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STEWart-denham (James), économiste, né à Edimbourg en 1713, m. en 1780, était fils d’un baronnet procureur-général d’Ecosse, et fut obligé de s’exiler en 1745, pour s’être prononcé ouvertement en faveur du prétendant Charles-Edouard; il se réfugia en France, et ne put rentrer dans sa patrie qu’en 1767. On a de lui : Recherches d’ économie politique , 1767, 2 vol. in-4°, ouvrage de mérite, mais un peu obscur.
STEWARTON, brg d’Ecosse (Ayr), à 8 kil. N.-O. de Kilmarnoch; 3,600 hab. Restes d’un château, anc. résidence des Stuarts. Fabr . de chapeaux de paille.
STEYER ou STEIER , v. de la Haute-Autriche, au confluent de l’Ens et de la Steier, à 160 kil. S.- O. de Vienne,
6 kil. E.-S.-E. de Linz; 11,000 hab. Ville riche et bien bâtie. Tribunal des mines. Industrie très-active : coutellerie, armes blanches, bonneterie, tissus, etc. Anc. résidence des margraves de Styrie. — Après sa victoire d’Honenlinden , Moreau y signa un armistice avec l’Autriche, le 25 décembre 1800.
STHÉNÈLUS, roi d’Argos et de Mycènes, fils de Persée et d’Andromède, vainquit et fit prisonnier son neveu Amphitryon, meurtrier d’Electryon, et fut tué par Ilyllus, fils d'Hercule. Il eut pour fils Eurysthée.
sthénelus , fils de Capanée , fut un des Epigones qui ; prirent Thèbes. Il suivit Diomède au siège de Troie et dans | la guerre contre Agrius, roi d’Etolie.
STHENIDA, de lucres, philosophe pythagoricien et législateur, connu seulement par un beau préambule de loi ; cité dans Stobée.
STHÉNOBÈE, fille d’Iobate, roi de Lycie, et femme de Prœtus, roi d’Argos, conçut pour Bellérophon une passion criminelle, qui fut méprisée, et poussa son mari à faire périr Bellérophon.
ST1BADIUM, lit rustique, rembourré de paille ou de foin , chez les anc. Romains. — lit de festin dans le genre du Sigma ( V . ce mol).
STIGHOMANCIE (du grec stilcos, vers, et manléia, divination), art de deviner en tirant au sort de petits billets sur lesquels étaient écrits des vers. Ceux des Sibylles 1 et d’Homère servaient ordinairement à cet usage.
ST1GAND, prélat anglais, se fit élever au siège archiépiscopal de Cantorbéry, du vivant mémo du titulaire, et sans renoncer à l’évêché de Winchester et aux diverses abbayes qu’il possédait déjà. Il ne put obtenir le pallium que de l’antipape Benoît, et fut déposé, après le triomphe de Guillaume le Conquérant, par un Concile tenu à Winchester en 1070.
STICLIANO, v. du royaume d’Italie, prov. et à 40 kil/ S.-E. de Potenza; 5,250 hab.
STIL1CON (Flavius), ministre et général d’Honorius, m. en 408, était Vandale d’origine, et son père avait commandé les auxiliaires Germains sous Valens. Envoyé en ambassade vers le roi de Perse Sapor III par Théodose, il épousa, à son retour, Serène, nièce de cet empereur, et reçut le grade de général de l’infanterie et de la cavalerie, avec la charge de comte des domestiques. Peu de temps après, l’Empereur le nomma tuteur du jeune Honorius, récemment proclamé Auguste. Après la mort de Théodose, Stilicon fut tout-puissant sous Honorius à Milan, se fit redouter des Saxons et des Francs, et eut à Constantinople un rival dans Rufin, qu’il fit égorger, puis dans Eutrope. Il poursuivit les Wisigoths dans le Péloponèse, i réprima la révolte de Gildon , battit Alaric à Pollentia (6 avril 402) et à Vérone, puis Radagaise àFésule, 406. Devenu deux fois beau-père de l’Empereur, il voulait mettre son fils sur le trône. Olympius, sa créature, le dénonça, et, avec la permission de l’Empereur, le fit égorger à Ravenne. C’est lui qui, en 399, par ordre de Théodose, fit brûler les livres Sibyllins. Claudien l’a loué , mais de ' son vivant. Th. Corneille a fait sur sa mort une tragédie, 1660. A. G.
STILLING (Jean-IIenri Jung, dit), mystique, né en 1740 à Grund (Nassau), m. en 1817, fut d’abord tailleur, puis maître d’école; n’ayant aucune fortune, il revint ensuite à son premier métier pour vivre. Cependant, étant parvenu à acquérir de l’instruction , il fut instituteur privé, professeur d’économie politique à Lautern, 1778, à Marbourg, à Heidelberg, et conseiller-aulique du grandduc de Bade. Il croyait à un commerce des esprits avec le monde sublunaire, et compta Mme de Krudner parmi ses disciples. On a de lui : Scènes du règne des Esprits , Francfort, 1803 ; Théorie de la connaissance des Esprits , 1808 ; Apologie de la Théorie des Esprits, 1809, etc. Stilling écrivit aussi sur l’art de l’oculiste, publia une Méthode d’opérer la cataracte , Marbourg, 1781, et fut habile à opérer la cataracte par extraction. Il a laissé encore de curieux Mé-
moires, intitulés : Jeunesse, adolescence, voyages et vie privée de Henri Stilling , Berlin, 1777-79, 3 vol.
STILLINGFLEET (Edouard), savant controversiste anglican, né en 1635 à Cranburn (Dorset), m. en 1699, fut curé de Sl-André à Londres, aumônier de Charles II, évêque de Worcester en 1689, et reçut de Guillaume III la mission de revoir la liturgie anglicane. Des discussions continuelles avec les catholiques, les presbytériens, les sociniens, les déistes, le conduisirent à une sorte de scepticisme. On a de lui : Origines sacrm, ou Exposé des fonde ments de la religion naturelle et révélée , 1662, in-4°; il prouve, dans cet ouvrage, la vérité et la divinité de l’Ancien et du Nouveau-Testament; Origines britannicœ, 1685, livre trèssavant, sur la fondation des églises du pays, etc. Ses OJiuvres ont été réunies en 1710, 6 vol. in-fol. — Son petit-neveu, Benjamin Stillingfleet , né en 1702, m. en 1771, naturaliste distingué, propagea en Angleterre le système de Linné.
STI LO, Consulinum , v. du royaume d’Italie, prov. et à 110 k;l. N.-E. de Reggio de Calabre; 2,600 hab. Jadis évêché. Fonderie royale pour l’armée. Mines de fer aux environs. Patrie de Campanella. — Fondée par les Ausones, les Sarrasins la dévastèrent. Elle souffrit aussi du tremblement de terre de 1783.
STILPON, philosophe de Mégare, florissait vers 306 av. J.-C. Disciple de Diogène, et maître de Zénon le stoïcien, il se fit une telle réputation d’éloquence et de savoir, que Démétrius Poliorcète, livrant Mégare au pillage, ordonna de respecter sa maison. Stilpon s’occupait principalement de la logique et du raisonnement; il niait la réalité des idées abstraites, et faisait consister la sagesse dans Vapathie ou impassibilité. Doué d’une grande vivacité d’esprit, on le citait pour la justesse et l’à-propos de ses reparties.
STILTON, vge d’Angleterre, comté et à 22 kil. N. -N. -O. de ILuntingdon; 700 hab. Fromages très-estimés.
STIPS , petite monnaie d’airain des anc. Romains ; c’était le 12e de l’as ( un peu plus de 1/2 cent.). Elle avait au revers une proue de navire, et un gros point rond , indiquant sa valeur onciale. C. D — y.
