LEBRUN. V. TONDU
LECAMUS DE MÉZIËRES (Nicolas), architecte, né à Paris en 1721, m. en 1789, a construit la halle au blé de Paris, moins la coupole qui la surmonte (V. Hvlle au BLÉ). 11 a laissé: Recueil de différents plans concernant la nouvelle halle aux grains, 1769, in-fol.; le Génie de Tarcltilec-
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ture, 1780, ïn-8° ; Traité de la force des bois, 1782, in-8°; le | Guide de crur qui veulent bâtir, 2 vol. in-8°.
LËCAN0MANC1E (du grec lekanè, bassin, et manteia , divination | , genre de divination au moyen de lames d’or ou d’argent et de pierres précieuses, gravées de certains caractères, et que l’on jetait dans un bassin d’eau , avec des mots consacrés, en offrande aux démons. Ceux-ci faisaient, ou devaient faire entendre leur réponse du fond de l’eau.
LECATÈNE (ROMAIN-), empereur. V. Romain.
LECARON, jurisconsulte. V. Ciiarondas.
LECAT (Claude-Nicolas), chirurgien , né en 1700 à Blérancourt (Aisne), m. à Rouen en 1768. Destiné d'abord à l'état ecclésiastique, il le quitta pour étudier la médecine à Paris. En 1731, il concourut pour obtenir la survivance dans la place de chirurgien-major de l’Hôtel-Dieu de Rouen. Reçu maître en chirurgie, il fit des cours d’anatomie et de chirurgie, et acquit une grande réputation en remportant tous les ans, de 1732 à 1738, le prix de l’Académie de chirurgie. On voulut en vain l’attirer à Paris. 11 a fondé l’Académie de Rouen en 1744. Il introduisit en France la méthode de Cheselden pour l’opération de la taille, et la perfectionna. Le roi lui accorda des lettres de noblesse et une pension , en 1764. On a de Lecat beaucoup de Mémoires, dont plusieurs sont insérés dans le recueil de l’Académie de chirurgie. Parmi ses ouvrages, on distingue un Traité des sens, 1740, in-8°, et un Traité des sensations et des fassions en général , 1766 , 2 vol. in-8°, réunis sous le titre d 'OEuvres physiologiques de Lecat, 1767, 3 vol. in-8°; des Lettres concernant l’opération de la taille, 1749, in-8°; un Traité de T existence et de la nature du fluide des nerfs, 1765, in-8° ; un Traité de la couleur de la peau humaine, 1765, in-8°; un Cours abrégé d'ostéologie, 1768 , in-18. D — G.
LECCA , nom latin du Leck.
LECCE, Lupia ou Ale'ium des Romains, v. forte du royaume d’Italie, cli.-l. de la prov. de son nom, à 90 kil. E.-S.-E. de 'Parente; 19 419 hab. Evêché; tribunal civil et criminel. Ecole royale, fondée par Ferdinand IV. Manuf. royale de tabac. On y remarque le château, la cathédrale, la statue de Philippe IL Comm. d’huiles, fruits, dentelles, soie, gomme. — Prov. de Lecce. V. Otr\nte.
LECCHI, ile d’Italie, sur le lac de Garda. Au xvie siècle, il y avait une école célèbre de théologie.
LECCO, Leucum , vdle du royaume d’Italie, bâtie dans une situation charmante, sur le lac de son nom, qui est une branche de celui de Côme, province et à 24 kiloin. E.-N.-E. de Côme; 5,718 habitants. Fabrique de soieries, cotons filés; fonderies de fer et de cuivre. Foires à bestiaux.
LECII, Licus, riv. du Tyrol (Etats autrichiens). Source dans les montagnes de l’Arlberg, près de Bludeny; cours rapide et sinueux au N.-E. et au N., sur 250 kil., passant en Bavière, à Landsberg, et près d’Augsbourg; embouchure dans le Danube, rive dr., à 18 kil. O. de Neubourg; n’est navigable que pour des trains de bois. Elle reçoit la Vils et la Vertach.
