SUN
SULTANIËH, v. de Perse (Irak-Adjémi), à 130 kil. O. de Kazbin. Jadis résidence des rois, et auj. en ruines; les mosquées seules sont encore debout.
SULTAN1EH-H1SSAR OU SULTANIEH-KALESSIE . V. delà
Turquie d’Asie (Ivhodawendiguiar) , à l’entrée des Dardanelles, à 60 kil. S.-O. de Gallipoli ; 13,000 hab. Château fort, qui commande l’entrée du détroit.
SULZ, v. de Wurtemberg (Forêt-Noire), sur le Neckar, à 56 kil. S. O. de Stuttg'ard; 2,150 hab. Riche saline; fabr. de produits chimiques. On croit que c’est aux environs que Valentinien 1er battit, en 363, les Alémans révoltés.
sulz, v. de France. V. soultz.
SULZBACH, v. de Bavière (Haut-Palatinat), à 45 kil. E.-N.-E. de Nuremberg; 3,000 hab. École latine; synagogue. Jourdan, général français, y battit les Autrichiens, le 19 août 1796.
suLZCACH,riv. du roy. de Prusse, affluent de la Lalm.
sulzbach , brg de France. V. soultzbach.
SULZE , v. du gr. -duché de Mecklembourg-Scliwérin ; 2,200 hab. Saline importante.
SLJLZER (Jean-George) , né en 1720 à Winterthur (Suisse) , m. en 1779, fut quelque temps vicaire de campagne et instituteur, enseigna les mathématiques à Berlin en 1747, entra à l’Académie des sciences de cette ville en î 7 50, et obtint, en 1764, la chaire de philosophie au Collège des nobles. 11 a laissé, entre autres ouvrages : Considérations morales sur les œuvres de la nature , Berlin , 1741 ; Théorie universelle des beaux-arts, en allemand, 1786, 2 vol. iu-4°, et 1792-94, 4 vol. in-8®, livre très-remarquable, plein de goût et d’érudition, où il s’efforce de rapporter les beaux-arts au bien de la société ; des Suppléments y ont été ajoutés par Blankenburg, Leipzig, 1796-98, 3 vol., et par Dyk et Schatz , ibid. , 1792-1308 , 8 vol.
SUMAROKOV. V. Soumarokov.
SUMATRA, Saborma des Arabes, île de la Malaisie, la plus occidentale , baignée au N. , à l’O. et au S. par l’océan Indien; au S.-E. par le détroit de la Sonde, qui la sépare de l’ile de Java; à l’E. par la mer de Java, par le détroit de Banca, qui la sépare de l’ile de ce nom , et par la mer de Chine; au N.-E. par le détroit de Malacca, qui la sépare de la presqu’île du même nom; entre 5° 40’ lat. N. et 5° 50’ lat. S. , 92° 55’ et 103° 40’ long. E. ; plus de 1,600 kil. de long sur 300 de large; 470,000 kil. carrés: 6,000,000 d’hab. C’est la plus grande île de la Malaisie après Bornéo. L’équateur la divise en deux parties égales. La Hollande y possède les résidences de Padang , Palembang , Lampong , Bencoulen , Rio , Ayerbangis, et quelques Etats tributaires, en tout 1,560,700 sujets; les autres sont indépendants, tels que les royaumes d’Achrm, de Siak, des Battas. Les habitants , de race malaise, sont paresseux, dissimulés, et sanguinaires, surtout dans l’intérieur; ils professent l'islamisme, mélangé de paganisme. Climat variable, sans être jamais froid ; mousson pluvieuse de décembre à mars ; les ora es et les tremblements de terre y sont alors fréquents, surtout sur les côtes. La côte O. , basse et noyée, offre de vastes marécages ; des fièvres pernicieuses y régnent, et lui ont fait donner le nom de Côte de la peste. Sol traversé vers l’O. par les monts Gounong-Api ou Ophir ( 4,500 mèt. de hauteur), qui contiennent plusieurs volcans et forment vers l’E. un plateau élevé, arrosé par des cours d’eau importants (Siak, Indragiri, Toulang, Moussi). On y trouve d'immenses forêts , la végétation des Indes (sucre, café, riz, épices, orangers, bananiers, cocotiers, riz, bétel, etc.), une faune très-variée ( éléphants, tigres, rhinocéros, singes, crocodiles, boas, nombreux oiseaux, etc.), et de grandes richesses minérales (or, cuivre, fer, étain, soufre, etc.). Commerce considérable de corail, riz. camphre, épices, etc. — Sumatra fut découverte en 1508 par le Portugais Siqueira. Les Hollandais , qui en commencèrent la soumission en 1599, s’y établirent vers 1625. Les Anglais y avaient aussi formé, en 1698, la résidence de Bencoulen ; mais ils l’échangèrent, en 1824, contre des possessions hollandaises de l’Inde. Cette île a été trèslongtemps peu connue des Européens.
SUMBA, une des îles de la Sonde. F. Samba.