STIRLING, autrefois Strxjvelyne ou Eslrivelin,v. d’Ecosse, ch.-l. du comté de son nom , sur la rive dr. du Forth , à 57 kil. O. -N. -O. d Edimbourg, à 40 kil. S. -O. de Pertli ; 13,700 hab. Site magnifique. Vieilles maisons bien restaurées ; beaucoup de résidences nobles. Le château était le séjour favori de Jacques V, qui y construisit une chambre de parlement; il est employé auj. comme caserne. Vieille église gothique, où Jacques VI fut couronné. Restes de plusieurs édifices religieux, et d’un palais qui , commencé en 1570 par le régent comte de Mar, ne fut pas achevé. Chemin de fer pour Edimbourg, Glasgow, l’erth. Paquebots pour Edimbourg. Exportation de laines; fabr. de tapis. W. Wallace défit les Anglais tout près de la ville, en 1297. — Le comté de Stirling, à l’O. de l’Ecosse, occupe l’isthme formé par les golfes de la Clyde et du Forth, entre les comtés de Perth au N., de Claekmannan au N.-E., de Linlithgow à l’E., de Lanark au S., et de Dumbarton à l’O.; il a 125,184 hectares, 56 kil. sur 25, et 91 ,300 hab. Sol montagneux, excepté au N. et au N.-O. Riv. : Forth, Carron , Endrick, Bannockburn , Avon. Elève de bestiaux pour les foires de Falkirk. Houille et pierres de taille. Fonderies de Carron. Manuf. de tapis et de ta rtans à Stirling, Bannockburn et Sl-Ninian , de serges à Alva. A. G.
Stirling (William- Alexandre , comte de), poète et homme d’Etat écossais, né en 1580, m. en 1640, jouit de la faveur de Jacques Ier et de Charles Ier, fonda en 1621 la colonie de la Nouvelle-Ecosse dans l’Amérique septentrionale, fut nommé secrétaire d’Etat pour l’Ecosse en 1626, et pair en 1630. Il écrivit, sous le titre de Tragédies monarchiques, des drames en vers, à la manière des tragédies grecques et romaines, qui, sans avoir été joués, furent assez goûtés de son temps, mais sont auj. oubliés.
Stirling ( James ) , mathématicien anglais , né vers la fin du xvne siècle, était encore élève de l’université d’Oxford lorsqu’il publia : Lineæ terlii ordinis Neutonianœ , sive illustratio tractatûs Neuloni de enumeralione linearum terlii ordinis , Oxford , 1717 , in-8° ; il y montre que Newton avait omis deux lignes du 3e ordre. Son principal ouvrage a pour titre : Methodus differentialis , sive tractatûs de summatione et interpolatione serierum infinitarum, Londres, 1730, in-4°; il y ajoute aux travaux de Moivre des découvertes très-importantes. Les Transactions philosophiques, t. 53, renferment un Mémoire de Stirling Sur la figure delà terre. Stirling était membre de la Société royale de Londres. V.
STOA , poète latin moderne. V. Quinzano.
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STOBÉE (.Jean ) , Joannes Slobœus ou Slobensis , compilateur grec du ve siècle , qui était sans doute de Stobes en Macédoine, a laissé un recueil méthodique de morceaux extraits d'une foule de poètes, d’orateurs, de philosophes et d’historiens , qui nous est arrivé mutilé. 11 est divisé en deux grandes sections : 1° extraits concernant la physique, la politique, l’économique, la morale, etc. ; 2« Anlhologicon ou Florilegium. Cette compilation est la plus précieuse de toutes celles qui ont été faites dans l’antiquité , vu l’état où nous sont parvenus les ouvrages grecs ; elle est un véritable trésor, car on y trouve cités environ 300 auteurs. On y rencontre plusieurs morceaux remarquables de Tyrtée , de Callinus , de Bacchylide, de Bion, de Moschus, et de plusieurs autres poetes , dont le temps n’a pas épargné les œuvres. Les principales éditions de Stobée sont celles de Venise, 1535; d’Anvers, 1575; de Francfort, 1581; de Lyon, 1008 ; de Genève, 1009; de Gœttingue, par Heeren, 1792-1801 , 4 vol. in-8° ; d’Oxford, par Gaisford, 1822 et 1850; de Leipzig , 1823. V. les Lecliones Stnbenses de Jacobs, Iéna, 1827, et celles de Halm, Heidelberg, 1842.
STOBES, Stobi , anc. ville de Macédoine, ch.-l. de la Péonie, chez les Agrianes , fut, sous l'empire romain , la métropole de la Macédoine Salutaire. Auj. Islib.
STOCK (Simon), général de l’ordre des Carmes, né dans le pays de Kent, m. à Bordeaux en 1205, eut, dit-on, une vision , dans laquelle la Ste Vierge lui donna le scapulaire ( V. ce mot). On a de lui quelques opuscules.
STOCK ACH , brg du grand-duché de Bade, à 28 kil. N.- N.- O. de Constance; 1,500 hab. Victoire de l’archiduc Charles sur Jourdan, le 25 mars 1799 , et de Moreau sur le général Kray , le 3 mai 1800.
STOCKDALE (Percival ) , littérateur écossais, né en 1736 , m. en 1811 , fut d’abord soldat, puis entra dans les ordres sacrés. On a de lui : une assez bonne traduction de 1 ’Aminle du Tasse, 1770 ; Recherches sur la nature et les vraies lois de la poésie , 1778; Leçons sur les mérites respectifs des plus grands poètes anglais , 1807 , etc.
STOCKHOLM, en latin Holmia, capitale du royaume de Suède, par 59° 20’ lat. N., 15° 43’ long. E., à 1,922 kil. N.-E. de Paris; 133,361 hab. Siège du gouvernement et des grandes administrations, de l’Académie suédoise ou des Dix-Huit, fondée par Gustave III, d’une Académie des Sciences, d’une Ecole dés Beaux-Arts , de l’Institut carolin pour la médecine , etc. Le musée royal possède quelques beaux antiques, surtout de belles statues des Muses et un Endymion, Les principales statues modernes y sont celles de hergell et de Fogelberg. Musée de vêtements royaux. Beau théâtre fondé par Gustave III. Riche bibliothèque dans une aile du château royal. Cette ville, située à la jonction du lac Mélar et de la mer Baltique , est bâtie sur huit îles et deux presqu’îles ; sa situation au milieu des eaux l’a fait surnommer la Venise du Nord. Du côté de la mer, Stockholm , ainsi que toute cette partie de la côte de Suède, est protégé par un vaste archipel , composé de quelques milliers d’iles, ilôts et rochers; c’est ce qu’on appelle le S/.drgàrd : de là vient que les deux ports sur le Mélar et sur la mer offrent des eaux tranquilles et sûres, et que ce dernier est ordinairement désigné sous le nom de Lac salé. Stockholm a peu de monuments remarquables, sauf le palais du roi, bel édifice régulier qui domine toute la ville, et l’église des Chevaliers, sépulture des rois de Suède, dont la flèche en fer découpée à jour est très-élégante. La grande et singulière beauté de cette ville est dans sa situation au milieu d’eaux magnifiques, vives, courantes, qui la traversent de toutes parts; dans les points de vue admirables qu’on y découvre à chaque pas sur la mer ou sur le lac , tous deux semés d'iles boisées et de rochers pittoresques; et dans ses deux ports, qui offrent un continuel mouvement de navigation. Sur la presqu’île du sud, la ville s’élève en amphithéâtre, et est entourée, du côté du lac, par de belles falaises. Une multitude de barques, conduites par des Dalécarliennes dans leur pittoresque costume , et de petits bateaux à vapeur, servent de communication facile entre les divers points de la ville et ses environs rapprochés. Aux environs de Stockholm se trouvent de magnifiques promenades , entre autres le Parc (Thiergarten).Le Djunjürd, dans une presqu’île sur la mer, offre, dans la partie la plus voisine j de la ville, une admirable campagne, où se trouvent, au milieu de forêts et de rochers , de brillantes habitations i et le château de Rosendal, résidence d’été du Prince royal. Au N. et à l’E. de la ville sont le parc et le château de Haga, résidence d’été du roi, et les campagnes de Carlberg, où est une école militaire. Enfin , sur les bords du Mélar, et à peu de distance de la ville , se trouvent encore le château de Gripsholm , avec un musée de portraits historiques , celui de Drotningholm , avec de belles collections
de tableaux, porcelaines de Chine, objets d’art, etc. , celui de Skoklosler, avec d’admirables collections d’armes, de | meubles antiques, de tableaux et de manuscrits (ce dernier, le plus riche de tous, appartient à M. le comte de Bralié). — Fondée en 1251 par Birger Iarl, Stockholm eut pour berceau la petite île dite du Saint-Esprit, qu’on voit auj. du pont du Nord. Elle ne devint véritablement capitale qu’au xvne siècle; jusqu’alors Upsal eu avait eu le titre. Fabr. d’horlogerie, instruments de mathématiques et de physique, orfèvrerie, armes, etc. ; fonderies, raffineries de sucre. Chantiers de construction navale. Le commerce de Stockholm est considérable; par le canal de Gotha, cette ville communique avec Gothembourg et les grandes usines à fer de Motala. Grand commerce d’exportation, pour l’Amérique, l’Angleterre, la France, en bois de construction, fer, goudron, céréales. Importation de tissus et objets fabriqués, librairie, vins et liqueurs, poissons salés, denrées coloniales, etc. Service régulier de. bateaux à vapeur pour Stettin, avec correspondance à Ystad pour Copenhague. Température moyenne ; -j- 5° 66 centigrades. Chemin de fer sur Gothembourg.
