des premiers de l’ordre. L’église, qui a survécu au monastère, est un monument remarquable, de styles divers, et dont les caveaux renferment les tombeaux des sires de Bourbon. Verrerie à bouteilles, bougie, tuiles.

SOUVRÉ (Gilles de), marquis de Courtanraux , né en 1540 , m. en 1624 , suivit en Pologne le duc d’Anjou (Henri III ) , fut nommé, à son retour, grand-maitre delà garde-robe, puis capitaine du château de Vincennes, refusa d’aider à l’assassinat du duc de Montmorency projeté par Catherine de Médicis, reconnut un des premiers les droits de Henri IV, qui le choisit plus tard pour gouverneur du Dauphin , et obtint le bâton de maréchal de France en 1613.

SOUWAROW, ou mieux SOUVOROFF ( Pierre-Aiexis- Vasiliévitch, comte de), célèbre général russe, né, selon les uns, en Finlande, en 1729, et, selon les autres, en 1730 à Suskoi en Ukraine, m. en-1800, fut élevé à l’école des Cadets, entra au service en 1742 comme simple soldat, se distingua dans la guerre de Sept-Ans, et arriva, en 1762, au grade de colonel. Il fit, en cette qualité, la campagne contre I’ougatchef, fut ensuite envoyé contre les Polonais, les battit à Stralowice , prit d’assaut Craeovie, 1768, et fut nommé général-major. En 1773 , il servit contre les Turcs sous Romanzoff, eut part à la victoire de Kosludje en 1774, soumit les Tartares Nogaïs de la Crimée en 1782, devint général en chef en 1783, eut à combattre encore les Turcs en 1788, sauva Kinburn, prit

soz

SPA

Otchakov, remporta des avantages signalés à Fokchani et sur les bords du Rimnik (d’où son titre de Rimnikslti), et s’empara encore d’Ismailov, 1790, dont il fit massacrer les habitants. A la paix d’Iassy, il reçut le gouvernement d’Iékatérinoslaw, de la Tauride, et des provinces conquises à l’embouchure du Dniester. Envoyé ensuite contre les Polonais, il battit Kosciuszko à Macijovice, fit un carnage horrible des habitants de Praga, principal faubourg de Varsovie, et prit cette ville, en 1794. Catherine II lui conféra le titre de feld- maréchal, pour le récompenser de cette victoire, et lui fit don de terres considérables, où il se retira pour s’occuper d’agriculture. Chargé, par Paul Ier, en 1799, du commandement de l’année russe envoyée en Italie contre les Français, il remporta un premier avantage à Cassano, battit Macdonald sur les bords de la Trebbia, vainquit encore Joubert à Novi, mais fut chassé de la Suisse par Masséna. Rappelé en Russie par Paul Ier, qui lui décerna le surnom d’Italinski , et qui voulait qu’il fit une entrée triomphale à Sl-Pétersbourg, il fut disgracié avant son arrivée , parce l’empereur apprit qu’il avait négligé quelque ordonnance sur la discipline. Le vieux général, déjà malade, fut vivement affecté de cette disgrâce, revint presque incognito à Sl-Pétersbourg, etmourut 15 jours après. Souvorolf était un général d'un grand talent et tacticien très-habile. Une statue lui a été élevée, en 1801, sur le Champ-de-Mars de S1 Pétersbourg. V. la Vie de Souvoroff tracée par lui-même , ou Collection de ses lettres et de ses écrits, par Serge Glinka , Moscou, 1819, 2 vol. in-8®. PL.

SOUZA, v. de Portugal (Minho), à 20 kil. E. de Porto; 4,000 hab. Titre de comté.

Souza (Manoëlde faria y). V. faria.

SOUza-botelho (Joseph-Marie de), littérateur portugais, né à Oporto en 1758, m. en 1825 , fils d’un gouverneur de la province de S'-Paul au Brésil, fut plénipotentiaire en Suède, 1791, en Danemark, 1795, et en France, 1802-1805. 11 a donné une belle édition des Lusiades de Camoëns, Paris, 1817, in-4°, et une traduction en portugais des Lettres portugaises, ibid., 1824, in-12.

