TOI
cour (l’appel; séminaire, gymnase, théâtre. Fabr. de savon, cuirs, instruments de chirurgie pour l’armée. Ville bien bâtie, mais en bois. Beau palais archiépiscopal; forteresse en ruines. Peu d’industrie, mais commerce considérable : entrepôt des pelleteries de la couronne , et de marchandises de la Chine ; rendez-vous des caravanes de Kalmouks et de Boukhares. Climat sain, mais très-froid (le thermomètre y descend à — 40°). Tobolsk n’était, avant 1643, qu’un bourg, qui , ayant été incendié, fit place à la ville actuelle. — Le gouv. de Tobolsk, à l’extrémité O. de la Sibérie, entre l’océan Glacial au N., les monts Ourals à l’O., le Turkestan au S., les gouv. de Tomsk et d’Iénisséisk à l’É., a 2,200 ldi. sur 1,600 dans sa plus grande largeur, et 1,021,220 liai). Sol généralement plat, renfermant des mines d’or, d’argent, de fer et de cuivre. Arrosé par la Tobol, l’Irtisch, l’Ichim et l’Obi. Le froid y est tel, que les rivières sont gelées pendant 9 mois de l’année. Récolte de seigle, orge, avoine. Pêche active; élève de bestiaux. Immenses forêts, où abondent les animaux à fourrures. En 1838, ce gvt s'est agrandi d’une partie de la province d’Omsk; sa superf. est de 1,459,512 kil. carrés.
TOBOSO (Le), v. d’Espagne (Manche), prov. et à 100 kil. S.-E. de Tolède ; 2,800 hab. Devenue illustre, depuis que Cervantès, dans son Don Quichotte , en a fait la patrie de Dulcinée.
TOCANTINS , riv. du Brésil, se forme, à San-Joao de Duas-Barras, par la réunion du Tocantins propre et de l’Araguay ou liio-Grande, grossi du Rio-das-Mortes, arrose les prov. de Goyas, de Mato-Grosso et de Para, passe à Villaviçosa et Para, et se jette dans l’océan Atlantique par une vaste embouchure, un peu à l’E. de celle de l’Amazone ; cours de 1,500 kil. environ, généralement au N.
TOCHON (Joseph-François) , habile et savant numismate, né en 1772 près d’Annecy (Savoie), m. en 1820, fut pris par la réquisition quand la Savoie fut réunie à la France, 1792, parvint, en 1797, au grade de capitaine, donna alors sa démission , pour ne plus s’occuper que d’études historiques, fit un voyage en Italie, d’où il rapporta beaucoup de bronzes, de vases et de médailles, représenta le département du Mont-Blanc à la Chambre des députés de 1815, et entra à l’Académie des Inscriptions en 1816. On a de lui, entre autres ouvrages : Dissertation sur l'époque de la mort d’Anliochus Sidétès, roi de Syrie, 1815, in-4°; Mémoire sur les médailles de Marinus, frappées à Pliilippopoh', 1817, in-4°; Recherches sur les médailles des nomes de J1 Egypte, 1822, in-4°. B.
TOCKEMBOURG ou TOGGENBOURG, vallée de la Suisse (Sl-Gall), ainsi nommée d’un château voisin de Lichtensteig , sa capitale; 47 kil. sur 20. Arrosée par la Thur. Elle formait un comté, compris entre les possessions de l’abbaye de Sl-Gall, le Thurgau, les cantons de Zurich et d’Appenzell. A l’extinction de la famille régnante, 1436, les cantons de Zurich et de Schwytz se le disputèrent ; de là une guerre, dite de Tochembourg, à laquelle prirent part divers cantons, et qui faillit dissoudre la Confédération helvétique. Vendu à l’abbé de Sl-Gall, 1469, le comté appartint à l’abbaye jusqu’en 1705 : à cette époque, les habitants s’insurgèrent; soutenus par la plus grande partie de la Suisse, ils obtinrent, après une 2® guerre de Tockembourg, leur affranchissement, en vertu de la paix de Bade, 1718. Fabr. de mousselines et broderies.
TOCUYO, v. de la Nouvelle-Grenade , sur une rivière de son nom, à 52 kil. N.-E. de Truxillo; 10,000 hab.
TODI (Marie-Françoise), célèbre cantatrice, née en Portugal vers 1718, m. à Lisbonne en 1792, apprit l’art du chant sous la direction de David Ferez. Sa voix de mezzo-soprano avait le timbre un peu couvert, mais était douée de l’accent expressif. Mm® Todi vint à Paris en 1781 , et partagea la faveur du public avec M"‘e Mara. Appelée à la cour de Russie, elle prit sur Catherine II nu ascendant bizarre, et vécut avec elle dans une véritable intimité. B.
todi, anc. Tuder, v. du royaume d’Italie (prov. d’Ombrie), à 26 lciloin. O. de Spolète; 14,283 hab. Evêché, érigé en 138. Anciens murs étrusques. — 11 s’y tint un concile en 1101. Patrie du pape Martin Ier.
TODOS-OS-SANTOS. F. Tous-les-Saints.
TŒPLITZ ou TÉPLITZ , v. des Etats autrichiens (Bohême), à 21 kil. N. -O. de Leitmeritz ; 3,800 hab. Beau château de Clary , où fut signé, en 1813, le premier traité de la Sainte-Alliance entre la Prusse , l’Autriche) et la Russie. Eaux thermales et sulfureuses trèsfréquentées. Environs pittoresques.
