‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 599 sur 864 · TOW · texte numérisé non relu

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prières pour les morts, et l’usage s’en est conservé depuis.

toussa îNT-LOUVERTUliE ( François- Dominique), noir, gouverneur-général de S1- Domingue, né dans l’esclavage : près du Cap-Français en 1743, m. en 1803. Il fut d’abord pâtre, apprit à lire et à écrire, et devint cocher du pro- i cureur de l’habitation à laquelle il appartenait. D’une dévotion bigote, il fut choisi, en 1791 , par les nobles contre-révolutionnaires et le chef du gouvernement colonial, pour soulever les esclaves noirs et comprimer la révolution des colons. Il leur donna des chefs eu Bouckman, Jean-François, et Biassou, et se tint à l’écart. Les excès commis par eux ayant dépassé les vues des contre-révolutionnaires, il les rejoignit, occupa un poste secondaire d'abord, et prit ensuite le titre de général, que les Espagnols lui reconnurent :■ il devint leur principal agent parmi ces bandes indisciplinées. En 1794, brouillé avec ses rivaux, il passa au service de la République française, en massacrant tout ce qui tentait de lui faire résistance ou refusait de se rallier à lui, Espagnols, colons, émigrés français. Les succès qu’il obtint alors firent dire au commissaire de la République, Polverel : « Mais cet homme fait ouverture partout! » Aussitôt la voix publique le nomma [.ouverture. Sous le gouverneur Laveaux, Toussaint combattit les Anglais : élevé au rang de général en chef par Sonthonax, bientôt il l’expulsa de la colonie, et continua de combattre lesAnglais. 11 éeonduisit aussi le général H édouville, envoyé par le Directoire exécutif pour remplacer Sonthonax, puis entra en guerre civile contre Rigaud, qu’il vainquit, et emprisonna l’agent Romme, qui avait remplacé Hédouville, et qui devait prendre possession de l’ancienne partie espagnole de l’ile, cédée à la France. Agissant alors de concert avec les colons et les émigrés, dont il permit le retour à Sl-Domingue, malgré les lois françaises, il donna à cette colonie une constitution qui la plaçait sous le protectorat de la France; un article de cette constitution le nommait gouverneur - général à vie, avec le droit de choisir son successeur. Cet acte, envoyé à l’approbation du 1er consul Bonaparte, au moment de la paix d’Amiens, décida, en 1801, l’expédition de Leclerc, déjà conçue pour venger les violations faites par Toussaint- Louverture des volontés de la France. Toussaint résista à Leclerc ; mais la soumission de Christophe et de Dessalines, après une guerre terrible, le mit hors d’état de soutenir la lutte, et il se soumit aussi. On l’autorisa à se retirer sur ses terres; puis, comme on le redoutait toujours , il iut enlevé par trahison, déporté en France, et renfermé au fort de Joux, près de Besançon, où il mourut après 10 mois de captivité. Ce noir célèbre montra un véritable génie : d’une activité prodigieuse, d’une rare capacité, il étonna ses contemporains par sa dextérité et son habdeté. Despote sanguinaire , il commit de nombreux crimes. Doué à un haut degré de l’esprit d’organisation , il contraignit les noirs, anciens esclaves, à reprendre la culture des terres. Ses derniers crimes furent l’immolation de son nëveu Moïse, qui contrariait son système en poussant les noirs à abandonner le travail, et le massacre des colons à l’arrivée de Leclerc. B. A.

TOL'STAIN (Charles-François), bénédictin de la congrégation de SFMaur, né à Repas (diocèse de Séez) en 1700, m. eu 17o4, fut l’ami de Dom Tassin, avec lequel il publia un Nouveau traité de diplomatique, fi vol. in-4°. On lui doit encore : la Vérité persécutée par l'Erreur, ou Recueil de divers ouvrages des saints Pcres sur les persécutions des huit premiers siècles de l’Eglise, La Haye, 1733, 2 vol. in-12, ouvrage contre la bulle Unigenitus , et publié anonyme; un édition de Théodore Sludite, etc.

TOUTMOS1S, roi d’Egypte. V. Tiioutmosis.

