‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 530 sur 864 · SU È · texte numérisé non relu

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SUDARIUlvl , pièce de linge longue pour s’essuyer le visage et la bouche, chez les anc. Romains. On le portait toujours sur soi , probablement dans le sinus de la toge ( V. Sinus) ; les soldats le portaient noué légèrement autour du cou, et pendant sur la poitrine. C. D— y.

SUDBÜRY, brg et paroisse d’ Angleterre (Suffolk), à 30 kil. C. d’Ipswich, sur la Stour, que l’on traverse sur un joli pont en pierre; 6,078 hab. Serges et soieries.

SUDERMANIE, en suédois Sædermanland , anc. prov. de Suède, au S. de l’Upland, était divisée en Sudermanie propre , Sœdertœrn, et Rekarna, et formait un duché que posséda le roi Charles XIII, avant son avènement au trône; villes principales: Nykoping, Strengnæs. Elle est comprise auj. dans le lân de Nykoping et dans une partie de celui de Stockholm.

SUDEROE, île de l’archipel de Feroë , au S. de Sando; 1,000 hab. Ch.-l. , Qvalboe.

SUDÈTES (Monts), en allemand Sudetsch ou Sudelen, chaîne de montagnes d’Allemagne, faisant partie du système hercynio-karpathien , et comprenant , sous diverses dénominations , les montagnes qui s’étendent du S.-E. au N.- O., entre les Karpathes et l’Elbe, sur une longueur de 600 kil. environ, et sur une largeur moyenne de 32 kil. Ces montagnes sont : 1° les GeisenUergebirge (montagnes abaissées ), entre les Karpathes et les sources de la March ; 2° les Sudètes proprement dites, entre les sources de la March et celles de la Neisse; 3« les Riesengebirge ( V. ce mol ) ; 4° les monts de la Lusar.e , dits aussi herkamm et Volilischckamm, entre la Neisse et l’Elbe; 5° 1 'Erzgebirge ( V. ce mol).

SUE ( Jean -Joseph), chirurgien, né en 1710, m. en 1792, vint à Paris à 19 ans, fut nommé, en 1754, professeur d’anatomie au Collège royal de chirurgie, puis membre de l’Académie de chirurgie, et chirurgien en chef de l’hôpital de la Charité. Ses principaux ouvrages sont : Abrégé de l'anatomie du corps humain, 1748, avec planches; Anlliropolomie, ou l' Art d'embaumer et de conserver toutes les parties du corjis humain, 1749; Eléments de chirurgie, 1755.

SUE (Pierre), chirurgien, neveu du précédent, né à Paris en 1739, m. en 1816, succéda à son père, Jean Sue, en 1762, dans la charge de chirurgien de la ville de Paris, fut nommé, en 1767, professeur et démonstrateur de l’Ecole pratique, puis professeur de thérapeutique à l’Académie de chirurgie, enfin, en 1794, bibliothécaire de l’Ecole de santé. On a de lui : Dictionnaire de chirurgie , 1771; Eléments de chirurgie, en latin et en français, 1774, in-8° ; Anecdotes de médecine, de chirurgie, etc., 1785, 2 vol. in-12; Histoire du galvanisme, 1801 et suiv., 4 vol. in-8° ; des Eloges de Bichal, Lnssus, Devaux, etc.

sue (Jean- Joseph II), fils de Jean- Joseph Ier, né en 1760, m. en 1830, fut chirurgien -major dans les armées de la République, professeur d’anatomie et de physiologie à l’Ecole pratique et à l’Ecole de chirurgie, médecin en chef de la garde impériale, et fit , en cette qualité, la campagne de Russie en 1812. 11 était à Paris en 1814, et fut alors nommé médecin de la Maison militaire du roi. Il a laissé : Eléments d'anatomie à l'usage des peintres, des sculpteurs , et des amateurs, 1788, in-4° avec planches; Essai sur la physiognomonie des corps vivants, considérés depuis l’homme jusqu'à la plante, Paris, 1797, in-8° ; Opinion sur la guillotine, ou sur la douleur qui survit à la décollation , Paris, 1796, in-8"; Recherches physiologiques et expériences sur la vitalité, Paris, 1798, in-8», avec 4 pl. J.-J. Sue était père du célèbre romancier Eugène Sue. V. au Supplément.

SUECA, v. d’Espagne, prov. età 28 kil. S. de Valence, sur lariveg. du Xucar; 11,420 hab. Comm. deriz, fruits, etc.

SUECIA , nom latin de la Suede.

SUECO , nom anc. d’ALCiRA.