Souza (Madame de), née fileeue, femme du précédent, née à Paris en 1760, m. en 1836, fut longtemps célèbre sous le nom de son premier mari, le comte de Flahaut, qui mourut sur l’échafaud en 1793. Femme du monde, d’une imagination romanesque et d’un esprit fin, elle chercha, dans la peinture de la société qui l’entourait, d’abord une distraction, puis une consolation et une ressource de l’exil. C’est à son retour de l’émigration qu’elle épousa M. de Souza-Botelho, en 1802. Une simplicité naturelle et élégante distingue tous ses romans, dont les principaux sont : Adèle de Sénanges, 1794, in-8°; Emilie et Adolphe , 1799, 3 vol. in-12; Charles et Marie, 1801, 1 vol. in-12 ; Eugène de Rolhelin, 18'08, 2 vol. in-12 ; la Comtesse de Fargy, 1823, etc. C’est le xvme siècle vu par son côté chevaleresque; d’une part, des conceptions idéales; de l’autre, un cadre emprunté à la vie réelle, des observations piquantes, des causeries pleines d’abandon et de grâce, enfin le tableau d’une société où régnait la politesse, le bon goût, et le bon ton. Les OEuvres de Mlne de Souza ont été réunies en 1822, 6 vol. in-8°. La Bibliothèque Charpentier en a publié un choix, Paris, 1840, 1 vol. in-12. G. L.

SOUZDAL, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 38 kil. N. de Vladimir, sur la Kamanlca; 3,000 hab. Ane. palais des archevêques de Vladimir. Jadis titre d’une principauté, érigée au xie siècle comme apanage des princes de la maison de Rurik, et indépendante de 1167 à 1392; cette principauté comprenait les gouv. actuels de Vladimir, de Kijui-Xovogorod, de Moscou, etc. Fabr. de cotonnades.

SOVANÀ ou SOANA, Suanum. ville de Toscane, province et à 95 kil. S. de Sienne. Évêché. Patrie du pape S'-Grégoire VII. Ruines étrusques.

SOZOMENE (Hermias), historien,né en Palestine vers le commencement du Ve siècle, fut avocat à Constantinople. 11 avait écrit un Abrégé d'histoire depuis l’Ascension de J.-C. jusqu’à la défaite de Licinius en 323, ouvrage auj. perdu. Mais nous avons son Histoire ecclésiastique, en grec, de 324 à 4.39, qui continue celle d’Eusèbe; Rob. Estienne l’a publiée dans ses Iiistorici græci , Paris, 1544, et le président Cousin l’a traduite en français. Sozoméne est meilleur écrivain que Socrate le Scholastique , qu’il semble avoir copié. On lui attribue à tort VIrrisio gentilium qui porte le nom d’Hermias.

SOZOPOLIS, v. de l’anc. Thrace, dite aussi Apollonie; auj. Sizéboli.

SOZUSA, dite aussi Apollonie, v. et port de la Cyrénaïque, sur la Méditerranée, auN.-E. de Cyrène; auj. Marza-Susa.

SPA, Âquœ Spadanœ, v. de Belgique, prov. et à 28 kil. S.-E. de Liège, et à 16 de Verviers, sur la Wèse, dans une charmante vallée; 3,900 hab. Sources célèbres d’eaux ferrugineuses froides, qui attirent chaque année de nombreux visiteurs; les principales sont: le Pouhon, la Gcronstère et la Sauvenière. Le bourg a été fondé en 1327 par un maître de forges, qui, ayant acheté du princeévêque de Liège un bois au centre duquel se trouvait la fontaine du Pouhon, dan* une petite prairie, fit défricher et construire. Fabr. renommées de boîtes et autres objets en érable, platane ou bois blanc peint ; exportation d’eaux minérales (150,000 cruchons par an).

SPADA (Leonello), peintre de l’école bolonaise, né à Bologne en 1576, m. en 1622, élève des Carraches, se distingue par un coloris vrai , de l’originalité , de la hardiesse , du relief dans le clair-obscur. Ses principales œuvres sont le Martyre d’une sainte et S1 Jérôme à Parme, Suzanne au bain, et l’Enfant prodigue à Modène. Le musée du Louvre a 4 tableaux de lui , parmi lesquels le Martyre de S1 Christophe, et le Retour de l’Enfant prodigue,

