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STA RCE , en russe , et STARY en polonais , signifient vieux, et s’emploient par opposition à novy ou novo (nouveau) : SRARTprad, Star gard, vieille ville.

STAROST1E, domaine royal , autrefois donné en fief par le roi de Pologne à des gentilshommes, pour les aider à soutenir les frais des expéditions militaires. Le quart des revenus appartenait à la couronne.

STASlNUS, poète cyclique, auteur d’un poème héroïque intitulé Chant Cyprien, qui était comme le prologue de l 'Iliade.

STASSART (Goswin- Joseph- Augustin, baron de), homme d’Etat et littérateur belge, né en 1780 à Malines, d’une famille ancienne, m. en 1854, étudia à Namur, alla en 1802 compléter son éducation à Paris, et y obtint, en 1803 et 1804, des prix d’éloquence et de législation criminelle. Auditeur près le conseil d’Etat et le ministère de l’intérieur en 1804, intendant du Tyrol et du Vorarlberg en 1805, de l’armée française à Varsovie en 1806, d’Elbing et de la vieille Prusse, puis de la Prusse occidentale en 1807, de Berlin et de la Moyenne-Marche en 1808, il passa presque aussitôt à la sous-préfecture d’Orange, où il forma la bibliothèque publique, traça le cours qui conduit aux eaux do Vacqueyras, et la belle promenade autour de l'arc-detriomphe. Préfet de Vaucluse, et, en 1811, des Bouchesde-la-Meuse, il retourna dans son pays natal après la Restauration. Il fut élu membre des États de la prov. de Namur en 1818, et de la seconde Chambre des Etats-Généraux en 1821, où il défendit les libertés de son pays. A la révolution belge de 1830, il accepta du gouvernement provisoire la présidence du comité de l’intérieur, puis l’administration des prov. de Namur et de Brabant , fut

président du sénat de 1831 à 1838, et envoyé extraordinaire à la cour de Turin en 1840. L’ Académie des Sciences morales et politiques de France le nomma un de ses correspondants, et il fut directeur de l’Académie royale de Bruxelles. On a de lui . Idylles, en prose, 1800; Pensées de Circé , chienne célèbre, 1814, il i— 18 ; Fables, en vers, 1818, parmi lesquelles il y en a beaucoup de philosophiques et de politiques, et qui eurent 9 éditions, tant à Paris qu’à Bruxelles ; divers trava'ix sur l’histoire, l’archéologie et l’agriculture. Ses OEuvi es corn] lèles ont été publiées par M. Dupont-Delporte, Paris, 1855, 1 vol. gr. in-80. B.

STASSFURT, v. des Etats prussiens (Saxe), à 13 kil. S.-O. de Kalbe, sur le Bode; 2,200 hab. Saline.

STASZOW, v. de Pologne, à 42 kil. O.-S.-O. de Sandomir, sur la Czama; 5,500 hal>. Draps et toiles. Usine à cuivre.

STATÉRE, Statera, peson des anc. Romains; il se composait d’un fléau plus ou moins long, dont le point d’appui était proche d’une de ses extrémités, et sur lequel on faisait glisser un petit poids, qui produisait une pesanteur plus ou moins considérable suivant qu’il était plus ou moins éloigné du poil t d’a; pui du fléau. La Statère n’avait qu’un seul plateau, au petit bout de son fléau, et souvent, du même côté, un crochet pour peser de gros objets. C. D — T.

statère, monnaie «l’argent des anc. Grecs, appelé aussi Télradrachme, parce qu’il valait 4 drachmes. Il y en eut de valeurs très-vari ibles, suivant les époques ; d’après Barthélemy, le statère athénien, marqué d’une tête de Minerve, et, au rever i, d’une chouette, équivalait, en moyenne, à 3 fr. 83 c II y avait aussi des statères d’or athéniens, évalués 19 fr. 17 c., environ. — Statère, poids d’Athènes pesant 4 drachmes (15 gram. 312, environ). C. D — r.

STATHOUDER, c.-4-d. lieutenant, nom donné primitivement aux gouverneurs des provinces des Pays-Bas sous la domination des maisons de Bourgogne et d’Autriche, et appliqué ensuite aux gouverneurs des sept Provinces-Unies, quand elles se furent séparées de l’Espagne. Les Stathouders de la prov. de Hollande, tirés de la maison de Nassau, réunirent souvent plusieurs provinces : ainsi se forma un stathoudérat-génér il, pouvoir militaire, qui tendit à l’absolutisme et à l'hérédité, et qui fut plusieurs fois renversé parle parti républicain. V. Hollande | royaume de).

STAT1ELLATES ou STATIELLES, peuple de l’anc. Ligurie, entre les Vagiennes à l’O. et les Apuans à l’E.: v. princip.: Aquæ StntieVæ ( Aix, en Savoie), As la, Dertona, Alba Pompeia. Soumis par les Romains, en 173 av. J.-C.

