STU
partie. Le prince servit, la même année, en Flandre, sous le duc de Bourgogne, puis sous Villars, et se distinguai la bataille de Malplaquet. Il espérait que la reine Anne, sa sœur, femme de Guillaume III , le nommerait son successeur : frustré par l’avénement de la maison de Hanovre, après la mort de la reine Anne, il ordonna à ses partisans d’Ecosse de prendre les armes; le duc d’Argyle, qui était à leur tête, ayant été vaincu à Sherifmoor par le comte de Mar, il se décida, en 1716, à passer secrètement en Ecosse, mais retourna presque aussitôt sur le continent, faute de soldats et de munitions. Les projets formés en sa faveur par Albéroni (F. ce mot) échouèrent également. Il passa le reste de sa vie en Italie, où il épousa, 1720,1a princesse Marie-Sobieska, petite-fille de Sobieski, roi de Pologne, et mourut à Rome. V. charles-édouard. B.
stuart (Charles-Edouard), fils aîné du précédent. V. CHARLES-ÉDOUARD.
stuart (Henri-Benoît ), frère du précédent, né en 1725, m. en 1807, porta d’abord le titre de duc d’York, prit ensuite les ordres sacrés, fut créé cardinal d’York, 1747, et, à la mort de sou frère aîné, 1788, se regardant comme roi d’Angleterre, prit le nom de Henri IX. En lui s’éteignit la famille royale des Stuarts. B.
stuart (Arabella), fille de Charles Stuart, comte de Lennox et frère cadet de Henri Darnley ( époux de Marie Stuart), née vers 1577, m. en 1615. Issue de Marguerite, 2e fille de Henri VII, elle pouvait prétendre à la couronne d’Angleterre, et, à la mort d’Elisabeth, un parti se forma pour la porter au trône ; mais le complot n’eut pas de suites, et lady Arabella fut favorablement accueillie à la cour de Jacques Ier. On redoutait de lui voir prendre un époux : en 1610, on découvrit qu’elle avait contracté un mariage secret avec lord Seymour ; alors le roi Jacques la fit arrêter, et elle mourut en prison. B.
stuart (James ), antiquaire et architecte, né à Londres en 1713, m. en 1788, visita l’Italie et la Grèce, 1750-55, mesura et dessina les principaux monuments, et, à son retour, devint intendant de l’hôpital de Greenwich. Il a donné, en collaboration avec N. Revett, un important et bel ouvrage : les Antiquités d'Athènes, 1762-80, 2 vol. in-fol., et 2 autres vol. publiés après sa mort, 1794 et 1815 , trad. en français par Feuillet, 1808-1815, 3 vol. in-fol.
stuart (Gilbert), historien, né à Edimbourg en 1742, m. en 1786, coopéra à la publication de plusieurs journaux et revues, et a laissé, entre autres ouvrages remarquables : Tableau des progrès de la société en Europe, dans son passage de la barbarie à la civilisation, 1778, in-8° , trad. en français par Boulard, 1789,2 vol.in-80; Histoire de l’ établissement de la Réformation religieuse en Ecosse, 1782, in-4°.
stuart (John), comte de Bute ( V. ce mot).
STUHLINGEN, brg du grand-duché de Bade, sur la frontière de Suisse, à 62 kil. O.-N.-O. de Constance, 17 N.-O. de Schafiliouse ; 1,100 hab. Jadis titre d’un landgraviat, qui appartint aux ducs de Furstemberg.
STUHLWEISSENBURG ou ALBE-ROYALE , Alba Régie, en hongrois Székès-Féjervar, v. de Hongrie, ch.-l. du comitat de son nom , dans une contrée marécageuse , à 58 kil. S.-O. de Bude ; 24,000 hab. Evêché catholique, suffragant de Grau. Séminaire , gymnase de Cisterciens ; théâtre. Eaux thermales. On y remarque la cathédrale, le palais épiscopal, et l’église de l’Assomption, qui fut, pendant 5 siècles, le lieu de couronnement et de sépulture des rois de Hongrie. Récolte de soude. Fabr. de coutellerie commune, cordouans, draps et flanelles, savon. Foires à bestiaux. Connu, de laines, lin, vin, coton. Aux environs sont j les sources acidulés de Moha, très-fréquentées. Fondé par j le roi Etienne au xie siècle, Stuhlweissenburg a été une ville bien plus importante. Pris en 1543 par Soliman II, il fut, en 1601, enlevé par le duc de Mercœur aux Turcs, qui le reprirent l’année suivante et l’occupèrent jusqu’en i 1688, époque où Léopold s'en empara. Les fortifications furent détruites en 1702. — Le comitat de Stuhlweissenburg, dans le cercle en deçà du Danube, entre ceux de Pesth à l’E., de Tolna au S., de Veszprim àl’0.,etde Gian au N., a 4,137 kil carrés, 95 kil. sur 65, et 181,700 hab.
11 est divisé en 3 Marches. Sol montagneux au JM., plat et souvent marécageux des autres côtés. Le Danube le t orde à l’E.
STUHM, v. des Etats prussiens (Prusse), ch.-l. de cercle, à 21 kil. N.-E. de Marienwerder; 1,200 hab. Importantes tourbières. Victoire de Gustave-Adolphe, roi de Suède, sur les Polonais, en 1628.