SPAENDONOK (Gérard Van), peintre hollandais, né à Tilbourg (Brabant septentrional) en 1746, m. à Paris en 1822, fut élève de Ilerreyns, habile peintre de fleurs d’Anvers, et vint ensuite à Paris, où un amateur, nommé Lavalette, le logea pendant 8 ans dans son hôtel. Van Spaenilonck commença par peindre la miniature, puis se livra à la peinture des feras, genre dans lequel il se fit une grande et juste réputation. Il entra à l’Académie de peinture en 1781; en 1793, fut nommé administrateur du cabinet d’histoire naturelle, professeur d’iconographie végétale au Jardin des Plantes de Paris, et membre de l’Institut dès la création de ce corps. Van Spaendonck entend admirablement la composition des tableaux de fleurs ; il rend la nature avec beaucoup de vérité ; sa couleur est pleine de fraîcheur et d’harmonie , fine , légère, transparente, et ses accessoires toujours choisis avec goût. Le musée du Louvre a de lui un tableau de Fleurs et Fruits. Il a laissé un ouvrage intitulé : Fleurs dessinées d'après nature , recueil utile aux amateurs, aux jeunes artistes, etc. A. M.

SPAGNUOLI (Battista). V. Battista.

SPAHIS , ou mieux Sipahis, c.-à-d. en persan cavaliers. En Turquie, le corps des Spahis, institué par Amurat 1er, se divisait en deux classes , et avait pour armes spéciales le sabre et le javelot ; mais, depuis le nouveau système militaire introduit par Sélim III , il est maintenant discipliné à l’européenne, comme le reste des troupes turques. On donne en Algérie le même nom à un corps de cavalerie au service de la France, et divisé en spahis réguliers et en irréguliers : les premiers demeurent constamment enrégimentés, et se composent en grande partie d’indigènes, équipés selon l’usage du pays ; les autres, recrutés parmi les indigènes, les colons européens et les membres do diverses tribus soumises, ne sont tenus de servir qu’en cas d’appel. Tous sont commandés par des officiers français. Ils sont armés d’un sabre et d’un fusil ; leur uniforme se compose d’un gilet bleu , d’une veste garance, d’un pantalon bleu , large, serré par une ceinture, et s’arrêtant au genou, d’un turban rouge, et d’un burnous garance. D.

SPAITLA, Suffetula, v. de la régence de Tunis, à 200 kil. S.-O. de Tunis. Belles ruines romaines.

SPALATO ou SPALATRO , anc. Spalatum , v. des Etats autrichiens (Dalmatie), bon port sur un golfe de l’Adriatique, à 168 kil. E.-S.-E. de Zara; 16,000 hab. Ch.-l. de cercle. Archevêché, fondé en 650, et dont le titulaire prend le titre de primat de Dalmatie et de Croatie ; séminaire ; gymnase. Ecole normale; Société d’agriculture. On remarque la cathédrale, anc. temple de Diane, un temple de Jupiter transformé en église, et un d’Esculape, qui sert de baptistère. Pêche active; commerce considérable en vin, huile, blé, figues, laines, cire, suif, rosoglio. Filât, de laine. Bains d’eaux sulfureuses. Cette ville doit sen origine à un palais construit par Dioclétien, en 303, et dont on voit les ruines aux environs.

SPALDING (Jean-Joachim), prédicateur protestant et littérateur distingué, né en 1714 à Triebsess (Poméranie suédoise), m. en 1804, fut d’abord précepteur, puis pasteur à Lassahn, et, en 1764, membre du consistoire général et pasteur de l’église S‘-Xicolas à Berlin. Outre des Sermons, devenus classiques, Berlin, 1765, 2 vol., et 1768-1784, 2 autres vol. in-8°, il a laissé : la Destination de l’homme, Greifswald, 1748, in-8°, ouvrage souvent réimprimé, et quia fondé sa réputation comme moraliste; Pensées «cr l’importance des sentiments religieux, Leipzig, 1761, in-8°; Lettres confidentielles sur la religion, Breslau , 1781, ouvrage en faveur du christianisme.

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spalding (George-Louis), philologue, fils du précédent, né à Barth, près de Stralsund, en 1762, m. en 1811, fut précepteur des enfants du prince Ferdinand de Prusse, professeur au gymnase de Berlin, en 1787, conseiller au ministère de l’instruction publique, et membre de l’Académie { section d’histoire). On a de lui une Dissertation sur l' école philosophique de Mégare, en latin, 1792, et une excellente édition annotée de Quintilien , à laquelle il travailla pendant 19 ans, Leipzig, 1798-1816, 4 vol. in-8°.

spalding, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 53 kil. S.-S. -E. de Lincoln, sur la Welland; 6,500 hab. Maison de correction du comté. Belle église. Récolte de lin et de chanvre. Comm. de grains et de laines.