LE CHAPELIER (Isaac-René-Guy) , né à Rennes en 1754, m. en 1794, avocat au parlement de sa ville natale, fut député aux Etats-Généraux de 1789, y prit rang parmi les meilleurs orateurs, provoqua l’établissement des gardes nationales, contribua à faire établir le principe de l’égalité dans les successions, fut l’auteur de la loi sur la propriété littéraire, rédigea le décret portant abolition de la noblesse et des titres féodaux, participa à l’organisation du tribunal de cassation et de l’ordre judiciaire, et fit partie du comité de constitution. Après la session, il se retira en Angleterre, revint sur la nouvelle du décret qui séquestrait les biens des absents, fut arrêté pendant la Terreur, et condamné à mort avec Thouret et d’Eprémesnil. Il avait rédigé, avec Condorcet, la Bibliothèque d'un homme public, 1790-92, 28 vol. in-12. B.
LECHEE, Lechœum, v. du Péloponèse, sur le golfe et près du cap de son nom , servait de port à Corinthe sur la mer de Crissa ou golfe de Corinthe.
LECHELLE, général de la République française, était maître d’armes à Saintes en 1789. 11 s’engagea comme volontaire, devint commandant de l’armée de l’Ouest, battit les Vendéens à Mortagne et à Chollet, perdit la bataille de Laval , fut arrêté par ordre du représentant Merlin de Thionville, et mourut de chagrin au château de Nantes.
LECHENICH , Legionacum , brg des Etats prussiens (prov. du Rhin ;, sur la Nassel , dans la régence et à 19 kil. S.-O. de Cologne; 1,500 hab. Place forte autrefois importante et souvent disputée , que le traité de Westphalie fit démanteler.
LECHE VAL1ER (Jean-Baptiste), né à Trelly (Manche)
en 1752, m. en 1036, professa, de 1772 à 1778, dans les collèges du Plessis, d’Harcourt et de Navarre, à Paris. Secrétaire du comte de Choiseul-Gouffier, ambassadeur à Constantinople, il voyagea en Italie, partit pour l’Asie Mineure, explora la plaine de Troie, visita la Propontide' et le Pont-Ëuxin, et remplit de périlleuses missions en Moldavie. En 1806, il fut nommé conservateur de la bibliothèque Ste-Geneviève, à Paris. Il a publié : Voyage de la Troade, 1 vol. in-8°, 1800, 3e édition, 1802, 3 vol. in-4°; Voyage de la Propontide et du Ponl-Eurin, 1800, 2 vol. in-8°, ouvrage exact et trés-estimé ; Ulysse-Homère, ou du véritable auteur de l'Iliade et de l' Odyssée, 1829, petit in-fol., dans lequel, sous le pseudonyme de Koliadès, il soutient le paradoxe qu’ Ulysse est l’auteur de V Iliade et de V Odyssée. J. T.
LECHFELD, plaine de Bavière (cercle de Souabe), arrosée par le Lech, et où est Augsbourg. Victoire de Pépin le Bref sur les Bavarois et les Saxons en 743, de Charlemagne sur les Awares en 794, des Hongrois sur les Francs et les Bavarois en 910, et d’Othon Ier sur les Hongrois en 955.
LECIv, Lecca, riv. du royaume de Hollande ; c’est un bras du Rhin se séparant du fleuve à Duurstede, dans la prov. d’Utrecht. Cours à l’O. de 65 kil., par Culembourg, Vialen, Niewport; embouchure dans la Meuse à Krimpen , après avoir formé avec elle l’ile d’Ysselmonde. A Schoonhoven , une branche du Leck forme l’Yssel, qui se jette dans la Meuse au-dessus de Rotterdam. Navigation libre.
LECKHES, peuple slave, souche des Polonais.
