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Tondem, dont il fait partie, en face et tout près de l'île d’Alsen.

SUNDGAU, Suntgavia, petit pays de la Haute-Alsace; cîi.-l. , Béforl ; villes princip. : Ferrette, Altkirch, Thann, Huningue. Il dépendait jadis des archiducs d’Autriche, et relevait de l’évêché de Bâle. C’est auj. la partie S. du département du Haut-Rhin.

SUNDSWALL, v. de Suède, dans le lan et à 55 kil. S.- O. d’Hernôsand, petit port de commerce sur le golfe de Botnie; 4,700 hab.

SUNIUM (Cap), auj. Colonna, promontoire du S. de «’Attique, formé par l’extrémité de la chaîne du Laurium, était déjà consacré, du temps d’Homère, à Minerve et à Neptune. Il est peu élevé au-dessus ue la mer, qui, dans les gros temps, couvre d’écume les ruines d’un célèbre temple dorique, en marbre blanc, consacré à Minerve Suniade, au plus beau temps de l’art grec. 11 en reste encore plusieurs colonnes debout. Les Athéniens y faisaient, aux petites Panathénées, une joûte navale. Tout auprès était un port et un dème appelés aussi Sunium , et qui furent fortifiés la 19' année de la guerre du Péloponèse, 413. On reconnaît encore tout le pourtour de l’enceinte, qui parait avoir compris le temple. Auj. le pays est désert. C. P.

SUNNITES ( de sunna , loi orale et traditionnelle du prophète), nom sous lequel on comprend tous les musulmans des 4 rites orthodoxes qui sont cependant distingués entre eux sous les noms particuliers de Hanéfites, Chafiytes, Malikites et Hanbalites, répondant à ceux des 4 imams fondateurs de ces rits. Ce sont les imitateurs du prophète, ou ceux qui marchent dans la même voie, tant à l'égard de la doctrine qu’à l’égard des pratiques religieuses les plus essentielles. Ils reconnaissent la légitimité des 3 premiers successeurs de Mahomet, Abou-Bekr, Omar et Othman, légitimité contestée par les partisans d’Ali, appelés Chiytes ( V. ce ifiot \ . Ces deux sectes opposées, protégées, les Sunnites par les princes ottomans, les Chiytes par les princes persans , donnèrent lieu à de grands troubles. Les Sunnites dominent en Turquie , et les Chiytes en Perse. D.

SUOVËTAURIL1ES, Suovelaurilia, triple sacrifice d’un verrat, d’un bélier, et d’un taureau, chez les anc. Romains. On l’offrait à Mars pour expiation des armées, des peuples ou des villes , et aussi pour purification des champs et des terres en culture, afin d’attirer sur les récoltes la protection céleste. C. D — y.

SUPERGA (La), abbaye, à 7 kil. N.-E. de Turin, sur le sommet d’ur.e montagne ; élevée par Victor-Amedée III , eu souvenir de la levée du siège de Turin par les Français, 1706. L’église, qui est remarquable, est le lieu de sépulture des rois de Sardaigne.

SUPËIÎIEUR (Lac), l'un des cinq grands lacs de l’Amérique du N., le plus grand et le plus occidental, entre les Etats-Unis et le Haut-Canada, qui y ont leur ligne de démarcation , par 46° 4'-48» 55' lat. N. et 87°-94° 15' long. O.; 570 kil. sur 250; 2,000 kil. de tour; 62,H00 kil. de superficie; hauteur, au-dessus du niveau de la mer, 181 mètr.; profondeur, 300 mètres. Eaux douces, limpides, très- poissonneuses, sillonnées par une navigation active, et coulant dans le lac Huron par le canal S,e-Marie. Côtes élevées et peu fertiles. Plus de 50 rivières ( Dogriver, Saint-Louis, Montréal, etc. | y apportent leurs eaux. On y trouve quelques îles (Minong, Philipeau, Maurepas, Carriboa, etc.), et de belles cascades (la Portable, l’arche Dorique). Les tempêtes y sont aussi fréquentes et aussi violentes que sur l’Océan.

SUPERIEURE (Mer). V. Inférieure (Mer).

SUPERSAX |George aüf des flude, dit), homme d’Etat du canton de Vaud, adversaire déclaré de Schinner cardinal de Sion, qui en 1510, voulait détacher les Suisses de l’alliance de Louis XII, roi de France, fut j été en prison, s’en échappa, contraignit le cardinal à son tour de fuira Home, mais fut mis au ban de l’Empire parCharles- Quint. V. Schinner.

SUPPARUM , tunique de lin, à l’usage des femmes chez les anc. Romains. — Petite voile de navire, que l’on hissait au sommet du grand mât quand le vent était faible. C. D— y.

SUPPLF.NBOURG, anc. château et comté de la Saxe, entre les comtés de Brunswick et de Sommersenburg. L’empereur Lothaire II le possédait, avant son avènement à l’Empire. Supplenbourg devint une commanderie de Templiers, en 1130, puis passa aux Hospitaliers de Sl-Jean île Jérusalem.