SPALL ANZANI (Lazare), célèbre chirurgien et naturaliste, né en 1729 à Scandiano près de Modène, m. en 1799, fit ses études à Bologne, se livra successivement au droit, aux mathématiques et aux sciences physiques, fut professeur de logique et de littérature grecque à Reggio en 1754, et à Modène en 1760, obtint en 1770 la chaire d’histoire naturelle et la direction du musée à Pavie, et attira, par l’éclat de son enseignement, une foule d’étudiants de toutes les parties de l’Europe. Voulant étudier de prés les divers phénomènes de la nature, il explora, de 1779 à 1788, les côtes de la Méditerranée de Livourne à Marseille, l’Italie, les rivages de l’Adriatique et de l’Archipel, Corfou, Cérigo, Constantinople, la Roumélie, etc., et rapporta des collections d’histoire naturelle qui enrichirent le musée de Pavie. On lui doit d’intéressantes observations sur la circulation du sang, la génération , la digestion , les animaux microscopiques, la reproduction d’organes amputés, la fécondation artificielle, etc. Ses principaux ouvrages sont : Observations microscopiques sur le système de la génération de Needham et de Buffon , Modène, 1767, in-8°, traduit en français par Regley, Paris, 1769; Essai sur les animalcules infusoires, Venise, 1767 ; Des phénomènes de la circulation, Modène, 1777, in-8°, trad. en français par Tourdes , Paris , 1800 ; Opuscules de physique animale et végétale, ibid. , 1776, 2 vol. in-4° , trad. en français par Senebier, Genève, 1777 ; Expériences sur les reproductions animales, Pavie, 1782; Mémoire sur la respiration, Milan, 1803, 2 vol. in-8°; Voyages à Naples, en Sicile, dans les iles de Lipari , et dans plusieurs parties de l'Apennin, Pavie, 1792-1805, 6 vol. in-8°, trad. en français par Senebier et Toscan, etc.

SPANDAU, v. forte des Etats prussiens ( Brandebourg), à 14 kil., O. de Berlin, au confluent du Havel et delà Spvée; 10,309 hab. La citadelle, très-bien fortifiée, sert de prison d’Etat. Une maison de détention est établie dans l’ancien palais des électeurs de Brandebourg. Belle église Sl-Nicolas, du xvie siècle. Manuf. royale d’armes. Fabr. de toiles, lainages, poterie; tanneries, brasseries, distilleries. Construction de bateaux. — Les Suédois prirent cette ville en 1631, et les Français en 1806.

SPANGENBERG ( Auguste-Théophile ), né en 1704 à Klettenburg (comté de Hoheinheim), m. en 1792, étudia la théologie, entra dans l’établissement des Frères Moraves à Ilerrnhut, alla prêcher leur doctrine en Amérique à trois reprises différentes, 1735, 1746, 1751, fut élevé par sa secte au rang d’évêque, et , après la mort de Zinzendorf, devint membre du conseil suprême d’Herrnhut en 1760, inspecteur des établissements moraves de la Ilaute- Lusace en 1764, président du conseil de direction générale en 1789. On a de lui : Vie du comte de Zinzendorf, 1772-75, 8 vol. in-8° ; Bésumè de la doctrine chrétienne dans la communauté évangélique des Frères, 1779, in-8° (en latin).

Spangenberg, v. de Prusse (Hesse), à 10 kil. E.-S.-E. de Melsungen ; 2,000 hab. Ane. château-fort des landgraves, servant de prison d’Etat. Fabr. de toiles.

SPANHEIM (Ezéchiel) , numismate, né à Genève en 1629, m. en 1710, fut professeur d’éloquence dans sa ville natale en 1650, puis gouverneur du fils de l’électeur palatin Charles-Louis, reçut de ce prince plusieurs missions en Italie et en Hollande, et passa au service de l’électeur de Brandebourg, qu’il représenta à Londres de 1702 à 1705. Il a laissé : des Notes sur Callimaque, Strabon, Josèphe, Thucydide, Julien, etc.; un ouvrage de Usu et prœslantid nuniismatum antiquorum , Rome, 1664, in-4°, et Amst., 1706-1717, 2 vol. in-fol., plein de méthode et d’érudition ; Orbis romanus, se u ad constilulionem imperatoris Antonini.,., exercilatinnes II, 1697, in-4°.