Stockholm (Lan de), division administrative de la Suède ('uède propre), entre ceux d’Upsal et de Nykoping à l’Q., et la mer Baltique au S., à l’E. et au N., a 7,535 kil. carrés, et 235,505 hab.; villes principales : Stockholm, Carlberg, Drotningholm, Marieberg, Nortelge. Il a été formé dans les anciennes provinces d’Upland et de Sudermanie.
STOCKPORT, v. et paroisse d’Angleterre, comté et ù 57 kil. E. N.-E. de Chester, à 12 kil. S.-E. de Manchester, sur la Mersey; 54,681 hab. Elle communique par un canal avec Manchester, qui lui fournit un débouché pour ses draps, ses mousselines et ses laines. La fabrication des soieries a décliné. Bibliothèque. Belle résidence de la famille Arden.
STOCK TON, v. et port d’Angleterre, comté et à 32 kil. S.-E. de Durham, sur la Tees, à 17 kil. de son embouchure dans la mer du Nord; 53,000 hab. Ou y remarque l’hôtel-de-ville et la colonne du marché. Chantiers de construction maritime, corderies, fabr. de machines à vapeur, de toiles. Comm. très-considérable : importation de bois, blé, chanvre, lin, écorces, vins, fruits, sucre; exportation de houille, faïence, fer, fontes, toiles, etc ç
STŒCHADES, nom donné d’abord par les Anciens à l’ensemble des petites îles qui se trouvent sur la côte de la Méditerranée , du Rhône au Var, puis restreint par Pline et Strabon à deux groupes particuliers : 1° les Petites Stcechades, sur la côte du département des Bouches-du- Rhône, en face de Marseille; c’étaient Prolé ou Themisla (auj. Ratoneau) , Mese ou Pompeiana (auj. Pomègue) , et Hypea ( Tiboulen ou If) ; 2° les Grandes Stcechades, c.-à-d. Slurium, Phenice, Phila (auj. Porquerolles , Porteras et l’ile du Levant ou du Titan ), les trois principales du groupe des îles d’Hyères , sur les côtes du département du Var. Dans les derniers temps de l’empire romain , le nom de Stœchades fut aussi donné aux deux petites îles du groupe de Lérins , Sl-Honorat et S‘8-Marguerite , appelées parles Anciens Lerina ou Planasia , et Lero ou Lerone. C. P.
STOFFLET (Nicolas) , général vendéen , né à Lunéville en 1751, d’un meunier, m. en 1796, servit pendant 15 ans, comme simple soldat, dans un régiment suisse , devint ensuite garde-chasse du comte de Colbert-Maulevrier, et, à l’époque delà Révolution, sejoignitaux Vendéens insurgés. Il participa à la prise de Chollet, de Fontenay, et de Saumur, 1793, s’attachaparticulièremenlàD’Llbée, sedistingua aux combats de Beaupréau , d’Entrames , de Laval , d’ Antrain, fut nommé major-général de l’armée royaliste, et commandant du Haut-Poitou et de l’Anjou, succéda en 1794 à La Rochejaquelein dans le commandement en chef, mais, par suite de différends avec Charette, fit sa paix particulière avec la Convention, le 2 mai 1795. En décembre, il reprit les armés, à l’instigation des agents du comte d’Artois, et avec le titre de maréchal de-camp que lui conféra le comte de Provence ( Louis XVIII ) ; il ne put réunir qu’un petit nombre de soldats, tomba au pouvoir des troupes républicaines , et , condamné à mort par une commission militaire, fut fusillé à Angers, le 23 février 1796. !’•
STOÏCIENS (du grec sloa, portique), nom des membres de l’école philosophique fondée par Zénfrn de Citium> environ 300 ans av. J.-C., parce que ses disciples se réunissaient au Pécile, célèbre portique d’Athènes. Zénon eut pour disciples imméditas Athénodore, Ariston de C’hio, et surtout Cléanthe d’Assos. Après eux, Chrvsippe donna à la doctrine stoïcienne son organisation scientifique et un ensemble régulier. Ses principaux disciple»
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furent Zénon de Tarse, et Diogène de Babylone ; puis tinrent Antipater de Tarse, Panætius, et Posidonius d’Apamée. Avec ces derniers, le stoïcisme se transforme ; il quitte la spéculation; il n’est plus qu'une doctrine morale et politique, représentée par Sénèque, Perse, Epictète, Arrien, pour finir avec Marc-Aurèle, à la fin du 11e siècle ap. J.-C. Les Stoïciens comparaient la philosophie à un jardin : la logique était l’enclos, la physiologie la terre et les plantes, la morale le fruit ; mais leur logique conduisait au sensualisme, et leur physiologie au panthéisme. En morale, leur principe était : •< Supporte et abstiens-toi. » V. Heinsius, de Philosopliia sloïca, in-4°, 1627 ; Juste-Lipse, Manvductio ad stotcam philosophiam, in-4°, 1604 ; M. lia vaisson, Mémoire sur les Stoïciens, lu en 1850 à l’Académie des Inscriptions. H — T.
STOKE . v. et paroisse d’Angleterre (Stafford), sur le Trent, à 3 k l. E. de Neweastle-under-Liue ; 101,302 hab. Fabr. de porcelaines opaques, faïences et poteries.
Stoke , vge d’Angleterre (Lancastre). Henri YII y battit et prit, en 1487, l’imposteur Simnel ( V. ce moi).
STOLBERG ( Frédéric- Léopold , comte de) , poète et historien danois, né en 1750 à Bramstedt (Holstein), où son père était grand-bailli, m. en 1819, se livra dès sa jeunesse à la littérature, voyagea en Suisse et en Italie avec Goethe et Lavater, fut nommé, à son retour, ministre plénipotentiaire du duc d’Oldenbourg il Copenhague, remplit diverses missions à S*-Pétersbourg et à Berlin, et reçut, dans les Etats du prince-évêque de Lubeck , la direction du consistoire et des finances. Il abjura le luthéranisme en 1800. On a de lui : des traductions en vers, très-estimées, de l 'Iliade, des Tragédies d’Eschyle, des plus beaux Dialogues de Platon, (TOssian, etc.; Histoire de la religion chrétienne, Hambourg, 1806-18, 15 vol. in-8°, beau et savant travail , qui fut si estimé, que la congrégation de la Propagande de Rome le fit traduire en italien; Vie d’Alfred le Grand , 1815, trad. en français, par Duekett, 1831. — Son frère, Christian, né à Hambourg en 1748, m. en 1821, est auteur de Poésies tirées du grec, 1782, d’une traduction de Sophocle en vers, 1787, et de quelques pièces de théâtre.
Stolbeiîg , v. des Etats prussiens ( Prov. du Rhin ), à 15 kil. E. d’Aix-la-Chapelle; 4,500 hab. Industrie active, introduite par les réfugiés protestants français : épingles, aiguilles, coutellerie, quincaillerie, ouvrages en laiton; draps. Mines et laminage de cuivre et de zinc.