SUEDE, en suédois Sverige, en allemand Schtveden . en hollandais Zweden, en italien Svezia, en latin Suecia . l’un des trois royaumes Scandinaves, entre la Norvège à l’O., dont elle est séparée par les monts Dofrincs, le Skagerlîack et le Sund au S., la Ba'tique et la Russie à l’E., dont la séparent le golfe de Botnie , la Tornéa et son affluent, le Muonio. Sou point extrême vers le N. est par 69» 18', c.-à-d. bien au delà du cercle polaire. Son point extrême au S., la petite ville de Falsterbo ou le hameau de Smye, à l’extrémité de la Seanie, est sous 55" 20'. Elle est située entre 9° et 22° de long. E. De tous les pays situés sous la même latitude , la Suède est comparativement le moins froid. La presqu’île Scandinave , dont la Suède occupe toute la partie orientale, est séparée de la Russie par le fleuve Kola, qui se jette dans la mer Glaciale, et le fleuve Kemi, qui se jette dans la Baltique. Peut-être la mer Blanche occupait -elle autrefois l’espace où sont auj. les lacs Onéga et Ladoga, et communiquaitelle ainsi par la Baltique avec la mer du Nord, faisant de

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la Scandinavie une île. Des limites naturelles sépareraient ainsi la péninsule Scandinave de la Russie. Mais la politique a imposé à la Suède moderne d’autres frontières : au S., les fleuves Tornéo et Muonio, depuis l’embouchure du premier dans la Baltique jusqu’à la source du second et jusqu’au lac Kilpis-Jauer ; au N., le fleuve Tana, qui se jette dans la mer Glaciale. Ces deux lignes réservent à la Russie une longue bande de territoire, au milieu de Laquelle se trouve la contrée d’Enonteki, et qui pénètre vers l’O., entre la Suède au S. -O. et laNoivégeau N.-E., jusqu’auprès des golfes norvégiens situés sur la mer du Nord. Ces golfes ne gelant jamais, à cause du Gulf- Stream ( Voyez ce mot), grand courant sous- marin qui arrive encore échauffé de l’océan Austral, la Russie avait désiré pendant longtemps arriver à leur possession , afin d’avoir sur la mer du Nord des stations navales. Lors de la guerre de 1854-56 contre la Russie, les puissances occidentales, d’accord avec la Suède , ont mis fin à ces tentatives d’envahissements. Dans les limites ci-dessus indiquées , la Suède a une superficie de 2,241 milles suédois carrés, ou 440,901 kil. ; c’est donc, après la Russie, la plus vaste contrée de l’Europe. Mais sa population n’est que de 3,859,728 âmes. Toute la péninsule Scandinave (Suède et Norvège) n’a que 5,319,775 habitants, et ne se rangerait, pour la population , qu’au 9e rang en Europe. — Sous le rapport militaire, la presqu’île Scandinave, si on en excepte la côte depuis Gothembourg jusqu’à l’archipel qui défend Carlscrona, est admirablement défendue par une suite d’innombrables archipels ou slaers (prononcez chers), composés de récifs et de rochers de granit parsemés de pins; la navigation est extrêmement périlleuse à travers ces archipels, pour qui n’y est pas très-familier. A l’intérieur, le pays étant montagi eux, la défense serait facile. Charles XIV a construit au centre, sur la côte O. du lac Wetter, la forteresse de Carlsborg, qui suffirait à concentrer toute la résistance. — Le littoral de la Suède ne s’élève guère à plus de 100 mèt. au-dessus du niveau de la mer, sur une profondeur de 50 à 60 kilom. couverts de prairies et de cultures variées. A mesure qu’on dépasse cette zone du littoral, le sol s’exhausse insensiblement vers l’O. pour rejoindre les monts Dofrines, frontière entre la Suède et la Norvège. Quelques ramifications de cette chaîne s’étendent vers les provinces septentrionales (Jemtland, Herjedalen, et Kopparberg), tandis que d’autres viennent aboutir aux grands lacs Wener, Wetter, Hjelmar et Mélar. Leur hauteur moyenne est de 1,000 a 1,300 mèt. au-dessus du niveau de la mer; on trouve dans la Laponie le Lulco, le Sulitelma (2,000m), le Sylfjell (l,920m), et, dans le Jemtland, l’Aueskutan (l,600in). Dans le S. de la Suède, on ne rencontre que quelques chaînons, comme le Hallandos et le Kullen (de 100 à 130"'), et quelques pics isolés, le Taberg, en Smoland, et le Kinnekulle, en Vestroguthie (292mj. De la surface générale de la Suède, un tiers à peine est situé audessous de 100m. Le reste se partage ainsi : 1,488 milles suédois carrés au-dessus de 260'“; 329 au-dessus de l,650m, et, parmi ceux-ci, 16 au delà des neiges perpétuelles. La limite de ces neiges est à l,8H0m au 60e degré, de 1,280"' au 61e, et de 1,170 au 69e, c.-à-d. au point le plus septentrional de la Suède. La composition de ces montagnes est principalement de granit et de gneiss. La Suède n’a qu'une houillère, et peu considérable, en Seanie. En revanche, la formation calcaire se retrouve presque partout. Mais, surtout de la Laponie à la Seanie , on trouve dans le sol une immense quantité de fer excellent. On en exporte annuellement 30 millions de kilogr. Le seul mont Gellivare, en Laponie, d’une hauteur de 580 mètres, est formé entièrement d’un minerai contenant de 70 à 80 pour 100 du meilleur fer. On trouve aussi dans le sol suédois le cuivre, le cobalt, le plomb, le soufre, le vitriol, l’étain, le zinc, le nickel, l’argent, et un peu d’or. — La plupart des fleuves suédois , issus des monts Dofrines , vont se jeter dans la Baltique; cependant le Gotha commence en Norvège sous le nom de Clara-elf, traverse le lac Fæmund et la province Iledemark, puis le lac Wener, d’où il sort sous le nom de Gotha pour se jeter dans la mer du Nord, au commencement du Skager-Rack. En général , les fleuves de Suède sont fort peu navigables ; heureusement le pays est entrecoupé d’un grand nombre de lacs magnifiques , qui offrent une incroyable facilité de communication. Les Suédois ont d’ailleurs relié entre eux ces différents lacs par d’admirables travaux. Le canal de Trolhâtta, par exemple, avec ses 14 écluses percées dans des rochers d’une hauteur de 37 mètres, réunit l’Atlantique au lac Wener; ce lac est à son tour réuni au lac Wetter par le

