VALÉRIUS MESSALA. V. MESSALA
valcrius publicola, fondateur, avec Brutus, de la république romaine, l’an 244 de la ville, 509 av. J.-C., et son collègue au consulat après Collatin. Seul consul quelque temps, il vint du Vælia, sommet du Palatin, habiter parmi le peuple, fit baisser devant les comices, en signe de iespect, les faisceaux de ses licteurs, d’où il ôta les haches, distribua aux pauvres les biens des Tarquins, les battit après la mort de Brutus, donna à tout citoyen le droit d’en appeler au peuple des sentences des consuls et autres magistrats, et créa deux questeurs pour la garde du trésor.
VALERY (Saint), Walaricus ou Gualaricus , m. en 622, fut le 1er abbé d’un monastère de Picardie qui porta son nom. Fête, le 12 décembre.
VALERY (Antoine-Claude fasquin), né àParis en 1789, m. en 1347, littérateur, fut d’abord employé dans les bureaux du Conseil d’État, se montra ardent royaliste en 1 814, devint conservateur-administrateur des bibliothèques de la couronne, sous Charles X, et bibliothécaire des palais de Versailles et de Trianon, sous le roi Louis -Philippe.
II a publié : Etudes morales , •politiques et littéraires, ou Becker che de la vérité par les faits, Paris, 1824, in-8», Sainte- Périnc, Souvenirs contemporains, Paris, 1826, in-12; Voyages en Corse, à l’xle d’Elbe, et en Sardaigne, Paris, 1837, 2 vol. in-8°; Voyages historiques, littéraires, et artistiques en Italie, guide raisonné et complet du voyageur et de V artiste, 2e édition, Paris, 1838, 3 vol. in-8», ouvrage bien fait, le plus important de ceux de l’auteur, et qui a été plusieurs fois traduit à l’étranger; Curiosités et anecdotes italiennes, Paris, 1842, iu-8° ; l'Italie confortable , manuel du touriste, Paris, 1841, in-12; la Science de la vie, ou Principes de conduite religieuse, morale et politique, extraits et traduits d’auteurs italiens, Paris, 1842, in-8°; Correspondance inédite de Mabillon et de Monlfaucon avec l'Italie, Paris, 1847, 3 vol. in-8°.
VALERY-EN-CAUX (saint-), ch.-l. de canton (Seine- Inférieure), petit port sur la Manche, arr. et à 30-kil. N. d’Yvetot; 4,488 liab. Tribunal de commerce. Fabr. de soude de varech, apprêt du hareng saur. Armements pour la pêche de la morue.
valery-sur-somme (saint-), ch.-l. de cant. (Somme), an-, et à 20 kil. N. -O. d’Abbeville; port sur la rive g. de la Somme, près de son embouchure dans la Manche , et presque en face du Crotoy; 3,179 bab. Trib. de commerce; école de navigation. Construction de navires; comm. <)e toiles à voiles; pêche; cabotage. Ancienne colonie romaine. — Cette jolie petite ville se forma autour d’une abbaye de Bénédictins, et fut la capitale du Vimeu ( Viminiaevm). C’est dans son port que Guillaume le Conquérant s’embarqua, pour conquérir l’Angleterre, 1066. En 1422, la ville fut fortifiée, et il reste de ses fortifications une tour dite Harold, au bord de la mer.
. VALESIO ou VALLÈS (François ), dit Covarruvias , du lieu de sa naissance dans la Vieille-Castille, professeur de médecine à Alcala de Hénarès, puis médecin de Philippe II, chercha à concilier les idées des médecins Grecs et Arabes. On a de lui : In IV libros meteorologicon Aristotelis commentants, Alcala, 1558, in-8<> ; Comment, in Galeni arlem medicam, ibid., 1569, in-8° ; de Urinis, pulsibus et fe bribus , 1569, in-8°; Methodus medendi , Venise, 1589, in-8», etc. ’
VALESIUS, historien. V. Valois (Henri).
VALESPIR, petit pays de l’anc. France (Roussillon);
il avait titre de comté; le ch.-l. était Prats-de-Mollo.
VALESWARA. V. Balasore.