Stolbukg-am-h Altz, v. des Etats prussiens (Saxe), à 84 kil. O. -N. -O. de Mersebourg; 4,200 hab. Beau château, avec parc et bibliothèque. Fabr. de papier.
STOi.berg-im-gehiuge, v. du royaume de Saxe, à 18 kil. S. -O. de Chemnitz; 5,266 hab. Toiles.
STOLBOVA ou STOLBOVSKAIA , vge de la Russie d’Europe (gvt de SM’étersbourg ) ; auj. en ruines. Un traité pour la délimitation des frontières y fut signé entre la Russie et la Suède, en 1617.
STOLE , Slola , habit distinctif des matrones chez les anc. Romains, tunique de laine blanche tombant jusque sur les pieds, et munie de manches longues. C. D — y.
STULL (Maximilien), médecin distingué, né en 1742 à Erzingen (Souabe), m. en 1788, entra dans l'ordre des Jésuites en 1761, l’abandonna en 1767 pour se livrer à la médecine, et devint professeur à Vienne en 1776. 11 était grand partisan de l’inoculation. On a de lui : Patio medendi, 1777-80, 4 vol., trad. en français, par Mahon, Paris, 1809, 2 vol. in-8°; Aphorismi de cognoscendis et curandis febribus, 1787, trad. par Mahon et Corvisart, 1 vol. in-8“.
STOLNATZ. V. Krotzka.
STOLON (Liciniusl. V. Licinius.
STOLPE, v. des Etats prussiens (Poméranie ), ch.-l. de cercle, à 60 kil. N.-E. de Koeslin, sur la Stolpe I qui se jette dans la mer Baltique à Stolpemünde); 11,135 hab. Tisseranderie ; fabrique de draps, toiles, papier, amidon, poudre; forge de cuivre. Commerce d’ambre jaune travaillé. Pairie de Ruhnkenius,
^ STOLPEN, v. du royaume de Saxe, cercle et à 28 kil. S.- O. de Budissin; 1,250 hab. Ruines du château de Jokrym. Près de là est la bergerie royale de Rannersdorf, où furent introduits, en 1765, les premiers moutons mérinos en Allemagne.
STONE . c.-à-d. pierre, roche, en anglais : Stone -Haven, port aux pierres, etc.
stoke , brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 12 kil. N.-O. de Stafford, sur la rive g. de la Trent; 8,000 hab. ïabr. de souliers.
STONEHAVEN , vulgairement Staneliive, ville et port d Ecosse, capitale du comté de Kincardine, sur la mer du Nord, à 25 kil. S.- O. d’Aberdeen; 3,012 hab. Vieille et nouvelle villes. Pêche aux harengs. Peu d’industrie. Rési-
dence de beaucoup de riches familles. A 4 kil. au S., est le château de Dunnottar, anc. résidence des comtes Marischal, seigneurs féodaux de Stonehaven.
STONEHENGE, ruines d’un immense temple druidique, dans le comté de Wilts, au S.-S.- O. de l’Angleterre, à 3 kil. O.-N.-O. d’Amesbury, à 15 N.- N.- O. de Salisbury. Ce sont quatre rangées d’énormes pierres brutes, très-hautes, et placées cireulairement.
STONEHOUSE, v. d’Angleterre (Devon), près de Plymouth,à laquelle elle est auj. réunie; 6,500 hab. Casernes et hôpital pour la marine.
STONINGTON, brg des Etats-Unis (Connecticut), à 18 kil. E. de New-London; port sur le golfe de Long- Island; 4,000 hab Bains de mer.
STONYHURST, vge d’Angleterre, comté et à 28 kil. S.-E. de Lancastre. Célèbre collège de Jésuites.
STO RA ou SGIGATA, près de l’anc. Pusicada, v. d’Algérie, prov. et à 65 kil. N.-E. de Constantine, sur une baie de son nom formée par la Méditerranée; 400 hab. Occupée en 1838 par le général Négrier, elle sert de port à Philippeville , et est jointe par une route à Coustantine. Service de paquebots pour Marseille.
stora-kopparberg, liin ou préfecture de Suède (Suède propre), formé de l’anc. Dalécarlie, entre ceux de Jcemtland au N., de Gefieborg à l’E., de W esteras et d’G,rebro au S., et la Norvège à l’O. ; 36,000 kil. carrés; 162,004 hab. Ch.-l., Falun. Sol montueux à l’O., arrosé du N.-O. au S.-E. par le Dal et ses affluents. Beaucoup de lacs. Très -riches mines de cuivre, d’où est venu le nom de Kopparberg (montagne de cuivre).
STORCH ou STORCK (Nicolas), dit aussi Pélargus (d'un mot grec signifiant cicogne comme son nom allemand), chef d'Anabaptistes ( V. ce mot), né àStolberg en Saxe, m. en 1530, fut banni de sa patrie sur la demande de Luther. Sa doctrine se répandit en Franconie, en Souabe, en Silésie, et en Pologne.
storch I Henri-Frédéric de), né à Riga en 1766, m. en 1835, fit ses études à l’université d’Iéna, et, après un voyage en France, se rendit à Saint-Pétersbourg , où il obtint une place de professeur dans le corps des Cadets. Précepteur des filles de Paul Ier en 1799, conseiller de cour en 1800, lecteur de l’impératrice-mère en 1804, il entra à l’Académie des Sciences , dont il devint vice-président en 1828. On a de lui, entre autres ouvrages : Esquisses, scènes et observations recueilliespendanl un voyage en France, 2® édit., Heidelberg, 1790; Principes généraux des belles-lettres, Saint- Pétersbourg, 1789 ; Tableau, historique et statistique de l'empire de Russie à la / m du xvnie siècle, Riga et Leipzig, 8 parties, 1797-1803, traduit incomplètement en français, Paris, 1801, 2 vol. in-8°; Cours d’économie politique, Sl-Pétersbourg, 1815, 6 vol. in-8°, et, avec notes de J.-B. Say, Paris, 1823, 4 vol. in-8<\
STORCK (Ambroise), dominicain, né vers 1500 en Wettéravie, m. en 1557, assista, en 1546 et 1552, au concile de Trente, en qualité de théologien de l’archevêque de Trêves. On a de lui un Traité du sacrifice de la messe , dirigé contre CEcolampade, des Lettres à Erasme, publiées avec celles de ce savant, etc.
STORNOWAY, brg et paroisse d’Ecosse (Ross), ch.-l. et sur la côte E. de l’ile Lewis (une des Hébrides); 4,200 hab. Bon port. Pêche du hareng.
STORŒ, île de la mer du Nord, sur la côte O. de la Norvège, à 45 kil. S. de Bergen; 26 kil. sur 15; 2,600 hab.
STORTHING, nom de la diète de Norvège, qui se divise en Lag-liny , haute chambre , et Odels-ting , chambre basse. Ting ou thing signifie , dans l’anc. langue du Nord, parler , puis parlement , assemblée, cour de justice, etc. Al-ting est une assemblée générale; AU- Herjar-ting , la convocation générale des chefs et seigneurs; Slor-ting signifie la grande assemblée.
STO U R , riv. d’Angleterre, coule au S. par les comtés de Dorset et de Southampton, et se jette dans la Manche, à Christ-chureh ; cours de 65 kil. — riv. d’Angleterre, naît sur les confins des comtés d’Essex et de Suffolk,
I coule à l’E., et, jointe à l’Orwell, se jette dans la mer du Nord, où elle forme la baie d’Harwick; cours de 70 kil. — riv. d’Angleterre ( Kent), coule à l’E. par Cantorbéry, et se jette à la mer du Nord par deux bras, qui forment. L’ile de Thanet ; — rivière d’Angleterre , affluent de la Severn , arrose le comté de Worcester, et passe à Stourbridge et à Stourport.
STOURBRIDGE, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 29 kil. N. -N -E. de Worcester, sur la Stour ; 6,200 hab. Exploit, de fer, houille, argile réfractaire. Verreries; manuf. de creusets, briques réfractaires, draps, etc. Fonderies de fer, tanneries.
