‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 586 sur 864 · TIT · texte numérisé non relu

TIT

in-Sî°, etc. Ce dernier ouvrage n’est qu’une compilation assez médiocre.

TISZA-FURED, v. de Hongrie ( Szolnok), sur la rive g. de la Théiss; 4,000 hab. Sellerie.

TITAN (Ile du), une. tlypœa , une des îles d’Hyères ( V. ce mot).

titan, fils du Ciel ou Uranus, et frère aîné de Saturne, fut le père des Titans.

TITANS (Les), fils de Titan et de la Terre, devaient régner après Saturne, leur oncle, qui avait promis de ne pas élever d’enfants mâles. Ayant appris que Rhée, femme de ce Dieu, avait sauvé de la mort trois de ses fils, Jupiter, Neptune, et Pluton, ils firent la guerre à Saturne, et le vainquirent. Mais Jupiter les frappa de la foudre, et les précipita dans le Tartare. On les confond souvent avec les Géants ( V. ce mol).

TITARÉSE, Titaresus , riv. de la Thessalie ancienne. Ses eaux étaient si noires, qu’on disait que sa source était le Styx.

T1TCHFIELD. V. Tichfield.

TITE, disciple de S1 Paul, né de parents idolâtres, devint, après sa conversion, le compagnon du grand apôtre, assista, en 51, au concile de Jérusalem, et gouverna sagement l’église de Crète.

TITEL, brg des États autrichiens (Confins militaires), ch,- 1 , du bataillon desCsajkistes, sur la Théiss; 2,400 hab. Arsenal. Chantiers de construct. pour la flotille du Danube.

TITE-LIVE, Titus Livius, célèbre historien latin, né à Padoue sous le consulat de Pison et de Gabinius, Tan 694 de Rome, 59 av. J.-C., m. Tan 770 de Rome, sous Tibère, 19 ap. J.-C., vécut à Rome et à Naples, estimé d’Auguste, qui lui confia l’éducation de Claude. 11 avait composé des des traités de philosophie, et des dialogues, qu’il dédia à Auguste. Ces ouvrages sont auj. perdus, et sa réputation repose sur une Histoire romaine, divisée en 140 livres, qui embrassaient depuis la fondation de Rome jusqu’à la mort do Drusus, petit-fils d’Auguste, Tan 743 de la ville. Cette grande composition, qu’il commença après la bataille d’Actium , et qui l’occupa 21 ans, excita une admiration générale, et valut à l’historien une grande réputation. Un Espagnol, après avoir lu son Histoire, vint exprès de Cadix pour en voir l’auteur. Nous n’avons de cet ouvrage que les dix premiers livres (458 ans), puis les livres 21 à 45 (51 ans), quelques fragments du reste, surtout du 91e, et un Epitome ou recueil de sommaires, attribué quelquefois à Florus ou à Tite-Live lui-même. Freinshemius a essayé de combler les lacunes à l’aide de Suppléments. Dans certaines éditions anciennes, l’ouvrage est divisé en décades ; mais cettL division paraît appartenir aux premiers éditeurs. Tite -Live a voulu élever un monument à la gloire de son pays ; c’est la pensée qui le domine ; il a recueilli avec un soin religieux les plus anciennes traditions; partout il cherche à justifier les Romains ; il avoue leurs fautes, quand elles sont prouvées; mais quand il peut les pallier, il le fait. Il n’a pas non plus cette exactitude qui consiste à fouiller les sources; il a négligé les Annales des Pontifes , et ne s’est guère servi que des historiens qui l’avaient précédé, et plus souvent pour contester leur récit que pour s’en appuyer. Il a suivi souvent Folybe dans le 21e livre. Ce qui fait l’intérêt de son histoire, c’est qu’il a mis ses personnages en action avec leurs sentiments, leurs caractères, leur langage; il a parfaitement compris l’esprit romain. Ses discours sont des chefs-d’œuvre. Il a conservé aussi quelques sentiments républicains , dont un levain existait encore de son temps, et n’a pas fait difficulté de louer Brutus, Cassius, et surtout Pompée, ce qui fit qu’Auguste, qui l’avait admis dans son intimité, l’appelait, en riant , le Pompéien. Asinius Pollion lui a reproché sa patavinilé; par là, entendait-il la couleur poétique de son style, ou un ton légèrement déclamatoire? on peut soupçonner le dernier motif. Les principales éditions de Tite- Live sont celles : Ad usum De/phini, 1679, 6 vol. in-4°; de Cré»ier, 1735-42, 6 vol. in-4°; de Drakenborch, Stuttgard, 1820, 14 vol. in-8°; de Deux-Ponts, 1784, 13 vol. in 8°; d’Esnesti etSchæfer, Leipzig, 1801-1804, 5 vol. in-8°; de Stroth et Dœring, 1796-1819, 7 vol. in-8° ; de Ruperti, Gœttingue, 1807, 4 vol. in-8°; de Lemaire, dans sa Bibliothèque latine, 1822-25, 12 vol. in-8°; de Boehmert, Leipzig, 1825, 4 vol. in-8». Il a été traduit en français par Dureau de la Malle et Noël, 1810-12, 15 vol. in-8° ; dans la Bibliothèque latine-française de Panekoucke, par MM. Liez Dubois, et Verger, 1830-33, 17 vol. in- 8°, et dans la collection de M. D. Nisard, par divers professeurs, 2 vol. gr. in-8°. V. Briegleb, Dissertatio de Livio ejusque virlulibus , Cobourg, 1778, in-4°; Hand, De Livio oratore , Leipzig, 1773, in-4”; Kruse, de Fide T. Livii rectè œslimanda, Leip-

zig, 1811, in-4°; Lachmann, de Fontibus hisloriarum Livii , Gœttingue, 1822-28, in -4“ ; A. Lemaire, de T Histoire, et de Tite-Live en particulier , Paris, 1843; II. Taine, Essai sur Tite-Live , 1856, in-12, couronné par l’Académie française. D— K.