SUPPLICATION, Supplicatin , cérémonie religieuse des anc. Romains, consistant en prières publiques, suivies de sacrifices dans les temples, soit pour remercier les dieux

d’une victoire ou de quelque bonheur arrivé à la république, soit pour se les rendre propices , soit pour apaiser ou détourner leur colère, annoncée par quelque prodige ou fléau. Dans le premier cas, le Sénat ordonnait la Supplication; dans le second, c’étaient les pontifes. La durée ordinaire était d’un jour ou deux ; elle s’étendait quelquefois jusqu’à 9 et 15 jours. C. D — y.

SUrRALAPSAIRES, secte de théologiens calvinistes hollandais, au xvi« siècle, faisaient remonter la prédestination au-delà de la chute ( supra lapsus | d’Adam, et prétendaient que Dieu avait rendu cette chute inévitable, pour manifester sa justice et sa miséricorde envers les hommes. Us étaient opposés aux Infratapsmres , qui soutenaient que Dieu avait créé , après la chute d'Adam (infra lapsum), un certain nombre d’hommes pour les damner, sans leur donner les secours nécessaires puur se sauver s’ils le voulaient.

SUPRÉMA TIE (Serment de), exigé, en Angleterre, depuis Henri VIII, de tous ceux qui entrent dans les charges de l’Eglise et de l’Etat, et d’après lequel ils reconnaissent le souverain comme chef de l’Eglise anglicane.

SUPRÊME (La). V. Inquisition.

SUR, premier désert que rencontrèrent les Hébreux après le passage de la mer Rouge, vers l’extrémité N. du golfe Héroopolite.

SURA, anc. ville de la Babylonie, sur l’Euphrate, entre Babylone et Apamée. Les Juifs y eurent une école célèbre.

SURATE, v. et port de l’ilindoustan anglais, présidence et à 250 kil. N. de Bombay, dans l’anc. Goudjérate, sur la rive g. du Tapty et à 31 kil. de son embouchure dans le golfe de Cambaye, par 21° 11' lat. N., et 70° 4P 36" long E. ; 180,000 hab., en grande partie Guèbres ou Parsis. Rues étroites et tortueuses , bordées de maisons de terre et de bambou, dont les étages supérieurs font saillie. Cour suprême de justice pour la présidence de Bombay. Hôpital entretenu par les Hindous pour les animaux malades. Au xvie siècle, Surate était le marché de l’Orient , et les nations européennes y avaient des comptoirs. Très-déchue auj., elle est néanmoins encore florissante; commerce très -actif avec l’Arabie, la Perse, l’Orient en général ; fabr. de soieries, brocard d’or et d’argent, indiennes, tissus de coton, orfèvrerie, etc. Exp rtation de cachemires, tabac, coton jaune, etc. — Surate fut prise par les Mongols en 1572 ; la Compagnie anglaise des Indes y établit son premier comptoir en 1612. Les Mahrattes l’ont fréquemment attaquée dans la 2e moitié du xvii' siècle. Elle appartient aux Anglais depuis 1800.

SURCOUF (Robert), célébré corsaire , né à S’-Malo en 1773, m. en 1827. Par sa mère, il descendait, dit-on, de Duguay-Trouin. Capitaine à 20 ans, il fit la course contre les navires de commerce de l’Angleterre, surtout dans les Indes, où son intrépidité et son audace heureuse le rendirent la terreur de ces parages. En 1817, il cessa de naviguer, et devint un des plus riches armateurs deSl-Malo.

SURENA, général d’Orodès, roi des Parthes, vainquit Crassus à Carrhes, 55 av. J.-C., l’attira dans son camp pour traiter de la paix, et le fit assassiner. L’année suivante, il périt par ordre d’Orodès, blessé de son orgueil et de ses violences. P. Corneille a écrit une tragédie de Suréna, 1674. — On pense que Suréna n’est pas un nom propre, mais un titre.

SURESNES, vge (Seine), arr. et à 14 kil. S. de SLDenis, à 11 kil O. de Paris, sur la rive g. de la Seine, au pied du mont Valérien ; 3,245 hab. Vins communs. On a dit, par erreur, que jadis ce vignoble était bon ; c’est le vin de Surey près de Vendôme), et non celui de Suresnes, qu'estimait Henri IV. Briqueterie, teinturerie. — Autrefois terre seigneuriale, donnée par Charles le Simple à l’abbé de S*- Germain-des-Prés. 11 s’y tint, en 1593, de célèbres conférences, qui préparèrent l’abjuration d'Henri IV. On y couronne tous les ans, le jour de l’Assompth n, une rosière, comme à Saleney. Patrie de l'ingénieur Perronet.

SURGERES, eh.-l. de cant. (Charente Inférieure!, arr. et à 31 kil. N.-E. de Rochefort, sur la Gère; 2,747 hab. Comm de vins et eaux-de-vie. On remarque un château du temps de Charles VIII, l'église Notre Dame, foudée au XIe siècle, et une belle halle, construite en IH40.

SURGY, vge (Nievre), arr. et à 7 kil. N. de Clamecy; 980 bah. Très-jolie église, en style ogival du xive ou du xve siècle.

SURINAM, riv. de l’Amérique du Sud, traverse le S.-O. de la Guyane française, puis la Guyane hollandaise, passe à Paramaribo, et se jette dans l’Atlantique, après un cours de 400 kil. du S. au N. Il reçoit la Commeywine.— La Guyane hollandaise porte le nom de Gouvernement de Surinam.

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