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à Arcona (ile de Rugen). Sa statue colossale, en bois, avait 4 visages représentant les saisons, sa main gauche était année d’un arc ; la droite tenait une corr.e de métal; sur sa hanche pendait une longue épée dans un fourreau d’argent; à côté d’elle étaient une selle et une bride. Un cheval blanc , que le grand-prêtre seul montait une fois l’an, était entretenu dans le temple. Svantevit, à qui l’on immolait souvent des victimes humaines, prédisait l’issue heureuse ou funeste de la guerre, l’abondance ou la stérilité. Son culte fut aboli , en 1168, par Yaldemar 1er, roi de Danemark.
SVARTUOLM, V. Lovisa.
SVEABORG, place forte et port militaire de la Russie d’Europe (Finlande), à5kil. S. -E. d’Helsingfors, dont elle défend les approches; 6,000 hab. Elle est bâtie sur 7 îles granitiques et escarpées du golfe de Finlande, disposées en ellipse, fortifiées, et qu’on nomme Iles des Warègues ; ce sont: Wester-Svarto (île Noire de l’Ouest), Stora-Oster- Svartô (grande île Noire de l’Est), Lilla-Oster-Svartô (petite île Noire de l’Est), Yargô (ile du Loup), Traskholm, Gustatsvard (l’Epée deGustave), et Langbrn (Grand- Aigle). Quelques-unes de ces îles sont reliées par une chaussée en guise de rempart. En dehors du groupe sont encore deux îlots fortifiés, Skantz-Landet (ile aux Redoutes) et Kungs-Holm (ile du Roi). Sveahorg a des docks construits par les ingénieurs suédois Chapman et Thunberg. I.es fortifications, très- importantes , sont l'ouvrage d’Ehrensvàrd , et ont fait donner à la ville les noms de Gibraltar et de Malle de la Baltique. Les magasins et les arsenaux sont creusés dans le roc. Les maisons sont construites en briques, teintes en rouge, et solidement voûtées. — Sveaborg, commencé en 1749 par le roi de Suède Frédéric, achevé en 1759 par Gustave 111, fut livré aux Russes par CrOnstedt en 1808. La Hotte anglofrançaise l'a bombardé avec succès en 1855. B.
SVÉDENRORG (Emmanuel), savant et philosophe illuminé, né à Stockholm en 1688, m. en 1772, était fils de J. Soedberg, évêque luthérien de Skara. Son éducation fut mystique, et il se distingua d’abord dans les lettres et dans la poésie. A 20 ans, il publia ses Carrnma miscetlanea , Upsal, 1709, et, à 30 ans, son mérite lui valut d’être anobli sous le nom de Svédenborg. Vers 40 ans, il se livrp tout entier aux sciences , et publia : Opéra jihilosopliica et metallurgica , 1734, 3 vol. in-fol. ; OEconomia regni aninialis, 1738. Ses écrits sur la métallurgie sont encore estimés aujourd’hui. 11 devint membre des Académies des sciences de Stockholm et de Sl-Pétersbourg. Bientôt il se jeta dans l’abstraction moléculaire, et publia son Prodromum principiorum , où il donna ses idées sur la théorie atomique. Puis , la nature de son esprit l’arrachant de plus on plus à la méthode expérimentale pour le lancer dans les idées spéculatives, il publia le Prodromum rerum nalurahum , le Prodromum philosophiæ ratiocinantù , etc., et finit à 54 ans par devenir illuminé. Dès lors, Dieu lui rend visite; il converse avec les anges, et publie: Arcana cœlestta, Londres, 1749-57, 8 vol. in-4°; De cœlo et inferno ex audilis et visis , 1758, trad. en français par Pernety, 1782; De novd Ilierosolymd , 1758, trad. par Chastanier, 1784; Sapienlia angelica de divino arnore , 1763, trad. par Leboys desGuays, 1843; Vcra chrisliana religio, seu theologia novae Ecclesiœ , 1771. 11 est devenu le chef d’une secte connue en Angleterre sous le nom de Nouvelle Eglise de Jérusalem, et qui a des adeptes aux Etats-Unis, aux Indes, et dans l’Afrique méridionale. Svédenborg enseigne qu’il y a un monde spirituel , où se trouve, sous une autre forme, tout ce qui existe dans le monde matériel. Il dit être venu apporter le sens spirituel des Ecritures, jusque-là inconnuaux hommes. Ses OEuvres ont été traduites par Moët. V. sa Vie par Tafel, Tubitigue, 1H43, V Abrégé des ouvrages de Svédenborg, par Dallant de La Touche, Stockholm, 1788; Matter, Svédenborg, sa rie, sa doctrine, Paris, 1863, in-8° : c’est une sorte de réhabilitation du philosophe. G — r.
SVENDBORG, v. de Danemark, sur la côteS. de l’île de Fionie, à 40 kil. S.-S.-E. d’Odensee; 5,5.37 hab. Excellent port. Construction de navires ; tanneries.
SVENKSUND, partie du golfe de Finlande, resserrée entre Viborg et Frederikshamn. Gustave 111, roi de Suède, y fut battu par le prince de Nassau-Siegen en 1789, et l’y vainquit à son tour l'année suivante. — Sur ses bords, est une ville de Svenksund, qui compte 1,900 hab.
SVERKER , famille de rois de Suède , aux xne et xine siècle. V. Suède.