STATIRA , sœur et femme de Darius III Codoman , tomba, avec sa mère Sisygambis, au pouvoir d’Alexandre le Grand, après la bataille d’issus, 333 av. J.-C., et fut traitée avec les plus giands égards. Elle avait une fille, nommée aussi Statira, qui épousa le conquérant au retour de l’expédition des Indes, et que Roxaue (V. ce mot) fit périr après la mort de son époux, 323.

STATOR, c.-à-d. qui arrête, surnom de Jupiter comme conservant l’ordre des choses, et aussi comme arrêtant les fugitifs.

stator, bas officier des gouverneurs de province, chez les anc. Romains. — Stator es du prétoire, corps de soldats chargés de la garde de la tente impériale dans les camps. On croit qu’il fut institué par Adrien. C. D — y.

STATULIBRE , Stalutiber, esclave affranchi, par testament, chez les anc. Romains, mais qui ne devenait libre qu’à une époque fixée d’avance, souvent à condition de payer aux héritiers du testateur une somme pour sa liberté, et dans le cas où l’héritage serait accepté. L’affranchi statulibre était orcinus, et, comme tel, n’avait pas de patron. G. D — Y.

STATUTS D’OXFORD. V. Oxford.

STAUDLIN. V. Stæudlin.

STAUFFACIIER. V. Melchtiial.

STAUNTON (Georges-Léonard), médecin irlandais, né à Galway vers 1740, m. en 1801, exerça son art aux Antilles et à Londres, et s’attacha à lord Macartney, qu’il suivit en Asie, avec le titre de secrétaire de légation, 1792. On a de lui : Récif authentique de l’ambassade du comte de Macartney à la Chine, Londres, 1797, 2 vol. in-4°, avec cartes et fig., trad. en français par Castera, sous le titre de Voyage dans l’intérieur de la Chine et de la Tartarie, Paris, 5 vol. in-8».

STAUPITZ (Jean), né en Misnie, d’une famille noble, m. en 1527, fut vicaire-général de l’ordre des Augustins en Allemagne, et doyen «le la Faculté de théologie à l’université de Wittemberg. Ce fut lui qui appela Luther d’Erfurt à Wittemberg, et qui le chargea de défendre son

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Ordre contre les Dominicains. Mais quand Luther répandit «es doctrines, il se retira à Salzbourg, où il fut abbé de S'-Pierre.

STAURACE , empereur grec en 811 , succéda à son père Nicéphore 1er, fut renversé au bout de deux mois par son beau-frère, Michel Rhangabé, et mourut peu de temps après.

STAVANGER.v. de Norvège (Sœndenfields), ch.-l. del’amt de sim nom, à 377 kil. O. de Christiania, 267 N. -O. de Christiansand ; port très-commerçant sur le golfe de Bulcke dans la mer du Nord; 11,700 hab. Construction de navires; armements considérables pour la pêche du hareng. — L’amt de Stavanger, entre le Nordenfields au N., la mer du Nord à l’O. et au S., les pref. de Mandai et de Niedeness à l’E., a 911,340 hect., et 92,000 hab.

S TA VL LOT, en flamand Slublo, en latin Stabulum, v. de Belgique, sur l’Amblève, dans la prov. et à 36 kil. S.-E. de Liège, entre des montagnes arides et couvertes de bruyères; 4,000 hab. Fabr. considérable de cuirs; ardoises, crayons. Elle doit son origine à un monastère fondé en 651 par Sigebert II, roi d’Austrasie; S1 Remacle et quelques moines défrichèrent ce désert. L’abbé était prince, de l’Empire et souverain de la ville. — Près de là est la belle cascade du Grand-Coo, formée par la Salin.

STAVOREN, v. du royaume de Hollande (Frise), sur le Zuyderzée, à 9 kil. S.-O. de Hindelopen ; 1,200 hab. Port ensablé. Jadis résidence des rois Frisons, puis ville hanséatique : ses habitants étaient alors célèbres parleur luxe et leur corruption.

STAVKOPOL, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 158 kil. S.-E. de Simbirsk, sur un bras du Volga; 3,000 hab.

STAVRopon, v. de la Russie d’Europe, ch.-l. , depuis 1825, du gvt de Stavropol ou du Caucase ( V . Suppléai .), sur la rive g. de la Taschela, à 180 kil. N. -O. de Georgievsk; 17,365 hab. Fondée en 1780. Comin. de cuirs et de suif.

STAY (Benoitl, bon poète latin moderne, né à Raguse en 1714, m. en 1801, fut professeur d'éloquence et d’histoire au collège de la Sapience à Rome, secrétaire du pape Clément XIII pour les lettres latines, et secrétaire des brefs pour les princes. On a de lui : Philosophiœ versibus tradilœ libri VI, Venise, 17 74, où il chante la philosophie de Descartes; l’hilosophiæ rrcentioris versibus tradilœ libri X Rome, 1755-92, 3 vol. in-8", poëme sur la philosophie de Newton.