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STOURPORT, brg d’Angleterre, comté et à 19 ldi. N. de Worcester, au confluent de la Stour et de la Severn ; 6,000 hab. Comm. de grains, houblon, pommes. Exploit, d’argile pour poterie réfractaire.
STOIVE, vge d’Angleterre (Buckingham), à 13 kil.N.-O. de Bridgewater. Beau château aux environs.
STRABANE, brg d’Irlande (Tyrone), port sur la Mourne, à 2 kil. E. de Lifford ; 5,000 hab. Commerce de toiles.
STRABO ( Pompéius). V. Pompéius.
STRABON, Strabo, célèbre géographe grec, né à Amusée (Cappadoce) vers l’an 50 av. J.-C., vécut jusque sous l’empereur Tibère. Il descendait, par sa mère, d’une famille qui fut comblée d'honneurs sous les rois de Pont. Après avoir acquis dans différentes écoles d’Asie une instruction solide et variée, il voyagea en Egypte jusqu’aux cataractes, et, en étudiant à Alexandrie les ouvrages d’Eratosthène , d’Hipparque , de Posidonius et de plusieurs autres sur la géographie universelle , il conçut sans doute le projet de son grand ouvrage géographique. Puis il parcourut avec soin toute l’Asie-Mineure, la Grèce, la Sicile, l’Italie, et séjourna longtemps à Rome. Sa Géographie, en 17 livres, était le complément de Mémoires historiques, auj. perdus, qu’il avait publiés , et qui paraissent avoir compris un espace d’environ deux siècles. Il y présente surtout les choses générales, et, quant aux détails, s’arrête sur ce qu’il y a de mémorable , de grand , d’instructif et d’agréable. L’histoire, la religion, les mœurs, les institutions des différents peuples , sont mêlées aux descriptions géographiques. La nouveauté de son livre consistait en partie dans les renseignements plus précis que les conquêtes des Romains dans l’Occident et leurs guerres contre le Pont, les Parthes et les Germains, avaient fournis sur ces différentes contrées. Strabon connaît assez bien le N. de la Gaule et de la Germanie jusqu’à l’Elbe, et donne des détails très-intéressants sur l’Espagne, l’Italie, l’Asie-Mineure (ces trois parties sont peut-être les meilleures de son ouvrage). Il y a des notions précieuses à puiser dans ce qu’il dit de l’Albanie, de l’Ibérie, de la Médie, de la Parthiène et de la Bactriane grecque. Mais il donne une fausse direction aux Pyrénées, qu’il fait aller du S. au N., ce qui le force à incliner la Gaule beaucoup trop vers le N.-E. et à supprimer la pointe armoricaine. Il connaît mal la Bretagne, à peine l’Irlande, ne sait rien de ce qui est à l’E. et au N.-E. de l’Elbe, au N. de l’Euxin et du Caucase, au N. et à l’E. de la mer Caspienne, qu’il regarde comme un golfe de l’immense et inabordable océan Boréal , et ne rapporte qu’avec défiance la plupart des détails qu’il donne sur l’Inde, bien que la description de la partie comprise entre l’Etat de Lahore et celui de Bengale ne manque pâs d’exactitude. Malgré ces imperfections et d’autres encore, la Géographie de Strabon est un ouvrage bien conçu, en général bien exécuté, et dont le mérite littéraire assure à son auteur un des premiers rangs parmi les écrivains de 2e ordre. Strabon est habituellement très-judicieux, quelquefois même profond, dans les réflexions que lui suggèrent l’histoire, la position géographique et les institutions des différents peuples. La fin du 7e livre de sa Géographie manque : il iVen reste qu’un abrégé très-sec, fait au moyen âge; le texte du 9e est fort altéré; le 17e, qui roule sur la Libye, parait incomplet ou négligé; le 3e est très-précieux comme renfermant une foule d’extraits d’ouvrages perdus, principalement de l'Histoire générale de Polybe. Strabon, si célèbre depuis le moyen âge, eut peu de réputation de son temps : on ne le trouve cité, et seulement comme auteur des Mémoires, que par Josèphe et par Plutarque. Les meilleures éditions de Strabon sont celles de Siebenkees et Tzschuke, Leipzig, 1796-1818, 7 vol. in-8»; de Falcouer, Oxford, 1807, 2 vol. in-fol.; de Coray, Paris, 1815-19; de Kramer, Berlin, 1841-47-52, 3 vol. in-8»; de MM. Dübner et Ch. Muller, avec traduction latine, dans la Bibliothèque grecque de MM. Didot, 1 vol. gr. in-8°. Il a été traduit en français avec beaucoup de soin par Laporte du Theil, Gossellin, Coray, et Lettonne, 1805- 1819, avec notes et éclaircissements de toutes sortes, 5 vol. gr. in-4°. Outre la traduction latine citée plus haut, il y en a encore par Phavorinus et Tifernas, Rome, 1469; et par Xylander, Bâle, 1571. V. Heeren, De fontibus geograpliicorum Slrabonis, Gœttingue, 1823, in-4°; Hennicke, Ds Slrabonis geogrophiæ fi.de, ibid. , 183 1, in-8°. P — T.
STRADA ( Famien), jésuite, né à Rome en 1572, m. en 1649, professa les belles-lettres au Collège romain. On a de lui : de llello belgico décades duo, Rome, 1632-47, 2 vol. in-fol , histoire des troubles des Pays-Bas de 1555 à 1590, traduite en français par Duryer, Paris, 1652,2 vol. in-8°.
C’est un ouvrage favorable à la cause de l’Espagne et du catholicisme, écrit avec chaleur, et d’une latinité pure.
STRADELLA ( Alexandre ), compositeur de musique et chanteur, né à Naples vers 1645, enleva une jeune Vénitienne de famille noble, et l’emmena à Rome. Des assassins, apostés pour le tuer lorsqu’il sortirait de St-Jean-de- Latran, se laissèrent émouvoir par son oratorio de S, Giov. Battista. Mais, deux ans après, 1678, il périt à Gênes sous les coups d’autres meurtriers. Les copies des œuvres de Stra délia sont rares. 11 existe un opéra de Stradella par Niedermeyer. B.
stradella, v. du roy. d’Italie (Prov. de Pavie), arr. et à 31 kil. N.-E. de Voghera; 3,900 bah.
STRADIVARIUS (Antoine), le plus célèbre facteur d’instruments à cordes et à archet, né à Crémone en 1664, vivait encore en 1746. Il fut élève des Amati. Le prix de ses violons n’est pas moindre de 3,000 fr., et s’élève jusqu’à 6,000 fr.; on a offert 24,000 fr. pour la basse du violoncelliste Duport, qui est de ce facteur.
STRAFFÜRD (Thomas Wentworth, comte de), homme d’Etat anglais, né à Londres en 1593 , d’une famille alliée au sang royal, m. en 1641, fut préparé par de fortes études à la carrière publique, devint juge de paix et garde des archives d’York à 26 ans, puis, en 1621, entra au parlement , où il se signala par ses idées libérales et son éloquence ; il fut privé de sa charge de garde des archives d’York, pour s’être déclaré l’adversaire du duc de Buckingham, 1er ministre et favori du roi. Le refus de payer un impôt illégal, exigé sous le nom d’emprunt, le fit jeter en prison et exiler. Il repnrut au parlement de 1628, où il proposa et fit adopter la Pétition de droits. Après l’assassinat de Buckingham, Charles Ifr, dans l’espoir d’apaiser l’opposition, attira à lui Wentworth, le créa baron, 1629, puis vicomte, et président de la Cour du Nord, et, en 1632, gouverneur d’Irlande, malheureux pays, où la fermeté de son administration fit reuaitre le calme. Nommé, en 1639, comte de Strafford, et, en 1640, lord-lieutenant d’Irlande, il se dévoua à la cause royale, et gouverna despotiquement. Quand le roi eut été contraint de réunir le Long-Parlement, Strafford fut accusé de trahison dans la Chambre des communes par Pym et le parti puritain; on viola toutes les formes de la justice, et il fut condamné à mort, sentence que sanctionna la Chambre des lords sous la pression d’un mouvement populaire. Charles Ier avait promis de le sauver ; mais Strafford lui écrivit pour qu’il ratifiât la sentence et prévint ainsi les malheurs dont la royauté même était menacée ; le roi ayant signé l’arrêt, il subit avec fermeté son supplice. Sa mémoire fut réhabilitée sous Charles IL V. Lally-Tollendal, Essai sur la vie du comte de Strafford, Londres, 1795, 2 vol. in-8°. B.
strafford ou stratford , v. d’Angleterre, sur l’Avon, dans le comté et à 14 kil. S. -O. de Warvvick; 3,672 hab. Patrie de Shakspeare, dont on y voit la maison natale. L’église contient son buste et sou tombeau. Plusieurs incendies, aux xv)e et xvne siècles, ont détruit la vieille ville. Comm. de blé et de drèche.
