‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 574 sur 864 · fr. par an · texte numérisé non relu

fr. par an

THOMISTES. V. Thomas d’Aqüin.

THOMON ( Thomas-Jean Thomas de), architecte, né à Paris en 1759, m. en 1813, fut envoyé à Rome en 1785, aux frais du gouvernement, et venait d'être nommé architecte du comte d’Artois, 1791, quand les premiers excès de la Révolution l’empêchèrent de rentrer en France. Attiré en Hongrie par le prince Esterhazy en 1796, il passa, deux ans après, en Russie, et y résida jusqu’à sa mort. Architecte du tzar, il éleva le grand théâtre, la Bourse et les magasins à suif de SLPétersbourg, le temple funéraire de Paul Ier à Pavlovsk, la colonne commémorative de Poltava, le théâtre et l’hôpital d’Odessa. 11 était professeur a l’Académie des Beaux-Arts de Sl-Pétersbourg et à i’Ecoie d’application du génie. On voit aussi de lui, au palais de l’Ermitage, de grandes aquarelles. B.

TIIOMOND. V. Clake.

THOMSON ou THOMPSON (Benjamin). V. Rumford.

Thomson (James), poète écossais, né en 1700 à Ednam (Roxburgh), d’un ministre presbytérien, m. eu 1748. Pauvre, et élevé, grâce à des secours amis, à l’école de Jedburgh, puis à l’université d’Edimbourg, il fut poète dés l’enfance. La mort de son père lui ôtant toute ressource, il vint à Londres avec sa mère. Son poème de V Hiver, 1726, acheté 3 guinées par un libraire, le fit connaître; l’Eté parut en 1727, avec un beau poème Sur ta mort de Newton, et une invective patriotique ( Britannia } contre le ministère. Le Printemps fut publié en 1728, et V Automne en 1730, après une grave, mais froide tragédie «le Sophonisbe. Célèbre désormais, il accompagna le fils du chancelier Talbot en France, en Suisse et en Italie, 1731-4. Au

THO

THO

retour, devenu secrétaire de la chancellerie, il composa un poème allégorique sur la Liberté, qu’il ne publia qu’en 1737. La mort du chancelier et de son fils était venue l’interrompre; il ne reprit pas son emploi, mais obtint, avec une pension du prince de Galles, une autre sinécure, l’intendance des iles Lreward. 11 donna au théâtre Ayamemnon , 1738, Tancrède et Sigismond, sa meilleure tragédie, 1745 (tirée de Gil Blas), et composa Coriolan. Le Château de l’Indolence, poème allégorique, écrit avec charme dans le style de Spencer, fut sa dernière publication. On a encore de lui des poésies fugitive?. 11 a toute sa vie corrigé, quelquefois avec l’aide de Pope, son oeuvre capitale, les Saisons. Simple de cœur, épris du silence des nuits et de la campagne, il y a dépeint , avec trop d’ornements peut-être, mais avec sympathie, les transformations de la nature et les différentes occupations qu’elles apportent â l’homme. Les Saisons ont été imitées en France par Saint- Lambert et Roucher, et traduites en prose par Muie Bontemps, 1759, par Deleuze, 1801 et 1808, en vers par J. Poullin , 1802. On a réimprimé en 1843 le poème anonyme de Thomson , 1729 , A la mémoire de M. Congrève. il est de plus l’auteurMes paroles du fameux chant national: Rule lirilannia, dont Arne a fait la musique. A. G.

THOMYEIS, reine des Massagètes. V. Cyrus.

THONON, ville de France (Haute-Savoie), ch.-l. d’arrondiss. à 170 kil. N.-N.-E. d’Annecy, 31 N.-E. de Genève, et près du lac de ce nom; 4,593 hab. Excellents fromages. — Ce fut, sous le 1er Empire français, un ch.-l. d’arr. du département du Léman.

THOPHAIL lAbou-Djàtar-lbn), philosophe et médecin arabe, né à Cordoue, m. vers 1190, fut le maître d’Averroès et de Maimonide. On a de lui : Hai-ebn-Joklan (l’Homme de la nature), ouvrage publié en arabe et en latin sous le titre de Philosophus autodidactus , par Pococke, Oxford, 1650.

