TIS
et prédit la victoire des Epigones. Il fut le père de la propliétesse Manto , et eut à Orcliomène un oracle longtemps fameux. Sa vie fut très-longue , et il vécut, dit-on , 6 ou 7 âges d’homme. , B.
TIREY, île d’Ecosse, une des Hébrides, à 25 kil. O. de Mull ; 540 hect. ; 4,200 hab. Sol fertile. Exploit, de marbre. TIRGOVIST. V. Tergovist.
TIRIDATE ou DERTAD , prince arsacide , neveu de Phraate Y, fut élevé par l’empereur Tibère sur le trône d’Arménie , et renversé par Artaban , roi des Parthes, l’an 36 de J.- C.
tiridate 1er, roi d’Arménie, frère de Vologèse, roi des Parthes , enleva le trône à Rhadamiste en 52 , fut chassé par le général romain Corbulon, qui soutenait Tigrane VI, et ne ressaisit la couronne qu'en venant à Rome la recevoir des mains de Néron. Il mourut en 73.
tiridate il, fils de Cliosroès Ier, échappa, à l’âge de 13 ans, 222, aux assassins de son père , se rendit à Rome vers l’an 270 , se distingua par sa valeur sous Probus et Dioclétien, obtint de ce dernier une armée , 286, à la tête de laquelle il ressaisit l’Arménie, et défit Sapor Ier, roi de Perse. 11 fit souffrir le martyre à S1 Grégoire l’Illuminateur, puis se convertit , et détruisit l’idolâtrie. Il alla féliciter à Rome, sur sa conversion , l’empereur Constantin le Grand. Une invasion des Perses le rappela en Arménie. Il mourut empoisonné, en 314.
tiridate, roi parthe. V. ARSACE il.
TIRLEMONT , en flamand Theenen, en hollandais Tienen, v. de Belgique (Brabant), sur la Grande-Gette, à 18 kil. E.-S.-E. de Louvain; 12,166 hab. Eglise Sl-Germain et hôtel-de-ville remarquables. Académie de dessin. Industrie et commerce aetifs : lainages, bonneterie , sucre de betterave, huiles, savon, bière blanche; foire aux chevaux trèsimportante. — Cette ville fut prise par les Français et les Hollandais réunis en 1635; incendiée par accident en 1704. Prise en 1792 par Dumouriez, et en 1794 par Jourdan; démantelée en 1804. Patrie de J. Bolland.
T1RNAVA ou TERNOYA , v. de la Turquie d’Europe (eyalet de Widdin), à 95 kil. S.-E. de Nikopoli, près de la Jantra; 18,000 hab. Évêché grec.; ch.-l. de livah.
T1RON , Tullius Tira , affranchi , puis secrétaire et intendant de Cicéron , perfectionna chez les Romains la tachygraphie , dont l’invention était attribuée à Ennius , et dont les signes furent appelés notes tironiennes ; on les trouve dans le Traité de diplomatique de Mabillon, et à la fin du Corpus inscriptionum de Gruter. Tiron était fort aimé de Cicéron. 11 nous a conservé les Lettres de son maître, dont il avait aussi composé la Vie et recueilli les bons mots. V. Engelbronner, Dispulalio hislorico-critica de M. Tullio Tirone, Amst., 1804; A. Lion, Tironiana et Mœcenatiana fragmenta, Gœttingue, 1846, in 8°.
tiron , anc. abbaye de la congrégation de Sl-Maur, dans le Perche, à 4 kil. E. de Nogent-le-Rotrou; fondée au commencement du xne siècle. Les moines y étaient habillés de gris.
TIRSO DE MOLINA. V. Teelez.
T1RYNTHE, Tiryns, anc. ville du Péloponèse (Argolide), au N.-E. de Nauplie, près du golfe Argolique. Fondée, disait-on, par Tiryns , fils d’ Argus. Amphitryon , père û’Hercule, y régna.
TISAMÈNE , fils de Thersandre et petit-fils de Polynice, fut le dernier roi de Thèbes de la race d’Œdipe. Son fils Autésion se retira chez les Doriens.
tisamène , fils d’Oreste et d’Hermione, fut roi d’Argos et de Sparte. Détrôné par les Héraclides , il se retira en Achaïe , et y périt en combattant les Ioniens.
TISCHBEIN (Jean-Henri) , peintre , né en 1722 à Iîaina (Hesse), m. en 1789. Son père était boulanger; mais le jeune Tischbein montra, dès l’âge de 14 ans, tant de dispositions pour la peinture , que le comte de Stadion l’envoya étudier en France sous Vanloo, puis le mit à même de visiter Florence , Bologne , Rome , Venise , où il profita des leçons de Piazetta. A son retour en Allemagne , 1751 , il fut peintre de Guillaume VIII , landgrave de Hesse- Cassel, directeur de l’Académie de peinture et d’architecture fondée par ce prince en 1776, et professeur au collège Carolin. 11 a surtout peint des sujets empruntés à la mythologie; c’est, avant tout, un coloriste; par cette qualité, il a fait révolution dans l’art en Allemagne , et fondé une école. B.
tischbein (Jean-Henri-Guillaume), peintre d’histoire, neveu et élève du précédent , né à Haina en 1751 , fut directeur de l'Académie de peinture de Naples. On a de lui : Recueil de gravures d'après des vases antiques , la plupart de travail grec, publié en anglais, Naples, 1791, 4 vol. in-fol., et traduit en français, Paris, 1803-1806, 4 vol. in-fol.,
240 planches, recueil précieux, dessiné d'après la collection de vases d’Hamilton ; Homère dessine' d'après des antiques, Metz, 1801-1802, 2 vol., etc.