SPANHEIM (Frédéric), frère du précédent, né en 16.32, m. en 1701, professa la théologie à Heidelberg et à Leyde, et devint , dans cette dernière ville, professeur d’histoire sacrée , bibliothécaire et recteur de l’Université. Ses OEuvres, dans lesquelles on remarque une Histoire ecclésiastique, ont été publiées à Leyde, 1701-1703, 3 vol. in-fol.

spanheim ou sponheim, brg des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 12 kil. N. -O. de Kreuznach. Titre d’un comté formé vers le Xe siècle, et qui appartint jusqu’en 1437 à la maison de Neubourg, dont un membre, Jean Ier, fut la tige des comtes de Sayn-Wittgenstein ( V. ce mot). Ce comté se divisait en Comté antérieur, ch.-l. Kreutznach, et Comté ultérieur, qui comprenait les bailliages d’Allenbach, Birkenfeld, Castellaun , Traërbach, et Vinteberg. A l’extinction des Neubourg, le comté fut partagé entre la maison de Bade et un comte de Veldenz, d’où il passa à la famille palatine de Simmern. Auj. il est compris dans la Prusse rhénane et dans la principauté oldenbourgeoise de Birkenfeld. On voit encore à Spanheim les restes du château de la famille de ce nom.

SPAN1SH-TOWN , Santiago de la Vega des Espagnols, v. capitale de l’ile de la Jamaïque, à 24 kil. O.-N.-O. de Kingston , sur la Cobre, à 9 kil. de son embouchure, par 18° I’ lat. N., et 79° 4’ long. O.; 5,000 hab. Siège du gouverneur-général, des tribunaux, d’un évêque anglican, et d’un vicaire apostolique. — Fondée en 1520 par Diégo, fils de Christophe Colomb.

spanish-town ou port-d’espagne, v. cap. de l’ile de la Trinité ( Petites Antilles anglaises), sur la côte O. et le golfe de Paria, bon port à l’embouch. du Caroni, par 10° 38' lat. N., et 63° 49' long. O. ; 20,000 hab.

SPARNÀCUM, nom latin d’EpERNAY.

SPARNO, nom latin d’EpERNON.

SPARRE (Eric), sénateur et vice-chancelier de Suède, né en 1550, m. en 1,600. Il conspira pour exclure du trône les descendants de Gustave Ier, écrivit au nom de la noblesse le Pro rege, lege et grege, contre Charles, duc de Sudermanie, frère de Jean III , et contre la royauté, contribua à l’élection de Sigismond, fils de Jean, comme roi de Pologne, et lui resta fidèle contre Charles IX, qui, vainqueur, se le fit livrer et le fit décapiter. Fort instruit, il correspondait avec les savants étrangers. Jacques II d’Ecosse le nomma baron. A. G.

SPARTA, ville des Etats-Unis (New-York), à 45 kil» S. -O. de Canandaigua ; 6,000 hab.

SPARTACUS, fameux chef d’esclaves, était né en Thraco, mais de race numide, vers 113 av. J.-C., et, à ce qu’on croit, d’une famille noble. Servant dans un corps auxiliaire de Rome, il déserta, fut repris, et condamné à l’esclavage. Doué d’une force prodigieuse, on le destinait au métier de gladiateur. Il s’échappa de prison avec quelques compagnons, en 73, appela autour de lui les aventuriers et les esclaves fugitifs, ravagea la Campanie, et eut bientôt sous ses ordres plus de 70,000 hommes. Bien qu’il eût défait tour à tour le préteur Clodius, le consul Varinus et son lieutenant Cossinius, il ne pouvait espérer de détruire Rome ; il ne songeait qu’à sortir de l’Italie et à retourner en Thrace ; mais il avait à peine atteint la Gaule Cisalpine, quand ses compagnons, plus ardents à la vengeance, le contraignirent de rétrograder. Il battit encore les consuls Gellius et Lentulus, puis Mummius, lieutenant de Crassus, mais, hors d’état de prendre Rome, pressé bientôt par des forces supérieures, battu par Crassus, refoulé vers le Brutium, cerné aux environs de Rhégium, il ne put passer en Sicile, comme il le méditait, et périt dans une dernière bataille sur les bords du Silarus, en 71. Saurin a fait jouer une tragédie de Sparlacus. C. P.