TOGATAlRE, Togalarius, histrion, acteur dans les to- I gates ( V. ce mot ) chez les anc. Romains.
TOGATES, Togatæ, ouvrages dramatiques, dans Pane. I
Rome; ils sont ainsi nommés de ce que les personnages en étaient Romains et portaient la toge.
TOGE, Toga, habit distinctif du citoyen romain; ample manteau de laine blanche, taillé d’une part en demicercle, sur un diamètre de 4m,85 environ, et, de l’autre, en un segment de cercle, dont la flèche est de lm,20 environ. La toge se mettait par-dessus la tunique ; on la posait sur 1 épaule gauche, un pan descendait droit par der • rière, et du reste on s’enveloppait tout le corps de manière à laisser libre le bras droit. Elle tombait jusque sur les pieds , et il y avait sur l’estomac un grand jet que l’on appelait sinus ( F. ce mol). La partie supérieure pouvait se ramener sur la tête, soit pour l’abriter, soit pour couvrir les oreilles et les fermer à tout bruit extérieur. La toge était aussi le costume des magistrats, quand elle était bordée d’une large bande de pourpre ; on l’appelait alors toge prétexte ; on faisait encore de la prétexte le costume des enfants jusqu’à l’âge de puberté. — Toge a ea garienne. V. Ceinture. C. D — T.
TOGGENBOURG. F. Tockembourg.
TOGGORT. V. Tgggurt.
TOGRUL-BEG ( Abou-Taleb-Rokn-Eddyn-Mohammed), fondateur de la dynastie turque des Seldjoucides, petit-fils de Seldjouk, né en 993, m. en 1063, fut d’abord simple chef de tribu dans le N. du Khoraçan, relevant desGaznévides. Il se révolta contre Mas’ oud (F. ce mot), conquit une partie du Ivharism et du Khoraçan, Hérat, Nichapour, où il prit le titre de sultan, et vainquit Mas’ oud en personne près de Zendékan , 1038. Puis il renversa les derniers Bouides de la Perse , 1051 , établit sa capitale à Ispahan, prit Bagdad en 1055, épousa Séida, fille du calife Kaïem, et fut le véritable maître de l’Empire affaibli des Abbassirles. Son frère Ibrahim-Inal et son cousin Koutoulmich lui disputant le pouvoir, il les vainquit à Hamadan en 1058, prit et fit étrangler le premier, et chassa le second.
togrul ii, 8e sultan seldjoucide. F. mas’ oud ( Gaïath- Eddyn) .
togrul iii, 14e et dernier sultan seldjoucide de la Perse, 1175-94, fils et successeur de Mélik-Arslan, subit le joug de l’atabek Pehlevan- Mohammed jusqu’en 1186, vainquit Kizil- Arslan, son fils, et soumit l’Irak - Adjémi. Plusieurs émirs se soulevèrent contre lui, et il périt de la main de Takach, l’un d’eux. Les Orientaux le mettent au rang de leurs plus grands poètes.
TÜHAN-HOA. F. Ke-IIoa.
TOIRAS (Jean du Caylar de Saint-Bonnet, maréchal de), né en 1585 à S1- Jean-de-Gardonnenque dans les C’évennes, m. en 1636, dut à son habileté dans l’art de prendre des oiseaux la faveur de Louis XIII , qui le nomma lieutenant de sa vénerie et capitaine de sa volière. La passion de la guerre s’étant éveillée en lui, il se distingua aux sièges de Sl-Jean-d’Angély, de Montauban et de Montpellier, expulsa de l’ile de Ré le duc de Poubise, 1627, s’y défendit avec succès contre le duc de Buckingham , soutint dans Casai, 1630, un siège glorieux contre les Autrichiens et les Espagnols commandés par Spinola, et fut alors élevé au maréchalat. Il fut ensuite envoyé avec Servien pour négocier le traité de Cherasco. La fierté de son caractère déplut à Richelieu, qui le priva de ses emplois : il prit du service en Savoie, et fut tué au combat de Fontanelle (Milanais). F. Baudier, Histoire du maréchal de Tairas, Paris, 1644, in-12. B.
TOISE, anc. mesure linéaire française, subdivisée en 6 pieds, et valant lm,949.
TOISÉ (Edit du). F. Edit.
TOISON D’OR, toison du bélier sur lequel Phryxus et Jlellé s’étaient enfuis. Elle était suspendue à un arbre de la Colchide, dans un bois consacré, et gardée par un dragon qui ne sommeillait jamais. Les Argonautes ( F. ce mot ) s’en emparèrent, grâce à Médée, qui endormit le dragon par ses enchantements. On a supposé que la Toison d'or de la Fable était le symbole des richesses de la Colchide, dont les habitants, plongeant des toisons de brebis dans les rivières, recueillaient des paillettes d’or roulées par les eaux. B.
toison d’or, ordre de chevalerie institué à Bruges, en 1429, par Philippe le Bon , duc de Bourgogne , en l’honneur de Marie de Crumbrugge , sa maîtresse , dont les cheveux roux avaient été l’objet de quelques railleries, et non pas, comme on l’a dit, à cause de son mariage avec Isabelle de Portugal, pour faire allusion à la fidélité et à la constance des Argonautes, ou parce qu’il aurait fait de grands gains sur les laines. Le nombre des chevaliers était primitivement de 24, en mémoire des 24 maîtresses que le duc avait eues, dit-on; en 1433, il fut porté à 30, et, en 1516, à 50. Les chevaliers avaient le droit d’assister à tous