‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 601 sur 864 · TRÈ — 2659 — TRE · texte numérisé non relu

TRÈ — 2659 — TRE

TREPTOW, v. des Etats prussiens (Poméranie), à 77 kil. N.-E. deStettin; 5,900 hab. Draps, serges, bonneterie.

TRESA , anc. Ceressus , riv. qui unit le lac suisse de Lugano au lac italien, dit lac Majeur. Cours de 13 kil.

TRES-CHRETIEN, titre que les rois de France ajoutaient à leur nom , et qui fut donné par le pape Etienne II à Pépin le Bref, en 754. Il ne devint une qualification constante qu’à partir de Louis XI.

TRÉSOR (Chambre du). V. Chambre.

trésor des chartes, dépôt des titres de la couronne de F rance. Comme ces titres étaient peu nombreux à l’origine, les rois les faisaient porter à leur suite ; ils tombèrent au pouvoir de Richard Cœur-de-Lion , lors de la défaite de Fréteval, 1194. Les archives royales furent désormais placées dans une tour du Louvre, puis dans un petit bâtiment attenant à la Ste- Chapelle du Palais, du côté septentrional.

TRÉSORIER DE L’ÉPARGNE , administrateur de l’Epargne ou Trésor public. Il fut institué par François Ier ; Henri II en créa un second , et ces deux trésoriers remplissaient leur charge alternativement. Enfin Louis XIII ajouta un trésorier triennal , et donna le titre de conseillers aux 3 trésoriers, qui furent remplacés, sous Louis XIV, par les gardes du trésor royal. V. Gardes du trésor.

trésoriers de France, officiers de finances de l’anc. monarchie française, préposés, dans les généralités ( V. ce mot), à la répartition des impôts, et à la surveillance de tous les agents financiers. 11 y avait 2 trésoriers par généralité, avec juridiction pour toutes tes questions d’impôts et de domaines, excepté dans la prévôté de Paris et quelques bailliages des environs. Leur nombre fut successivement porté à 20 et au delà, car, en 1778 , il était de 740 pour toute la France. C’était alors une pépinière de noblesse dans les provinces. Ils formaient dans chaque Généralité une juridiction dite bureau des finances. Les Trésoriers de France furent créés, ou tout au moins régulièrement organisés, par Henri III.

TRESSA N (Elisabeth de Lavergne, comte de), né au Mans en 1705, m. en 1783, un des premiers restaurateurs de la littérature provençale du moyen âge, fut, à 13 ans, compagnon d’études et d’amusements de Louis XV, fit les campagnes de Flandre et d'Allemagne, devint lieutenantgénéral, puis grand-maréchal à la cour du roi Stanislas. Il occupa ses dernières années à des travaux importants sur la physique ( Essai sur le fluide électrique considéré comme agent universel, 1783, 2 vol. in-8°) , et surtout à la traduction des romans de chevalerie en langue romane, dont il avait découvert une collection complète à Rome. Quoique ce fût la langue du xvme siècle substituée à celte du xive, et l’esprit à la naïveté, cette restauration était un gracieux anachronisme et devait avoir du succès. Tressait y joignit quelques pastiches de sa composition, comme Don Ursino le Navarin, et une traduction du Roland furieux. On a publié ses OEuvres choisies , 1787-1791, 12 vol. in-8“, et en 1823, avec une notice de M. Campenon, 10 vol. Ses OEuvres posthumes sont précédées de sa Vie par l’abbé V... Tressait était de l’Académie des Sciences et de l’Académie Française. G. L.

tkkssan (L’abbé de), fils du précédent, né en 1749 dans le Boulonnais, m. en 1809, fut grand-vicaire de l’archevêché de Rouen, émigra à la Révolution, et rentra en France après le 18 brumaire. On a de lui : la Mythologie comparée avec l'histoire, Londres, 1776, in-8°, ouvrage souvent réimprimé; une traduction française des Sermons de Blair, 1807, 5 vol. in-8°, etc.

TRETS , ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhône), arr. et à 23 kil. S.-E. d’Aix; 2,394 hab. Comm. de vins, eaux-devie; exploit, de houille et de marbre. Marius livra aux Teutons, dans tes champs environnants, la célèbre bataille dite d’Aix, 102 av. J.-C.; des fouilles ont fait retrouver un grand nombre d’armes et d’ossements.

TREUENBRIEZEN , v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 63 kil. de Berlin; 4,800 hab. Fabr. de toiles et lainages, tanneries, brasseries, distilleries.

TREUVER. V. Tribür.

TRÊVE ou PAIX DE DIEU , suspension d’armes que l’Eglise essaya d’imposer aux seigneurs féodaux , afin de /dédier aux calamités qu’ engendraient tes guerres privées. Elle remonte à l’an 988. D’après la Paix de Dieu, aucune guerre ne pouvait avoir lieu depuis l’Avent jusqu’à l’Epiphanie, et depuis la Quinquagésime jusqu'à la Pentecôte, ni pendant tes Quatre-Temps, tes jours de mai et les principaux jours de fête, ni enfin, dans chaque semaine, depuis le mercredi soir jusqu’au lundi matin. De plus, il y avait paix perpétuelle dans les églises, tes cloîtres, les cimetières, l’intérieur des villages, les moulins,

sur tes routes royales, etc. Le service divin était suspendu là où la paix avait été violée. Le chevalier qui avait enfreint la Trêve de Dieu était privé de son alleu, qui passait à ses héritiers, et de son fief, qui revenait au suzerain. Ces prescriptions et d’autres semblables furent souvent renouvelées, car ceux qui avaient la force les observaient peu. V. E. Semichon, la Paix et la Trêve de Dieu, Paris, 1857, in-8°. B.