^ TOUTOCSCH (Tadj -Eddaulah ), prince seldjoucide, fils d’Alp-Arslan, fut chargé, en 107fi, par son frère Mélik- Chah, sultan de Perse, d’achever la conquête de la Syrie, repoussa de ce pays les Egyptiens en 1078, se fit proclamer sultan à Damas après la mort de Mélik, 1093, vainquit et tua Aksankar, émir d’Alep, qui lui disputait le pouvoir, mais périt dans une bataille contre Barkiarok, fils de Mélik, près de Rei, 1095.

TOUVET | Lu), ch.-l. de cant. liséré), arr. et à 28 kil. N.-E. de Grenoble; 984 hab. Filature de soie.

TOUZ-KÜUL, lac de l’empire chinois ( Dzoungarie ) ; 180 kil. sur 50.

TOUZER, v. de la régence de Tunis, dans le Bilédulgérid, à 200 kil. O. -S. -O. de Cabès, sur la rive O. du lac Loudéah; 5,000 hab. Bâtie avec les débris d’une anc. ville roms >ie. Coram. de dattes.

10WN , c.-à-d. ville en anglais, et Ton par contraction : AfeurrowN , nouvelle ville, etc. Dans quelques mots, la finale ton est pour don , et signifie colline , comme dans

1 7Vum ton ; d’autres fois elle est une contraction de stone (pierre), comme dans Bn'p/iTON.

TÔWNLEY (Charles), antiquaire anglais, né en 1737, m. en 1805, consacra sa fortune à des voyages en Italie, en Sicile et en Grèce, où il forma une riche et très-belle collection de sculptures antiques, qui fait auj. partie du British-Museum.

TOWNTON. V. Taunton.

TOVVTON, vge d’ Angleterre, comté et à 17 kil. S.- O. d’York; célèbre par une victoire d’Edouard IV d’York sur Henri VI de Lancastre, en 1461. •

TOXANDRES , Toiandri, peuple germanique de la Gaule { Germanie 2e), entre les Ménapiens et les Eburons; capitale, Toiandria (auj. Tessender-Loo ). — Au moyen âge, on donna le nom de Toiandrie à une partie du Bra bant, et même à toute cette province.

TPÉ , déesse égyptienne peu connue. On croit que c’était la personnification du ciel. Sur les zodiaques, elle est représentée avec les mamelles pendantes, une tunique parsemée de lotus, et, sur la poitrine, un scarabée à ailes d’épervier. Elle figure aussi sur les monuments funéraires.

TRABÉAS (Quintus), poète comique latin, florissait au temps de la lre guerre punique. Cicéron a cité de lui plusieurs fragments, que Maittaire a insérés dans ses Opéra et fragmenta vetprum poetnrum latinorum.

TRABEATES, Trabeatæ, drames latins, dont les personnages étaient Romains, et portaient la trabée.

TRABÊE, Trabea, toge courte et peu ample des anc. Romains, et qui s’agrafait sur l’épaule droite. C’était le costume des chevaliers, des Augures, et des Saliens. Elle était de laine blanche , bordée de pourpre marine , pour les premiers, et de pourpre terrestre, pour les seconds. C. D — y.

TRACHÉE (Cilicie) ou Trachéotide. V. Cii.icie.

TRACHENBERG , Dracomonlium , v. des Etats prussiens ( Silésie), au confluent de la Bartsch et de la Schutzka, à 44 kil. N. -O. de Breslau ; 2,450 hab. Fabr. de draps, toiles. Château du prince de Hatzfeld.

TRACHINE, Trachis, Tracliys, anc. ville de Thessalie (Phthiotide), près de PtEta et du golfe Maliaque, donnait son nom aux Roches Trachiniennes , qui l’entouraient, et au petit canton de Trachinie.

TBACHONIT1DE , Trachonitis , contrée rocailleuse de l’anc. Syrie, au N.-E. de la Palestine, entre la Cœlésyrie et l’Arabie. Ses habitants , dits Trachoniles , vivaient de brigandages. C’est auj. le Ilauran, depuis les montagnes au S. do Damas jusqu’à Bostra.