SPARTE ou LACÉDÉMONE, république et ville de l’anc. Grèce. La ville était capitale de la Laconie, et s’élevait au confluent de l’Eurotas (iri) avec la Tiasa [Magoula] , dans une vallée étroite, enfermée par les chaînes du Parnon à l’E. et du Taygète à l’O., d’où l’épithète de Creuse que lui donnaient les poètes anciens. La ville avait 48 stades ( 8 à 9 kil. ) de circonférence, était de forme ovale, et divisée en 4 régions : à l’E., Limnœ ou les Marais près de l’Eurotas, et comprenant, au confluent même du fleuve et de la Tiasa, la partie appelée le Platanisle ; au N., Pilane, appuyée sur un rocher haut de 100 à 120 mètres, où était l’Acropole, et, au pied, l’Agora ou place publique ; à l’O., Cynosura, près de la Tiasa; au centre, Messoa. Elle n’avait aucune fortification. Ses monuments ( cirque, théâtre, temples de Junon argienne, de Vénus guerrière, de Minerve Chalciœchos, de Neptune Gœochos, des Muses, Portique des Perses) étaient peu remarquables. On trouve parmi ses ruines actuelles, de grandes pierres appartenant au théâtre, une partie de l’enceinte du cirque construite en briques, des débris de temples, entre autres des fûts de colonnes, des chapiteaux, des sculptures et des inscriptions. Sparte comptait 32,000 citoyens, qui tenaient sous leur joug 340,000 esclaves.

Les premiers habitants de la Laconie furent des Léléges mais la fondation de Sparte ne parait remonter qu’à l’in-

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vasion de la tribu Hellénique des Achéens, invasion que les traditions nationales déguisent sous la légende d’un mariage : Eurotas, petit-fils de Lélex, étant mort sans enfants mâles, laissa son royaume à Lacédémon, fils de Jupiter et de Taygète, époux de sa fille Sparte, dont le nom fut donné à la ville que bâtit Lacédémon. Les rois Achéens demeurèrent maîtres deSparte et de la Laconie jusqu’après la guerre de Troie, et on les voit s’allier souvent à ceux d’Argos; c’est ainsi qu’après Tyndare, son gendre Ménélas règne à Sparte, et, après Ménélas , Oreste, époux de sa fille Hermione. L’invasion des Doriens, 1190, sous la conduite des Héraclides, donna à Sparte des maîtres nouveaux : alors furent fondées les deux dynasties corégnantes des Proclides et des Eurysthénides , ainsi appelées de Proclès et d’Eurysthènes , fils d’Aristodème , le premier chef des Doriens. Obscure jusqu’à Lycurgue, mais devenue puissante par les institutions de ce législateur ( V. Lycurgue), Sparte commença d’acquérir la suprématie sur les autres Etats Doriens : les deux guerres de Messénie (K. ce mot) doublèrent son territoire et sa population ; en 582, elle fenversa à Corinthe la dynastie de Cypsélides, en 580 celle des Orthagorides à Sicyone, et s’allia étroitement avec ces deux villes en y fondant un gouvernement oligarchique. Vers 550, elle enleva àArgos la Cynurie, et. en Arcadie, réduisit les Tégéates à la condition de sujets. Sparte était alors le plus puissant Etat de la Grèce, et c’est à ce titre que Crésus, roi de Lydie, menacé par les Perses, conclut avec elle une ligue défensive. En 510, elle intervint dans les affaires de l’Attique, pour chasser Hippias et le remplacer par Clisthène; en 507, pour expulser ce dernier au profit d’Isagoras; en 505, mais sans succès, pour rétablir Isagoras renversé par Clisthène. A la puissance politique, elle joignait l’éclat des lettres et des arts; on la voit au vie siècle, accueillir les artistes étrangers, Théodore de Samos, Bathyclès de Magnésie, etc.; les sculpteurs Chartas et Syadras sont Spartiates de naissance, et forment le Corinthien Euchir, dont le disciple, Cléarque de Rhégium, fait pour Sparte un colosse de Jupiter en or battu : sont aussi Spartiates, les sculpteurs Doryclidas, Doutas, Théoclès, et le plus grand de tous, Gitiadas, architecte, sculpteur et poète, qui construisit un temple d’airain pour Minerve, fondit la statue de la déesse, composa un hymne en son honneur, et entoura tout l’édifice de bas-reliefs en airain, dont Pausanias vante l’admirable composition ; au travail de l’airain et du marbre se joignait celui de la toreutique, c.-à-d. l’emploi du bois, de l’or, et de l’ivoire habilement mélangés. La musique et la poésie, considérées comme moyen d’éducation, étaient également en honneur. Les lois de Lycurgue étaient en vers, et ses institutions commentées dans les chants de Tyrtée et de Terpandre ; enfin le poète Alcman obtint par son génie le rang le plus rapproché de celui de citoyen Spartiate.