VALET ou VARLET , nom donné, pendant le moyen âge, aux jeunes nobles placés auprès de quelque puissant seigneur, pour se préparer par ses exemples à recevoir l’ordre de chevalerie, et lui rendre, en retour, certains services. On ne prit ce nom en mauvaise part qu’après que ces services eurent changé de nature, et que les maisons des seigneurs eurent été envahies par des manants dérobés à l'agriculture, se prêtant à tout pour gagner leur confiance. Toutefois, les grands, jusqu’au xvie siècle, tinrent à honneur d’être attachés à la personne du souverain, avec le titre de valet-de-ckambre , qu’ils changèrent ensuite contre celui de gentilhomme de la chambre.
VALETTE (La CITÉ-), en italien Città-Valetta , capitale de l’île de Malte, sur la côte E., et occupant une langue de terre entre deux ports : le grand port à l’E., pour les vaisseaux de guerre, et le port Marza-Muscello à l’O. pour les navires non admis en libre pratique ; 30,000 hab. Elle se divise en 5 parties, qui sont comme autant de villes ou forteresses distinctes : la Valetta ou Cillà-Nuova, Cillà- Villoriosa, Senglea, Barmola, et Floriana. Des fortifications immenses rendent La Valette presque inexpugnable. Les Anglais en ont fait la station principale de leurs flottes dans la Méditerranée. On y remarque : la cathédrale; l’ancien palais des grands-maîtres de l’ordre de Malte ; l’hôpital Sl-Jean, pharmacie centrale des possessions anglaises de la Méditerranée ; l’arsenal, le lazaret, les bassins. Chantiers de construction, grands magasins, et dépôts de houille. Académie , deux bibliothèques, jardin botanique, cabinet d’antiquités. Fabr. de tissus de soie et de coton. Gr. comm. de transit. Escalle des vapeurs anglais et français sur Alexandrie et Constantinople. — Cette ville, fondée par le grand-maître Parisot de La Valette en 1566, soutint un siège mémorable contre les Turcs en 1665. Elle fut rendue au général Bonaparte en 1798, après une vive attaque de 5 jours seulement; les Anglais vinrent presque aussitôt l’assiéger, et le général Vaubois, qui commandait la place avec une faible garnison, ne la rendit qu’après un siège de près de 3 ans, 1801.
VALETTE (la), OU VILLEBOIS-L A- VALETTE, ch.-l. de
cant. (Charente), arr. et à 24 kil. S.-E. d’Angoulême ; 498 hab. Erigé en duché-pairie pour le duc d’Epernon en 1622.
VALETTE (la). V. EPERNON et LA VALETTE.
VALGORGE, ch.-l. de cant. (Ardèche), arr. et à 20 kil. N. -O. de Largentière; 291 hab.
. VALHALLA. V. Walhalla.
VALI1UBERT (Roger), général, né à Avranches en 1764, m. en 1805, se distingua particulièrement à Montebello et à Marengo, et mourut de blessures reçues à Austerlitz. Une place de Paris, devant le pont d’Austerlitz, a reçu son nom; Avranches lui a érigé une statue.
VALIDÉ (Sultane). F. Sultan.
VALINCOUR ( Jean-Baptiste-Henri du Trousset de) né à Paris en 1653, m. en 1730, secrétaire de la marine, historiographe du roi, successeur de Racine à l’Académie française en 1699, membre de l’Académie des sciences en 1721, écrivain de peu de valeur, mais ami de quelques grands hommes, eut cependant une certaine réputation d’homme de goût. Boileau lui adressa sa 11e satire. On a de Valincour : Lettres de la marquise de... sur la Princesse de Clèves, 1678, in-12; Vie de François de Lorraine, duc de Guise, 1668, in-12 ; des Odes d’Horace, traduites en vers ; des stances, des contes, etc. J. T.
VALKI, ville de la Russie d’Europe , gvt et à 48 kil. S.- O. de Kharkov; 10,000 hab. Ch.-l. de district.
VALKIRIES (de Küren, choisir), déesses Scandinaves, planaient au-dessus des champs de bataille, et choisissaient ceux qui devaient vaincre et ceux qui devaient mourir. C’étaient elles qui, dans le Walhalla, versaient l’hydromel aux héros. Toutes n’étaient pas des vierges célestes ; il y en avait qui habitaient la terre. Brinhild, l’une des héroïnes des Niebelungen, était une valkirie.