STÉCHADES (Les). V. Stœchades.

STECKBORN, ville de Suisse (Thurgovie), à 11 kil. N.-N.-E. de Trauenfeld , sur l'l)nter-see; 2,300 hab. Cuirs, poterie, dentelles.

STEELE ( Richard |, littérateui anglais, né à Dublin vers 1672, m. en 1729, fit ses études à Londres, et eut pour condisciple Addison, avec qui il contracta une amitié durable. Il s'enrôla malgré sa famille, fut quelque temps simple garde à cheval , puis enseigne , mais renonça bientôt au métier des armes pour se faire auteur et journaliste. Associé avec Addison il dirigea avec beaucoup d’esprit plusieurs feuilles périodiques, qui exercèrent une grande influence sur l’opinion : le Itabillard, Londres, 1709 et suiv., 4 vol. in-12; le Spectateur, ibid., 1711 et suiv., 8 vol. in-12, trad. en français, 9 vol. in-12 ou 3 vol. in-4° ; le Mentor, ibid., 1713 et suiv., 2 vol in-12. Elu membre de la Chambre des communes, Steele se rangea parmi les whigs; on l’en exclut comme auteur de libelles séditieux, pendant le ministère tory de la reine Anne; mais sous Georges 1er, les lords Halifax et Sunderland l’ayant choisi pour leur journaliste, il s’acquitta judicieusement de cette fonction, et fut nommé commissaire du timbre, et gouverneur de la compagnie royale des comédiens. Une vie irrégulière épuisa toutes ses ressources ; il devint paralytique, et mourut chargé de dettes. Outre ses journaux, il a laissé ; les Amants généreux , 1722, une des bonnes comédies du théâtre anglais ; Histoire ecclésiastique de Rome pendant les dernières années, 1715, 4 vol. in-8° ; divers écrits politiques de circonstance. B.

STEEN , c.-à-d. pierre en flamand : steen kerque, église des pierres.

steen | Jean Van), peintie, né à Leyde en 1636, m. eu 1689, eut pour maître principal Van Goyen, dont il épousa la fille. On prétend qu’il étudia aussi sous la direction d’Adrien Brauwer, et d’Adrien Van Ostade. Son père, qui était brasseur, étant mort, il lui succéda : mais ne buvant pas moins que ses pratiques, et ne surveillant pas ses intérêts, il se trouvait souvent dans l’embarras; il fermait alors son établissement, se mettait à peindre avec ardeur, vendait ses tableaux, achetait du vin, de la bière, des liqueurs, et rouvrait sa taverne. Steen a parfaitement re-

produit les hommes des basses classes et les mœurs do peuple en Hollande ; ses intérieurs de taverne sont admirables : sa chaude couleur, la verve et la vérité de son dessin, la manière ingénieuse dont il éclaire ses tableaux, et les scènes comiques qu’il y représente, les font partout rechercher. Steen a beaucoup produit; le Louvre a de lui une Fête / limande dans l'intérieur d'une auberge ; on voit six tableaux de sa main au musée de La Haye, et sept au musée d'Amsterdam. A. M.

STEEN VOORDE , ch.-l. de cant. (Nord), arr. et à 11 kil. N.-E. d’Hazebrouck, sur la frontière de Belgique; 1,725 hab. Culture du houblon; élève d’abeilles. Comin. de bestiaux, de beurre et de cuirs.

STEEN WERCK, brg (Nord), arr. et à 24 kil. E -S.-E. d’Hazebrouck, sur le chemin fer de Lille à Hazebrouclc ; 1,121 hab. Blanchisseries, brasseries.

STEENWYCK (Henri Van) , peintre hollandais, né à Steenwyck en 1550, m. en 1604, mena une vie errante au milieu des révolutions de son temps, et finit par s'établir à Francfort-sur-le-Mein. Il eut pour élèves son propre fils et les deux Neefs. Il peignit des vues de villes et de villages, et surtout des intérieurs d’églises. Sa touche est un peu rude, mais son dessin ferme, son travail soigné : il composait d’une manière fort heureuse, et rendait bien les effets de lumière. A. M.

steenwyck (Henri van), peintre, fils du précédent, né à Francfort-sur-le-Mein en 1589. m. à Londres après 1642, a reproduit, avec une grande habileté, des intérieurs d’églises, des salles de châteaux, et de vastes maisons bourgeoises. 11 exécuta à Londres, pour Charles Ier, une foule de tableaux, et dirigea la construction de plusieurs édifices. Ses perspectives font illusion ; tous les jeux de la lumière varient l'aspect de ses monuments, et ses ombres diaphanes laissent voir toutes les formes de l’architecture. Ses petits personnages-sont aussi très-bien exécutés. Van-Dyck l’employait pour les fonds de ses portraits, quand il avait besoin d’y introduire des vues ou des portions d’édifices. Le Louvre possède de Steenwyck 5 toiles, dont 4 sont des intérieurs d’églises. A. M.