Les guerres médiques accrurent la puissance de Sparte. J.éonidas s’illustra aux Thermopyles, 480, Eurybiade commanda à Salamine, 480; et Pausanias à Platée, 479. Mais l’arrogance et la trahison de Pausanias détachèrent de Sparte les alliés , et les déterminèrent à confier à Athènes 1 hégémonie de la Grèce, 477. Un tremblement de terre, qui détruisit une partie de Sparte , 406 , amena la 3e guerre de Messénie, les Ililotes et les Messéniens ayant profité du désastre pour se révolter contre leurs oppresseurs. Les Spartiates , après avoir demandé du secours à Athènes, renvoyèrent les auxiliaires avec dérision, quand ils eurent, avec leurs seules forces, apaisé le soulèvement, 461 ; de là une guerre entre Sparte et Athènes, prélude de la guerre du Péloponèse. Périclès s’allie contre Sparte avec Argos, Mégare, les Thessaliens et les Plioeidiens, 458 ; les Spartiates sont vainqueurs des Athéniens à Tanagre , mais l’amiral athénien Tolmidas brûle Gythium, arsenal de Sparte, et établit à Naupacte les Messéniens que la fin de la guerre chasse de leur pays, 456. Cimon fait conclure une trêve, 454, changée peu après, 450, eu paix définitive. La guerre recommence à l’occasion de la 2e guerre Sacrée en 448, et Sparte forme contre Athènes une ligue péloponésienne, où elle fait même entrer les Perses, donnant le fatal exemple, qu’elle doit renouveler souvent, d’appeler l’étranger dans les affaires intérieures de la Grèce, 440. La conquête del’Eubéepar Périclès fait avorter ce projet, et une paix de 30 ans, 445, suspend les hostilités.La guerreduPéloponèse (K. ce mot), 43 1-404, donneà Sparte une autorité absolue en Grèce ; mais ses institutions s’altèrent, l’argent et le luxe s’introduisent chez elle, des tributs sont prélevés sur les alliés, les généraux se déshonorent par leur avidité ( Gylippe vole le trésor public), ou par leur ambition (Lysandre). A l’intérieur, la