TISI ou TISIO , peintre. V. Garofalo.
TISIAS, rhéteur sicilien, auquel on attribue les premières règles de l’éloquence , florissait vers le commencement du Ve siècle av. J.-C. Il accompagna Gorgias de Léontium, son élève, dans une ambassade à Athènes, et donna des leçons à Isocrate.
TISIPHONE, l’une des trois Furies, était assise dans les Enfers à la porte du Tartare. Son nom signifie ; qui punit le meurtre.
TISSAPHERNE , satrape de Perse, commandait une partie de l’armée d’Artaxercès Mnémon à la bataille de Cunaxa contre Cyrus le Jeune, 401 av. J.-C. Chargé de conduire les DLx Mille vers le Pont-Euxin , il fit égorger Cléarque et leurs autres chefs dans un festin sur les bords du Zabatès. Ses services furent récompensés par la main d’une fille du roi et le gouvernement des provinces d’Asie-Mineure confiées à Cyrus avant sa révolte. Attaqué par Agésilas , roi de Sparte , et vaincu sur les bords du Pactole , il fut accusé de trahison par Parysatis , rr.ère d’Artaxercès, qui le fit tuer à Colosses en Phrygie, 396. . B.
TISSARD (François) , savant professeur, né à Amboise, m . en 1508 , est le premier qui ait fait imprimer en France des livres grecs et hébreux , parmi lesquels on remarque une Grammaire hébraïque, 1508, in-4°.
TISSIER (Bertrand) , religieux de l’ordre de Citeaux, m. vers 1670 , introduisit en 1664 la réforme dans l’abbaye de Bonnefontaine (diocèse de Reims) , dont il était prieur. Il a publié ; Bibliolhcca Patrum cislercensium , 1660-1669, 8 tomes en 4 vol. in-fol.
TISSOT (Simon-André) , illustre médecin , né en 1728 à Grancy (Pays de Vaud), m. en 1797, étudiaà Montpellier, s’établit à Lausanne , où il se fit connaître par une nouvelle manière de traiter la petite-vérole , en employant des adoucissants et des rafraîchissants , obtint une chaire de médecine en 1766 , rejeta les offres des rois de Pologne et d’Angleterre , accepta une place de professeur à l’université de Ravie en 1780 , que lui offrit l’empereur Joseph II, mais revint à Lausanne trois ans après. On a un recueil de ses ouvrages , latins et français , publié par lui-même , Paris, 1769 et suiv. , 10 vol. in-12, et une édition de ses OEuvres choisies, avec texte de Ilallé, Paris, 1809, 8 vol. in-8°. Les principaux écrits qu’elles contiennent sont : De Morbis ex manuslupralione ortis, 1760, traduit en français; A vis au peuple sur sa santé, 1761, in-12, ouvrage où, pour la première fois , la médecine était traitée en langage vulgaire, et qui eut un immense succès ; De la santé des gens de lettres, 1769 , in-12; Essai sur les maladies des gens du monde , 1770, in-12.
tissot (Pierre-François) , littérateur, né à Versailles en 1768 , m. en 1854 , étudia aux collèges de Montaigu et de Louis -le-Grand à Paris , adopta avec enthousiasme les principes de la Révolution, fut secrétaire d’une des sections de sa ville natale, puis, en 1793, secrétaire-général de la commission de commerce et d’approvisionnement de la capitale. Après le 13 vendémiaire, il se jeta dans l’industrie, pour subvenir aux besoins de sa famille et de celle de Goujon , dont il avait épousé la sœur. Appelé , comme secrétaire-rédacteur, dans les bureaux de la police générale après le 18 fructidor, il fut nommé député de la Seine aux élections de l’an vi ; mais , son élection ayant été annulée, il chercha dans la culture des lettres une compensation à cet échec politique. Une traduction en vers des Bucoliques de Virgile, 1800, remarquable par l’élégance du style, attira sur lui l’attention : Français de Nantes l’attacha à ses bureaux , 1806 , et Delille le choisit pour son suppléant au Collège de France. Tissot fit avec distinction le cours de poésie latine, devint titulaire de la chaire après la mort de Delille , fut destitué par la Restauration à cause de son libéralisme , écrivit alors dans les journaux d'opposition , le Pilote, le Constitutionnel, et la Minerve, fut réintégré dans sa chaire après la Révolution de 1830 , et ne l’abandonna à des suppléants que dans ses dernières années. Il fut élu membre de l’Académie Française en 1833. Outre sa traduction des Bucoliques, il a laissé : les Trophées des armées françaises depuis 1792 jusqu’en 1815, Paris, 1819, 6 vol. in-8° ; Mémoires historiques sur Carnot, 1824, in-8° ; Poésies érotiques, 1828, 2 vol. in-12, contenant, outre des œuvres originales, une traduction des Baisers de Jean Second ; Etudes sur Virgile, Paris, 1825-30, 4 vol. in-8’, 2e édit., 1841, 2 vol. in-8°, et où il y compare le poète latin avec tous les poètes épiques et dramatiques anciens et modernes : Histoire de la Révolution française, 1833-36, 6 vol. in-8°; Leçons et modèles de littérature française, 1835-36, 2 vol. grand