STRAKONITZ , v. des Eiats autrichiens (Bohême), cercle et à 21 kil. O. -S. -O. de Pisek; 3,000 hab. Château et deux belles églises. Résidence du grand -prieur de l’ordre de S1- Jean de Bohême.
STRALEN, v. des Etats prussiens (Prov. du Rhin), à 9 kil. S.- O. de Gueldre : 1,500 hab. Elle appartenait jadis aux Pays-Bas. Les Français la démantelèrent en 1672.
STRALSUND, v. forte des Etats prussiens ( Poméranie), ch.-l. de régence, à 220 kil. N. -U. de Berlin, à 1,300 kil. N.-E. de Paris, port sur la Baltique; par 54° 18’ 20" lat. N., et 10» 45' 2" long. E.; 24,300 hab. Chantiers de construction ; baius de mer. Commerce maritime très-important. Ecole de navigation et de commerce. Le détroit de Gellen, large de 2 kil., la sépare de Pile de Rugen. Beaucoup d’édifices remarquables du moyen âge : l’hôtel-de-vi lie, surmonté de 7 tours; les églises Sle-Catherine (transformée eu arsenal), Stc-Marie, S'-Nicolas, et Sl- Jacques. Gymnase, bibliothèque, cabinet de médailles, monnaie, arsenal. Fabrique de tabac, raffineries de sucre, cuirs, savon, amidon, miroirs, cartes à jouer. Filât, de coton. Comptoir de la Banque de Prusse. — Fondée en 1209 par le prince Iaromir de Rugen, elle entra, en 1242, dans la ligue hanséatique. Depuis, elle eut à soutenir des luttes nombreuses avec ses voisins Allemands, ainsi qu’avec les Danois, les Suédois et les Hollandais. En 1628, elle fut assiégée par Wallenstein, mais en vain; tous les ans, on célèbre l’anniversaire du jour de sa : retraite. Par la paix de VVestphalie, 1648, elle échut à la I Suède; elle fut prise en 1678 par l’électeur Frédéric-
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Guillaume de Brandebourg;, et, en 1715, par le roi de Prusse. En 1720, elle revint à la Suède, fut occupée en 1807 par les Français sous le maréchal Brune, et définitivement cédée à la Prusse en 1815. — La régence de Stralsund a pour bornes au N. la Baltique, à l’E. et au S. la régence de Stettin, à l’O. le Mecklembourg. Elle est divisé en 4 cercles. Superficie, 439,200 hectares; 125 kil. sur 40. Pop. : 203,106 hab. E. S.
SJTRAMBINO, v. du royaume d’Italie, arrond. et à 7 kil. S. d’ivrée, sur la Chiusella; 4,445 hab. Collège.
STRANGE (Robert), graveur, né aux Orcades en 1725, m. en 1795, commença le dessin sans maître, alla se perfectionner à Edimbourg, prit les armes en faveur du prétendant Charles-Edouard en 1745, se rendit à Rouen, où il étudia l’anatomie sous Lecat , et le dessin sous Descamps, puis à Paris, où il apprit de Lebas l’usage de la pointe sèche , voyagea enfin en Italie , et se fixa à Londres en 1765. Il a gravé, entre autres ouvrages: Charles /er, de Van Dyck: Cléopâtre , Vénus , 1‘ Annonciation , Cupidon endormi, du Guide; Bélisaire, de Salvator Rosa; Ste Agnès, du Dominiquin ; Ste Cécile, de Carie Maratte ; la Madeleine , et St Jérôme, du Corrège; la Mort de Didon, Abraham renvoyant Agar, Eslher devant Assuérvs, du Guerchin; Danaé, Vénus et Adonis, du Titien; St Jean enfant, de Murillo, etc. Son dessin est correct et son burin fort doux. B.
STRANRAER, brg d’Ecosse, comté et â 34 kil. E. de Wigton, sur une baie dite Loch-Ryan ; 6,300 hab. Château des comtes de Stair. Fabr. de cotons, toiles, cuirs.
STRASBOURG, en allemand Strassburg , V Argenloratum des Romains, ch.-l. du département du Bas-Rhin, à 502 kil. E. de Paris, par le chemin de fer de l’Est, sur I 111 et près de la rive gauche du Rhin-, 84,164 habitants. l 'lace de guerre de lre classe, avec citadelle ; son enceinte a 6,578 mèt. , et est percée de 7 portes. Evêché suffragant de Besançon. Consistoire général luthérien. Synagogue consistoriale. Tribunaux de lre instance et de commerce. Académie universitaire. Facultés de théologie protestante, des sciences et des lettres, de droit, de médecine, école d’accouchement, école de pharmacie; lycée, école normale primaire; cours de dessin, de chimie, de botanique, d’arts industriels. Musées d’histoire naturelle, d’anatomie et de physique, jardin botanique, musée de tableaux, bibliothèque ; chambre de commerce ; hôtel des monnaies (lettres BB). Ch.-l. de la 6e division militaire; direction des subsistances militaires, fonderie de canons, école d’artillerie, gymnase militaire, direction des fortifications, très-bel arsenal ; hôpital militaire d’instruction. Direction des douanes. Manuf. de tabacs. Société des sciences, agriculture et arts. Dépôt d’étalons. La ville est grande et généralement bien bâtie, les rues larges, propres et bien percées. La cathédrale est un des plus beaux monuments de l’art gothique; sa flèche, haute de 142 mèt., est découpée à jour jusqu’au sommet ; de la plate-forme d’où s’élance le clocher, la vue s’étend sur les magnifiques campagnes qu’arrose le Rhin; à l’intérieur, on admire les belles orgues de Silbermann , les vitraux, le baptistère, la crypte, et la célèbre horloge astronomique dont la restauration a été exécutée de 1838 à 1842 par Schwilgué. Les fondements de cette église furent posés en 1015 par l’évêque Warner de Hapsbourg; l’architecte Erwin commença la flèche en 1277 ; son fils Jean et sa fille Sabine la continuèrent, et J. Hiiltz de Cologne l’acheva en 1365. On remarque encore à Strasbourg : le temple protestant de SWThomas, qui renferme le magnifique tombeau du maréchal de Saxe par Pigalle ; le château, bâti de 1728 à 1741 par le cardinal de Rohan, et auj. château impérial;
1 hûtel-de-ville, l’hôtel du commerce; la statue de Kléber; celle de Gutenberg, qui fit dans cette ville, en 1436, les premiers essais de l’imprimerie. A 2 kil. sur le Rhin, et vis-à-vis Kehl, est un magnifique pont de pierre et de fer, construit en 1859-61, qui unit la France au grand-duché de Bade. 1 abr. de bonneterie de laine, chaussons et gants fourrés dits de Strasbourg, draps, cotonnades, toiles peintes, quincaillerie, coutellerie, tanneries, corderie, dentelles, chapeaux de paille, poterie, horlogerie, orfèvrerie, ébénisterie , garancine ; fonderie de caractères , imprimerie, lithographie ; épuration d’huiles, brasseries considérables. Connu, de grains, eaux-de-vie, bière, pâtés de foies gras et jambons renommés. Entrepôt du commerce entre la France, 1 Italie, l’Allemagne et la Suisse, principalement pour les vins. Strasbourg a une gare commune aux trois chemins de fer de Paris, de Bâle, et de Wissembourg. Argentoralum , dont le nom est d’origine celtique, fut peutêtre un des forts construits sur la rive g. du Rhin par Drusus, frère de Tibère, vers l’an 15 av. J.-O., et devint un poste important dans la Germanie 1«. Julien y battit
les Alémans en 357. Brûlée par Attila, relevée sous le nom de Strasbourg (c’est-à-dire bourg sur la route ou château de la chaussée, entre les Gaules et la Germanie), enlevée par Clovis aux Alémans, la ville fut réunie, au IXe siècle, au royaume de Lorraine, puis à l’empire germanique. Ses évêques y exerçaient les droits régaliens, mais la ville n’était pas ville épiscopale. Vers la fin du xine siècle, ses habitants s’insurgèrent contre le pouvoir épiscopal, et la lutte se termina par le triomphe de la commune, confirmé par un traité en 1449. La ville de Strasbourg, gouvernée comme une petite république, ne reconnut d’autre souveraineté que celle de l'Empereur, 1205. Après de sanglants démêlés intérieurs , l’autorité, qui était restée aux mains des nobles, passa dans celles des bourgeois et des artisans, qui s’allièrent d’abord aux villes de Souabe pour résister à la noblesse, puis aux cantons suisses contre Charles le Téméraire. Strasbourg embrassa avec ardeur le protestantisme, et entra dans la ligue de Smalkalde; l’empereur Charles-Quint lui accorda, par le traité de Passau, 1552, et la paix de 1555, la liberté de conscience. Ferdinand II y établit, en 1621, une université protestante, supprimée en 1789. Alliée aux Suédois, elle souffrit peu de la guerre de Trente-Ans. En 1681, d’après l’avis des Chambres de réunion, Louis XIV s’en empara; elle garda ses privilèges et son gouvernement municipal, mais reçut un prêteur royal et perdit toute indépendance politique. Louis XIV ajouta à ses fortifications, et fit construire par Vauban la citadelle. Patrie de Kléber, Kellermann, Oberlin, Andrieux, Brunck, Schwæigheuser.