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canal de Gotha, qui, se prolongeant par les lacs Boren, Boxen et Asplongen , arrive à la Baltique. Ainsi s’ouvre une communication entre les deux mers au cœur même de 'a Suède. I.es Suédois citent encore les canaux de Vaddoe, d’Akers , de Stromsholm, de Carlstad, celui de Sodertelje , qui unit le lac Mélar à la Baltique , enfin le canal qui unit le lac Hjelmar au lac Mélar. — Les principales lignes de chemins de fer qui compléteront ce système de communications sont celles : de Stockholm à Gotehorg, de 'Stockholm à Ystad, et d’Ystad à Malmo. — Une des conséquences naturelles de la grande étendue de la Suède, qui, du N. au S., ne compte pas moins de 212 lieues géographiques, c’est la diversité des climats et de la végétation. La Scanie, au S., a une température moyenne de U® ; l’île de Gottland, dans la Baltique, jouit d’une température moyenne de 8° 68’ ( Berlin, 8° 15’ ; Copenhague, 7° 92’; Paris, 10° 34'). En Scanie et dans Gottland, le mûrier, le châtaignier et le noyer poussent en pleine terre, et la vigne même, en espalier, donne des grappes qui mûrissent. A Stockholm , au 59e degré, la température moyenne descend jusqu’à 5° 66’, et le hêtre ne supporte plus l’hiver. Aussi, tandis que le S. de la Suède produit plus de céréales qu’il n’en consomme, le N. au-delà de Gefle (61® de lat. ) donne à peine le nécessaire. Le froment et le houblon ne mûrissent que jusqu’à 62®; le cerisier ne donne plus de fruits mûrs au 63®, et l’avoine n’est pas cultivée au-delà du 64®. Le seigle et l’orge seuls mûrissent jusqu’aux limites extrêmes du pays. A Stockholm, la fonte des neiges commence vers la fin d’avril , et , peu de jours après, on voit, comme par enchantement, la terre se couvrir de verdure. La végétation est surtout rapide pendant le solstice d’été dans les régions voisines du pôle ; la nuit n’y existe presque plus en juin, et la terre, toujours échauffée, produit l’orge en 6 ou 7 semaines. A Tornéo, le plus long jour est de 21 heures 1/2, et le plus court de 2 1/2. A Stockholm, le plus long est de 18 1/2, le plus court de 6. En Scanie, le plus court est de 7 heures, et le plus long de 1 7 1 /2. 11 est curieux de suivre le rapport du nombre des espèces de plantes avec celui de la population. Dans le gouvernement de Malmo, il y a 6,000 hab. et 91o variétés de plantes par lieue carrée. A Hemosand, entre le 62® et le 64e degré, 400 hab. et 310 variétés. Plus au N., à Piteo, entre le 65® et le 69® degré, 60 hab. et 03 variétés végétales. — Des 3,868 milles carrés de la superficie totale, il y a 3,123 milles de pâturages, forêts et montagnes, 498 de lacs et de marais. L’agriculture augmente chaque jour, dans le reste, la quantité des terres productives. Au commencement du xtx® siècle, il fallait importer 2 à 300,000 tonneaux de blé. La population est augmentée, et le pays en exporte auj. une pareille quantité. En 1849, le chiffre de cette exportation s’est élevé à 500,000 tonneaux ; il y a 35,000,000 d’hect. de forêts.