TRACY (Ant. -Louis-Claude Destutt de), philosophe sensualiste, 'e dernier des Idéologues, né dans le Bourbonnais en 1754, d’une famille originaire d’Ecosse, m. en 1836, était colonel d’infanterie à la Révolution. Député à l’Assemblée constituante en 1789, et mar.échal-de-camp en 1792, il défendit la cause des réformes et des libertés publiques; pendant la Terreur, il fut arrêté comme suspect. A la création de l’Institut, 1795, il fut de la classe des Sciences morales et politiques, membre d’une commission de l’instruction publique, et devint sénateur en 1799, membre de l’Académie française en 18u8. Le 2 avril 1814, il vota la déchéance de Napoléon Ier. Louis XV11I le nomma pair de France. Disciple de Locke, de Condillac et de Hobbes, Destutt de Tracy adopta les principes de l’école sensualiste ; il ramena donc tout à la sensation : mais il développe avec une rare lucidité ret une grande précision philosophique plusieurs points particuliers ; il a, entre autres, une théorie du langage qui est un chef-d’œuvre d’analyse. Selon lui, la justice est une conséquence de l’état social, convention tacite ou formelle entre les hommes, pour l’équilibre des droits ; dans le gouvernement, qui est fondé sur la volonté générale, les chefs de l’Etat sont les serviteurs des lois, les lois l’expression des besoins universels, etlespeines de simples empêchements au mal à venir. Les principaux ouvrages île Destutt de Tracy sont: Eléments d'idéologie, comprenant V Idéologie proprement dite, 1801, la Grammaire générale, 1803, et la Logique, 1805; Essai sur le génie et les ouvrages de Montesquieu, 1808; Traité de la volonté, 1815; Commentaire sur l’Esprit des Lois, 1819; et quelques Mémoires dans le recueil de l’Institut. V. l 'Eloge prononcé par M. Guizot à l’Académie, la Notice de M. Mignet, 1844, et V Essai sur la philosophie du xix8 siècle, par M. Damiron. G. L.

TRADE-TOWN, v. de la Guinée septentrionale, sur la côte de Malaguette, à 22 kil. S. du Grand- Bassarn. Elle appartient, avec son territoire, à des Américains- des Etats-Unis, qui la fondèrent.

TRADUCTA JULIA. V. Tingis.

TRAERBACH, v. forte des Etats prussiens (Prusse

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rhénane), dans l’anc. ,Palatinat du Rhin, sur la Moselle, à 32 lui. S. de Trêves.; 1,400 hab. Prise par le comte de Belle Isle en 1734.

TRAETTA (Thomas), compositeur de musique de l’école napolitaine, né en 1727 à Bitonto, m. à Venise en 1779, était élève de Durante et de Léo. Il enseigna au Conservatoire de Venise, et fut appelé à Londres, à Vienne, à S*-Pétersbourg. Ses meilleurs opéras sont : Farnace , 1750; Ezio , 1754 ; Ippolito ed Aricia, 1757 ; Ijigenia in Aulide, 1759; Armida , 1760; Semiramide, 1765; l'isola disabilata, 1769; Olimpiade, 1770; Didone, 1772; la Disfata di Dario, 1778. Doué du génie dramatique, plein de vigueur dans l’expression des sentiments passionnés, il a conçu la musique de théâtre au point de vue où Gluck s’est placé quelques années plus tard. On lui doit aussi un Slabat et divers autres ouvrages pour l’église. B.

TRAETTO ou TRAJETTA, anc. Miniurnes , ville du royaume d’Italie (Province de Caserta), à l’O. de Sezza; 7,251 hab.

TRAFALGAR, anc. Junonis Promonlorium, cap d’Espagne (Cadix), qui forme, avec le cap Spartel, l’entrée du détroit de Gibraltar; par 36° 9’ 10” lat. N., et 8° 21’ 42” long. O. C’est près de ce cap que se livra, le 21 octobre 1805, une célèbre bataille entre les flottes anglaise et franco-espagnole; l’amiral anglais Nelson fut vainqueur, mais périt dans l’action ; l’amiral espagnol Gravina fut aussi tué, et le vice- amiral français, Villeneuve, fut fait prisonnier; une affreuse tempête suivit la bataille, et causa de grands dommages aux vainqueurs et aux vaincus.

TRAGURIUM, v. de Dalmatie. V. Trau.

TRAINA, hnachara, v. de Sicile (Catane), à 20 kil.?E. de Nicosie ; 7,000 hab.

TRAINE. V. Tkène.

TRAITANTS. V. Partisans.

TRAI TE ( Droits de), droits exigés, dans l’anc. France, soit à l’entrée et à la sortie du royaume, soit sur la ligne de séparation de certaines provinces intérieures.

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