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ST U

sion dans la Toscane, fut battu en 1555 à Lucignano , commanda en 1557 les troupes du pape Paul IV, et périt en 1558 au siège de Thionville.

strozzi ( Léon | , habile marin , frère du précédent , né en 1515, m. en 1554, prieur de l’Ordre de Malte, s’engagea au service de la France, dans la vue de venger la mort de sou père, fut longtemps grand-amiral des galères françaises , alla secourir en Ecosse Marie Stuart contre Elisabeth d’Angleterre, 1547, dirigea une expédition sur les côtes d’Espagne, quitta, puis reprit le service de la France , investit le port de Scarlino (principauté de Piombino ) , et y trouva la mort.

strozzi (Philippe) , un des meilleurs capitaines de son temps, fils de Pierre, né à Venise en 1541, m. en 1582, fut enfant d’honneur du Dauphin de France ( depuis François II), prit le parti des armes à 15 ans, se fit remarquer au siège de Calais en 1558, devint colonel des Gardes- Françaises en 1563, colonel-général de l’infanterie en 1568, se distingua aux combats de La Roche-Abeille et de Moncontour , puis au siège de La Rochelle , et , envoyé par Catherine de Médicis avec une escadre au secours d’Antoine de Crato, reconnu roi de Portugal, 1581, et fut pris près des Açores par l’amiral espagnol Santa-Cruz, après un combat où il fut couvert de blessures; on le porta à son vainqueur, qui eut la barbarie de le faire jeter à la mer.

strozzi (Titus-Vespasienl, bon poète latin moderne, né à Ferrare en 1422, m. en 1501 , fut chargé de diverses missions par les ducs de Ferrare, présida le conseil des Douze, mais se rendit odieux au peuple par son administration. Il a laissé des poésies, dont le style rappelle un peu l'élégance et la facilité d’Uvide. On les a publiées avec celles de son fils ( V. l'art, suivant). B.

strozzi ( Hercule) , fils du précédent , et poète latin aussi, né à Ferrare en 1471 , m. en 1508, partagea avec son père la présidence du conseil des Douze, et ne fut pas moins que lui en butte à l’animadversion publique. Il fut assassiné au moment de se marier ; le duc Alphonse Ier, qui aimait sa fiancée , est accusé de ce crime. Les poésies de Strozzi ont été publiées à Venise, 1513 , in-8°. B.

strozzi (Bemardo), peintre, dit II Prete G enovese, et Il Capuccino , né à Gènes en 1581, m. en 1644 , était de l’Ordre des Capucins, quitta son couvent, et se retira à Venise. 11 peignit de belles fresques dans les églises et les palais de Gênes. Le musée du Louvre a de lui Saint Antoine de Padoue et l’enfant Jésus, et la Vierge et l'enfant Jésus portés sur des nuages. Sa composition est riche et abondante, son expression vraie, sa lumière bien distribuée, son faire hardi, mais son dessin souvent faible.

STRUENSÉE (Jean -Frédéric ), homme d’Etat, né en 1737 à Halle ( l’russe ), d'une famille danoise, m. en 1772. Il avait essayé, sans beaucoup de succès, de la médecine et de la littérature , et , criblé de dettes , résultat de ses habitudes de plaisir, il songeait à passer aux Indes, quand il fut présenté à la cour de Danemark en 1768. Il plut à Christian VII , dont il devint médecin particulier et favori, reçut le titre de comte, fut chargé de l’éducation du prince royal, prit un grand empire sur la reine Caroline-Mathilde, et, avec son aide, parvint à supplanter le ministre Bernstorf, 1771. L’abolition du conseil privé, pour rendre au roi le pouvoir absolu , l’abaissement de l’aristocratie, la réforme des lois pénales et des finances, la liberté de la presse, signalèrent son administration. Mais un parti fut formé contre lui par la reine douairière Julie et le comte de RantzauAschberg; la Russie, par dépit d'avoir perdu son influence à la cour de Copenhague, envenima les haines, que quelques réformes, qui choquaient les mœurs et les habitudes populaires, répaudirent dans toutes les classes. Struensée, accusé d’attentat contre le roi, de commerce criminel avec Caroline-Mathilde, de tyrannie, fut mis en jugement; la seule accusation vraiment sérieuse était d’avoir accepté le pouvoir absolu, dont le roi de Danemark n’a pas droit de se dessaisir. Des juges passionnés, décidés d’avance à trouver l’accusé coupable, le condamnèrent à mort, et il fut décapité, avec un de ses amis, Brandt, qui avait toujours partagé sa fortune. V. J .-K. Ilost, Histoire du comte de Struensée et de son ministère (en danois), Copenhague, 1824, 3 vol. in-8°. B.

struensée (Charles-Auguste), frère du précédent, enseigna depuis 1757 la philosophie et les mathématiques à l’Académie des jeunes nobles de Liegnitz, fut intendant des finances en Damemark en 1770, puis directeur de la succursale de la Banque royale àElbing en Prusse, 1777, directeur de la société du commerce maritime à Berlin en 1782, ministre des finances en 1791, et mourut en 1804. Il a écrit : Eléments d'artillerie , 1760, in-8° ; Art militaire

du comte de Saxe, 1767-68; Eléments d'architecture militaire, 1770, 3 vol. in -8», etc. Ces ouvrages sont encore classiques en Allemagne. B.