La Suède est divisée administrativement en 24 læn ou départements, répartis en trois grandes divisions, et ayant presque tous un chef-lieu du même nom; chaque liin est administré par un Landshœfding , sorte de préfet. Ce sont : 1® dans la Suède proprement dite, ceux de Stockholm, Upsal, W esteras, Nykoping, Œrebro , Carlstad, Stora- Kopparberg, ch.-l. Falun, et Gefleborg; 2® dans la Golhie, ceux de Linkoping, Calmar, Jônkoping, Kronoberg (ch.-l. Vexiô), Blckinge (ch.-l. Carlscrona), Skaraborg (ch.-l. Mariestad), Gotehorg, Halmstad, Christianstad, Malmo- 1ms (ch.-l. Malmo), Gottland (ch.-l. Visby), Elfsborg (ch.-l. Wenershorg) ; 3“ dans le Norrlund, ceux de Norrbotten (ch.-l Piten), Westerbotten (ch.-l. Umea), Wester- Norrland (ch.-l. Hernôsaml), Jemtland (ch.-l. Œstersand). — Une division plus ancienne en provinces, qui s’est continuée jusqu’en 1809, et se conserve encore dans les mœurs, est la suivante : 1® royaume de Suède | Svea Rihe | : Upland (Upsal et Stockholm], Sudermanie (Nykoping), Nerike ou Néricie I Œrebro |, Westmanland (Westerâs], Dalarne ou Dalécarlie (Hedemora) ; 2® royaume de Confie I Gœthn Hile | : Ostrogothie I Linkoping), Smoland (Calmar), île d'Œlaird, lie de Gottland, Vestrogothie (Gothembourg), Vermland (Carlstad), Dale, Bohus, Scanie ou Skane (Malmo), Halland, Blekinge; 3® Norrlnnd ; Gestrikland (Gefie), Helsinglnnd, Herjedale, Medelpade, Jemtland, Angennanie (liernosand), Westerbotten. La Laponie et la Finlande formaient deux contrées à part. — La Suède ne pos-ède actuellement qu’une seule colonie, l’île de S'-Barthélemy, une îles Antilles.

Les recettes annuelles de l’Etat sont de 33,647,358 rixdalers riksmynt (un té de compte depuis 1855 au lieu de l’ancien rixdaler de banque) ou 47,442,774 fr. (à 1 fr. 41 c. le rixdaler riksmynt), les dépenses, de 31,237,000 rixdalers riksmynt, ou 44,044, 170 fr. La dette, à la fin de 1862,

était de 49 847,066 rixdalers riksmynt (70,284.363 fr. ).