VALLA (Laurent), philologue et grammairien, né A Rome en 1406, m. en 1457, fut un de ceux qui contribuèrent le plus à la renaissance des lettres classiques. Il sollicita de Martin IV l’emploi de secrétaire apostolique; ayant essuyé un refus, il quitta Rome de dépit , et se retira à Pavie, où il professa l’éloquence. La peste ayant pénétré dans cette ville, il alla enseigner à Gênes, à Milan, puis à Florence. Mandé par Alphonse V, roi d’Aragon, qui faisait alors la guerre en Italie, 1435-1442, il se rendit près de ce prince, qu’il suivit dans ses expéditions. Il revint ensuite à Rome, d’où il fut bientôt après obligé de sortir, non sans danger pour sa personne, pour avoir traité de fausse, dans un écrit, la donation de Constantin à
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l’église de Rome. Il se réfugia à Barcelone, puis à Naples, où il retrouva sa faveur auprès d’Alphonse, qui le nomma son historiographe. Rappelé à Romepar Nicolas V, il y accourut aussitôt, et y donna cours à son humeur agressive et taquine, principalement contre Poggio, qui ne demeura pas en reste avec lui. L’ouvrage le plus fameux de Valla est le traité intitulé : Elegantiarum linguæ lalinæ libri VJ, Venise, 1499, in-fol., très-souvent réimprimé. Ce traité porte sur les mots difficiles, et surtout sur la synonymie ; il y a beaucoup de science et de sagacité, bien que depuis on ait fait mieux. Le recueil des OEuvres de Valla, Bâle, 1543, renferme tout ce qu’il a écrit, libelles ou traités, à l’exception de son Histoire de Ferdinand d'Aragon, en latin, Paris, 1521, in-4®, et de ses versions latines d’Hérodote, Paris, 1510, in-4®; de Thucydide, Lyon, 1543, in-8® ; de VlUiade, Venise, 1502, in-fol., et des Fables d’Esope, ibid., 1519, in-4°. C. N.
valla (George), médecin érudit du XVe siècle, peutêtre de la même famille que le précédent, né à Plaisance, professa les belles-lettres à Milan, à Pavie, 1470, puis à Venise, 1481. Il écrivit un grand nombre de livres de médecine, des traités de grammaire, des traductions du grec et du latin, etc.; on cite particulièrement : la traduction du Ciel, des Grandes Ethiques et de la Poétique d’Aristote ; les traités de Tuenda sanitate per viclum , Strasbourg, 1506, in-8° ; de Expetendis et fugiendis rebus, 2 vol. in-fol., Venise, 1591, espèce d’encyclopédie fort curieuse, divisée en 49 livres ou 7 semaines. C. N.
valla (Joseph), oratorien français, né à L’Hôpital (Forez) , m. en 1790 , professa les humanités, la philosophie et la théologie à Soissons et à Lyon; il composa, dans cette dernière ville, à la sollicitation de l’archevêque Montazet, des Inslitutiones theologicœ, 1782-84, 6 vol. in-12, et des Inslilutiones philosophicœ , 1783,5 vol. in-12, ouvrages devenus classiques, et dont le dernier est connu sous le nom de Philosophie de Lyon. C. N.
valla (Nicolas duval , en latin), jurisconsulte français du xvme siècle, fut conseiller aux parlements de Paris et de Rennes. Il est l’auteur d’un traité qui a pour titre : de Rébus dubiis et quœstionibus in jure controversis, Paris, 1583, in-8®. C. N.
VALLADOLID , anc. Pintia, ville d’Espagne ( Vieille- Castille ), capitale de la prov. de son nom, à 154 kil. N. de Madrid, dans une plaine fertile, au confluent de l’Esgueva et de la Pisuerga, et près du canal de Castille ; par 41“ 39' 14" lat. N., et 7“ 2' 49" long. O.; 43,400 hab. Archevêché érigé en 1857. Université , fondée en 1348, et célèbre surtout pour les études de droit. Cour d’appel. On remarque la cathédrale, qui est magnifique, mais inachevée, le couvent et l’église de San-Benito, l’église Saint- Paul, le palais royal, le musée. Ecole des beaux-arts; société de géographie; 8 collèges. Fabriques de papiers, chapeaux, toiles, draps. Comm. actif. C’est en cette ville que fut célébré, en 1469, le mariage de Ferdinand et d’Isabelle, par lequel furent réunies les couronnes d’Aragon et de Castille. Les rois d’Espagne y séjournèrent souvent. Valladolid s’insurgea en 1808 ; Don Miguel de Cevallo , commandant du collège militaire de Ségovie , y fut massacré par la populace, qui obligea ensuite le géné ral Don Gregorio de la Cuesta à la conduire contre l’armée française ; elle essuya une sanglante défaite au pont de Cabezon, à 8 kil. de Valladolid (12 juin 1808), et la ville tomba au pouvoir des Français. Napoléon y tint son quartier - général en janvier 1809. Christophe Colomb mourut dans cette ville, 1506, et Philippe II y naquit , 1527. — La prov. de Valladolid, formée d’une partie de la Vieille-Castille, entre celles de Léon et de Palencia au N., de Zamora à l’O., de Salamanque et d’Avila au S., de Ségovie et de Burgos à l’E., a 7,880 kil. carr., et 246,980h.