Strasbourg (Evêché de), territoire soumis jadis à la juridiction de l’évêque de Strasbourg. Il comprenait plusieurs districts et bailliages de la Basse- Alsace, Benfeld, Dachstein, Mutzig, Girbaden, Wantzenhau, etc., mais non Strasbourg elle-même.
STRASSBURG , en polonais Brodnitzo , v. murée des Etats prussiens ( Prusse ), ch.-l. de cercle, à 63 kil S.-S.-E. de Marienwerder, sur la Brewenz; 3,600 hab. Draps, cuirs, tabac.
strassburg, v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 26 kil. N.-N.-O. de Prenzlow; 4,400 hab. Tabac, toiles, draps, bonneterie.
STRASS3URG, v. de Transylvanie. V. enyed (nagy-).
STRASSNITZ , v. des Etats autrichiens (Moravie), à 21 kil. S.-S. -O. d’Ungarisch-Hradisch , sur un bra3 de la March; 4,700 hab.
STRATÈGE , nom donné, d’une manière générale, chez les anc. Grecs, à tout chef d’un corps d’armée. 11 était élu par le peuple. Ce nom désigna spécialement les chefs des deux ligues achéenne et étolienne.
STRATFORD. V. Strafford.
STRATHAVEN, v. d’Ecosse, comté et à 17 kil. O. de Lanark; 5,000 hab. Fabr. de cotons. Anc. château d ’Evandale, bâti au xve siècle.
STRATON, philosophe péripatéticien de Lampsaque, disciple de Théophraste, lui succéda au Lycée vers 289 av. J.-C., et mourut vers 270. Il avait été précepteur de Ptolémée-Philadelphe, qui avait été si satisfait de ses leçons,, qu’il lui donna une somme considérable. Occupé de la recherche des secrets de la nature, et surnommé pour ce motif le Physicien ou le Naturaliste , il ne croyait pas nécessaire de recourir à une intelligence première pour expliquer le monde, mais en attribuait la formation et l’économie aux lois de la physique et de la mécanique. Il ne reste que quelques fragments de ses écrits. V. Nauwerck, De Stralone philosoplio disquisitio, Berlin, 1836, in-8°.
stuaton, poète grec, que l’on croit contemporain de l’empereur Septime-Sévère, a laissé son nom à un recueil de 328 Epigrammes, dont 93 sont de lui.
STRATON (TOUR de). V. CESARÉE.
STRATONICE, fille de Démétrius Poliorcète, épousa, vers 299 av. J. C. , le roi deSyrie, SéleucusNicator. Sabeauté inspira au jeune Antiochus, fils de ce prince, une vive passion, qu’il contint, mais qui l’aflecta d’une grave maladie. Le médecin Erasistrate en devina la cause, et quand il l’eut révélée à Séleucus, ce prince rompit son propre mariage, et unit Antiochus à Stratonice.
STRATONICÈE , auj. Eslci-Hissar , v. d’Asie-Mineure (Carie), à l’E. de Mylase, fut ainsi nommée en l’honneur de Stratonice. On y trouva l’original latin de la loi de Maximum publiée en 301 par Dioclétien, et dont une traduction grecque est à Geronthræ. Le préambule de ce décret est au musée d’Aix.
STRATOS, anc. v. d’Acamanie, près de la rive g. de l’Achéloiis, et de la frontière d’Etolie. La force de sa position militaire la rendait importante : aussi fut-elle occupée par les Etoliens dans leurs guerres contre la Macé-
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doine et les Romains. On en trouve quelques ruines près du village actuel de Lépénon (nome d’EtoUe-et-Acarnanie, éparchie d'Acarnanie). C. P.
STRATTON , brg et paroisse d’Angleterre ( Cornouailles) , à 26 kil. N. de Launceston ; 1,600 hab. Victoire des troupes du Long-Parlement sur celles de Charles 1er. en 1643.
STRAUBINGEN. anc. Castra Augustana, v. de Bavière (cercle de B.-Bavière),sur le Danube, à 90 kil. O. -N. -O. de Passau; 10,714 h. Tribunaux. Ecores latine et normale. On y remarque les églises de St-Pierre et de Sl-Jacques, cette dernière avec une tour haute de 90 met. Comm. important en grains. Prise en 1743 par les Autrichiens, qui la rendirent en 1745, après l’avoir démantelée. Jadis capitale de la Basse-Bavière, et titre de duché, elle fut ch.-l. de cercle de 1308 à 1812.
STRAUSBERG, v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 28 kil. E. de Berlin; 3,800 hab. Dépôt de mendicité.
STRAUSS (Jean), compositeur de danses et de valses, né à Vienne en 1804, m. eu 1849, acquit en peu de temps une renommée universelle, qu’il soutint par une fécondité inépuisable et presque toujours heureuse.
STREIILEN, v. des Etats prussiens (Silésie), ch.-l. de cercle, à 48 kil. S. de Breslau; 4,700 hab. Tabac, cuirs.
STRELITZ, nom de deux villes du grand-duché de Mecklembourg-Strélitz; NeuSlrélitz (Nouveau-Strélitzl, capit. du gr.-duché, sur le lac de Ziéritz, à 140 kil. S.-E. de Schwérin ; construite en 1733 ; 7,507 hab. Château, avec bibliothèque, cabinet de médailles, collection d’antiquités Obotrites; — et Alt-Strélilz (Vieux-Strélitz], à 6 kil. S.-S.- E. de New-Strélitz; 4,000 hab. Tabac, cuirs. E. S.
Stkélitz (du russe Strelcy, chasseurs|, corps d’infanterie russe, s’élevant à 40,000 hommes, et organisé en milice permanente par le tzar Ivan IV, vers 1545. Ils formaient la garde impériale, avaient de nombreux privilèges, et se montraient souvent bien redoutables au trône. Pierre le Grand les supprima, les fit décimer, et exila le reste à Astrakhan, 1698. S’étant soulevés de nouveau, ils furent entièrement détruits, en 1705. Pl.
STRENGNÆS, v. de Suède, dans le làn et à 66 kil. N. de Nikôping, sur une presqu’île du lac Mélar; 1,100 hab. Evêché luthérien. Gymnase, où fut élevé Gustave Wasa.
