SUD
Philippe III, petit-fils de Chnrles-Quint, roi de 1598 à 1621.
Anne épouse Louis XIII de France, renonce à toute prétention sur la succession espagnole.
Louis XIV, Dulermaroi de riage :
Philippe IV, roi de 1621 à 1665, épouse
Marie- Anne épouse l’empereur Ferdinand III.
1° Isabelle de France, fille
d’Henri IV.
2° sa nièce Marie-Anne, archiduchesse d’Autriche.
Du 2e mai'iage :
Léopold Ier, empereur
France en
Marie-Thé-
Charles II,
Margue •
en 1658,
rèse épouse
né en
rite-Thé-
meurt en
meurt en
Louis XIV.
1661. roi
rèse
Fait la
en 1665,
épouse
épouse sa
même re-
meurt
l’empe-
cousine
nonciation
sans en-
reur Léo-
Margue-
que sa
fants en
pold Ier.
rite-Thé
tante.
rèse.
Louis, dauphin, De ce 1er mariage de
meurt en 1711. Léopold naît Marie- An-
— - — — toinette, qui épouse l’é-
Louis, Philippe, Charles, lecteur de Bavière. Son duc de duc d’An- due père , en la mariant , Bourgo- jou (Phi- de Berry, exige d’elle une renongne, se- lippe V), dation formelle à la suc-
conddau- hérite de cession d’Espagne. L’en-
phin, lamonar- fant né de cette union
meurt en chieespa- meurt tout jeune en
1712. gnole en 1699. — D’unsecondma-
1700. riage de Léopold avec
Eléonore de Neubourg naissent deux princes, qui lui succèdent l’un après l’autre : .JosephIer, de 1705 à 1711; Charles VI (l’archiduc Charles), de 1711 à 1740.
C’est à ce dernier qu’il voulait faire passer la monarchie espagnole après Charles II. R.
SUCCESSION de POLOGNE (Guerre de la), 1733-1738. Auguste II, roi de Pologne, était mort le 1er février 1733; deux princes se mirent sur les rangs pour lui succéder : Stanislas Leczinski , déjà élu roi de Pologne par la protection de Charles XII en 1704, et renversé peu après par Auguste II ; et l’électeur de Saxe , Frédéric-Auguste, fils du dernier roi. La diète se déclara pour Stanislas, qui fut proclamé roi de Pologne (12 sept. 1733); mais quelques palatins, gagnés par l’électeur, élurent à Praga Frédéric- Auguste sous le nom d’Auguste III (5 oct.). Deux puissances auxquelles il s’était lié par des traités avant son élection, le soutinrent, l’empereur Charles VI , dont il avait épousé la nièce, et Elisabeth, impératrice de Russie (conventions de Vienne et de Sl-Pétersbourg, en juillet). La France et l’Espagne embrassèrent le parti de Stanislas ; Louis XV, parce qu’il avait épousé sa fille, Marie Leczinska ; Philippe V, poussé par la reine, qui voulait enlever à l’Autriche le royaume de Naples pour le donner à l’un de ses fils. La Sardaigne se joignit à ces deux puissances pour profiter aussi des conquêtes que l’on pourrait faire sur l’Autriche en Italie (traité d’alliance de l’Escurial, 25 oct.). L’Angleterre et les Provinces-Unies s’étant engagées à rester neutres, à condition que Louis XV s’abstiendrait d’attaquer les Pays-Bas (convention de La Haye, 24 nov.), l’Allemagne , l’Italie, et la Pologne furent les théâtres de la guerre. Les Français conquirent d’abord la Lorraine sur le duc François, allié de l’Empereur, dont il devait épouser la fille aînée, Marie-Thérèse, prirent le fort de Keht (29 oct.), Philipsbourg (18 juillet 1734), et empêchèrent, l’année suivante, le prince Eugène de passer le Mayn. En Pologne, la réunion des troupes russes et saxonnes obligea Stanislas à sortir de Varsovie, et à se retirer à Dantzick, qui fut pris par les Russes (28 juin 1734). En Italie, Villars s’était emparé de presque tout le Milanais (capitulation de Milan, 29 décemb. 1733 ). Son successeur, Broglie, fut vainqueur des Impériaux à Parme (29 juin 1734), battu à Quistella, mais vainqueur dans
une grande bataille à Guastalla (19 sept.). Dans ie royaume de Naples , l’infant Don Carlos battit les Impériaux à Bitonto (25 mai 1734), et, en une année, conquit tout le pays (25 mai 1734, 3 juillet 1735). L’Empereur demanda la paix, et les hostilités cessèrent cette année même; mais la paix ne fut signée qu’en 1738, à Vienne, le 18 nov., entre la France et l’Empereur. La Sardaigne y accéda le 3 février 1739, et le roi d’Espagne le 21 avril. Auguste III était reconnu roi de Pologne ; mais Stanislas en conservait le titre et les honneurs, et recevait en échange les duchés de Lorraine et de Bar, qui, à sa mort , devaient revenir à la France; le duc François recevait le grand-duché de Toscane ; le royaume des Deux-Siciles était cédé à Don Carlos par l’Empereur, qui recevait Parme et Plaisance, et cédait au roi de Sardaigne les pays de Novare, de Tortone et les Langhes. C. P.