SUMBAVA, île de la Malaisie, une des îles de la Sonde, et la plus occidentale de l’archipel de Sumbava - Timor, séparée de Java par les îles de Bali et de Lombock; entre 8» 10’ et 9U 7’ lat. S., 114® 22’ et 116® 50' long. E. ; 280 kilomètres sur 100; 50,000 habitants. Elle est partagée en petits Etats, dont les principaux sont ceux de Bima à l’E. (vassal de la Hollande), de Sumbava au N., et de Tomboro au centre. Une éruption du volcan de Tomboro (2,339 mètres) fit périr 12,000 personnes en 1816. Mines
d’or, de fer et de cuivre. Exportation de chevaux, riz, cire, arachides.
sumbava - timor (Archipel de) , suite d’iles de la Malaisie, à l’E. de Java, dans les mers de la Sonde et des Moluques; entre 7® 53’ et 10° 30’ lat. S., 114° 22’ et 125® long. E. Ce sont, de l’O. à l’E., Sumbava, Samba, Florès, Solor, Sabrao, et Timor.
SUMÈNE . ch.-l. de cant. (Gard) , arr. et à 13 kil. E. duVigan; 1,885 hab. Fabr. de bonneterie do coton, filatures de soie.
SUMMANUS, dieu emprunté à l’Etrurie par les anc. Romains, envoyait les orages nocturnes. Il avait un temple près du cirque Maxime, et une statue en argile dans le temple de Jupiter Capitolin. Les frères Arvales lui offraient des moutons noirs, quand les arbres avaient été frappes de la foudre.
SUNAM , anc. v. de Palestine, dans la tribu d’Issachar, au S.-O. de Nazareth.
SUNAMITE (La), femme native de Sunam. On donne ce nom û Abisag, épouse que prit David dans sa vieillesse; à l’hôtesse qui reçut Elisée dans Sunam; enfin, par erreur, à l’épouse du Cantique des cantiques , dont le vrai nom est Sularnite.
SUND, c.-à-d. détroit dans les langues germaniques, détroit du Danemark, entre l’ile danoise de Seeland et la côte suédoise de Malmôhus, joint le Cattégat et la mer Baltique ; 100 kil. de long , 4 à 25 de large. Le lieu le plus resserré est entre Helsingborg et Ivroneborg. La profondeur, plus grande du côté de la Suède que du Danemark, varie de 14 à 32 mèt. A plusieurs brasses de profondeur règne un courant contraire à celui de la surface. Pour passer le Sund , les navires marchands de toutes les nations payaient un droit qui se percevait à Elseneur; en retour, le Danemark entretient les signaux et les phares de la côte. De 1770 à 1790, il passa en moyenne annuelle par le Sund (aller et retour) de 8,000 à 9,000 bâtiments; de 1790 à 1800, le chiffre s’en éleva à environ 10,000 ; de 1821 à 1830, il atteignit 11,502; de 1831 à 1840, 12,781 ; de 1841 à 1850, environ 18,000; en 1853, 21,513. Cette dernière année, la perception du droit de passage a donné 7 à 8 millions de fr. au Danemark. Les Anglais forcèrent le passage du Sund en 1801 et 1807. Depuis 1857, les nations maritimes ont racheté au Danemark le droit de péage du Sund, au moyen d’une somme une fois payée.
SUNDERD1THMARSCHEN. V. Dithmarsls.
SUNDERLAND, v. et paroisse d’Angleterre, dans le comté et à 21 kil. N.-E. de Durham, l’un des principaux ports de l’ Angleterre, à l’embouchure de la Wear dans la mer du Nord; 85,748 hab. Sunderland comprend les bourgs de Bishops-Wearmouth et de Monk-Wearmouth, et communique avec ce dernier par un beau pont en fer, d’une seule arche de 74 mètres d’ouverture, et assez haute (30 mètres) pour laisser passer la mâture des bâtiments de 400 tonneaux. Raffineries de sel, verreries, corderies, fabr. de toile à voiles, poterie, etc. Vaste chantier de construction, docks immenses. Commerce très-actil de bois, fer, eau-de-vie; exportation très-considérable de houille. Ce port a environ 960 navires (dont R) à vapeur), jaugeant 215,000 tonneaux. Bains de mer. Pêche active. Cette ville donne le titre de comte au duc de Marlborougli.
SUNDERLAND (Henri SPENCER, comte de), né àAlthorp en 1620, m. en 1643, montra un grand dévouement à. Charles Ier dans sa lutte contre le Long-Parlement, quoiqu’il n’approuvât pas les mesures adoptées par ce prince, et périt à la bataille de Newburv, où il commandait la cavalerie royale.
sunderland (Robert spencer, comte de), fils du precedent, né en 1641 , m. en 1702, se tint éloigné de l’Angleterre tant que dura le protectorat de Cromwell, tut ambassadeur de Charles II en Espagne, en France, 1671, et au congrès de Cologne, 1673, devint membre du conseil privé en 1674, secrétaire d’Etat en 1678, et dut sortir du ministère pour avoir voté le bill d'exclusion contre le duc d’York (depuis Jacques II ). Il y rentra en 1682, réussità se maintenir sous Jacques II, en se faisant catholique, 1688, et, tout en affectant de servir ce prince avec zele, le trahit pour Guillaume III. Après une apparence de disgrâce, il fut récompensé, en 1697 , par les fonctions de lord-chambellan, de membre du conseil privé, et de lordjusticier.
sunderland (Charles spencer, comte de), fils du précédent, m. en 1722, fut ambassadeur à Vienne, à Berlin, dans le Hanovre, et ministre sous la reine Anne et George 1er ; il apporta aux affaires la plus grande intégrité.
SUNDEWIT, partie du Slesvig , â l’E. du district do