STEEVENS (George), critique anglais, né en 1736, m. en 1800, donna aux recueils périodiques beaucoup d’articles pleins d’esprit et de goût , mais s’attira le mépris public par des critiques anonymes. Il a publié, avec Johnson, une des meilleures éditions de Shakspeare, avec commentaires, 1773, 1785, et 1793, 10 vol. in-8°.

STEKANO (SAN l’O-), v. du roy. d'Italie, province de Coni, à 17 kil. N. -O. d’Acqui, sur le Belbo; 2,875 hab.

stefano (santo-), v. du royaume d’Italie, arrond. et à 13 kil. E.-N.-E. de San-Remo, sur le golfe de Gênes;

stefano (santo-), brg de Sicile (Messine), à 10 kil. N. -N. -O. de Mistretta, près de la mer Tyrrhénienne; 3,679 hab.

STEFFANI (Augustin), compositeur de musique, né en 1655 à Casteifranco, dans les Etats de Venise, m. à Francfort en 1730, fut maître de chapelle à la cour de Hanovre. On a de lui quelques opéras : Mprco Aurelio, Servio Tullio, etc., des oratorios, un recueil de psaumes à 8 voix, dea motets.

STEFFELSDORF (GROSS-), en hongrois Rima-Szombath , v. de Hongrie, comitat et à 26 kil. O. -S. -O. de Gœmœr, près de la Rima; 8,000 hab. Fabr. de gros draps, couvertures de laine, ouvrages en corne et en bois,, articles de ferronnerie et de taillanderie. Commerce de peaux.

STEIBELT (Daniel), compositeur de musique et pianiste, né à Berlin en 1765, m. à S‘-Pétersbourg en 1823, vint à Paris en 1790, où il obtint un succès qui balança celui de Plcyel. 11 donna au théâtre Feydeau Roméo et Juliette, 1793, une des meilleures productions de l'époque, et composa des ballets pour les théâtres de Londres et de Paris. 11 est le premier qui ait écrit des fantaisies avec variations, genre dont on a tant abusé depuis. Ses œuvres instrumentales pèchent par le plan ; le style en est diffus ; on y trouve des répétitions fastidieuses : mais on y sent partout l’homme inspiré. B.

STEIER. V. Steïer.

STE1N (Henri-Frédéric-Charles, baron de), né à Nassau en 1757, m. en 1831, fit ses études à Gœttingue, devint conseiller des mines du comté de La Mark en 1780, gagna l’électeur de Mayence à l’Union des piinres conçue par Frédéric II, fut nommé président de l'administration civile de la Westphalie, succéda à Struensée comme ministre des finances, tomba bientôt en disgrâce pour avoir demandé des réformes trop libérales, rentra au conseil des ministres après les désastres de la campagne de l'au.

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née 1806, et en devint président en 1808. 11 entoura le roi de conseillers aussi libéraux que capables, contribua à la réforme de l’administration municipale , à l’affranchissement des paysans , et prépara de tout son pouvoir la régénération de la Prusse et l’essor national de toute l’Allemagne. Napoléon Ier ayant exigé son renvoi, il se retira en Autriche, puis en Russie, et poussa l’empereur Alexandre 1er contre la France. Quand les alliés eurent occupé la Saxe, il fut chargé d’administrer ce pays. Mais son espoir de réorganisation des Etats allemands sur des bases libérales fut bientôt déçu par les principes proclamés au congrès de Vienne : il renonça alors aux affaires publiques, ne s’occupa plus que des lettres et des sciences, fonda en 1819, à Francfort, une Société des antiquités allemandes, et reparut seulement, de 1827 à 1830, dans la diète provinciale de Westphalie, institution dont il avait eu le premier l'idée. S — l.

stein , c.-à-d. pierre en allemand : Franlcen stein, pierre des Francs, etc.

stein , v. de Suisse, cant. et à 22 kil. E. de Schaffhouse, sur la rive dr. du Rhin ; 1,500 hab., protestants.

stein , v. de la Basse-Autriche, à 3 kil. E. de Krems, à laquelle elle sert de port, sur la rive g. du Danube ; 1,600 hab. Comm. de vins, bois, fruits.

stejn-am-anger , en hongrois Szombathely, v. de Hongrie, ch.-l. du comitat d’Eisenburg, sur la Giüns, à 271 kil. O. de Bude ; par 47» 13’ 30” lat. N., et 14° 17’ 45” long. E.; 4,000 hab. Evêché suffragant de Gran ; séminaire ; gymnase de Prémontrés. Belle cathédrale -, musée d’antiquités romaines ; nombreuses ruines.

STE1NAU, v. des Etats prussiens (bilésie), à 59 kil. N. -O. de Breslau, sur une riv. de son nom; 2,650 hab. Wallenstein y battit les Suédois en 1633.

steinau, v. de Prusse (Hesse), sur la rive g. delà Kinzig, à 6 kil. de Schluchtern; 2,600 hab. Poterie, distilleries.