SUCCIDANEE, Succidanea , victime substituée à une autre dans les sacrifices des anc. Romains, ou immolée après une autre, pour réitérer le sacrifice, quand le premier n’avait pas été régulier. C. D — y.
SUCCUBES. V. Incubes.
SUCIIET (Louis-Gabriel), né à Lyon en 1772, d’un fabricant de soieries , m. en 1826 , fut destiné à la profession de son père, mais, en 1791, s’enrôla comme volontaire dans la cavalerie de sa ville natale, où il fut sous-lieutenant, passa, en 1793, capitaine d’une compagnie franche de l’Ardèche , puis chef d'un bataillon de ce département au siège de Toulon, fit partie de l’armée d’Italie, où il se distingua sous les ordres de Schérer, d’Augereau et de M asséna, reçut le grade de chef de brigade sur le champ de bataille de Neumark, et, passant à l’armée d’Helvétie, eut part au traité conclu avec les cantons de Berne et de Fribourg. Désigné pour l’expédition d’Egypte, mais retenu par Brune à l’armée d’Italie comme major-général, ses efforts pour améliorer l’organisation des troupes et y ramener la discipline lui firent des ennemis; il fut rappelé à Paris, parvint à se justifier, alla combattre avec le grade de chef d’état-major sous Masséna à l’armée du Danube, puis encore avec le même grade en Italie sous Joubert et Championnet. Il assista à la bataille de Marengo, 1800, au passage du Mincio, aux combats de Pozzolo, Borghetto, Vérone , Montebello , fut chargé de diverses missions après la paix de Lunéville, commanda en 1805 la lre division du corps d’armée de Lannes , contribua puissamment aux victoires d’Austerlitz et d’Iéna, ainsi qu’aux succès de la campagne de Pologne , et fut mis à la tête du 5e corps de l’armée d’Espagne, 1808. Le siège deSaragosse, la prise de Lérida et de Tarragone, l’occupation du Mont-Serrat, lui valurent le bâton de maréchal. Il prit ensuite Oropeza, Murviédro , Valence, et reçut le titre de duc d’Albuféra, 1812. Sa justice et sa modération lui gagnèrent l’affection des Espagnols. Lors des revers des armes françaises, Sachet sortit du pays avec honneur. En 1814, il protégea Lyon contre les Autrichiens. Louis XVI II le nomma pair de France en 1814, et il accompagna le duc d’Angoulême lors de l’expédition d'Espagne, 1823. Lyon lui a élevé une statue en 1858. On a de lui : Mémoires militaires sur ses campagnes d'Espagne, 1808-1814, Paris, 1828, 2 vol. iu-8°, et atlas, ouvrage important et estimé. B.
SUCINIO , anc. château de France, à l’entrée de la presqu’île de Rhuys (Bretagne), à 50 kil. S. de Vannes.
SUCKLING (Sir John), poète anglais, né en 1609 à Witton (Middlesex), m. en 1611. Fils d’un contrôleur de la maison du roi, il parlait latin à cinq ans. Après avoir servi sous Gustave-Adolphe, roi de Suède, il revint à Londres, et brilla parmi les beaux-esprits. Pendant la guerre civile, il équipa magnifiquement pour le roi 100 cavaliers, qui ne lui firent pas honneur, et mourut de chagrin. Il a laissé un petit volume de poésies souvent trop libres , et quatre pièces de théâtre oubliées. Sa ballade de la Noce est un modèle de gaieté, et sa Session des Poêles le place à la tête de l’école satirique qui , par Cleveland et Marvel , se continue jusqu’à Swift. Ses OEuvres furent publiées en 1646, in-8», et souvent réimprimées. A. G.
SUCRO, auj. Xucar, riv. d’Hispanie ( Tarraconaise) , se jetait dans la Méditerranée près de Sucrone.
SUCRONE, Sucro, auj. Cullera, v. d’Hispanie (Tarraconaise ) , à l’embouchure du Sucro. Près de là , Sertorius battit Pompée, en 76 av. J C.
SUCZAWA. V. Soutchava.
SUD (Mer du). V. Pacifique (Océan).
sud ou midi , un des points cardinaux, opposé au Nord ou Septentrion.
SUDA (La), îlot dépendant de Candie, près de la côte septentrionale de cette île, est important par son beau port, ses fortifications et ses salines.