Les lois fondamentales du royaume datent pour la plupart de la révolution de 1809. Ce sont : 1® La Forme de gouvernement, établie par les Etats de Suède, et acceptée par le roi le 6 juin 1809 | Regerings-Formen | ; 2® L'ordre de la diète , établi par le roi et les Etals , et donné le 10 février 1810 | liiksdags-Ordningen) • 3° L’ordre de succession au trône établi par le roi et les Etals, et donné à OErebro le 26 septembre 1810; 4® L’ ordonnance pour la liberté de la presse , établie jutr le roi et les Etals, et donnée à OErebro le 16 juillet 1812; 5" l'Acte du royaume pour la fixation des rapports constitutionnels entre la Suède et la Norvège, résolu en 1815 ( Rihs-Aclen ]. Aux termes de la Forme de gouvernement , la Suède est une monarchie héréditaire suivant l’ordre de primogéniture, mais seulement dans la descendance mâle. Le roi doit toujours être de la pure doctrine évangélique, telle qu’elle est interprétée dans la Confession d’Augsbourg et reque par le Décret du synode d’Upsal de 1593. Le roi est irresponsable; mais il doit prendre les avis d’un conseil d’Etat composé de dix ministres, dont trois sans portefeuille (Justice, Extérieur, Guerre, Marine, Intérieur, Finances, Cultesl. La prérogative royale de rendre la justice est conférée à la Cour suprême ( hoegsta Domstol) , composée de 12 membres nommés par le roi. Le roi conserve deux voix dans cette Cour, et peut assister à ses délibérations. Le roi est majeur à 18 ans accomplis. Sans compter le revenu des domaines de la couronne, il a une liste civile de 780,000 écus ( 1,661,400 fr.) pour la Suède, et de 100,000 écus (213,000 fr.) pour la Norvège. Les membres de l’Eglise de l’Etat (luthérienne pure) sont seuls admissibles aux fonctions publiques. — La diète ou Riltsdag se composa, jusqu’en 1865, de quatre ordres, noblesse, clergé, bourgeoisie et paysans. La noblesse, abolie en Norvège après la réunion, existe encore en Suède; elle compte environ 1,270 familles, dont 289 possèdent des titres de comte ou de baron. Le chef de chaque famille noble, en ligne directe et masculine, avait droit de siéger et de voter dans la chambre de la noblesse, dès l'âge d ■ 25 ans accomplis; à 21 ans, il y pouvait assister. Il pouvait se faire remplacer par un puîné de sa maison ou de toute autre famille noble, qui prenait le nom de fondé de pouvoir et possédait toutes les prérogatives du chef de famille sans être responsable envers lui. La couronne fait des nobles à volonté Pour ce qui est de la chambre du c lergé, les curés étaient élus dans les paroisses par l’assemblée générale des propriétaires, à laquelle le consistoire ou chapitre épiscopal présentait trois candidats. Les curés ainsi élus se réunissaient par diocèses, et élisaient les représentants du clergé à la diète. L'archevêque d’Upsal, métropolitain de Suède, était orateur-né de l’ordre, et les douze évêques en étaient membres de droit. Ces prélats étaient eux-mêmes élus parle clergé de leur diocèse, qui présentait au roi trois candidats, entre lesquels le roi choisissait. La chambre du clergé se composait donc de l’archevêque d’Upsal, des 12 évêques, de 44 curés, de 13 députés élus par les vicaires (un par diocèse), de 2 députés dechacunedesdeux universitésdu royaume Upsal etLnnd), et de 2 membres de l’Académie des sciences. Le mot bourgeois signifie à vrai dire négociant , car l’ordre des bourgeois ne comprenait à proprement parler que les habitants des villes patentés. En 1860, la population des 88 villes provinciales était de 31 7,547 âmes ; ajoutez-y celle de la capitale : 116,972. Il y avait donc 434,519 bourgeois. L’élection, pour la bourgeoisie, était directe ou indirecte selon les localités, suivant le chiffre de la population. Dans les villes où la bonrgeo'sie tout entière prenait part à l’élection, il y avait un cens peu élevé; celui qui payait deux fois autant que le cens exigé avait 2 voix; s’il payait trois fois autant, 3 voix, etc. L’ordre des paysans était le mieux représenté. Il fallait, pour être député de cet ordre, être paysan propriétaire, domicilié dans le canton où l’on se présentait aux suffrages, n’avoir jamais rempli de fonctions salariées par l’Etat, n’avoir jamais fait le commerce ; il fallait, de plue, cultiver soi-mê > e ses propres terres ; les fermiers n’avaient aucun droit politique. L’élection des députés paysans était indirecte; les paysans de chaque paroisse nommaient un élecleur. Ces électeurs paroissiaux se rassemblaient au chef-lieu de canton ( hœrad ) sons la présidence du juge de l’mstance, et chacune de ces réunions au chef-lieu élisait un député. Tous les iéputés des trois ordres non nobles jouissaient, pendant chaque session, d’une indemnité qui leur était payée par leurs commettants. Nul ne pouvait être député avant 25 ans, ni électeur avant 21. Nul n’était dépu té, s’il n’appartenait à l’Eglise de l’Etat. Nul n’était électeur, s’il n’appartenait à une des confessi ns chrétiennes. Les quatre ordres délibéraient séparément. Ils partageaient avec la couronne l’initiative des projets de lois ou de mo-

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dificatîons aux lois pendant le premier mois de la session, La diète était triennale. Si une proposition était acceptée par trois ordres, le vote négatif du quatrième était non avenu. Cependant, pour ce qui concerne les lois fondamentales ou les modifications à ces lois, il fallait l’assentiment unanime des quatre ordres pendant deux diètes consécutives. La diète était réputée légalement ouverte à partir du jour où le roi avait déposé les propositions de finance, le budget. La diète devait durer 3 mois au moins à compter de ce jour. Si les quatreordres demandaient unanimement une prolongation d’un mois, elle avait lieu. V. le Supplém.

L’Église suédoise compte un archevêché, celui d’Upsal, à l'élection duquel tout le clergé de Suède prend part, 12 évêchés (Linkôping, SUara, Strengnâs , Westeros , Wexiô, Lund, Gothembourg, Calmar,Carlstad, Hernosand, Wisby, et un évêque pour les ordres du royaume) , et, en somme, environ 3,500 ecclésiastiques. Le clergé n’est point, en principe, rétribué par l’Etat; mais certaines propriétés [bostaelle] sont affectées à l’entretien de chaque fonction. Outre la jouissance viagère de ces terres, l’archevêque d’Upsal et les évêques lèvent la dîme sur un certain nombre de paroisses faisant partie de leur prébende, dont ils sont pasteurs sans fonctions à remplir. En somme cependant, les revenus du haut clergé ne sont pas élevés. On n’évalue pas à plus de 20,000 fr. qeux de l’archevêque d’Upsal. L’évêché de Linkôping, qui passe pour le plus riche de la Suède, ne rapporte pas plus de 14,000 fr., et il en est , tels que celui d’Hernosand , qui ne produisent pas plus de 6,000 fr. Les pasteurs ont du gouvernement une très-modeste subvention, mais le zèle des paroissiens y supplée. Le roi nomme aux cures des villes et d’un petit nombre de communes , mais il ne désigne l’archevêque d’Upsal et les évêques que sur une liste de trois candidats présentée par tous les curés du royaume pour l’archevêchc d’Upsal, et par les curés du diocèse pour chaque évêché. Il y a des communes où le peuple choisit lui-même son pasteur; ces cures sont appelées consistoriales. La puissante de l’Eglise suédoise consiste en grande partie dans les rapports étroits qui l’unissent à l’Etat; c’est une église d'Etat, dans toute la force du terme. D’ailleurs, le clergé forme un des quatre ordres de la nation.