STEINBACH, brg de Prusse (Hesse), sur la Schwarza, à 8 kil. de Smalkalde ; 2,700 hab. Hauts-fourneaux, forges et affineries de fer ; clouterie, ferronnerie, serrurerie.

STE1NER | Jacques luthier célèbre, né vers 1620 à Absom (Tyroll, fabriqua des violons que l’on place à côté de ceux des Arnati.

STE1NFURT, v. des Etats prussiens (Westphalie), ch.-l. de cercle, sur I’Aa, à 57 kil. N. -O. de Munster; 2,700 hab. Toiles, cuirs, tabac. Château des princes de Bentheim.

STEINKERQUE ou STEENIŒRKE , v. de Belgique (Hainaut), à 26 kil. N. de Mons, sur la Senne ; 1,000 hab. Victoire du maréchal de Luxembourg sur Guillaume III , le 3 août 1692.

STEKENE, brg de Belgique (Flandre orientale), à 22 kil. N. de Termonde; 5,750 hab. Fabr. de poterie, tuiles, briques.

STELLA ( Jacques), peintre, né à Lyon en 1596, m. en 1657, était fils d’un artiste venu de Malines à Lyon. Orphelin à 9 ans, il fit, à 20, le voyage d’Italie, séjourna 7 ans à Florence auprès de Cosme de Médicis, alla ensuite à Rome, où il fut l’ami du Poussin, refusa la direction de l’Académie de peinture de Milan, ainsi que les offres du roi d’Espagne, et, de retour en France, fut nommé premier peintre de Louis XIII par le crédit de Richelieu. Ses tableaux sont estimés; ils révèlent une imagination heureuse et facile ; ce sont presque toujours des sujets enjoués, des pastorales, des jeux d’enfants ; le coloris en est un peu cru, et pousse au rouge. Parmi ses tableaux d’histoire, on ciie : Minerve au milieu des Muses , Jésus recevant la Vierge dans le ciel, tous deux au Louvre; Jésus discutant avec les docteurs de la loi , le Baptême de Jésus-Christ} le Miracle des cinq p tins, la Samaritaine.

STENAY, Astenidum, ch.-l. de cant. (Meuse), arr. et à 14 kil. U. -b. -O. de Montinédy, sur la Meuse; 2,315 hab. Briqueteries , tuileries, brasseries, tanneries, forges, fabr. de chandelles. Biscuits et macarons renommés. Ville autrefois fortifiée et importante , elle appartint aux comtes de Bar depuis le xne siècle, sous la suzeraineté des comtes de Luxembourg. Charles-Quint la réclama comme comte de Luxembourg, et se la fit rendre par François Ier au traité de Crespy. Le vicomte Henri de Turenne la prit en 1591 ; elle fut cédée à la France en 1641 ; Louis XIV la donna, en 1646, au prince de Condé ; lors de la Fronde, l’armée royale, commandée par Fabert, s’en empara, 1654; elle fut rendue au prince de Condé par le traité des Pyrénées.

STENDAL , v. des Etats prussiens (Saxe), sur l’Ochte, à 62 kil. N.-N.-E. de Magdebourg; 6,550 hab. Ch.-l. de cercle (jadis de la Vieille-Marche de Brandebourg) ; tribunaux, gymnase. Plusieurs églises très-anciennes ; syna-

gogue. Manuf. d’étoffes de laine et de coton, toiles, gants, tapis, cuirs, tabac. Patrie de Winckelmanu.

STENDHAL. V. Beyi.e.

STENKILL, roi de Suède, 1056-66, chef d’une dynastie, parent des anciens rois et fils d’un iarl de Vestrogothie. Chrétien, il régna sagement sur les Goths, déjà convertis, et sur les Suédois, encore païens. Les historiens vantent son adresse et son courage, et ses trois victoires sur Suénon Estrithson. A. G.

STENON (Nicolas), anatomiste, né à Copenhague en 1638 , m. en 1687 , fils d’un orfèvre du roi Christian IV, étudia la médecine sous Bartholin, compléta ses connaissances par des voyages en Allemagne, en France, en Hollande et en Italie, se fixa à Florence, et, déjà ébranlé par l’éloquence de Bossuet lors de son passage à Paris, abjura le luthéranisme en 1667. 11 embrassa l’état ecclésiastique en 1676, fut nommé, par Innocent XII, évêque in partibus de Titiopolis (Grèce), et, avec le titre de vicaire apostolique dans le Nord, alla travailler en Allemagne à la conversion des luthériens. Stenon a enrichi l’anatomie de plusieurs découvertes; ses études portèrent principalement sur les muscles, le cerveau, et les vaisseaux du corps humain ; le nom de conduit de Stenon est resté au canal excréteur de la parotide ou conduit salivaire supérieur. Ün a de lui: Observaliones anatomicœ, Leyde, 1662; Elementorum 7 nyotogiœ specimen , Florence, 1667 ; Discours sur l'anatomie du cerveau , Paris, 1669.

