‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 584 sur 864 · TIR · texte numérisé non relu

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solidement réfuté, mais où Voltaire a beaucoup puisé, etc. ! — Son neveu, Nicolas Tindal, né en 1687, ni. en 1774, a traduit en anglais les Antiquités sacrées et profanes de Dom I Calmet, 1724, YHist. de l’Empire ottoman de Cantemir, et VUist. d'Angleterre de Rapin-Thoyras, 1726, 6 vol. in-8°.

T1NDARO, Tyndarium , cap de Sicile (Messine), à 12 kil. S.-E. de Patti. Ruines de l’anc. Tyndaris.

TINE ou T1NO, anc. Tenos, île de la Grèce, dans le groupe des Cyclades, au S.-E. d’Andros; 220 kil. carrés; 25,000 hab. Ch.-]., San-Nicolo. Sol montueux; céréales, vins, fruits, figues, olives. Elève de bétail, abeilles, vers à soie. — Cette île forme un diocèse avec Andros.

TiNËlI, v. et port de la Basse-Egypte, à l’extrémité E. du lac de Menzalèh, à 80 kil. S.-E. de Damiette.

TING-IIAI, v. murée de la Chine, capitale de l’ile de Chousan, à 1 kilom. de la mer; 25,000 hab., environ. Commerce actif.

T1NGIS , ou Julia Traducla , Casarœa, v. de l’Afrique ancienne, capitale de la Mauritanie Tingitane. Auj. Tanger.

TINGITANE (Mauritanie). V. Mauritanie.

TING-TCHÉOU, v. de Chine (Fou-kian), à 360 kil. de Fou-tchéou. Ch.-l. de département.

TINIAN , île de la Micronésie, une des Mariannes, par 15» 9’ lat. N., et 142° 40’ long. E.; 65 kil. de tour. Pays fertile et pittoresque. On y remarque beaucoup de ruines d’anc. monuments.

TINNEVELLY, v. de l’Hindoustan anglais, présid. et au S.-E. de Madras, par 8° 48’ lat. N., et 75® 42’ long. E., dans le S. de l’anc. Karnatic. Grande et bien peuplée; sa situation au milieu d’immenses rizières en rend le séjour malsain. Elle appartient aux Anglais depuis 1803.

TINO. V. Tins.

TINTÉNIAC, cb.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 40 kil. S.-E. de Sl-Malo, sur le canal d’IUe-et Rance ; 763 hab. Comm. de bestiaux, laine, beurre.

TINTIGNAC, hameau (Corrèze), arr. et à 12 kil. N. O. de Tulle, sur la route d’Uzerche. C’est peut-être l’antique Rastiatun i • des fouilles y ont fait découvrir les ruines d’un amphithéâtre, et de nombreuses antiquités.

TINTIXGUE , v. de l’ile de Madagascar, sur la côte E., vis-à-vis l’ile S*e-Marie, à 160 kil. N.-E. de Tamatave. Prise par les Français en 1829.

TINTO , anc. Urium, riv. d’Espagne, naît dans la Sierra- Morena, et se jette dans l’Atlantique; cours de 100 kil. Les vignobles qui bordent ses rives produisent des vins estimés.

^ TINTORET ( Jacopo Bobusti, dit i.e), peintre célèbre, né à Venise en 1512, d’un teinturier (d’où son nom), m. en 1594, montra de bonne heure de grandes dispositions pour la peinture, fut élève du Titien , et fit de si rapides progrès, que le maître, jaloux de son élève, le congédia. Le Tintoret , tout en imitant le coloris du Titien, qu'il surpassa par la fougue et la vie, étudia le dessin de Michel- Ange, et fonda une école particulière. Pierre de Cortone qualifiait son génie de fureur pittoresque , et l’on a dit avec raison que c’est chez lui qu’il faut étudier le mouvement. Composant très-facilement , le Tintoret a produit une œuvre immense, mais où il y a bien des tableaux indignes de lui. Il jouit de son vivant d’une très-grande réputation. Ses chefs-d’œuvre sont : le Crucifiement de J.-C. , la Gloire du Paradis, l'Adoration du veau d'or, les Signes précurseurs du Jugement dernier, et le Miracle de St Marc, à Venise. Le musée du Louvre a cinq toiles de lui, parmi lesquelles son portrait peint par lui-même , une Suzanne au bain , le Christ mort, etc. — Son fils Dominique, né en 1565, m. en 1637, et sa fille Maria, née en 1560, m. en 1590, eurent aussi quelque talent dans la peinture. B.

TIüURTIUM CASTRUM, nom anc. de Todrnüs.

TIOUMEN, v. de la Russie d’Asie, gvt et à 200 kil.

S. -O. de Tobolsk, sur la Tioumenka ; 14,337 hab. Fonderie de cloches. C’est la première ville que les Russes aient fondée en Sibérie; 57° 10' lat. N.; 63° 11' long. E.

TIPARENUS, nom anc. de l’ile Spetzia.

TIPASA , en arabe Tfussed , petit port d’Algérie, prov. et à 92 kil. O. d’Alger, 21 E. de Cherchell, à l’extrémité O. de la plaine de la Mitidja. Beaucoup de ruines romaines.

TIPPERAH , district de l’Inde Transgangétique anglaise, dans l’ancien Bengale, entre le Katchar au N., le Cassay à l’E., le Chittagong au S., et le Brahmapoutra à l’O. ; 750,000 hab. Ch.-l., Kamilla. Pays montagneux, arrosé par le Gonmty.