THOR, dieu Scandinave, fils aîné d’Odin et de Frigga, présidait à l’air, aux saisons, au tonnerre et aux orages, et protégeait les hommes contre les mauvais génies. Il habitait Troudouangour (c.-à-d. asile contre la peur), palais composé de 560 salles. Il terrassera Jormoungardour, serpent né de Loki et emblème du mal, le jour de la destruction du monde; mais il périra lui-même du venin de ce monstre. On le représentait avec une couronne et une longue barbe, une massue ou un sceptre à la main, sur un char traîné par deux boucs. Le jeudi lui était consacré. On lui immola des hommes, des chevaux, des chiens et des coqs.

thor, brg (Vaucluse], arr. et à 17 kil. F.. d’Avignon, sur la Sur gués; 2,110 hab. Curieuse église romane de Ste-Marie-au-Lac. Fabr. de garance.

, THOKDA, anc. Salinœ, en allemand Torenburg, v. des Etats autrichiens (Transylvanie), sur VAranyos, est située au S. du cercle et à 28 kil. S.-E. de Klausenbourg ; 8,000 hab. Salines considérables (240,000 quintaux de sel par an), exploitées déjà par les Romains. Trajan battit les Daces aux environs. — Donne son nom à un comitat hongrois, entre ceux de Klausenbourg au N. et à l’O., Uuterweissenbourg au S., et Maros à l’E.; 4,776 kil. carr.

THORIGNY. V. Torigny.

THORILL1ÈRE (Lenoir, sieur de La), gentilhomme et capitaine de cavalerie, m. en 1679, s’enrôla dans la troupe de Molière, où il joua la tragédie et la comédie; il excellait dans les rôles de rois et de paysans. J. T.

THORiLLiÈKE (Pierre lenoir de la), comédien, né en 1656, m. en 1731, fils du précédent, le surpassa, resta 47 ans au théâtre, et fut toujours goûté du public. Il était élève de Molière. Reçu au Théâtre-Français en 1684, il montra une délicatesse et une finesse de jeu incomparables dans la haute livrée. Il dansait avec grâce et chantait fort bien. Le dernier rôle qu’il joua fut celui de Frontin dans le Muet de Bruéys. J. T.

THORIN’S. V. Romanècme.

THORISMOND, roi des Wisigoths, 451-453, fut proclamé, à 28 ans, sur le champ de bataille de Châlons-sur- Marne, où son père Théodoric Ier venait de périr en combattant contre Attila , et fut assassiné par son frère Théodoric II.

THORLAKSEN (Jean), poëte islandais, m. en 1820, pasteur à Bægisa, écrivit en son idiome une traduction du Paradis perdu de Milton, et de 14 chants de la Messiade de Klopstock.

THOKN, v. forte des Etats prussiens (Prusse), sur la rive droite de la Vistule, à 84 kil. S. de Marienwerder; 11,000 hab. Ch.-l. de cercle; tribunaux; gymnase; école Latine ; bibliothèque. Bel hôtel-de-ville. Savon, draps, lai-

nages, cuirs, liqueurs, pain d’épice et navets renommés. Comm. de bois et de céréales. — Anc. ville libre et hanséatique, Thorn tomba ensuite au pouvoir de l’ordre Teutonique, qui y signa, en 1466, un traité par lequel il se reconnaissait vassal de la Pologne. Charles-Gustave la prit en 1655, et Charles XII en 1703. Patrie de Copernic, dont le monument, œuvre de Thorvvaldsen , est dans l'église Sl-Jean.

THORNE, hrg et paroisse d’Angleterre, comté et à 57 kil. S.- S.-E. d’York, sur le Don; 4,000 hab. C.mm, de grains. Construction de navires; corderies.

THOKNHILL (James), peintre anglais, beau-père d’IIogarth, né à Weymouth en 1676, m. en 1734, fut 1er peintre d'histoire de la reine Anne. Ses principales œuvres sont l’histoire de S1 Paul dans le dôme de la cathédrale de Londres, et les peintures du réfectoire et du salon de l’hôpital maritime à Greenwich. 11 a de l’imagination, un bon goût de dessin, un pinceau ferme et hardi; mais il manque de correction. 11 eut aussi des succès dans le paysage et le portrait, et cultiva l’architecture. B.