STENON STURE. V. STURE.

STENTOR, un des héros du siège de Troie; sa voix éclatante, dit Homère, avait autant de force que celles de 50 hommes réunies. — Lac ou golfe de Stentor dans la géographie des anc. Grecs, golfe formé par la mer Egée sur les côtes de la Thrace, à l’embouchure de l’IIèbre; auj. golfe d'Enos.

STEN YCLAROS , auj. Nisi, anc. v. de la Messénie, sur le Pamisus et au S. de Messène, fut la résidence des rois du pays depuis Cresphonte. Un combat terrible y fut livré dans les guerres de Messénie ; depuis on n’entend plus parler de la ville; mais la plaine où elle était située, au S. de l’Ithôme, à l’O. du Taygète, au N.-O. du mont Lycée, garda le même nom.

STEPHANIE. V. Crescentius.

STEPHANUS, nom d’EriENNE en latin.

STEPHENS (Alexandre), littérateur anglais , né à Elgin (Ecosse) en 1757, m. en 1821, a laissé : Histoire des guerres faites à la France à l'occasion de la llécolution, 1803, 2 vol.; Mémoires de Horne-TooUe, 1813, in-8°; 9 vol. des Public cliararlers, et 4 vol. de l 'Obituary anglais.

STEPIIENSON (George), célèbre ingénieur-mécanicien, né en 1781 à Wylam-sur-Tyne (Newcastle), d’un ouvrier mineur, m. en 1848, travailla d'abord, comme son père, à l’extraction de la houille. Puis, tiré de cette condition par son patron, qui devina ses talents, il imagina la lampe de sûreté en même temps que Davy, s’appliqua à perfectionner l’industrie des chemins de fer, inventa, en 1824, les locomotives employées aujourd’hui, et créa un vaste établissement pour la fabrication des machines à vapeur et des rails. Après avoir travaillé à la construction de presque toutes les lignes ferrées d’Anjrleterre jusqu’en 1840, il ne s’occupa plus que de l’exploitation des houillères. V. le Supplément,

S TEPPES, nom donné à des plaines immenses et désertes dans la Russie d’Europe et d’Asie; telles sont celles de la Petchora, du Duiéper, du Don, du Volga, de TOural, de TIrtysch, de la Léna. La partie N. de la Sibérie n’est, en réalité, qu’un steppe parsemé de marais.

STERLING (Livre). V. Livre.

STERNBERG, v. des Etats autrichiens (Moravie), à 17 kil. N.-N.-E. d'Olmütz ; 9,000 hab. Fabr. importante de cotons, draps, toiles, bas. Château des princes de Lichtenstein. — Fondée en 1245.

STERNE (Lawrence), célèbre écrivain anglais, né à Clonmel (Irlande) en 1713, d’une famille honorable, mais peu aisée, m. en 1768. Orphelin à 17 ans, il fut recueilli par un oncle, membre du chapitre de la cathédrale d’York, qui le fit entrer à l’université de Cambridge. 11 y étudia la théologie, et, à la fin de ses études, succéda à son oncle dans la cure de Sutton, et plus tard dans sa prébende d’York. 11 se maria, et mena dès lors une existence très-heureuse, partageant les loisirs que lui laissait sa charge, entre la chasse, la musique et la lecture. On ne connaissait encore de lui que 2 vol. de sermons assez médiocres, lorsqu’en 1759 il commença la publication d’un roman qui est devenu fameux, ta Vie et les opinions de Tristram Shandy, Londres, 9 vol., 1759-66, ouvrage bizarre, dans lequel il n’y a ni plan, ni intérêt, mais où le comique

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et la bouffonnerie se trouvent mêlés aux scènes les plus pathétiques et aux observations les plus fines et les plus judicieuses. L’auteur critiquait avec une incroyable verve l’éducation et la philosophie des écoles. Son livre fut un événement, presque un scandale : on cria que Sterne était fou. 11 ne répondit qu’en prenant le nom d’Yorik, le bouffon de YHamlet, qu’il conserva toujours depuis, et sous lequel il publia d’abord 2 vol. de Sermons, 1760. Forcé, vers 1762, d’aller en France et en Italie, pour rétabliv sa santé, il publia, en 1767, ses observations et ses impressions, dans un volume qu’il intitula Voyage sentimental , et qui est demeuré le meilleur de ses ouvrages. Il avait obtenu la cure de Coxwold ; mais sa santé, et peut-être aussi son humeur inquiète , le ramenaient chaque année sur le continent. C’est dans un de ces voyages qu’il s’éprit d’une dame indienne, nommée Eliza Draper; il s’établit entre eux une Correspondance, qui a été conservée, mais qui offre peu d’intérêt. Sterne est un moraliste de l’école de Rabelais ; il raconte et n’enseigne pas : il peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même, et de faire le bouffon, comme pour se jouer de son lecteur en l’amusant. Ses OEuvres ont été traduites en français par Frénais, Paris, 1787, 6 vol. in-12, et 1818, 4 vol. in-8°, et par M. Francisque Michel, 1840, 1 vol. gr. in-8". F — t.

