L’ÉCLUSE. V. ÉCLUSE (L
LECOCQ (Robert), personnage fameux du xiv® siècle, né à Montdidiev, d’une famille de bourgeois originaire d’Orléans, fut avocat du roi au parlement de Paris, puis maître des requêtes, entra dans les ordres, devint préehantre du chapitre d’Amiens, évêque de Laon en 1351, se
fit , avec Etienne Marcel ( V. ce mot ), le chef dumouvement démocratique qui éclata dans les Etats Généraux de 1357 se retira dans son évêché après la mort du prévôt, et, pour ne point être arrêté par les agents du dauphin Charles, s’enfuit à Melun, auprès du roi de Navarre, Charles le Mauvais, qui lui donna l’évêché de Calahorra. B.
LEGOINTE (Charles), savant oratorien, né à Troyes en 1611 , m. en 1681, accompagna l'ambassadeur Servien aux négociations de Munster. Il a laissé des Annales ecclésiastiques des Francs, en latin , Paris, 1665-79, 8 vol. in-fol., depuis l’an 417 jusqu’en 845; c’est un monument utile.
Lr.coiNTE-ruiRAVEAUX (Mathieu), né à Saint-Maixant vers 1750, m. en 1825, était homme de loi dans sa ville natale en 1789, fut administrateur des Deux-Lèvres en 1790, député de ce département à l’Assemblée législative en 1791, puis à la Convention en 1792; accusa Marat d’avoir organisé les massacres de septembre, et vota la mort de Louis XVI. Réélu membre du Conseil des Cinq Cents, en 1798, il provoqua des rigueurs contre les royalistes, et fut nommé président de l’Assemblée en 1797. Appelé au Conseil des Anciens, 1799, il s’opposa à la mise en accusation des anciens directeurs Merlin, Rewbell et La Réveillère-Lepeaux. Il entra au Tribunat après le 18 brumaire, fut chargé par le 1er consul de négocier une pacification dans la Vendée, et devint, en 1801, commissaire-général de police à Marseille. Disgracié en 1803, il fut nommé, pendant les Cent-Jours, lieutenant-général pour dix ou douze départements. Les persécutions de la Restauration l’obligèrent, en 1815, de fuir à Bruxelles, où il mourut. B.
LECOINTRE (Laurent), dit de Versailles, né dans celte ville en 1750, ra. en 1805, était marchand de toiles, et, au commencement de la Révolution , fut nommé commandant en second de la garde nationale. L’exaltation de ses opinions le fit nommer président du département, membre de l’Assemblée législative, puis de la Convention, où il vota la mort du roi sans appel ni sursis. Ennemi acharné des Girondins avant le 31 mai , il le devint des Montagnards après le 9 thermidor. Décrété d’accusation le 16 germinal an ni, il ne reparut plus dans aucune assemblée politique. Son opposition à la constitution consulaire lui valut un court exil. On a de lui des discours et des brochures de circonstance. J. T.
LECOMTE (Louis), jésuite, né à Bordeaux vers 1655, m. en 1729, fut l’un des 6 missionnaires mathématiciens envoyés à la Chine en 1685. Il passa près de deux ans à la cour du roi de Siam , et arriva à Pékin en 1688. Il prit une part active aux discussions qui s'élevèrent entre les jésuites et les autres missionnaires, au sujet de certaines cérémonies que les premiers toléraient chez les convertis comme innocentes, et que les autres traitaient d’idolâtres. Ou a de lui • Nouveaux Mémoires sur l'état présent de la Chine, Paris, 1696, 3 vol. in— 12 ; Lettre à M. le duc du Maine sur les cérémonies de la Chine, Liège, 1700, in-12. Ces deux ouvrages furent condamnés par le pape Innocent XII, en 1702.
LECOMTE (Noël). V. CONTI (Noël).
LECOURBE ( Claude-Jacques | , général, né à Ruffey, près Lons-le-Saulnier en 1759, m. en 1815, s’engagea fort jeune dans le régiment d’Aquitaine, et y servit 8 ans. Rentré dans sa famille à l'époque de la Révolution, il devint commandant de la garde nationale de Ruffey, puis chef d’uu bataillon de volontaires du Jura, et, envoyé à l’armée du Rhin, se fit remarquer à Spire, à Worms, â Mayence. Passant à l’armée du Nord, il obtint le grade de chef de brigade, et combattit glorieusement à Maubeuge, Wattignies, Hondschoote, Fleurus. Général de brigade, puis général de division, 1797-99, il se signala aux années de Rhin-et-Moselle, du Rhin, et du Danube, déploya de grands talents comme tacticien pendant la campagne de Suisse en 1799, et s’illustra sous Moreau à Hohenlinden. S’étant déclaré pour ce général lors de sa mise en jugement, il tomba en disgrâce, et ne fut remis en activité qu’à la lre Restauration. Nommé comte et inspecteur-général d’infanterie par Louis XVIII , il accepta néanmoins de Napoléon Ier, pendant les Cent-, J ours , le commandement d’un corps d’armée dans le Haut-Rhin , et conserva le camp retranché de Béfort, attaqué par l’archiduc Ferdinand. Sa ville natale lui a érigé une statue en 1857. B.
LECOURT ou LE CORS (Lamuert). V. Lambekt-i.i-
LECOUVREUR ( Adrienne), célèbre tragédier.;,e, née à Damery, près Èpernay, en 1690, m. en 1730, vint jeune à Paris, eut des leçons de déclamation de l’acteur-anteur Legrand,allajouer à Strasbourg, et débuta en 17 17 à la Comédie-Française parle rôle de Moniine. La vérité et la chaleur