THÜRPE , terminaison de plusieurs noms géographiques anglais, signifie, dans les langues Scandinaves, village.

THORSENG. V. Taasinge.

TIIORSHAVN, ch.-l. de l’ile de Stromo et de l’archipel des Fœroë ; 500 hab.

TIIOTH, dieu égyptien, identifié par les Grecs avec Hermès ou Mercure, et surnommé Trismégiste (trois fois très-grand). Il inventa l’écriture, la grammaire, les sciences, les arts, etc. On le représentait avec une tête d'ibis ou de cynoscéphale. Il existait sous son nom 42 livres sacrés, que gardaient les prêtres égyptiens.

THORVVALDSEN (Barthélemy I, célèbre sculpteur danois, né en msr en 1779, entre Copenhague et Riasciawick, m. en 1844, était fils d’un marin de Copenhague, qui sculptait des figures en bois pour la proue des navires. Admis à recevoir une éducation gratuite à l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague, il remporta, en 1794, le grand prix, qui lui donna le droit d’aller à Rome aux frais de l’Etat, 1797, et plus tard il vint encore séjourner plusieurs fois dans cette capitale. Ses œuvres , recherchées dans toute l’Europe, lui valurent une immense fortune, et il la légua, en mourant, au musée de Copenhague, qu’il avait fondé. L’Institut de France l’admit parmi ses membres étrangers. Thorwaldsen est toujours sage dans ses conceptions, sévère dans l’exécution ; mais son style a quelquefois un peu de pesanteur et de dureté. Bien qu’il ait fait de très-belles statues, cependant il excella surtout dans le bas-relief. Ses principaux ouvrages sont : une statue colossale de Jason, Mars, les Grâces, les Muses. Apollon, Mercure, Adonis, le Christ et les Douze Apôtres (à Notre- Dame de Copenhague), le Tombeau de Pie Vit à Rome, la statue équestre de Poniatowski à Varsovie, celle du Prince Max de Bavière à Munich, la statue de Schiller à Stuttgard, le monument de Gutenberg à Mayence , une foule de basreliefs, tels qu’ Achille à qui l'on enlève Briséis, Bacchus donnant à boire à l'Amour, T Amour éveillant Psyché, Hygiée présentant une coupe au serpent d'Esculttpe, et surtout V Entrée d' Alexandre à Babylone, dans lechâteau de Christiansborg à Copenhague. B.

TLIOU (Nicolas de), évêque de Chartres, m. en 1598, resta fidèle à Henri 111 pendant les troubles de la Ligue, et, bien que partisan du roi de Navarre, publia, par faiblesse, des mandements en faveur du cardinal de Bourbon, proclamé sous le nom de Charles X. Il fit partie de l’assemblée du clergé tenue à Chartres, où furent improu vées les bulles d'excommunication lancées contre Henri IV par Grégoire XIV et Sixte-Quint. 11 fut aussi au nombre des prélats appelés à SLDenis en 1593 pour instruire le Béarnais dans la religion catholique, et eut l’honneur de le sacrer en 1594 dans sa cathédrale. B.

tiioü (Jacques-Auguste de), illustre historien, neveu du précédent , et fils de Christophe de Thou, 1er président au parlement, né à Paris en 1553, m. en 1617, fit d'excellentes études, et eut pour maîtres en jurisprudence Cujas et Ilotman. En 1573 , il suivit Paul de Foix, ambassadeur en Italie, et conçut, à 19 ans, le projet d écrire l'histoire du xvie siècle. A son retour, chargé de missions par Henri III , nommé conseiller-clerc au parlement de Palis en 1576, envoyé comme commissaire en 1581 pour rendre la justice en Guyenne, il fit la connaissance du prince de Coudé, du roi de Navarre, et de Montaigne, devint président à mortier au parlement de Paris, servit avec chaleur la cause de Henri III en Nonnaudie et en Picardie, parut avec éclat aux Etats de Blois de 1588, négocia l’alliance du roi et de Henri de Navarre, alla chercher pour eux des secours en Allemagne et en Italie,

THO

Page 1