T1TERY. V. Tittery.

TITJ10N, prince troyen, fils de Laomédon et frère de Priam, fut enlevé par l’Aurore éprise de sa beauté, et la rendit mère de Memnon et d’Emathion. Jupiter lui donna l’immortalité; mais, l’Aurore ayant oublié de demander aussi pour lui la jeunesse, il vécut dans la décrépitude, et finit par être métamorphosé en cigale.

TITICACA ou CHUCUITO, grand lac situé sur la limite du Pérou et de la Bolivie, sur un plateau élevé d’environ 4,000 mèt. au-dessus de la mer, par 15“ 30’-17° 20’ lat.S. et71° 15'-73 12' long. E.; 10,000 kil. c:irr. ; 150 kil. sur 20 à 70. Il est enveloppé en partie par de hautes montagnes neigeuses, reçoit plusieurs rivières et forme 2 portions réunies par un canal dit de Tiquina. Le Des; guadero l’unit, au moyen d’une espèce de canal de 400 kil. de long, à la lagune de Paria, où il se perd, vers le S.-E. Eaux profondes , mais souvent agitées par de violentes tempêtes. Côtes très-pittoresques. Il renferme plusieurs îles, dont une de son nom, qui fut, dit-on, la résidence de Manco-Capac. On croit que les Incas jetèrent une partie de leurs trésors dans ce lac à l’arrivée des Espagnols.

TITIEN (Tiziano Vecellio, dit le), célèbre peintre de l’école vénitienne, né en 1477 à Pieve-di-Cadore, m. en 1576, fut envoyé de bonne heure à Venise pour suivre les leçons de Zuccato, ne tarda pas à quitter l’atelier de cet artiste médiocre pour celui de Gentile Bellini, et ensuite se perfectionna près du Giorgion, dont il devint l’émule. Nommé, par le sénat de Venise, premier peintre de la république, il travailla ensuite à Vicence et à Padoue, où l’on admire encore des fresques dont il décora la Scuola di San-Antcnio. Il fut appelé à Ferrare par Alphonse Ier d’Este pour décorer le palais de Castello, et s’y lia avec Lucrèce Borgia. De retour à Venise, il prit pour ami l’Arétin. En 1529, il se rendit à Bologne pour faire le portrait de Charles-Quint, qui le combla de faveurs et de distinctions. 11 n’avait pas accepté les offres de Léon X et de François Ier, qui voulaient l’attirer à leur cour : quand il céda enfin aux instances de Paul III, il était parvenu à un âge où un séjour d’une année à Rome ne pouvait modifier sa manière. Peu apprécié à Florence, où il alla en sortant de Rome, il retourna à Venise, et s’attacha successivement à Charles-Quint et à Philippe IL Une peste l’enleva, à l’âge de 99 ans. Le Titien est le premier des coloristes; son dessin est savant, fin et naturel, mais manque un peu de correction. Il excella dans le paysage, et nul ne Ta surpassé dans le portrait. Sa longue carrière ne fut qu’une suite de triomphes, et il conserva, jusque dans la vieillesse, une étonnante fraîcheur d’imagination. Sa fécondité semblait inépuisable ; le cabinet des estampes de la Bibliothèque impériale de Paris possède un recueil d’environ 850 gravures faites d’après ce peintre, et encore est-il certain que beaucoup de ses œuvres ont péri en Espagne. Les chefs-d’œuvre du Titien sont : le Triomphe de Judith , la Mort de St Pierre martyr, et une Assomption, à Venise; le Triomphe de l’Amour et les Bacchanales, à Ferrare; Danaé, tableau exécuté à Rome pour Octave Farnèse ; la Religion , et la Ste Trinité recevant la famille impériale au ciel, commandés par Charles-Quint; Diane et Actcon , Andromède et Persée, Médée et Jason, Pan et Sy tirer, Vénus et Adonis, le Martyre de St Laurent, la Flagellation de Jésus, une Madeleine, la Cène, en Espagne. Le musée du Louvre possède de lui 18 tableaux, dont les principaux sont : les portraits de François Ier, d'Alphonse d'Avalos, les Pèlerins d’Emmatls, le Christ au roseau, le Christ porté au tombeau, la Vierge à l'enfant , une Ste Famille, le Concile de Trente, la Vierge au lapin, St Jérôme dans le désert, Jupiter et Anliope, enfin le célèbre tableau dit à tort le Titien et sa maîtresse et qui représente Alphonse Ier, duc de Ferrare, et Laura de Dianti. V. Gustave Planche, Titien, sa rie et ses oeuvres, dans la Revue des Deux Mondes, 1er février 1857. B.

TTTIENSES (par corruption du mot Talius ), nom de la 2e tribu des Romains primitifs, composée des Sabins de Cures, qui vinrent se fixer à Rome avec leur roi Tatius.

TITIUS ( Gottlieb-Gérard), jurisconsulte, né à Nordhausen en 1661, m. en 1714, fut nommé, en 1709, professeur de droit à l’université deLeipzig, en 1710 conseiller au tribunal d’appel de Dresde, et en 1713 assesseur au tribunal supérieur de Leipzig. On a de lui : Specimen jurts publici Romano-Germaniçi, Leipzig, 1698, in-12; Droit féodal germanique, en allemand, ibid. , 1699, in-12; Observations sur Puffendorf, en latin, ibid., 1703, in-12; Essai sur le

TLE

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