TREVENTUM,v. de l’Italie ancienne (Samnium,auN.); auj. Trivento.

TREVÈRES ou TRÉVIRES , Treveri, Treviri , peuple de la Gaule (Belgique lrc), au N. des Médiomatrices ; capitale; Treveri ou Augusta Treverarum (auj. Trêves).

TRÊVES , anc. Treveri, Treviri, ou Augusta Treverorum, en allemand Trier, v. des Etats prussiens (Prusse rhénane), ch.-l. de la régence et du cercle de son nom, et autrefois capitale d’un électorat ecclésiastique , dans une vallée charmante, sur la rive dr. de la Moselle, à 670 kil. S. -O. de Berlin, 104 S.- O. de Coblentz, 378 N.-E. de Paris; par 49° 45’ 11” lat. N-, et 4° 18’ 7” long. E. ; 17,000 hab., dont 2,000 protestants. Evêché catholique, suffragant de Cologne ; gymnase et séminaire catholiques; bibliothèque. Musée d’antiquités, de médailles, et d’histoire naturelle. Quartier-général d’une division militaire. Maison d’aliénés et de détention. Dépôt provincial de mendicité. La ville est assez bien bâtie, et renferme de nombreuses antiquités romaines (la porte Noire, tes ruines d’un palais de Constantin, un amphithéâtre, des thermes, un aqueduc). On remarque aussi la cathédrale, qui possède, dit-on, la robe de J.-C., l’église romane de Sl-Siméon, et l’abbaye de S1- Mathias. Fabr. de toiles et d’étoffes de laine ; raffineries de sucre, tanneries, fonderies, forges. Comm. de vin et de bois. — Capitale de la Belgique lre sous Auguste, et du diocèse des Gaules sous Constantin, Trêves eut un hôtel des monnaies, une école célèbre, un arsenal, et des fabriques d’armes. Saccagée plusieurs fois par les Barbares, elle fit partie du royaume frank d’Austrasie, puis de la Lotharingie, et fut rattachée à la Germanie en 870. Plus tard, elle devint ville impériale ; en 1585, elle passa sous la domination de l’archevêque-électeur de Trêves. On y érigea, en 1473, une université, qui prospéra peu, et qui fut supprimée en 1798. La ville fut prise par tes Français en 1673, 1688, 1703, 1705, 1734, et enfin en 1794, époque où elle devint le ch.-l. du département de la Sarre. En 1815, elle fut don née à la Prusse. B.

trêves I Régence de ) , une des 5 divisions de la prov. de Prusse rhénane, entre celle de Coblentz au N.-Ê , la France au S.- O., et 1e grand-duché de Luxembourg à l’O.; 718,792 hect.; 140 kil. sur 60 ; 528,000 hab. Ch.-l., Trêves; villes princip. :Sarrebrùck, Sarrelouis. Elle est divisée en 13 cercles.

trêves ( Electorat et archevêché de) , une des grandes principautés ecclésiastiques de l’anc. empire d’Allemagne. L’église de Trêves était considérée comme la plus ancienne des pays qui formèrent l’empire germanique, et les traditions faisaient remonter même son origine aux premiers disciples des apôtres ; mais 1e premier évêque dont il reste des monuments authentiques est Agricius, qui souscrivit au concile d’Arles, en 314. On ignore à quelle époque précise l’évêché devint archevêché ; il l’était à la mort de Charlemagne , puisqu’un capitulaire de 814 place Trêves parmi les 18 métropoles de l’empire frank. Il avait pour suffragants tes évêchés de Tout, Metz, et Verdun, et lorsque la Bulle d’or eut restreint à sept 1e nombre des électeurs, l’archevêque de Trêves fut le second d’entre eux, et avait même le droit d’opiner le premier à l’élection de l’empereur. Il était archi-chancelier de l'Empire pour tes Gaules et le royaume d’Arles , fonction qui n’était plus qu’un titre, depuis que tes empereurs avaient perdu toute autorité dans 1e royaume. En 1789, l’électorat, compris dans le cercle du Bas-Rhin , renfermait toute la Vallée inférieure de la Moselle, depuis la frontière de France jusqu’à Coblentz, et, au-delà du Rhin, plusieurs bailliages au N. et au S. de la Lahn ; il était borné à l’O. par le Luxembourg, au N. par le duché de Juliers et l’électorat de Cologne, à l’E. par tes Etats de Nassau et l’électorat de Mayence, au S.-E. et au S. par 1e cercle du Haut-Rhin et la France. Toute la partie à l’O. du Rhin, conquise par la République française, lui fut cédée aux traités de Rastadt, 1797, et de Lunéville, 1801, et forma, dans le département de Rhin-et-Moselle, l’arrondissement de Coblentz ; dans celui de la Sarre, tes arrondissements de Trêves et de Priim. Donnée à la Prusse en 1815, cette partie forme auj., dans la province du Rhin, la plus grande portion des régences de Trêves et de Coblentz; les bail-

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