valladolid, v. du Mexique, ch.-l. du départ, de Mechoacan, à 192 kil. O.-N.-O. de Mexico; par 19° 42' lat. -N., et 103° 12' 15" long. O.; 25,000 hab. Archevêché. Ville bien bâtie, et approvisionnée d’eau par de beaux aqueducs. Elle est appelée aussi hlorelia. Patrie d’iturbide. valladolid , v. du Honduras. V. comayagtta. VALLAGE, petit pays de l’anc. France (Champagne) ; v. princip. : Joinville, Bar-sur-Aube, Vassy. Il est réparti auj. entre les départements de la Marne, de la Haute- Marne, de l’Aube et de la Meuse.
VALLAIRE (Couronne). V. Couronne.
VALLANGIN. V. Valengin.
VALLE D’ALESANI, ch.-l. de cant. (Corse), arr. et à 35 kil. E. de Corte; 586 hab.
VALLÉES (Les QUATRE-). V. Quatre-Vallées. VALLE1X ( François -Louis-Isidorei, médecin, né à Toulouse en 1807, m. en 1856, vint à Paris vers 1826, tra-
vailla avec ardeur dans les hôpitaux, ne prit le doctorat qu’en 1835, fut nommé médecin du bureau central des hôpitaux en 1836, de la direction des nourrices en 1845, de l’hôpital Ste-Marguerite en 1846, et commença de professer à la Pitié en 1852. Ses principaux écrits sont : Des os du crâne après la naissance , 1835 ; Clinique des maladies des enfants nouveau-nés, 1838, in-8°; Traités des névralgies, 1841, in-8® ; Guide du médecin praticien, ou Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquée, 1842-48, 10 vol., et 1850-51, 5 vol. in-8°; Recherches sur la fréquence du pouls chez les enfants, 1844 ; Sur la pneumonie des enfants, 1849; Des déviations utérines, 1852, in-8®.
VALLELONGA, Nicephora, v. du roy. d’Italie (Prov. de Catanzaro), à 20 kil. de Mileto; 1,883 hab.
VALLENDAR, v. des Etats prussiens (Province du Rhin), à 4 kil. N.-N.-E. de Coblentz, sur le Rhin; 3,200 hab. Fabr. de draps, cuirs, pipes de terre.
VALLERAUGUE, ch.-l. de cant. (Gard), arr. et à 21 kil. N. du Vigan, sur l’Hérault; 2,010 hab. Eglise calviniste. Culture du mûrier; élève de vers à soie (150,000 kilog. de cocons par an) ; filatures de soie (200,000 kilog. par an). Patrie de La Beaumelle.
VALLÈS. V. Valesio.
VALLET, ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure), arr. et à 24 kil. E. de Nantes, sur la Sanguèse et le Poyet; 1,053 hab. Culture de la vigne.
VALLETRIA, nom latin de la vallée de Barèges.
VALLIA ou WALLIA , 4e roi des Wisigoths, 415-419, vengea sur l’usurpateur Sigeric la mort de son beau-frère Ataulf, consolida la domination de sa tribu dans l’Aquitaine et la Narbonnaise lre, et fit la guerre avec succès contre les Suèves, les Vandales et les Alains établis en Espagne.