TIPPERARY, v. d’Irlande, dans le comté de ce nom, sur l’Arra, affluent de la Suir, à 40 kil. S.-E. de Limerick, 16 O. de Cashel ; 5,907 hab.

tipperary, comté au S. de l’Irlande, dans le N.-E. du

j Munster; entre ceux de Clare et de Limerick à l’O., do Cork au S. -O., de Waterford au S.-E., le Leinster à l’E., et le Connaught au N.; 400,335 hect.; 90 kil. sur 60; 247,439 hab. Les monts Knockmeledown le séparent au S. du comté de Waterford, et, au N., le lac Derg et le Shannon le séparent du Connaught. Il contient au N. une partie du marais d’AUen. Sol très-fertile ; population turbulente et misérable. Export, de produits agricoles. Houille, cuivre, plomb, et ardoises près de Killaloe. Le commerce de laine de Carrick a cessé. Capit., Clonmel ; v. princip. : Tipperary, Nenagh, Cashel, Templemore, Thurles, Cloglieen et Carrick.

TIPPOO-SAEB, dit Behadour (le Brave), fils d’Haider- Ali et dernier sultan de Mysore, né en 1749, m. en 1799, porta d’abord le nom de Feth-Ali-Khan , se distingua de bonne heure par sa bravoure et sa haine contre les Anglais, arriva au trône en 1782, s’empara de Mangalore, de Bednor et d’autres villes, 1783, et signa avec l’Angleterre une paix avantageuse, 1784. Enorgueilli par ces premiers succès, il déploya un luxe ruineux. Ses envoyés allèrent demander l’alliance de la France, 1787-1788. L’invasion des domaines du radjah de Travancore servit de prétexte aux Anglais pour reprendre les hostilités, 1789 : Tippoo- Saëb, après deux campagnes contre Comwallis et Abercromby, 1790-91 , vit encore se tourner contre lui les Mahrattes et le Nizam , fut assiégé dans Seringapatam, sa capitale, et dut céder la moitié de ses Etats, et payer une indemnité de guerre de 75 millions, 1792. Depuis ce moment , il chercha partout des ennemis à l’Angleterre dans l’Inde et le Kaboul , négocia secrètement avec le gouverneur de l’ile de France, et envoya même des ambassadeurs au général Bonaparte lors de l’expédition d’Egypte. Instruit de ces démarches, le marquis de Wellesley, gouverneur-général des possessions anglaises, fit attaquer le sultan par les généraux Harris et Stuart. Battu à Sidasir et à Malavéli, Tippoo-Saëb fut tué en défendant Seringapatam. De Jouy a fait une tragédie de Tippoo-Saéb. B.

TIPTON ou TIBBINGTON, v. et paroisse d’Angleterre ( Stafford), près de la source de la Trent; 15,000 hab. Riches mines de houille et de fer. Hauts-fourneaux, forges pour fer-blanc, clouterie, articles de ferronnerie.

TIPUANI, riv. de Bolivie, naît dans les Andes, et se joint au Béni. Il roule de l’or.

TIRABOSCHI (Jérôme) , écrivain italien, né à Bergame en 1731, m. en 1794, était Jésuite et conseiller du duc de Modène. On lui doit, eutre autres ouvrages : Velera Humilialorum monumenla, Milan, 1766, 3 vol. in-4° ; Bibliothèque modernise, 6 vol. in-4° ; Histoire de la littérature italienne, Modène, 1772-82, 13 vol. in-4°, immense travail, qui commence à l’époque des Etrusques et s’arrête à la fin du xviie siècle. C’est ce qu’il y a de plus complet sur la matière; mais Tiraboschi , homme d’une immense érudition et critique assez sûr, s’étend plus sur la biographie des auteurs que sur l’examen de leurs ouvrages. Cette Histoire a été abrégée en français par Landi , Berne, 1784, 5 vol. in-8°. B.

TIRANO, brg du royaume d’Italie, situé dans la Valtoline, province et à 31 kilom. E.-N.-E. de Sondrio, sur l’Adda ; 5,378 hab. Pèlerinage fréquenté.

TIRA QUEAU (André), jurisconsulte, né à Fontenay le-Comte vers 1480, m. en 1558, fut surnommé, pour son vaste savoir, le Vurron de son siècle. D’abord sénéchal dans sa ville natale, puis conseiller au parlement de Bordeaux, et, en 1541, à celui de Paris, il fut chargé de missions importantes par François Ier et Henri II. Ses Œuvres ont été publiées à Paris, 1574, 5 vol. in-fol. Elles contiennent des traités, en latin , sur le droit civil ; le meilleur, publié en 1515, est intitulé : De Legibus connubialibus.

TIKASPOL, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 275 kil. N. -O. de Ivherson, sur la rive g. du Dniester1 5 000 hab. Ch.-l. de district. — Fondée en 1793.

TIRÈH. v. de la Turauie d’Asie, dans l’eyalet et le sandjakat d’Aïdin , à 93 kil. S.-E. deSmyrne ; 20,000 hab. Fabr. de tapis. — Prise par Tamerlan en 1402. ,

TIRÉSIAS , célèbre devin de Thèbes , fils d’Evérès ou de Phorbas et de la nymphe Charielo , fut frappé de cécité, soit par Minerve , pour l’avoir vue pendant qu’elle se baignait dans l’Hippocrène , soit par Junon , contre laquelle il s’était prononcé dans un différend qu’elle avait avec Jupiter, ou enfin parce qu’il dévoilait aux hommes les secrets de l’Olympe. Il était habile surtout dans l’art des augures et la nécromancie, et on montra longtemps à Thèbes YOionoscopion , où il venait consulter le vol des oiseaux. D’après les traditions , il conseilla aux Thébains d’offrir la main de Jocaste et le trône au vainqueur du Sphinx, révéla à Œdipe les horribles mystères de sa viej

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