TAI
TAGDEMPT, v. d’Algérie. V. Tékédemft.
TAGK, anc. Tagus, en espagnol Tajo, en portugais Tejo, fleuve de la péninsule Ibérique, prend sa source au mont San Felipe en Aragon, dans la Sierra-d’Albarracin , coule au N.-O , puis à l’O. et au S.-O., à travers les provinces espagnoles de Cuenca, Guadalaxara, Tolède, Badajoz, et par Aranjuez, Tolède, Talavera-de-la-Reina, Alcantara, entre en Portugal après avoir formé quelque temps la limite des deux royaumes, sépare le Beira de l’Alemtéjo, arrose l’Estramadure portugaise, et, après avoir traversé Abvantès, Santarem et Lisbonne, se jette dans l’Atlantique à 4 kil.au dessous de cette ville. Cours de 760 kil. , dont 560 en Espagne. Ses principaux affluents sont : à droite, le Xarama, grossi de l’Hénarès, le Guadarrama, l’Alberche, le Siétar, l’Alagon , etleZezer; à gauche, le Torraya ou Zato. Il est navigable avec les marées jusqu’auprès de Santarem. L’amiral français Roussin força l’entrée du Tage en 1831.
tage, Tagos, nom des chefs de cité ou de fédération dans l'anc. Tliessalie.
TAGËS, petit-fils de Jupiter, ou, selon quelques auteurs, né d'une motte de terre sous la charrue d’un laboureur, enseigna le premier aux Etrusques la science de la divination et des aruspices. Sa taille était celle d’un nain.
TAGINE, v. de l’Italie ancienne (Picénum), sur leMétaure: auj. Lenlagio.
TAGL1ACOZZI (Gaspard), chirurgien, né à Bologne en 1546, m. en 1599, professa l’anatomie à l’université de sa ville natale. Sans être l’inventeur de la rhinoplastie, déjà pratiquée en Sicile et en Calabre, il publia sur cet art un ouvrage complet , méthodique , et plein d’érudition : De Curtorum chirurgiâ per insitionem, Venise, 1597, in-fol., fig., réimprimé sous le titre de : Chirurgiâ nova de narium , au’imn, labiorumque defeclu , Francfort, 1598, in-8°.
TAGL1ACOZZO, v. du royaume d’Italie, dans la prov. d’Aquila, à 17 kil. O. d’Alba, près <le la source du Salto; 6,793 habitants. Beau palais. Charles 1er d’Anjou y remporta, en 1268, une grande victoire sur Conradin; on la nomme aussi bataille d’Alba, ou de Scurcola.
TAGL1AMENTO, anc. Tilavemptus, rivière du roy. d’Italie (Vénétie), prend sa source dans les Alpes Juliennes, au mont Mauro, coule au S. par la province d’Udine, arrose Spilimbergo, Tolmezzo, Mendrizio, Lati eana, et se jette dans l’Adriatique, au golfe de Venise; cours de 170 kil. Bonaparte le franchit, le 16 mars 1797, après une victoire sur les Autrichiens, que Masséna y battit encore le 12 nov. 1805. Le Tagliamento donna son nom à un département du royaume français d’Italie, formé en 1806 du territoire de Trévise et d’une partie du Frioul autrichien, entre ceux du Passeriano, du Bacchiglione, de la Piave, de l’Adriatique, et le Tyrol , et qui avait pour Ch.-l. Trévise.
TAGUARI. V. Tacoari.
TAGUIN , riv. d’Algérie (Alger), naît dans le Djebel- Amour, coule du S. au N., et se joint au Chélif. Sur ses bords, à Ain-Taquin (à 300 kil. 6. d’Alger), le duc d’Aumale battit Abd-el-Kader, le 16 mai 1843.
TAGUS, nom latin du Tage.
TAHER ou THAHER ( Al-Khousaï-ben-Hoçéin-ben- Masab), fondateur de la dynastie des Tahérides, avait servi sous llaroun-al-Raschid. Pendant la guerre que se firent les deux fils de ce calife, il fit périr l'un, Amyn, 813, et assura le trône à l'autre, Al-Mamoun. En récompense de ses services, il obtint le gouvernement du Khoraçan , qui comprenait toutes les provinces orientales de l’empire musulman depuis le Tigre jusqu’à l’Iaxaite et aux frontières de l’Hindoustan. 11 venait de se rendre indépendant, quand il mourut empoisonné, dit-on, 822.
TAHÉRIDES, dynastie persane, fondée dans le Khoraçau, en 820, par Taher ( F. ce mo(). Les princes de cette maison gouvernèrent le Khoraçan pendant plusieurs générations. Le calife Al-Mamoun voulut détruire leur puissance, devenue héréditaire ; il ne put y réussir qu’en opposant un compétiteur aux descendants de Taher. Mohammed, ar- ière-petit-fils de Taher, tomba au pouvoir de Yacoub-ben- Laith, 873, qui fut le chef de la dynastie des Sofl'arides. i.a Perse, qui était devenue province musulmane, recommença d’avoir une existence propre sous les Tahérides, qui, par une sage administration, placèrent lo Khoraçan dans 1 état le plus prospère. L).
TAHITI. V. T ai Ti.
TAJ-OUAN. V. Formose.