LECLERC ( Perrinet), bourgeois de Paris, marchand de fer au Petit-Pont, n’ayant pu obtenir justice des Armagnacs qui l’avaient maltraité, déroba à son père, qui était quartenier, les clefs de la porte Sl-Germain-des-Prés, et ouvrit la ville au sire de l’Ile-Adam, chef bourguignon, qui commandait à Pontoise, en 1418. B.
leclerc | Sébastien), graveur, né à Metz en 1637, m. à Paris en 1714, fut protégé par Lebrun et Colbert, et nommé professeur de dessin aux Gobelins. 11 a gravé les Batailles d'Alexandre , d’après Lebrun, les Conquêtes de Louis XIV, en 13 pièces, les Costumes des Grecs et des Romains, les Médailles, jetons et monnaies de France. Il a publié aussi un Traité de géométrie, 1669, et un Système sur la vision, 1679. Son œuvre monte à près de 4,000 pièces. B.
leclerc ( Daniel), médecin, né à Genève en 1652, m. en 1728, étudia à Montpellier et à Paris. De retour à Genève, fl se livra à la pratique de la médecine, et surtout à des recherches historiques sur cet art. Il travailla à la Bibliothèque anatomique de Manget. On a de lui, entre autres écrits : Histoire de la médecine, Genève, 1696, in-12; 2e édrt., augmentée, Amsterdam, 1702 et 1723, ir.-8°, La Haye, 1729, in-4°. D — o.
leclerc (Jean), célèbre critique, frère du précédent, né à Genève en 1657, m. en 1736, professa la philosophie, le» belles-lettres et l’hébreu à Amsterdam et fut pasteur de la secte des Remontrants. Rival de Bayle dans la science et dans la critique, et souvent son adversaire dans les questions religieuses, il n’en a pas le scepticisme indiscret; sa croyance est l’effet d’un raisonnement, dont la force le dispute à la subtilité. Sa logique, aussi ambitieuse qu’inflexible, l’entraîna insensiblement vers les opinions philosophiques et religieuses les plus hardies, et il devint suspect de socinianisme. Ennemi de la contradiction , il ne laissait pas de la rechercher, pour la combattre avec aigreur ou avec la plus fine ironie. C’est à trois séries de revues qu’il doit une grande partie de sa renommée. Ce furent : 1° la Bibliothèque universelle et historique, 1686-1693, 26 vol. in-12 ; 2° la Bibliothèque choisie, 1703-1713, 28 vol. in-12; 3° la Bibliothèque ancienne et moderne, 1714-1730, 29 vol. in-12. La 2» est peut-être la plus connue ; mais l’analyse de3 principaux ouvrages, la variété et le bon choix des extraits, accompagnés de remarques originales, rendent fort utile la Bibliothèque universelle. Les autres ouvrages de Leclerc sont : Commentaires sur l’Ancien Testament , Amsterdam, 1698, et Francfort , 1714, 2 vol. in-fol.; Parrhasiana , 1699, moins amusant, moins varié que certains ana , mais où il régne un vif amour pour la vérité ; Harmonia Evangelica, gr.-lat., Amsterd-, 1699, in-fol. ; Epislolæ tlieologicœ, sous le pseudonyme de Liberius à Sancto Amore, Irennpolis (Saumur), 1679, in-8°; Ars crilica, 1712-30, 3 vol. in-8°; Vie du cardinal de Richelieu, Cologne, 1695, 2 vol. in 12. C. N.
LECLERC DE SEPTCHÊNES. V. 8EPTCHÊNES.
LECLERC DD TREMBLAY. V. JOSEPH (le P.).
leclerc ( Victor-Emmanuel), général, né à Pontoise en 1772, d’un marchand de f..rines, m. en 1802, entra au service comme volontaire en 1791 , fut nommé capitaine au siège de Toulon en 1793, s’y lia avec Bonaparte, commanda
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la place de Marseille, fit la campagne d’Italie, où il se distingua au mont Cenis, au Mincio, à Rivoli , devint général de brigade, et épousa Pauline Bonaparte | depuis princesse Borghèse) en 1797. Il fut successivement chef d’état-major de Berthier et de Brune, et seconda le coup d'Etat du 18 brumaire, en expulsant , à la tête d’une compagnie de grenadiers, les opposants du conseil des Cinq-Cents. Il servit ensuite, avec le grade de général de division, à l’armée du Rhin sous Moreau , se fit remarquer à Holienlinden , reçut le commandement supérieur des 17e, 18e et 19e divisions militaires, envahit le Portugal en 1801, puis commanda l'expédition contre Sl-Domingue, et, après quelques succès sur Toussaint-JLouverture , fut enlevé par la fièvre jaune. B.