Pour la justice, il y a 3 cours supérieures, à Stockholm, à Jonkoping et à Christianstad. — L’enseignement est donné et réglé par les deux universités d’Upsal et de Lund, secondées par plusieurs établissements spéciaux d’instruction.

L’armée comprend: 1° les troupes enrôlées ( vœrfcade ), se recrutant de volontaires engagés pour 6 ans. Elles forment 2 régiments d’infanterie de la garde , 1 régiment de chasseurs de Vermland, 1 régiment de la garde à cheval,

1 régiment de hussards dit du Prince Royal, 3 régiments d’artillerie ; en tout, 7,692 hommes ; 2» les troupes indelta (c.-à-d. partagées) , cantonnées dans le pays. Elles reçoivent , en partie des propriétaires , en partie des biens de la couronne affectés à cet usage , outre une maison et une terre, une paie annuelle , soit en argent , soit en nature. Une fois par an, elles sont exercées pendant 4 semaines. Elles ne doivent pas dépasser la frontière; 33,405 hommes; 3° la milice de Gottland, pour le service intérieur del’ile; 7,621 hommes; 4° la Bevœring, ou les troupes levés par la conscription. Tout citoyen suédois doit ce service de 20 à 25 ans ; 95,295 hommes. Total de l’armée : 141,013 hommes. Les grands arsenaux de l’armée se trouvent à Stockholm, Gothembourg, et Christiansand ; les ateliers pour les voitures militaires, les affûts et les caissons, à Vedevog et læder; les manufactures d’armes à feu, àSœderhamn, Eskilstuna, Nordrtelgeog; les fabriques d'armes blanches, à Vira et à Eskilstuna ; les grandes poudrières, à Aker, Forsebro, Husbykloster, et Fliseryd. Il y a une Académie royale des sciences militaires, chargée de répandre parmi les officiers de terre et de mer les connaissances qui leur sont utiles, une Ecole militaire à Carlsberg, et une Ecole d’artillerie à Marieberg.

L’état de la flotte, tel qu’il a été réglé par la diète pour l’exercice de 1857 , comprend : 10 vaisseaux de ligne, 6 frégates, 4 corvettes, 4 bricks, 9 corvettes à vapeur, 20 schooners à canons, 77 chaloupes canonnières, 122 yoles canonnières , 6 bombardes , 22 avisos à vapeur ,

2 yachts royaux, 21 transports, 594 chaloupes à rames ; en tout , 897 bâtiments. De plus , 590 petits bâtiments à voiles. On divise cette force maritime en grande et petite (lotte. La petite flotte ou flotte du Skargord comprend les chaloupes canonnières et les petits bâtiments qui peuvent seuls s’aventurer au milieu des rochers si dangereux qui défendent l’approche des côtes de Finlande comme celle des côtes de la Suède elle-même. La charge de grand-ami-

ral appartient au prince royal. Les principaux chantiers de construction et arsenaux maritimes sont à Stockholm r Carlscrona, et Gothembourg. Le mode de recrutement pour la marine est le même que pour l’armée de terre.

La marine marchande comptait en 1861 : 3 313 bâtiment-; de 153,426 lasts, 219 bâtiments à vapeur ayant ensemble une force de 8,970 chevaux, et un certain nombre de navires portant moins de 10 lasts. ( Le last fort égale 2,448 kilog. ou environ 2 1/2 tonneaux. Le last léger, qui figure ordinairement comme last suédois dans les conditions d’affrètement , égale 2,020 kilog. , ou un peu plus de 2 tonneaux de mer. Le tonneau de mer est de 1,000 kilog. en France, 20 quintaux en Angleterre, 2,000 livres en Allemagne, en Espagne, etc. , et de 5,878 skeppunds suédois, chaque skeppund étant de 135 kilog. 53).

