TOB
droit canonique d’ Allemagne pour les Etats protestants , en l allemand, 1701; diverses Dissertations, recueillies par Hommel, 1729, in-4», etc. Tous ces ouvrages acquirent à l’auteur une grande réputation.
TITLIS, montagne de Suisse, dans les Alpes Bernoises, entre les cantons d’Uri, de Berne et d’Unterwalden ; 3,523 mèt. de hauteur.
TITON DU TILLET (Evrard), conseiller au parlement de Paris, né en 1677, m. en 1762, eut un goût très-vif pour les lettres et les arts. Il fit frapper à ses frais une suite de médailles à l’effigie des poëtes et des artistes du règne de Louis XIV, et leur éleva un petit monument en bronze, appelé le Parnasse français, qu’on voit à la Bibliothèque impériale de Paris. On a la description de ce monument en 3 vol. in-fol., 1732-60. Titon du Tillet a rendu 4e grands services aux gens de lettres. Un projet qu’il avait conçu , d’instituer des Jeux Lodoïciens, à l’instar des Jeux olympiques, resta sans exécution. C. N.
TITSCHE1N (NEU-), v. des Etats autrichiens (Moravie), chef-lieu d’un des six cercles de ce pays, sur la rive dr. de la Titsch; 7,000 hab. Fabr. de draps et de lainages, teintureries, construction de machines à vapeur.
TITTERY, anc. prov. d’Algérie, au centre, entre celles de Mascara à l’O. , de Zab au S., de Constantine à l’E. , et d’Alger au N. ; v. princip. : Hamza, Milianah, Médéah. Soumise par les Français en 1842, elle fait partie de la prov. d’Alger. Dans la partie S. est le lac de Tittery.
TITUS, T. Flavius Sabinus Vespasianus, 10e empereur romain, 79-81, fils aîné et successeur de Vespasien, né l’an 793 de Rome, 40 ap. J.-C. Elevé à la cour de Néron, il y fut presque empoisonné avec Britannicus; fort, adroit, vif, aimable, poète, orateur, musicien, il fallut que son père l’arrachât aux plaisirs ; tribun légionnaire en Germanie et en Bretagne, puis questeur, il suivit, en 67, Vespasien à la guerre de Judée, prit d’assaut Jotapate et épargna l’historien Josèphe , qui y commandait, vit à Césarée et aima Bérénice ; resté seul après le départ de son père, qui avait été proclamé empereur, il prit et ruina Jérusalem, en 70 ; de retour à Rome, il fut associé àl’Empire. Empereur lui-même, il renvoya Bérénice, punit les délateurs et les mauvais juges, regarda comme perdue toute journée passée sans qu’il eût trouvé occasion de répandre quelque bienfait, secourut les victimes de l’éruption du Vésuve, de la peste et de l’incendie qui ravagèrent Rome, et fut nommé les délices du genre humain. Il mourut empoisonné peut-être par son frère Domitien, après un régne de 27 mois seulement. A. G.
TITYE, Tityus , un des Géants, voulut faire violence à Latone, et fut tué à coups de flèches par Apollon et Diane, enfants de cette déesse. Jeté dans le Tartare, ses entrailles, sans cesse renaissantes, étaient dévorées par un ▼autour. On disait que son corps couvrait 9 arpents.
TIVERTON , brg et paroisse d’Angleterre (Devon), à 25 kil. N. d'Exeter, sur l’Exe; 10,000 hab. Fabr. de terges et de droguets. Belle église, St-Pierre.
TIVOLI, anc. Tibur, v. des Etats de l’Eglise, sur le Tererone, dans la comarca et à 31 kil. N,-E. de Rome; 6,800 hab. Ch.-l. de district; évêché. Ville mal bâtie, mais renfermant de beaux édifices modernes, et conservant des restes précieux et dignes de son antique célébrité. On y remarque la cathédrale et plusieurs églises, la villa de la maison d’Este, un petit couvent de S'-Antoine, bâti sur l’emplacement de la maison d’Horace, la grotte de Neptune, les ruines d’un temple de Vesta, dit de la Sibylle, et de la villa de Mécène, et, aux environs, qui sont charmants, celles d’une vaste villa d’Adrien , les bains de Ti voli , etc. La grande chute du Teverone a été à peu près détruite par une inondation en 1826. V. Tibur.
TLALPAN ou SAN-AGOSTINO DE LAS CUEVAS, v. du Mexique, à 20 kil. S. de Mexico, dans le dép. deToluca, fut capitale de l’anc. Etat de Mexico; 6,000 hab.
1 LAS1 ’ALA, v. du Mexique, ch.-l. de départem., à 35 kil. S. de la Puebla, sur la Na.-pa, par 19° 19’ 30" lat. N., et 100° 20’ long. O. ; 3,400 hab. (jadis 300,000). Trèsimportante avait l'invasion espagnole , elle était alors capitale d’un royaume divisé en petits Etats, ennemis des Mexicains. V. le Supplément.