LECLÈRE (Achille-François-René), architecte, né à Paris en 1785, m. en 1853, élève de Percier, remporta le grand prix d’architecture en 1808, partit pour Rome avec Mazois, visita aussi Naples et la Toscane, et produisit une vive sensation parmi les artistes français par l’envoi d'un essai de restauration du Panthéon d’Agrippa. Il rentra à Paris en 1814, et, tout en se vouant à l’enseignement de son art, exécuta d’importants travaux dans les châteaux de Monthuchet, de Bandeville, et de Verneuil, dans l’hôtel Pourtalès à Paris. Il fut chargé, en 1820, de la partie architecturale du monument élevé à Bonchamps dans S^Florent, restaura, en 1821, le château du comte de Chastellux, construisit, en 1822, les deux chapelles et le cloître du couvent du Sacré-Cœur à Paris, et restaura le château de Villebois, donna ses soins, en 1824 et 1825, au tracé du nouveau quartier Poissonnière, et enfin bâtit le château de Mareuil. On lui doit aussi le tombeau de Casimir Périer au cimetière du P. Lachaise. Leclère fut nommé membre de ' Institut en 1831, membre honoraire du conseil des bâtiments civils en 1833, membre titulaire et inspecteur-général en 1840. C’était un artiste d’un goût très-pur, partisan zélé, et peut-être exagéré, des doctrines classiques. B.
LECLERCQ ( Michel-Théodore) , auteur de proverbes dramatiques, né à Paris en 1777, d’un riche fabricant de papiers peints, m. en 1851, s’est fait une réputation dans un genre de littérature secondaire, parce qu’il y fut presque supérieur. Homme du monde aimable, dans un temps où la mode était de jouer des proverbes en société, il en joua d’abord, et finit par en composer. Il avait de l'esprit d’observation, saisissait finement les ridicules, les travers, les commérages, les mille petites faiblesses de la société, et obtint beaucoup de succès. Ses débuts, comme auteur, datent de 1810. Sous la Restauration, il devint à la mode, et ses ingénieuses esquisses, portraits en miniature de la société de son temps, sortirent des cercles pour lesquels il les avait crayonnés. Dès 1823 il en donna un recueil en 2 vol. in-8° , qui , peu d’années après, s'augmenta de 6 autres. Leclercq a composé ainsi 80 Proverbes environ, qui, par la vérité de l’observation et des caractères, de jolies scènes, et l’esprit du dialogue, sont presque des comédies. Voici les titres de quelques-uns des principaux : la Manie des proverbes, le Mariage manqué, Tous les comédiens ne sont pas au théâtre, i Humoriste, le Château de cartes, l'Intrigant malencontreux , le Retour du baron, le Père Joseph, le Jury, etc. Plusieurs ont la teinte politique frondeuse de l’époque ; <■ ce sont les vignettes amusantes et vraies de l’histoire, ■< suivant la spirituelle et juste expression de M. Sainte-Beuve. Beaucoup de ces petites pièces ont été arrangées avec succès pour l’optique du théâtre par beaucoup d’auteurs de nos scènes de vaudeville. Le recueil complet des Proverbes dramatiques de Leclercq forme 8 vol. in-8°, ornés de 78 vignettes, Paris, 1834-38. C. D.-r.
LECLUSE (Charles de), en latin Clusius, botaniste, né à Arras en 1528, m. en 1809, étudia le droit à Louvain, renonça à la jurisprudence pour suivre la carrière médicale, fut reçu docteur à Montpellier, parcourut, en herborisant , la France, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne, dirigea pendant 14 ans les jardins de l’empereur Maximilien II à Vienne, et accepta, en 1589, la chaire de botanique à l’université de Leyde. On a de lui : Rariorum plantarum hisloria, Anvers, 1611 , in-fol., avec 1,135 fig., où se trouve la plus ancienne description connue de la pomme de terre; Exoticorum lib. X, quibus animalium, planlarum... , historiœ describunlur , ibid. , 1605, in-fol., etc. Plumier a nommé Clusia un genre de la famille des guttifères.