Les industries de la Suède sont variées. Le nombre des fabriques en 1860 s’élevait à 2,507 ; celui des métiera de tissage, à 4,710. On a extrait du sol suédois, en 1850, 1,440,114 skeppunds de minerai de fer. Les mines de Dannemora ont fourni à elles seules 106,599 skeppunds. 11 y avait alors 228 hauts-fourneaux. La Suède a exporté, la même année, 2,879 skeppunds en bombes et boulets de canon. Les autres industries de la Suède sont celles du drap (grands magasins à Norkœping), des tissus de coton et de lin (en Vestrogothie), des toiles à voiles et à tentes, des soieries, de la rubanerie, des toiles peintes, des teintureries, des raffineries de sucre, du tabac, des esprits de pommes de terre et de grains, des tanneries et fabriques de cuir, des verreries, de la papeterie, des tuileries, des faïences, comme à Rôrstrand, des coutelleries, comme à Eskiltuna, des fonderies de canons, comme à Finspang, chez M. le baron de Wahrendorf. La valeur totale des fabrications s’élève à 100 millions de fr. environ. L’importation directe de la France en Suède (vins, eaux-de-vie, prunes, savons) avait atteint, en 1859, une valeur de 2,374,000 rixdalers riksmynt, ou 3.347,310 fr. L’exportation suédoise pour la France a été, eu 1859, de 10,727,390 fr., et, pour l’Algérie, de 637,320 fr. (en 1846, de 1,618,800). L’importation totale en Suède a été de 51,092,310 fr. en 1850; de 104,679,810 en 1859. L’exportation générale de Suède a été de 52,395,650 fr. en 1850; de 111,202,470 en 1859. L’exportation suédoise des grains de toute sorte, non moulus, s'est élevée, en 1859 , à 1,627,382 tonnes, etc. Il ne faut pas oublier la grande usine de Motala , pour la construction des machines à vapeur, principalement pour la marine (elle appartient ù l’Etat), ni la grande exploitation des porphyres d'Elfdalen, appartenant à la couronne. — Le système décimal a été établi en Suède, en 1855, pour les monnaies, poids et mesures.

Histoire. La Suède n’a véritablement une histoire qu’à partir de sa conversion au christianisme. On ne sait rien de ses populations primitives, peut-être celtiques. L’immigration Scandinave lui arrive trois cents ans av. J.-C., ou même, selon certains auteurs suédois, à la suite de l’expédition de Darius, fils d’Hystaspe, contre les Scythes, vers 500 av. l’ère chrétienne. L’immigration aurait traversé la Russie actuelle du S.-E. au N.-O., la Finlande, les iles d’Aland ou la côte septentrionale de la Baltique, et aurait peuplé d’abord la province d’Upland ( Upsal et Stockholm ) . La tribu Scandinave placée en tête de cette immigration serait celle des Suiones, qui aurait donné son nom à la Suède. Une autre tribu, les Gothones ou Goths, serait peut-être venue par l’Allemagne du N., et aurait peuplé d’abord le Danemark et la Suède méridionale. Ainsi la race Scandinave, bien que sœur cadette de la race germanique, n’aurait pas eu avec celle-ci, à l’origine, d’intimes correspondances. — Le christianisme ne devient religion établie en Suède que sous Olaf Skotkonung, baptisé en 1001 par un moine anglo-saxon. Ce roi est aussi le premier qui, ayant réuni la Suède propre et la Gothie, prend le nom de roi de Suède, au lieu de celui de roi d’Upsal. Le roi S1 Erik, 1155-1160, assure le triomphe de la religion chrétienne, non-seulement en Suède, mais encore dans la Finlande, qui, conquise par lui, restera province suédoise jusqu’en 1809. Stockholm n’est toutefois fondée qu’en 1254 par Birger Iarl, pour remplacer l’ancienne capitale politique, Sigtuna. — Les jalousies mutuelles qui divisaient les trois royaumes Scandinaves nepouvaient permettre, dès la fin du xive siècle, une réunion comme celle qui fut tentée à Calmar en 1397, après que Marguerite de Valdernar, reine de Danemark et de Norvège, se fut fait reconnaître aussi en Suède, et eut fait élire comme héritier des trois couronnes son fils Eric de Poméranie. L’éligibilité du roi et l’intervention de l’influence allemande étaient, indépendamment des haines

