‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 545 sur 864 · TABLES DE LA LOI. V. DÉCALOGUE · texte numérisé non relu

TABLES DE LA LOI. V. DÉCALOGUE

tables rudolphines. V. Rodolphe il , empereur.

TABLETTES A ÉCRIRE , Pugillares , chez les anc. Romains. Elles avaient la forme d’un petit livre dont les pages, en bois ou en ivoire, étaient légèrement refouillées : une couche de cire d’un brun rouge , couvrait ce creux , on écrivait sur cette cire avec un style ( V . ce mot ) qui labourait la cire à fond , de sorte que les lettres tracées par cet instrument apparaissaient blanches. Les Tablettes de cire étaient encore en usage au moyen âge. — Il y avait aussi des tablettes de peau , sur lesquelles on pouvait effacer une écriture à l’encre. Les Tablettes servaient pour les communications épistolaires peu importantes. C. D — y.

TABLINUM, pièce servant d’archives, dans une maison des anciens Romains. Elle était ordinairement au fond de l’atrium , sur l’axe du prothynum ou couloir d’entrée de la porte principale de la maison. C. D — y.

TABOR, en bohémien Hradislie ou IIory-Tabor, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 98 kil. S.-S.-E. de Prague; 4,000 hab., dont beaucoup de Juifs. Murailles flanquées de tours. Ch.-l. de cercle; tribunaux. Elle doit son origine a un château-fort bâti en 1419 par Jean Ziska, chef des Hussites , qui , dans leur guerre , en avaient fait un de leurs lieux de rassemblement. Une des sectes hussites prit de là le nom de Taborites. — Le cercle de Tabor, entre ceux de Budweis au S., de Pisek à l’O. , de Prague au N., de Czaslau et le gouvernement de Moravie ( cercle d’Iglaus) à l’Est, a 4,618 kil. carr., 100 kil. sur 35, et 334,548 hab. Arrosé par la Moldau.

tabor, montagne de Syrie. V. thabor.

TABORITES , secte de Hussites qui reconnaissaient Ziska pour chef, et nommés ainsi de la ville de Tabor. Ils rejetaient la présence réelle , la confession auriculaire , la confirmation , le purgatoire.

TABOU , interdiction que les prêtres des îles de la Polynésie prononcent sur une personne ou sur un objet , pour lui donner une sorte de sainteté ou d'inviolabilité. C’est ainsi que les souverains sont tabous ; les toucher, et parfois même lever les yeux sur eux , c’est encourir la mort ou du moins une peine très-sévère. Le terrain consacré à un

dieu, ou à la sépulture d’un grand chef, est tabou. Ou devient tabou , en touchant une personne supérieure par le rang, etc.

TABOURET (Droit au). F. Fauteuil.

TABOUROT. V. Accords (le seigneur des).

TABRIS. V. Tauris.

TABS ou TEBBES, anc. Tabæ? ville de Perse (Kouhistan) , sur la route d’Yezd à Hérat ; 8,000 hab. Jadis forteresse des Assassins.

TABUDA , un des noms anciens de I’Escaut.

TABULARIUM , grande galerie située sur toute la partie orientale de l'Intermont du mont Capitolin , dans l’anc. Rome, et qui servait de dépôt des lois, gravées sur une multitude de tables d’airain. 11 reste encore un grand mur de substruction de ce monument, et des traces d’une galerie basse, en arcades, dominant le Clivus Capitolin, et dont les pieds-droits étaient ornés de colonnes doriques engagées, en pierre travertine. C. D — y.

TACANHUNAS, riv. du Brésil (Para), coule au N.-E., et se jette dans le Tocantin. — Sur ses bords, habite une tribu indigène de même nom.

TACAPE ou AQUÆ TACAPINÆ, anc. ville de l’Afrique propre, dans laTripolitaine; auj. Cabès. Son territoire était renommé pour sa fertilité.