STR1CTE-OBSERVANCE ( Religieux de la). V. Franciscains.
STR1DO, anc. Slridonia , brg de Hongrie (Szalad), à 25 kil. N.- N.- O. de Warasdin. Patrie de S1 Jérôme. Pèlerinage fréquenté.
STRIEGAU, v. des Etats prussiens (Silésie), à 57 kil. O.-S.-O. de Breslau; 3,200 hab. Ch.-l. de cercle; tribunaux. Fabr. de toiles , lainages, cuirs. Victoire du grand Frédéric sur les Austro-Saxons , le 4 juin 1745.
STRIGEL1N, en latin Strigei.iüs | Victorinus) , théologien protestant, né en 1524 à Ivaufbeuren (Souabe) , m. en 1569 , étudia sous Luther et Mélanchthon , et fut professeur à Iéna, Leipzig, et Heidelberg. 11 prit part à la conférence d’Eisenaeh sur la nécessité des bonnes œuvres,
STRIGILE, Strigil ou Strigilis , instrument de bain , chez les anciens Romains, qui s’en servaient pour se racler ou se faire racler l’épiderme , au moment de la transpiration. 11 avait ordinairement la forme d’une petite faux, à lame creusée en canal. Quelques-uns étaient droits , mais toujours à lame cannelée. Les strigiles étaient d’airain , de corne, d’ivoire , ou de fer, et mesuraient de 25 à 30 centimètres de longueur. Leur nom venait du verbe slringere, i “ frotter. » C. D — ï. j
STR1GONIUM , nom latin de Gran.
STR1VALI (Iles), anc. Stropkades , groupe de 4 petites | îles de la mer Ionienne, sur la côte O. de la Morée , à 40 • kil. S. de Zante.
STROGONOFF, nom d'une ancienne famille russe, qui remonte au xvie siècle. Ses principaux membres sont : le | comte Alexandre de Strogonoff, né vers 1750, m. en 1811, qui protégea les lettres et les arts, ainsi que ceux qui les cultivaient , se distingua par son savoir, son exquise poli- ! tesse, et fut président de l’Académie impériale des Beaux- Arts de St-Pétersbourg ; — le comte Paul de Strogonoff, neveu du précédent , qui servit avec distinction contre les | Turcs, 1788-1791 et 1809 , devint chambellan, conseiller privé, sénateur, fit, contre Napoléon 1er, les campagnes de 1805, 1807, 1812-13, et fut tué sous les murs de Laon en 1814.
STROM, c.-à-d. courant d'eau, dans les langues germaniques : Afu/-sTKOM , courant tournant , c.-à-d. tourbillon.
STROMBuLl, anc. St rongy (cou Æoli Insula,i\e de la mer Tyrrhéuieune la plus au N. du groupe de Lipari, et dé-
pendant de la Sicile, par 38° 43’ lat. N. et 12° 52‘ long. E. ; 7 kil. sur 5. C’est un rocher conique, cratère d’un volcan qui jette de la fumée et des flammes continuelles , mais ne vomit pas de laves depuis plus de 2,000 ans. 11 est haut de 70 0 mètres environ, et de toutes parts escarpé, excepté au N.- E. , où il y a une petite plaine très-fertile , avec un village , Inostra, de 1,000 hab. Comm. de soufre, pierre ponce, fruits, vin. Les flottes française et hollandaise , commandées par Duquesne et Ruyter, s’y rencontrèrent en 1676.
STROMNESS, vge et paroisse d’Ecosse (Orcades), sur la côte S.- O. de l’ile de Pomona, à 22 kil. O. de Ivirkwall;
l, 800 hab. Près de là sont des pierres levées, monuments du culte des anciens Bretons.
STRO.VIO , la principale des îles Feroë , par 62° 10’ lat. N. et 9» 30’ long. O. ; 60 kil. sur 22; 2,160 hab. Ch.-l., Thorshaven. Montueuse, et découpée par de larges échancrures. Climat froid; sol peu fertile.
SfRÜMSO, v. de Norvège (Sœndenfields), à l’embouchure du Drammen , à 35 kil. S.- O. de Christiania; 6,000 hab. Pêche très-active.
STRONGOL1, anc. Pélilies, v. du royaume d’Italie, dans la province et à 60 kilorn. N.-E. de Catanzaro , à 6 kil. de la mer Ionienne; 2,000 hah. Evêché. Aux environs, mines inexploitées de soufre, de mercure, d’argent et d’or.
STRONGYI.E. V. Stromboli et Naxos.
Sl'RüNSAY, une des îles Orcades, au N.-E. de Pomoua, par 5° 10' long. O.; 1,400 hab. Deux bous ports. Sources minérales ferrugineuses. Fabr. de soude.
STRONTIAN, vge d’Ecosse (Argyle), à 53 kil. S. O. de Fort-William. Aux environs, mines de plomb, où Kirwan et Hope ont découvert la Strontium en 1790.
SI’ROPHADES, auj. Strivali , îles de la mer Ionienne, appelées d’abord Plolœ, prirent leur nom de ce que Zéthès et Calaïs, poursuivant les Harpies après les avoir chassées de Thrace, y furent arrêtés par une voix inconnue qui leur enjoignit de s’en retourner.
STROPH1U.M, large bande de cuir, dont les femmes, chez les anciens Romains, se serraient la poitrine, immédiatement au-dessous du sein.
STRUUD, v. d’Angleterre, comté et à 19 kilora. S. de Glocester, surlaFroine et la Stroud ; 35,513 hab. Fabr. importante de draps et lainages , fouieries et teintureries renommées.
STROUMA. V. Stuymon.
STROUA1NITZA, riv. de Turquie. V. Radoviche.
STROZZI , nom d une anc. famille de Florence, qui eut longtemps la régence de cette république, et aussi distin guée dans les sciences et les lettres que dans les armes. Elle avait des possessions en Toscane, dans les Etats de l’Eglise, et a Naples. Par suite de leur parenté avec les Valois , les Strozzi reçurent des rois de France , jusqu’à la Révolution, le titre de cousins.
strozzi ( Pallas ), savant et homme d’Etat, né à Florence en 1372, m. en 1462 , possesseur d’une immense fortune, la consacra à recueillir et faire copier des mss. qu’il tira de Grèce à grands frais. On lui doit les Vies de Plutarque, les œuvres de Platon , 1 ’ A Images te de Ptolémée, la Politique d’Aristote. Mêlé aux aflaires publiques , il fut chargé de plusieurs missions auprès de divers princes étrangers. Placé en 1428 à la tête de l’Université de Florence, il la tira de l’abaissement où elle était , et l’éleva au plus haut degré de splendeur. Lorsque Côme de Médicis eut usurpé le pouvoir à Florence, il proscrivit Strozzi , sincèrement attaché à son pays , et l’obligea de se retirer à Padoue , où il mourut en s’occupant des lettres.
strozzi ( Philippe | , petit-fil,s du précédent , né en 1488,
m. en 1538 , épousa Clarice de Médicis , sœur de Laurent II,
alors banni de Florence, et cependant refusa de se prêter à la restauration des Médicis. Chef de la révolution de 1527, qui rétablit le gouvernement républicain, mais bientôt fatigué de l’anarchie , il aida en 1 530 au triomphe d’Alexandre de Médicis, se brouilla ensuite avec lui, chercha un refuge à Venise, essaya, en 1537, au moment où Côme 1er venait de succéder à Alexandre , de rentrer dans sa patrie à la tête de quelques émigrés, fut vaincu et fait prisonnier à Montemurlo, mis à la torture, et, ne voulant pas subir une seconde fois ce supplice, se tua dans la citadelle de Pistoie, où il était détenu. B.
strozzi ( Pierre ) , fils aîné du précédent, cousin-germain de la reine Catherine de Médicis, voulant venger son père, entra au service de la France , se distingua dans plusieurs campagnes, fut nommé général des galères, puis maréchal de France, conduisit glorieusement en 1554 une expédition pour secourir Sienne assiégée par Côme Ier, fit une incur-
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