STÉSICHORE, poète lyrique grec, né à Himère en 636 av. J.-C’., m. en 556, fut l’inventeur de la poésie chorique ; les trois parties du chœur, la strophe, l’antistrophe et l’épode, sont appelées chez les Grecs les trois choses de Stésichore. Son nom même (qui a créé le chœur) lui vient de son invention, car il s’appelait Tisias. Il innova aussi pour le fond, en substituant des récits épiques à la poésie personnelle d’Alcée et de Sapho. On raconte que, dans une ode, il avait mal parlé d’Hélène : frappé de cécité par Castor et Pollux, il se rétracta dans une seconde ode ou palinodie, et recouvra la vue. Pour détourner ses compatriotes de s’allier avec Phalaris, il imagina un apologue, l’Homme et le Cheval, qu’Horace, Phèdre et La Fontaine ont versifié après lui. Selon les anciens, ses qualités étaient la force et la hauteur; les courts fragments qui nous restent de lui ont été recueillis par Suchfort, Gœttingue, 1771, in-4°, et par Kleine, Berlin, 1828, in-8». D — n.

STETTIN, Sedinum, v. forte des Etats prussiens, capitale de la i’omérame, et ch.-l. de la régence de son nom, à 135 ldi. N.-E. de Berlin, port franc sur l’Oder, à 70 kil. de la Baltique ; 70,526 hab. Evêché évangélique ; tribunaux. Château construit en 1503; églises de Sl-Jean, Sl-Pierre, et S'-Jacques, toutes du xv' siècle; théâtre; beaux quais; bourse; statues du grand Frédéric et de Frédéric-Guillaume HI. Arsenal, chantiers; construct. de machines; sucreries, distilleries ; fabr. de toiles, draps, cotonnades; comptoir de la Banque de Prusse. C’est, après Hambourg, la lre place pour le commerce maritime de l’Allemagne du Nord. Les gros bâtiments de la Baltique ne peuvent y remonter; ils déchargent à Swinemiinde leur cargaison, transportée ensuite par l’Oder à Stettin. Comm. de laines, vins, grains, harengs, bois, denrées coloniales. Gymnase; observatoire. Ecoles de navigation, de commerce, de droit, et de médecine. Chemins de fer pour Berlin, Colberg, Posen, Bromberg et Kœnisberg. Service de bateaux à vapeur pour les ports danois, suédois et russes, et sur la côte prussienne de la Baltique. — Stettin fut fondé par les Wendes, dont il était un des lieux consacrés. En 1121, il fut pris par les Polonais. En 1296, il devint la résidence des ducs de Poméranie, et entra dans la ligue hanséatique. En 1570, les Danois y reconnurent, par un traité, l’indépendance de la Suède. Par la paix de Westphalie, 1648, il fut cédé aux Suédois; assiégé en 1659, par l'électeur Frédéric-Guillaume de Brandebourg, il fut pris par lui en 1672. En 1710, il fut définitivement cédé à la Prusse. De 1806 à 1813, les Français l’occupèrent. Patrie de la tzarine Catherine IL — La régence de Stettin, bornée au N. par la Baltique, à l’E. par la régence de Kœslin, au S. par la prov. de Brandebourg, à l’O. par les duchés de Mecklembourg et la régence de Stralsund , a 1,311,000 hectares, et 62.3,729 hab. Elle est divisée en 9 cercles. Les îles d’Usedom et de Wollin en dépendent. Sol boisé; beaucoup de marais et de lacs. E. S.

STETTIN ( neu-) , v. des Etats prussiens (Poméranie), ch.-l. de cercle, à 75 kil. S.-S.-E. de Kœslin, entre les lacs Streizig et Viem ; 3,550 hab. Dépôt d’indigents.

STEUBLN (Le baron de), peintre, né en 1788 à Bauerbach ( gr.-duché de Bade), m. en 1856, fils d’un lieutenant-colonel au service de la Russie, étudia à l’Académie des Beaux-Arts de S'-Pétersbourg, puis, avec des recommandations de de Staël, se rendit à Paris, où il entra dans l’atelier de Gérard. Il se fit connaître, en 1812, par