TACAZZÉ ou ATBARA, anc. Astaboras, riv. d’Abyssinie , naît dans la province de Lasta , arrose le Samen ( royaume de Tigré), traverse le pays des Changallas, et se jette dans le Nil, rive dr. ( V. Nil); cours de 1,000 kil. Les crocodiles et les hippopotames j sont communs.

TACCA ( Piétro-Jacopo ), célèbre sculpteur, né à Carrare, m. à Florence en 1640, était élève de Jean de Bologne. On lui doit , entre autres ouvrages, la statue du grand-duc Ferdinand 111 à Livourne, les 4 esclaves en bronze qui décorent le port de cette ville, et la statue équestre de Philippe IV à Madrid.

TACFARINAS, chef africain , servit d’abord sous Tibère dans les troupes auxiliaires de l’Empire , puis , à la tête de quelques tribus de Maures et de Numides, se révolta en 17, et lutta huit ans contre les Romains. 11 fut tué dans un combat contre le proconsul Dolabella devant Thubascum , >ten 25.

TACHAU , v. des Etats autrichiens ( Bohême ) , dans le cercle et à 45 kil. S.-E. d’Egra, sur la Misa; 3,000 hab. Verreries et forges à fer. Procope , chef des Hussites , j' battit les Impériaux en 1431. Aux environs, manuf. de glaces de Strœhl , et sources d’eaux minérales.

TA CH FI N ou TASCHFIN (Abou’l-Moezz-Abou-Omar), dernier roi Almoravide de Maroc, 1143-46, avait combattu de 1126 à 1138 en Espagne contre les chrétiens. Rappelé en Afrique par son père Ali , que menaçaient les Almohades, il fut constamment malheureux contre ces nouveaux ennemis , perdit toutes ses possessions , et se noya dans la mer en allant au secours d’Üran.

TACI-IKEND , v. forte du Turkestan , russe (dep. 1865), à 200 kil. N.- O. de Khokand , près du Sihoun , au milieu de vergers et de jardins; 80,000 hab. environ. Très-beau climat. Station des caravanes entre Orenbourg et Khokand. —Jadis ch.-l. d’un Etat de même nom.

TACHOS, roi d’Egypte, 363-362 av. J.-C. , fils de Nectanébus Ier, implora le secours des Grecs contre Artaxercès-üchus ; mais, abandonné par Agésilas, roi de Sparte , qu’il avait blessé par des railleries sur sa difformité , il dut prendre la fuite devant le rebelle Nectanébus II.

TACITE (C.-Cornelius-Tacilus), illustre historien latin, né à Intéramne (Ombrie) , l’an 807 ou 808 de^ Rome, 54 ou 55 de J.-C., m. vers 130 ou 134. Il était d’une famille équestre; on le suppose fils d’un procurateur de la Gaule Belgique, Corn.-Vérus-Tacitus. Il se distingua d’abord au barreau, et fut chargé, avec son ami Pline le Jeune, de soutenir, en 99, l’accusation de l’Afrique contre le proconsul Marius Priscus , digne émule de Verrès. Suivant une vieille habitude romaine , il ne commença à écrire qu’après avoir parcouru tout le cercle ■ des honneurs : questeur sous Vespasien , édile sous Titus, i préteur sous Domitien , il fut consul subrogé en 97 sous j Nerva. En 89 , il avait quitté Rome avec sa femme, et il était encore absenta la mort de son beau-père Agiicola, 93 ; peut-être était-il gouverneur d’une province. On ne sait rien de sa postérité ; cependant l’empereur Tacite se glorifiait d’être son descendant. — Nous n’avons rien des plaidoyers de Tacite, ni d’un livre de Facéties et des poésies qu’il avait, dit-on, composées. Mais il nous reste quatre ouvrages historiques : 1» la Vie d' Agricole, écrite en l'an 97 ou 98 ; 2° un livre Sur les mœurs des Germains, tableau dont l’exactitude frappante s’expliquerait, si Tacite a passé une partie de sa jeunesse sur les bords du Rhin ; 3° les Mis-

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