SW
SYC
connut à Rome Claude Lorrain. Ce peintre lui donna des conseils, lui apprit à voir la nature sous son aspect poétique, à inonder tous les objets d’une splendide lumière. Swanewelt, en retour, exécuta souvent les figures des tableaux du Lorrain.il fut aussi un habile graveur. Bartsch porte le nombre de ses estampes à 114. Swanewelt exécuta quelques travaux à Pans dans l’hôtel Lambert, et fut reçu à l’Académie royale de peinture en 1653. Le musée du Louvre a 5 tableaux de Swanewelt. A. M.
SWAN-RIVER, c.-à-d. rivière des Cygnes , riv. de l’Australie occidentale, sort des monts Darling, coule au S.-O., et se jette dai.s la met des Indes; cours de 108 ldi. Beaucoup de cygnes noirs sont répandus sur ses bords. — Elle donne son nom à la colonie anglaise de Swan-River [V. Australie occidentale).
SWAN'SEA , v. et paroisse d’Angleterre, dans le pays de Galles (Glamorgan), port sur une baie de son nom, dans le canal de Bristol, à 80 ltil. O. de Cardiff; 42,581 hab. Bains de mer très-fréquentés. Succursale de la Banque d’Angleterre. Chantiers de construction. Forges, fonderies de cuivre, d’étain; fabr. de belles poteries, machines, laiton, toile à voiles, cordages, etc. Exportation de houille. Restes d’un anc. château. — Cette ville fut bâtie au commencement du xii® siècle.
SWANWICH, vge d’Angleterre ( Dorset), sur une baie de son nom. à 35 kil. E.-S.-E. de Dorchester; 1,600 hab. Bains de mer. Exploit, de pierres à bâtir.
^SWARl'-ELF, riv. de Suède, arrose les làn de Stora- Kopparberg, de Carlstadt, d’Œrebro, et se jette dans le lac Skagern ; cours de 160 kil.
SWEABORG. V. Sveaborg.
SWEBACH de Fontaine (Jacques-François-Joseph), peintre de genre, né à Metz en 1769, m. en 1823, eut un talent précoce qui lui valut la grande médaille au Salon de 1801. Ses principaux tableaux sont la Bataille de Bivoli , le Passage du Danube , la Calèche, la Malle-poste. 11 possède à un très-haut degré l’art de la composition, et le talent de mettre en perspective ses groupes de personnages. Sa touche est fine, spirituelle, pleine de grâce, sa couleur agréable et vraie. Swebach a laissé encore une collection d’études et de dessins gravés par lui, et recueillis en 4 vol.
SWEDENBORG. V. Svedenborg.
SWEDIAUR ou SCHWEDIAUER (François-Xavier), médecin, né en 1748 à Steyer ( Autriche), m. en 1824, fit ses premières études à Vienne , puis se rendit en Angleterre , ou il fit des essais sur l’emploi du sublimé corrosif contre la syphilis et de la ciguë contre le cancer, et démontra l’inefficacité de ce dernier médicament recommandé par Stork. Il se fit à Londres une belle clientèle, vint cependant s’établir à Paris en 1789, et y pratiqua la médecine avec succès. On trouve beaucoup de faits intéressants dans son Traité complet sur les symptômes , etc., des maladies syphilitiques, Paris, 1798, 2 vol. in-8°, et 1818, in-8». D— g.
SWENKSUND. V. Svenksdnd.
SWER1GE, nom de la Suède dans la langue de ce pays.
SWERT (François), savant antiquaire, né à Angers en 1567, m. en 1629, a laissé : Berum belgicarum annales, 1620, in-fol.; Aihenœ belgicæ, Anvers, 1628, in-fol.; Deorum Dearumque capila ex antiquis numismalibus , ibid. , 1602, in-4°; Belgii totius descriptio, 1603; Selectœ orbis chrisliani deliciœ, Cologne, 1625, in-8®, recueil d’épitaphes qui se trouvent en différentes villes de l’Europe, etc.
SWETTL, v. d’Autriche. V. Zwettel.
SWEVEGHEM, brg de Belgique (Flandre occidentale), à 4 kil. E. deCourtrai; 4,236 hab. Toiles; distilleries, huileries.
SWEVEZEELE, v. de Belgique (Flandre occidentale), à 13 kil. S. de Bruges; 4,550 hab. Toiles.
SWEYN. V. Godwin.
SWLA.TOPOLK. V. Sviatopolk.
SW1ATOSLAV. V. Sviatoslav.
SWIECIE. F. Schwetz.
SWIETEN (Van). V. Van Swieten.