cruauté de l’oligarchie Spartiate 6usclte la conspiration de Cinadon, 399, qui soulève en vain toutes les classes opprimées ; à l’extérieur, la cruauté des Harmostes Spartiates à Athènes, 402, à Byzance, 402, une guerre injuste contre l’Elide, 402, rendent le joug de Sparte odieux à la Grèce. Comprenant enfin que les Perses ont profité plus qu’elle-même de la guerre du Péloponèse, elle veut les combattre, favorise d'abord la guerre entre le jeune Cyrus et son frère Artaxerce Mnémon | le lacédémonien Cléarque est le commandant des 13,000 Grecs auxiliaires de Cyrus à Cunaxa en 401), puis entreprend directement la guerre, en envoyant en Asie-Mineure Thymbron, 400-399, Dercyllidas, 399-398, et Agésilas, 397-95, dont les victoires menacent le trône du grand roi. Mais l’or de la Perse suscite une ligue de Corinthe, d’Argos, de Thèbes , et d’Athènes contre Sparte. Lysandre est vaincu et tué à Haliarte, 394, et, malgré la victoire d’Agésilas à Coronée, 393, la défaite navale de Cnide fait perdre à jamais aux Spartiates l’empire de la mer, que l’appui des Perses rend à Athènes. Pour rompre cette alliance, Sparte conclut le honteux traité d’Antalcidas, 387, par lequel elle achète une flotte de 80 vaisseaux au prix de la liberté de tous les Grecs d’Asie qu’elle abandonne au roi. Redevenue maîtresse de la Grèce, elle abuse de sa puissance, détruit les murs de Mantinée dont la puissance l’inquiète, 385, rétablit l’aristocratie à Phlionte, 383, s’empare par surprise de la Cadmée, citadelle de Thèbes, 382, et attaque sans motif le Pirée, 378. Mais Pélopidas chasse sa garnison de Thèbes, 378. A Thèbes se joint Athènes, qui reconquiert l’empire de la mer, du consentement des insulaires qu’elle affranchit de la tyrannie lacédémonienne, 377. Les Spartiates sont vaincus sur terre à Thespies, 377, à Orchomène et à Tégyre, 376 , sur mer à Naxos , 377, et à Leucade, 376, enfin par Epaminondas à la grande bataille de Leuctres, 371 Le général thébain envahit trois fois le Péloponèse fonde Mégalopolis et Messène contre Sparte, est vainqueur et périt à Mantinée, 363. Agésilas meurt peu après , 362, et , avec lui , les anciennes vertus de Sparte, et sa puissance.

Les attaques de Sparte contre Messène et Mégalopolis donnent à Philippe de Macédoine l’occasion d’intervenir dans les affaires de la Grèce , 350 : les vaisseaux macédoniens menacent les côtes de Laconie, et forcent Sparte de respecter ses rivales. Persévérant dans sa politique égoïste, elle laisse Philippe accabler la Grèce à Chéronée , 338 , et refuse ensuite de le reconnaître pour généralissime, lorsqu’il annonce à Corinthe, 337, le projet d’aller détruire l’empire persan. L’or de Darius engage Sparte à tenter d’arrêter les victoires d’Alexandre , en soulevant contre lui la Grèce; mais le roi Agis est vaincu et tué par Antipater, 330. Lorsque Aratus fonda la ligue achéenne, 252, pour lutter contre la Macédoine , Sparte refusa d’y accéder. En même temps , elle périssait à l’intérieur ; au lieu de 9,000 Spartiates à qui Lycurgue avait donné la souveraineté, on n’en comptait plus , en 239 , que 700 à peine , parmi lesquels 600 mendiaient , privés de leurs droits politiques et de leurs héritages. Sparte périssait faute d’hommes , dit Polybe , et n’était plus qu’une révolution continuelle. En quelques années , quatre fois les éphores furent massacrés, et l’on vit la royauté absolue, ensuite abolie, puis rétablie, et achetée au prix de cinq talents (11,080 fr. environ). Agis III et Cléomène ( V. ces noms) , rois patriotes , mais inintelligents, crurent relever leur patrie en renouvelant ses antiques institutions, sans lui rendre ses mœurs premières. Agis périt assassiné , 239 ; Cléomène parut d’abord réussir : il opéra violemment la réforme de Sparte par le meurtre des éphores et le partage des biens , attaqua ensuite la ligue achéenne , dont il voulait être élu stratège, battit Aratus au mont Lycée, 225 , et à Dymes, le força d’appeler Antigone Doson , roi de Macédoine, à son secours , mais fut battu à Sellasie , 222 , et alla mourir en Egypte. Ses réformes tombèrent avec lui , et Sparte resta livrée aux factions d’où sortit la tyrannie de Machanidas , 210. Il prétend assujettir tout le Péloponèse, est vaincu et tué à Mantinée , 208 , par Philopœmen , nouveau stratège des Achéens , et remplacé bientôt par un tyran plus cruel encore , Nabis , 205-192. D’abord .allié de Philippe, Nabis passe aux Romains , et s’empare d’Argos , que ses nouveaux alliés, se défiant avec raison de sa fidélité, lui enlèvent, ainsi que Gythium, et les villes maritimes de Laconie, 195. Il est tué par les Etoliens, 192, et Sparte, occupée d’abord parce peuple, est délivrée par Philopœmen, qui l’agrége à la ligue achéenne. Elle en est séparée par le sénat romain qui craint la puissance de la ligue, une première fois en 183, une dernière en 147, et bientôt elle est réduite avec le reste de la Grèce en province romaine,

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