-» SVERRER, célèbre roi de Norvège, 1185-1202. Echappé au massacre de sa famille et humblement élevé, il sut en 1176 que son père était Sigurd II , prit Drontheim en 1177, et détrôna Alagnus V en 1185. Des querelles avec
le clergé suscitèrent contre Sverrer de nombreux prétendants : Sigurd fut battu près de Bergen en 1194, Inge près d’Opslo en 1196; le légat du pape refusa de couronner le roi, et Innocent III mit Sverrer et ses biens sous l'interdit, 1198. Brave, actif, éloquent, il mourut à 25 ans, en pardonnant à ses ennemis. Sa dynastie régna jusqu’à la réunion de la Norvège au Danemark. F. sa Saga, par Karl Jansen , abbé islandais qui vécut à sa cour. On lui attribue le Kongs-Skugg-sio ou Miroir du roi, publié en norvégien et en latin, Soro, 1768, in-4°. Ce sont deux dissertations sur le commerce et la cour, pleines de crédulité et de détails minutieux sur la vie du marchand et les frivolités du palais, mais extrêmement curieuses. Il est aussi auteur d’un Traité de droit public, publié en islandais et en latin par Werlauf, Copenhague, 1815, in-8°. A. G.
SV1AGA, riv. de la Russie d’Europe (Simbirsk), arrose le gvt de Kasan, et se jette dans le Volga; cours de 320 kil. Sur ses bords, les Russes vainquirent les Tartares en
SVIATOPOLK Ier, grand-duc de Russie , se fit élire après la mort de Vladimir, son oncle, en 1015, et se maintint quelque temps contre ses cousins avec le secours de son beau-père Boleslas, roi de Pologne. Il fut vaincu à Lioubitch, en 1017, par l’un d’eux, laroslav, et s enfuit auprès de Boleslas, qui le rétablit. Il se montra perfide et cruel, même envers ses alliés, fut expulsé de nouveau après la bataille de l’Alta, 1019, et alla mourir en Bohême.
Sviatopolk il, grand-duc de Russie, 1093-1112, filsd’isiaslav Ier. Son règne fut signalé par les invasions des Polowstoï , peuple nomade , et par les revers des Russes. P—' *<•
sviatopolk, nom de deux ducs de Poméranie : l’un voulut se rendre indépendant de la Pologne, et périt en combattant, 1120; l’autre tua Leszko, roi de Pologne, fut battu par les chevaliers Teutoniques en 1246, et mourut à Dantzick en 1266.
SVIATOSLAV Ier, grand-duc de Russie, 945-973, succéda à son père Igor, sous la régence de sa mère Olga. Devenu majeur, il combattit les peuples de l’Oka, du Don et du Volga, et soumit les Ivhazares, 964-66. Puis, à l’instigation de l’empereur Nicéphore Phocas , il attaqua les Bulgares, dont il prit la oapitale, 967-68; se tournant alors contre l’empire d’Orient, il envahit la Ihrace, pénétra jusqu’à Andrinople, 970, fut vaincu par Jean Zimiscès, 971, perdit la Bulgarie, 973, et périt dans une bataille contre les Petclienègues. Ses trois fils lui succédèrent : laropolk à Kiev, Oleg sur les Drewliens, et \ ladimir à Novogorod. P — 6.
sviatoslav ii, grand-duc de Russie, fut d'abord prince de Tchernigov, et régna de 1073 à 1076, époque à laquelle laroslav 1er reconquit le trône dont Sviatoslav l’avait chassé.
svivtoslav m, fils d’Usévolod II, régna à Kiev de 1179 à 1193.
sviatoslav iv, grand-prince de Vladimir, 1248-53, fil» d’Usévolod 111, succéda à son frère laroslav IL II fut l’oncle d’Alexandre Nevski.
SVIR, riv. de la Russie d’Europe (Olonetz), sort du lac Onéga par le S. -O., et se jette dans le lac Ladoga; cours de 225 kil. 11 communique, par le canal de son nom, avec le Volkhov.
SWAFFHAM, brg et paroisse d’Angleterre (Norfolk), à 40 kil. O. de Norwich; 4,300 hab. Maison de correction. Comm. de beurre. Belle église de St-Pierre et h>-Paul.
SWAMMERDAM (Jean ), célèbre anatomiste, né à Amsterdam en 1637, où son père était pharmacien, m. eD 1680, prit le doctorat en médecine à Leyde en 1657, après être venu en France pour se perfectionner dans Fart des dissections, mais ne pratiqua pas la médecine. Il s’appliqua à l’étude de l’anatomie de l’homme, et surtout à celle des insectes, et se fit un très-riche cabinet d’histoire naturelle. On lui doit l’invention d'un thermomètre pour apprécier le degré de chaleur dans les animaux. Sur la fin de sa vie, il adopta les idées mystiques de Mlle Bourignon. On a de lui : Histoire générale des insectes (en hollandais), Utrecht, 1669, in-4®, traduite en français, ibid., 1682-85, in 4«; Histoire de Vephemère (en hollandais:, Amst., 1675, in-8°, trad. en latin, Londres, 1681, in-4° ; Biblia nalurce, seu historia insectorum in cerlas classes reducta..., Leyde, 1737-38, 2 vol. in-fol.; Traité de la respiration et de l'usage des poumons (en latin), Leyde, 1738, in-4°.
SWANEVELT (Herman Van), dit aussi Herman d’Italie, peintre de paysage, né à Woerden (Hollande) en 1620, m. à Rome en 1690. On croit qu’il fut élève de Gérard Dow ; mais il alla de boune heure en Italie , et