un tableau de Pierre le Grand sur le lac Ladoga pendant une tempête, puis donna successivement: St Germain distribuant son bien aux pauvres, 1817, acheté par l’église SMîermaindes-Prés; Mercure endormant Argus, 1822, au musée du Luxembourg ; Guillaume Tell s’élançant de la barque de Gessler ; le Serment des trois Suisses, 1824; Pierre le Grand enfant, sauvé par sa mère de la fureur des Strélitz, 1827, au musée du Luxembourg; la Mort de Napoléon, 1830; le Retour de l’ile d'Elbe, 1831; le Président Molé obtenant d'Anne d’Autriche la liberté de Broussel et de Blancmesnil; Napoléon à Waterloo, 1835; Napoléon dictant ses Mémoires au général Gourgaud. On lui doit encore : la Bataille d'Ivry, plafond de la 2e salle de l’école française, au Louvre ; Judith se rendant au camp d’I/olopherne , Jeanne la Folle; Esméralda caressant sa chèvre, et Esmeralda dansant, sujets empruntés à la Notre-Dame de Paris de V. Hugo ; un portrait très-remarqué de Xavier de Maistre. Dans ses dernières années, Steuben retourna en Russie ; il y peignit : Napoléon dans sa tente à Sl-Dizier, Napoléon et M. Daru, la Mort de Moreau, et une partie de la vie du Christ pour la cathédrale de Sl-Isaac à Sl-Pétersbourg. Steuben a le sentiment assez vif des sujets et des situations dramatiques, une conception franche et vigoureuse, mais aussi de l’exagération dans l’exécution, et de la lourdeurdans le dessin.

STEUBENVILLE, v. des Etats-Unis (Ohio), ch.-l. du comté de Jefferson, sur la rive dr. de l’Ohio, à 275 kil. N.-E. de Columbus ; 6,200 hab.

STEVERSHAUSEN ou SIEVERSHAUSEN, vge du Hanovre (Lunebourg), près de Meinersen ; 300 hab. Victoire de l’électeur Maurice de Saxe sur Henri le Jeune, margrave de Brandebourg, en 1553 ; il y fut blessé mortellement.

STEV1N (Simon), mathématicien, né à Bruges, m. en 1635, fut maître de mathématiques du prince Maurice de Nassau, et ingénieur des digues de Hollande. On lui attribue la découverte de la pesanteur de l’air ; il inventa aussi, dit-on, les chariots à voiles, dont on s’est quelquefois servi eu Hollande. 11 eut, avant Descartes, l’idée de noter les puissances par des exposants numériques , et connut, comme Newton, la conversion des quantités radicales en puissances fractionnaires. On a de lui, entre autres ouvrages : Traité de statique, eu flamand, Leyde, 1586, in-4°; Problèmes géométriques, 1585, in-4° ; Méthode de fortifier les places, 1594, in-4°; de Portuum invesligandorum ratione, 1599. Ses Œuvres complètes ont été publiées à' Leyde, 1605, 2 vol. in fol.; traduites en latin par Snellius, et en français par Albert Girard, Leyde, 1634, in-fol.

STEWART (Dugald), philosophe écossais, né en 1753 à Edimbourg, m. en 1828 , fils d’un professeur distingué de mathématiques, étudia dans sa ville natale sous Adam Ferguson, et, en 1771, à Glasgow sous Thomas Reid. Dés l’âge de 19 ans, il suppléa son père dans sa chaire de mathématiques. En 1778, il remplaça Ferguson comme professeur de philosophie morale, pendant un voyage de ce savant en Amérique, et lui succéda en 1785. Son enseignement fut très-distingué, et il ne l’abandonna qu’en 1810, pour s’occuper de la rédaction de ses ouvrages. Dugald-Stewart continua le système de Reid : comme lui, il pense qu’il faut, avant tout, recueillir par l’observation les faits de conscience, et ensuite déterminer par induction les lois de ces faits. Ses travaux psychologiques sont remplis d’excellents détails, mais le lien systématique y manque. Il ne s’éloigne de Reid que sur un petit nombre de points : ainsi , il soutient que la conception est accompagnée de la croyance à la présence des objets extérieurs, qu’elle ne se renferme pas dans le domaine des impressions visuelles; il regarde l’instinct et l’habitude, non pas comme des principes mécaniques, mais comme des principes sensibles. La logique de Dugald Stewart est pleine de sens et de justesse. Il distingue trois espèces de vérités: les vérités immédiates, dont l’évidence est intuitive; les vérités déduites, dont l’évidence est déductive; et les vérités qu’on obtient en s’élevant du particulier au général, et qui ont une évidence inductive. Il mérite aussi d’être distingué comme moraliste. On a de lui : Eléments de la philosophie de l’esprit humain, en 3 parties, 1792, 1814 et 1827, qui ont été traduites en français, la lre par Prévost de Genève, 1818, 2 vol. in-8», la 2« par Farcy, 1825, 1 vol. in-8», et la 3e par L. Peisse, 1842, 1 vol. in-12 ; Esquisses de philosophie morale, 179.3, traduites en français par Jouffroy, 1826; Essai sur la vie et les écrits de Reid, 1796; Essais philosophiques , 1810, traduits en partie en français par Huret, 1828; Discours sur l'histoire des sciences métaphysiques et morales, traduits par Buchon, 1820-23, 3 vol. in-8»; Philosophie des facultés actives et morales, 1828, tard, par L. Simon, 1834, in-8®, etc. B.

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