SWIFT (Jonathan), littérateur anglais, né à Cashel ( Irlande) en 1667, de parents pauvres, m. en 1745, fit ses études au collège, puis à l’université de Dublin, et vint ensuite en Angleterre, où sir William Temple, parent de sa mère à un degré éloigné, le présenta au roi Guillaume III, qui le prit en amitié, à cause de l’originalité de son esprit, et lui donna la prébende de Kilroot , puis le doyenné de Sl-I’atrick, rapportant plus de 1,000 liv. sterling. Il écrivit des brochures en faveur des torys, et serait devenu évêque, si sa tiédeur en religion n’avait fourni à la reine Anne de justes motifs pour ne pas l’avancer davantage, bien qu’elle lui eût, un instant, promis l’épiscopat. Les re-
lations de Swift avec la cour, ses intimités avec les ministres de la reine, sur lesquels il eut une véritable influence, lui avaient fait perdre sa popularité • il la reconquit en publiant en Irlande , où il s’était retiré , les Lettres du drapier, pamphlet politique qui eut un grand retentissement. Il avait fait venir auprès de lui, mais non dans la même maison , la fille de l’intendant de Temple , nommée Stella, dont il s’était épris ; après 16 ans d’une liaison toute platonique , il l’épousa , mais sans changer ses rapports avec elle, et l’abandon dans lequel il la laissa la fit mourir de chagrin. Une autre femme, Esther Van Ilomrigh, qui s’était éprise de lui, était morte aussi, de reg’ret d’avoir vu sa rivale préférée. L’opinion se soulevant contre lui, il fit de fréquents voyages en Angleterre, où l’appelait d’ailleurs le poète Pope, devenu son ami. Tourmenté de graves infirmités, délaissé de tout le monde, il tomba dans une sombre misanthropie, et, après plusieurs attaques d’apoplexie , mourut presque en enfance. Les principaux ouvrages de Swift sont : le Conte du Tonneau ou Conte de ma mère t’Gie, 1704, satire allégorique où, sous les noms de Pierre, de Martin, et de Jean, il attaque tour à tour le pape, Luther, et Calvin, ouvrage médiocre, diffus et ennuyeux; les Voyages de Gulliver à Lilliput, Londres, 1726, 2 vol. in-8®, son principal titre de gloire, livre plein d'allusions aux circonstances politiques et aux hommes de son temps, ce qui en fit alors le succès. C’est un roman assez ingénieux, mais bizarre, sans intérêt, plein d’un esprit satirique, un peu à la manière de Rabelais, et qui est loin d’être toujours du bon esprit. Les autres ouvrages de Swift, qui avait beaucoup écrit, sont tombés dans l’oubli. Ses OEuvres complètes ont été publiées par Haukesworth, Londres, 1755, 14 vol. in-4° ou 25 vol. in-8®, et par W. Scott, Edimbourg, 1815, 19 vol. in-8®. V. W. Scott, Mémoires politiques et littéraires sur la vie et les ouvrages de Swift; Deane Swift, Essai sur la vie, le caractère et les écrits du docteur Jonathan Swift, 1755, in-8® ; Prévost-Paradol, Jonathan Sivift, sa vie et ses œuvres, Paris, 1856. F — T.
SWINDON, vge d’Angleterre (Wilts), à 20 kil. N. de Marlborough; 2,600 hab. Belles pierres à bâtir.
SWINE, une des branches de l’Oder à son embouchure dans la Baltique, sépare les îles d’Usedom et de Wollin.
SWINEMUNDE, v. des Etats prussiens (Poméranie), port de commerce sur la côte E. de l’ile d’Usedom, à l’embouchure de la Swine dans la Baltique, à 56 kil. N.- N.- O. de Stettin; 4,500 hab. Douane ; bains de mer; pêche active; chantiers de construction. Les gros bâtiments destinés pour Stettin y déchargent leur cargaison.
SYAGKlUS, secrétaire de l'empereur Valentinien Ier en 369, préfet de Rome et consul sous Gratien en 382, fut hé avec Ausone , qui lui dédia ses poésies.
syagrius, descendant du précédent et fils d’Egidius, gouverna le territoire romain en Gaule, de 464 à 486, perdit contre Clovis la bataille de Soissons, s’enfuit auprès d’Alaric II, roi des Wisigoths, qui le livra au vainqueur, et fut mis à mort.
SYBARIS, anc. ville de l’Italie méridionale (Lucanie), fut fondée en 720 av. J.- C. par des Achéens et des Trézéniens. près du confluent du Sybaris ( Coscile ) avec le Crathis ( Crati). Privée de port, mais ayant une bonne rade, elle fit bientôt un grand commerce , surtout avec l’Asie- Mineure ; elle devint si puissante en Italie, qu’elle domina sur 25 villes de son voisinage. Accordant le droit de cité à beaucoup d’étrangers, elle vit sa population s’accroître au point qu’elle put armer, disent les anciens, 300,000 hommes sur son territoire. Les richesses y amenèrent la dépravation des mœurs ; le nom de Sybarite devint synonyme d’efféminé. Cinq cents des plus opulents citoyens ayant été forcés de s’exiler, implorèrent le secours des Crotoniates, qui envoyèrent 100,000 hommes commandés par l’athlète Milon, et qui remportèrent une victoire complète : Sybaris et son territoire furent conquis ; les Crotoniates, ayant détourné le cours du fleuve, le firent passeT à travers la ville, et la détruisirent en 510. Quelques Thessaliens la relevèrent en 452, mais furent forcés, cinq ou six ans après , par les Crotoniates , de l’abandonner. Des colons athéniens la reconstruisirent, en 446, à quelque distance, sous le nom de Thurium ( V. ce nom). C. P.
SYBURG. V. Carlshafen.
SYCOMANCIE, divination par la disposition des feuilles de figuier agitées par le vent de la nuit. Oïl la pratiquait aussi en écrivant sur des feuilles de figuier (en grec sulcon ) les questions sur lesquelles on voulait être éclairci : l’angure était favorable quand les feuilles tardaient à se faner, et funeste dans le cas contraire.
SYCOPHANTE (du grec sukon, figue, et phanein, dé* noncer), nom donné primitivement, chez les Athéniens, à
SYÈ