TLEMCEN ou TREMECEN, v. d’Algérie, ch-1. de la subdivision militaire, prov. et à 116 kil. S.-O. d’Oran; 21,728 hab. Ses rues sont étroites et mal percées. Des vergers et des jardins l'entourent. On y voit quelques ruines anciennes. C’est un des grands marchés de la région du Tell. Tanneries, fabr. de haiks et de burnous. Moulins à huile et à farine. Aux environs, belles forêts de chênes. — Cette ville, élevé sur l’emplacement d une colonie romaine, Kala ou Pomaria, fut autrefois très florissante : capitale
d’un Etat qui s’étendait le long de la côte depuis la Tafna jusqu’à Djidjelli, elle compta plus de 100,000 hab., et appartint tour à tour aux Edrissites, aux Zéirites, aux Almoravides et aux Almohades. En 1248, les Zianides y formèrent un califat. Elle fut prise par Aroudj Barberousse en 1515, par les Espagnols en 1518, par les Turcs en 1543, et réunie à la régence d’Alger en 1560. Les Français l’ont prise en 1835, et occupée définitivement en 1841. Elle forme une commune depuis 1854, une s.-préf. depuis 1858, et a un tribunal de lre instance depuis 1860.
TLEPOLÈME, fils d’Hercule et d’Astyoché, tua par mégarde à Argos son oncle Licymnius, et s’enfuit à Rhodes, où il fonda les villes de Lindos, Ialysos, et Cainiros. Il vint au siège de Troie, et fut tué par Sarpédon.
TLOS, anc. ville d’Asie-Mineure ( Lycie ). Il en reste de belles ruines.
TMOLUS, auj. Bouzdag ou Tomolitzi, montagne d’Asie- Mineure (Lydie), célèbre par ses vins et son safran. Au pied, était une ville de même nom; auj. Berld.
TMOUTARAKAN, anc. ville de l’ile de Taman (F. ce mot), fut, du xe au xiii« siècle, le ch.-l. d’une principauté, que renversèrent les Mongols.
TOADUNUM, nom latin de Dundee.
TOALDO (Joseph), professeur de géographie physique et mathématique à l’université de Padoue, né en 1719 à Pianezza près de Vicence, m. en 1798 , remarqua que les phénomènes météorologiques reviennent et se succèdent à peu près dans le même ordre tous les 18 ans, et dressa les tables de trois de ces périodes qu’il appela Saros, et que les astronomes ont nommées Cycles Toaldins.Ses principaux ouvrages sont: Trigonometria piana e sferica, Padoue, 1769, in-4° ; le Saros météorologique, et Essai d'un nouveau cycle pour le retour des saisons, 1782; de Methodo longitudinum ex observato transitu lunœper meridianum, id., 1784, in-4°; Trattato di gnomonica, Venise, 1789, in-4°; Schediasmata astronomica, Padoue, 1791, in-4°; Raccolta d’opuscoli, osservazioni e notizie diverse, Venise, 1802, 4 vol. in-8°.
TOAMACHINE. F. Tamatave.
TOBERMOllY , vge d’Ecosse , bon port sur la côte N.-E. de l’île de Mull. Pêche active; entrepôt de sel. — Fondé en 1788.
TOBEL, vge de Suisse (Thurgovie), à 18 kil. S.-S.-O. de Constance; 1,300 hab. Maison cantonale de détention dans une anc. commanderie de Malte.
TOBI ou SCOMBI, riv. de la Turquie d’Europe ( Koumélie), prend sa source au mont Djourad dans le plateau d’Okrida à l’O. du lac de ce nom, coule de l’E. à l’O. dans le livah d’Okrida, et se jette dans l’adriatique près d’El-
bessan; cours de 200 kil.
TOB1E (c.-à-d. bon maître ), Juif célèbre par sa piété, fut emmené avec ses compatriotes en captivité à Ninive, après la prise de Samarie par Salmanasar, et devint pourvoyeur de ce prince. Mais il éprouva la disgrâce de son successeur Sennachérib, à cause des services qu’il rendait aux autres Israélites, et tomba dans une grande pauvreté. Après la mort de ce prince, il recouvra ses biens ; mais Dieu lui imposa une nouvelle épreuve , en lui faisant perdre la vue. Tobie supporta ce malheur avec résignation. Se croyant près de mourir, il donna à son fils des instructions pleines de piété , et l’envoya à Ragès , en Médie. pour réclamer à Gabélus, son parent , une somme de 1 0 talents qu’il lui avait confiée. Tobie, le fils, à peine sorti de la maison paternelle, rencontra un jeune homme qui s’offrit pour lui servir de guide. C’était l’ange Raphaël. En chemin, Tobie fut attaqué, sur le bord de l’eau où il se baignait , par un poisson monstrueux : mais, suivant le conseil de l’ange, il le tira de l’eau, et en mit à part le fiel. Arrivé à Ragès, il épousa Sara, fille de Raguel , qui était possédée du démon, et qui en fut délivrée par l’ange ; puis il revint chez ses parents, rapportant le dépôt confié à Gabélus. Il guérit son père avec le fiel du poisson qu’il avait tué, et vécut jusqu’à cent ans dans la prospérité. Le Livre de Tobie dans l’Ane. Testament, contient l’histoire des deux Tobies. On croit généralement qu’il fut écrit par eux, ce qui le fait remonter à 7 siècles avant l’ère vulgaire. L — H.
TOBOL, riv. de la Russie d’Asie, sort des monts K.itchik-Karatcha, qui séparent le Turkestan de la Sibérie, coule au N.-E., arrose les gouv. d’Orenbourg et de lobolsk, reçoit la Tavda, la Toura, l’Iset , l’Abouga, et tombe dans l’Irtisch près de Tobolsk ; cours de 900 kil.
TOBOLSK , v. de la Russie d’Asie , ch.-l. du gvt do son nom et du gvt général de la Sibérie occidentale, et jadis capitale de toute la Sibérie, sur la Tobol , à 3,681 kil. E. de S'-Pétersbourg, par 58» 12’ 39” lat. N. et 65» 54 de long. E.; 25,000 hab. Archevêché russe; chancellerie et
TOG