TA1KO-SAMA , premier koubo ou chef temporel du Japon, n'était d’abord qu’un esclave nommé Fide-jos. S’étant fait remarquer par ses talents, il devint le favori, puis le lieutenant d’un général qui s’était arrogé la souveraineté
de quelques provinces des environs de îrléako, et lui succéda en 1583. Sous prétexte de rendre plus sacrée la personne du Daïri , auquel il voulait enlever l’autorité temporelle, il le retint dans un magnifique palais. Après une heureuse lutte contre les Chinois, il publia des lois sévères. Voulant chasser les étrangers, et surtout les Portugais, de ses Etats, il persécuta les premiers chrétiens. 11 mourut en
TAILHIÉ ( l’abbé -Jacques ) , né vers 1700 à Villeneuve ( Agénois), m. en 1778, fut élève de Rollin, dont il résuma les ouvrages sous les titres de : A brégé de T histoire ancienne, Lausanne, 1774, 5 vol. in-12; Abrégé de l’histoire romaine, Paris, 1755, 4 vol. in-12. Ces abrégés eurent beaucoup de succès. On lui doit encore: Histoire de Louis XII, Paris. 1755, 3 vol. in-12; Abrégé chronologique de l'histoire de la Société de Jésus , 1759, in-12.
TAILLE, impôt, temporaire à l’origine, levé par les rois de France, et aussi par les seigneurs, sur les roturiers de leurs domaines, pour tenir lieu du service militaire. Ce nom vient, selon les uns, de ce que, sur une certaine quantité de denrées, on en coupait en quelque sorte une partie pour le seigneur ; selon les autres, de ce qu’on marquait d’une entaille, sur deux morceaux de bois s’ajustant l'un à l’autse, et que se partageaient le percepteur et le débiteur de l’impôt, ce que le dernier avait payé à compte de sa dette. Dés le xie siècle, la taille s'étendait à d’autres cas qu’à l’exemption du service militaire : ainsi , on la leva pour la chevalerie du fils aîné du roi ou du seigneur, à l’occasion du mariage de ses filles, pour payer sa rançon s’il était prisonnier, et quand il allait en Terre- Sainte. Les ecclésiastiques exigeaient la tail'e de leurs sujets, quand le pape exigeait un subside. D’accidentelle qu’elle était , la taille devint bientôt annuelle. Le roi pouvait modérer les tailles dont les seigneurs frappaient leurs sujets, s’il les jugeait excessives; mais, pour lever lui-même une taille sur les terres des seigneurs, il devait négocier pour obtenir l’autorisation de chacun d’eux. Quand il y eut des Etats-Généraux, le consentement de cette assemblée le dispensa de cette nécessité ; mais les tailles ainsi consenties ne furent jamais accordées que pour un an, et elles cessaient avec le fait qui en avait motivé la demande et la levée. La taille royale ne devint perpétuelle qu’en 1445 ; elle s’élevait alors à 1 ,800,000 livr.; Louis XI l’augmenta de près de 3 millions, et François Ier de plus de 9 millions. Elle atteignit près de 32 millions sous Henri III; depuis l’avénement de Louis XIV jusqu’à la Révolution , elle fut de 23 millions environ. A l’exemple des rois, les seigneurs rendirent les tailles perpétuelles dans leurs domaines. Les nobles et les ecclésiastiques ne payaient pas la taille royale, si ce n’est pour les biens roturiers qu’ils possédaient ou tenaient en censive ; la même exemption fut attachée à un grand nombre d'offices. B.
taille (Jean de la), poète, né vers 1540 à Bondaroy, près de Pithiviers, ra. après 1607, eut une grande réputation de son temps. On a de ' lui des pièces de théâtre. Si elles sont oubliées, on doit rappeler qu’un des premiers il écrivit des comédies en prose, et abandonna le genre des Mystères et des Moralités. Il est aussi l’auteur d’une Histoire abrégée des singeries de la Ligue, 1595, in-8°, souvent ajoutée aux éditions de la Salyre Ménippée. — Son frère, Jacques de La Taille, né en 1542, a laissé aussi quelques tragédies.
TAILLEBOURG, Tabellicum, brg (Charente-Inférieure), arr. et à 16 kil. S.-O. de S^Jean-d’Angely, sur la rive dr. de la Charente; 1,100 hab. V’ictoire de SLLouis sur les Anglais et sur Hugues de Lusignan , comte de la Marche, en 1242.
TAIN, ch.-l. de cant. (Drôme), arr. et à 18 kil. N.-O. de Valence, sur la rive g. du Rhône ; 2,410 hab. Il communique avec Tournon par un pont de fil de fer, le pre mier construit en France, 1815, et est au pied du coteau de l’Ermitage, célèbre par ses vins. Filatures de soie. Prés de là sont des carrières de beau granit gris.
tain, v. d’Ecosse, capitale du comté de Ross, à l’embouchure de la Tain, sur la côte S. du golfe de Donioch, à 513 kil. N. d’Edimbourg; 2,563 hab. Ruines de l’église S'-Duthus.
TA1TBOUT, nom d’une famille parisienne, issue d’un officier belge, qui vint s'établir à Paris sous le règne de Henri IV. Une branche de cette famille, qui obtint la seigneurie de Marigny, posséda, pendant tout le xvme siècle, la charge de greffier en chef et conseivateur des hypothèques de la ville de Paris, et donna sen nom à l’une des rues du quartier de la Chaussée-d'Antin.
TAITT, TAHITI ou OTAIIITI, la Sagiltaria de Quiros, la A’nur elle-Cythcre de Bougainville, île de l’archipel de Taiti ou de la Société | Polynésie), par 17« 29’ 17” lat. S.,