SUE

SUÉ

réciproques, des obstacles Insurmontables pour une telle union. Brisée une première fois en 1448, renouvelée en 1454, 1467, 1520, elle disparut entièrement en 152.5. Gustave Vasa eut la gloire de revendiquer la nationalité suédoise, en renversant le roi danois Christian II, qui avait conquis sa patrie. Ce fut aussi pendant le règne de Gustave Vasa que l’assemblée de Westeras et le concile d’Œrebro, 1529, à la suite des prédications des deux frères Laurent et Olaüs Pétri, adoptèrent l’établissement de la doctrine luthérienne en Suède et le règlement d’une nouvelle liturgie. Fort de cette double gloire, aux yeux de ses sujets, de libérateur national et de réformateur religieux, Gustave eut un pouvoir à peu près absolu. Mais l’égarement et les malheurs de son f.ls Eric XIV, les troubles excités par une réaction catholique, et la domination du roi de Pologne Sigismond sur la Suède, ruinèrent de nouveau l’autorité royale. Les conquêtes de Gustave- Adolphe la relevèrent. Les guerres suscitées entre la Suède et la Pologne avaient inspiré à la première de ces deux puissances l’ambition de rester maîtresse absolue de la Baltique. Il fallait pour cela posséder les provinces du littoral de cette mer. On voit, pendant le règne de Gustave- Adolphe, les Suédois diriger vers ce but leurs expéditions. La Russie était bien peu puissante encore. Aussi Michel Romanov abandonne-t-il à Gustave, par la paix de Stolbova, en 1617, l’Ingrie et la Carélie, c.-à-d. le S. de la Finlande (Kexholm et Viborg). Gustave lui-même, pendant ses guerres avec la Pologne, enlève à cette nation Riga, la Livonie, Elbing et Marienbourg en Prusse. Tout semble ainsi plier devant ses armes, quand la guerre de Trente- Ans vient le détourner de ces petites expéditions, pour lui ouvrir une scène plus brillante. Il prit une part glorieuse à cette guerre, comme défenseur de l’Allemagne et du protestantisme opprimés par Ferdinand II Richelieu l’excitait et le soutenait dans cette carrière. Il fut tué, 1632, au moment où il allait sans doute constituer dans l’Allemagne du Nord tout un boulevard pour le protestantisme, faisant contre-poids à l’excès de la puissance autrichienne. De tels projets, conformes aux vues de la politique française , contenaient en germe la prochaine formation de la monarchie prussienne. La gloire de Gustave-Adolphe ne devait pas rester stérile pour son pays. Sous Christine, sa fille, la paix de Westphalie, conclue sous l’influence française et avec la coopération des plénipotentiaires suédois Oxenstiern et Salvius, fit de la Suède une puissance continentale, en lui donnant Brême, Werden, la Poméranie supérieure, Rugen, Stettin et Wismar, l’île de Wollin et les trois embouchures de l’Oder, enfin trois voix dans la diète germanique. Le traité de Bromsebro, 1645, lui avait cédé les provinces de Jemtland et de Herjedale, les îles de Gottland et d’Œsel, occupées jusqu’alors par le Danemark. Par la paix d’Oliva, 1660, sous Charles X Gustave, fa Pologne céda complètement la Livonie et l’Esthonie. Par celle de Copenhague, la même année, le Danemark céda pour toujours la Scanie, les provinces de Halland, de Bleking et de Bohus. C’étaitun moment d’éclatante grandeur pour la Suède, maîtresse de la Baltique et puissance continentale ; ce fut l’apogée de sa grandeur Dès le règne de Charles XI, de nouvelles guerres avec le Danemark firent essuyer à la Suède des pertes que l’ai • liance française put seule compenser, et Charles XII commit la faute, au mdieu de ses folles entreprises, d’éveiller la Russie, qui devint dès lors l’ennemie mortelle de la Suède. Guerres civiles des Bonnets et des Chapeaux; amoindrissement de l’autorité royale, ruinée par la diète et surtout par une noblesse que payaient les Russes ; conquêtes des Russes, qui gagnent par la paix de Nystad, 1721, la Livonie, l’Esthonie, l'Ingrie et la Carélie, puis une partie de la Finlande en 1743; vains efforts de Gustave III, qui, après avoir rétabli l’autorité royale par la révolution du 19 août 1772, est tenu en échec par la Russie et la Prusse, et assassiné quand il allait jeter son pays dans la contre-révolution, en 1792; enfin, révolution de 1809, qui détrône Gustave IV, son fils, imprudent ennemi de Napoléon Ier, pendant que les Russes conquièrent la Finlande : voilà le résumé de l’histoire de la Suède dans le temps de- ses derniers malheurs. A la suite de la révolution de 1809, qui donnait au pays une constitution représentative, Chai-les XIII, frère de Gustave 111, avait été nommé roi. Mais il était sans héritier. En juin 1810, Bernadotte, prince de Ponte-Corvo, fut élu héritier de la couronne suédoise. Il prit part à la lutte des puissances européennes conjurées contre Napoléon Ier, en 1812. Il y gagna l’annexion de la Norvège, qui resta d’ailleurs fort indépendante, et y perdit la Poméranie, 1814. Toute la presqu’île Scandinave se trouva réunie sous

une seule dynastie, qui encouragea dans le Nord, plus qu’on ne l’avait fait encore, les progrès intérieurs de législation, d’industrie et d’agriculture. A. G.

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