STUI1R , professeur à l’université de Berlin , né à Flensbourg (Slesvig), m. en 1851. partit comme lancier dans
la légion hanséatique pour la guerre de 1813, et gagna sur les champs de bataille tous les grades jusqu’à celui de lieutenant-colonel. Après avoir débuté par une polémique contre le système de Schelling, il se voua aux travaux historiques. On lui doit : Recherches sur l’antiquité du Nord ; Esprit des Sagas Scandinaves ; les Trois dernières campagnes de Napoléon ; de l'Origine de l’astronomie chez les Chinois, et il l’influence exercée par les Grecs sur le développement de cette science, etc., en allemand. A. G.
STURA, riv. du roy. d’Italie, prend sa source dans les Alpes, et afflue au Tanaro à Cherasco; cours de 155 kil. Sous le 1er Empire français, elle donna son nom à un département formé de la partie S.-O. du Piémont, et situé entre ceux du Pô et de Marengo au N., des Basses-Alpes à l’O., des Alpes-Maritimes au S., et de Montenotte à l’E. ; ch.-l. , Coni; s.-préf. : Albe, Mondovi, Saluces, Savigliano.
stuua, rivière du roy. d’Italie, arrose Coni et Fossano, et se jette dans le Pô, à4kil.N. de Turin; cours de 60 kil.
ST U RE (Stenon), l’Ancien, administrateur de la Suède après son oncle Charles VIII , 1470-1503, se soutint contre Christian Ier de Danemark et contre le clergé, par une guerre heureuse contre les Russes en Finlande, et en appelant aux diètes les députés des villes et des paysans libres ; mais il ne put empêcher le renouvellement de l’union de Calmar en 1472 et 1483. Ayant offensé le puissant Swante Sture, il fut excommunié en 1497 par l’archevêque d’Upsal, battu par Jean de Danemark, 1497, puis rétabli en 1501. Ce fut lui qui fonda l’université d’Upsal , et qui introduisit l’imprimerie en Suède. A. G.
sture (swante), maréchal de Suède, administrateur après Stenon Sture, 1503. Pour résister à Jean II , roi de Danemark, il conclut une trêve avec les Russes, et favorisa le peuple contre le haut clergé et les seigneurs. B mourut en 1512; son fils Stenon lui succéda. A. G.
sture ( stenon ) le Jeune , administrateur de Suède après son père Swante, 1512-1520. Une querelle avec l’archevêque d’Upsal , Trolle, l’engagea dans une guerre contre Christian II de Danemark. D’abord vainqueur, 1518, il fut ensuite vaincu et tué à Bogesund. Sa veuve, Christine Gyllerstierna, après avoir bravement défendu Stockholm, fut prise, et vit le corps de Stenon déterré et brûlé publiquement. La famille des Sture s’éteignit en 1716. A. G. STURLESON (SNORRO-). V. Snorro.
STURM (Jean), Sturmius , humaniste, né en 1507 à Sleida (gr.-duché du Bas-Rhin), m. en 1589, fit ses études à Liège, établit une imprimerie grecque à Louvain , alla en 1529 à Paris, où il donna des leçons publiques de littérature ancienne et de logique, dut se retirer à Strasbourg en 1537 à cause de son penchant vers la Réformation , y ouvrit une école qui reçut de l’empereur Maximilien II le titre d’Académie en 1566, et laissa, entre autres ouvrages ; De Amissâ dicendi ratione, Strasb., 1538 ; de Imitatione oratorid, 1574 ; de Eloculione oratoriâ, 1576 ; des Notes sur la Rhétorique d’Aristote, sur Hermogène, sur plusieurs ouvrages de Cicéron. B.
sturm (Jean-Christophe), né en 1635 à Hilpolstein (principauté de Neubourg), m. en 1703, ministre évangélique et professeur de physique et de mathématiques à Altdorf, 1669, a popularisé par ses ouvrages les études scientifiques en Allemagne. On a de lui : Collegium experimentale curiosum , Nuremberg, 167 6-85, 2 vol. in-4°, où il s’occupe de la chambre obscure , de la machine pneumatique, des baromètres, télescopes, microscopes, etc.; Physica eclectica sive hypothetica, Altdorf, 1740, 2 vol. in -4°, examen critique de tous les systèmes de physique anciens et modernes ; Prœlectiones contra astrologiæ divinalricis vanitalem, Leipzig, 1722, 2 vol. in-4», etc.
sturm (Léonard-Christophe), architecte, fils du précédent , né à Altdorf en 1669, m. en 1719, fut intendant des bâtiments du duc de Mecklembourg. On a de lui : Parallèle des systèmes de fortification de Vauban , Cohorn et Rimpler, Augsbourg, 1718, in-fol.; Idée et abrégé Je l’architecture civile et militaire, ibid. , 1718-20, 16 parties in-fol., etc.
sturm (Christophe-Chrétien), prédicateur, né à Augsbourg en 1740, de la famille des précédents, m. en 1786, fut d'abord instituteur, puis pasteur à Magdebourg et à Naumbourg. Il a laissé : Anecdotes tirées des auteurs grecs et romains, Halle, 1767 ; Entretiens avec Dieu aux heures du matin, 1768; Méditations sur les oeuvres de Dieu dans Tordre de la nature et de la Providence, 1775, 2 vol. in-8°, ouvrage trad. en français par Elisabeth-Christine, reine de l’russe.
sturm (Charles), mathématicien, né en 1803 à Genève (alors ch.-l. du départementdu Léman), m. en 1855, débuta par des Mémoires insérés dans les Annales de Gergonne (t. xiii, xiv, xvi et xvii), et obtint, en 1827, avec M. Colladon , le grand prix de l’Académie des Sciences
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