STRUTT (Joseph), graveur et antiquaire anglais, né en 1749, m. en 1802, a laissé ; Essai sur les mœurs, usages, armes, vêtements, etc., des Anglais depuis l'invasion des Saxons jusqu'au règne de Henri VIII, 1774-75, 2 vol.; Dictionnaire des graveurs , 1785-86, 2 vol.; Tableau des costumes du peuple anglais depuis les Saxons jusqu’à nos jours, 1796-99, 2 vol. inT° et 143 pi.; le 1er a été traduit en français par Boulard sous le titre d 'Angleterre ancienne, 1789, avec 67 pi.

STEUVE (George-Adam), St ruvius, jurisconsulte, né à Magdebourg en 1619, m. en 1692, fut conseiller de l’électeur de Saxe, professeur de droit canonique à léna, en 1693, et président du consistoire de cette ville. On a de lui , entre autres, deux ouvrages devenus classiques, et qui l’ont fait appeler l’ Ulpien et le Papinien de l'Allemagne : Syntagma juris feudalis, 1672, 2e édit., Francfort, 1734, in-4°; ctSynlagma Jurisprudenliœ secundum ordinem Pandectarurn concinualum, 1663, 2e édit., Cologne, 1709, in-4°.

struvk (Burckhard-Gotthelf |, savant bibliographe, fils du précédent, né à Weimar en 1671 , m. en 1738, fut bibliothécaire et professeur à Iéua en 1697 ; il y fit des cours de littérature et d’antiquités grecques, puis d’histoire, 1704, qui furent très-suivis. 11 a laissé : Antiquitatum romanarum syntagma , sue de sacrorum cœrimouiis syslema, 1701, in -4°; tiibliolkeca juris selecta, 1703 et 1756; Inlroduclio in notitiam rei lilteruriœ , et usuin bibliothecarum , 1704 et 1754, 3 vol. in-8°; Dibliotheca philosophica , 1704; Selecta bibliotheca historien, 1705; Syntagma juris publiai, 1711; Syntagma liistoriœ germanicœ, 1730, 2 vol. in-fol.; Hisloria Misnensis, 1720, iu-8°, etc.

STRY, riv. des États autrichiens (Galicie), sort des monts Ivarpathes, arrose les cercles de Stry et de Sambor, et se jette dans le Dniester; cours de 180 kil.

stry, v. des Etats autrichiens (Galicie), sur la riv. de son nom, ch.-l de cercle, à 75 kil. S. de Lemberg; 6,000 hab. — Le cercle de Stry, entre ceux de Brze/.auy au N., de Sambor à l’O., de Stanislawow à l’E. , et la Hongrie au S., a 6,700 kil. carr., et 243,909 hab.

STRYMON, fleuve de Macédoine, formait la limite de ce pays à l’E. vers la Thrace, avant le règne de Philippe, père d’Alexandre. Il est formé par la réunion de la Bystritza, qui vient de l’O., du Kara-Dagh, près de Giustendil, et de la Strouma ou Kara-sou, qui vient du N., du rnont- Witosch, au S. de Sofia. Il garde ce dernier nom dans la partie inférieure de son cours, se dirige du N. au S.-E., passe près de la ville de Serès, forme près de son embouchure le lac Tachynos (autrefois Prasias), et se jette dans le golfe appelé jadis golfe du Strymon (auj. de Contessa ou d’Or/imo). A son embouchure était jadis la ville d’Amphipolis. C. P.

STUART, nom d’une famille royale d’Ecosse et d’Angleterre, qui remontait àun certain Walter, issu, disait-on, de Banquo, thane de Lochaber, assassiné par Macbeth. Ce Walter devint, vers 1060, sénéchal len écossais sluart, en anglais stewarl ) dn roi Malcolm III. Du mariage de son arrière-petit-fils, WalterlV, avec Marjaria, fille de RobertIer, naquit Robert 11 , qui commença la dynastie royale des Stuarts en 1370. Jacques VI fut appelé, en 160.3, sous le nom de Jacques Ier, au trône d’Angleterre. Après lui, les Stuarts | Charles Ier, Charles II, Jacques II ) régnèrent sur les deux royaumes; renversés une première fois par le Long-Parlement, 1649, ils furent encore chassés par Guillaume 111, 1688. Toutefois, Marie, femme de ce prince, était fille de Jacques II, et Anne, sœur de Marie, monta sur le trône après Guillaume, 1702. La maison de Hanovre eut à se défendre, pendant le xvm* siècle, contre deux prétendants de la famille des Stuarts, le chevalier de Sl-George et Charles - Edouard , et cette famille s’est éteinte en 1807. — Pour les rois de la maison des Stuarts, V. Robert , Jacques Ier, II , III , IV et V d’Ecosse , Jacques l"r et II d’Angleterre, Charles Ier et II d’Angleterre, Marie, Anne. B.

stuart ( Robert), seigneur d’Aubigny ( V. ce mot).

Stuart (Jean), comte de Buchan ( V. ce mol).

Stuart (Jacques- Edouard), dit le chevalier de St-Georqe, fils ainé de Jacques II d’Angleterre et de Marie de Modène, né à Londres en 1688, m. en 1766, fut emmené par sa famille en France après l'usurpation de Guillaume III, porta d’abord le titre de prince de Galles, et fut ensuite, à la mort de son père, 1701, reconnu roi d’Angleterre sous le nom de Jacques III par Louis XIV. En 1708, il voulut faire une descente en Ecosse ; mais une flotte anglaise, supérieure en force, l’empêcha d’effectuer cette tentative, et l’expédition dut revenir à Dunkerque , d’où elle était

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