VALLIER (SAINT-), ch.-l. de cant. (Drôme), arr. et à 32 kil. N. de Valence, au confluent de la Galaure et du Rhône, et à l’entrée de la pittoresque vallée de Galaure; 2,763 hab. Beau château gothique, où habita Diane do Poitiers; les jardins ont été plantés par Lenôtre. Filatures de soie; fabr. de chaux, poterie, produits chimiques.
vallier-de-thiey (saint-), ch.-l. de canton (Alpes- Maritimes), arr. et à 12 kil. N. -O. de Grasse ; 523 hab.
VALL1ÈRE (Jean-Florent de), officier d’artillerie, né à Paris en 1667 , m. en 1759, fit ses premières armes en 1685, assista à 60 sièges et à 10 batailles rangées, commanda, en 1713, l’artillerie au siège du Quesnoy, où, avec 34 pièces, il en démonta 80 en 24 heures, et fut nommé, â la suite de cet exploit , brigadier des armées. Il fut chargé ensuite de la réorganisation de l’artillerie, dont il régla les calibres, les réduisant à cinq. Maréchal-de-eamp en 1719 , directeur- général de l’artillerie en 1720, il fit, comme lieutenant - général , la campagne de 1733, et se distingua par d’habiles dispositions à la bataille de Dettingen en 1743. Il était membre de l’Académie des Sciences. B.
vallière (Joseph-Florent, marquis de), fils du précédent, né à Paris en 1717, m. en 1776, servit dès 1 âge de 17 ans au siège de Philippsbourg , commanda une batterie à la journée de Dettingen , eut part au siège de Fribourg, fut directeur-général de l’artillerie et du génie en 1747, contribua à la prise de Berg-op-Zoom, reçut le titre de lieutenant-général en 1748, alla en Espagne, en 1761, sur la demande de Charles III, pour créer des établissements d’artillerie, et se rendit plus tard à Naples pour le même objet. Il était membre de l’Académie des Sciences.
vallière ( Mlle de la). V. la vallière.
VALL1ÈRES, brg (Creuse), arr. et à 12 kil. S.-O. d’Aubusson ; 270 hab. Comm. de bestiaux.
VALLIN (Louis, vicomte ) , né à Dormans (Marne) en 1770, m. en 1854, s’enrôla volontairement en 1792 sous les ordres de Luckner, était capitaine dès l’année suivante, assista à la bataille de Fleurus et au siège de Maastricht, puis au blocus de Mayence, fit partie de l’expédition d’Irlande et tomba au pouvoir des Anglais, et passa, après son retour, à l’armée du Rhin sous Moreau. Sa brillante conduite à la bataille de Moeskirch le fit nommer chef d’escadron. Il servit ensuite aux armées de Mayence et du Danube, fit les campagnes de 1805 à 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne , devint colonel de hussards en 1807, se signala, en 1809, au combat de Sacile et au passage de la Piave, alla en Russie, où il gagna le grade de général de brigade sur le champ de bataille de Smorgoni, 1812, commanda l’avant-garde du prince Eugène pendant la retraite, combattit vaillamment pendant la campagne de Saxe en 1813, et fut nommé colonel en second du 2® régiment des gardes d’honneur. Après avoir accepté de Louis XVIII la brigade des cuirassiers et des dragons du
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roi, il fut chargé pendant les Cent-Jours, par Napoléon Ier, de défendre la ligne de la Sarre, assista à la bataille de Waterloo, et ramena l’arrière - garde française jusqu’à Paris. Sous la 2« Restauration , il fut inspecteur - général de cavalerie, 1816-17 , figura à l’avant-garde de l’armée d’Espagne en 1823 , tailla l’ennemi en pièces à Talaveirade-la-t!eyna, et fut nommé lieutenant-général. Il fut encore inspecteur-général de la gendarmerie en 1834. B.
VALLISNIERI (Antoine), naturaliste, né en 1661 au château de Tresilico, près de Modène, m. en 1730, exerça la profession de médecin, fut appelé, en 1700, à la chaire de médecine pratique à Padoue, et, en enseignant les découvertes modernes , souleva l’inimitié de ses collègues attachés à la routine. Il prit lui-même une part active aux progrès des sciences par ses expériences multipliées. Ce fut surtout à ses recherches sur les divers systèmes de la génération qu’il dut sa célébrité, adoptant le système des œufs, et combattant celui de la génération spontanée. Ses OEuvres complètes, en italien, ont été publiées à Venise, 1733, 3 vol. in-fol. Elles comprennent, entre autres ouvrages: Dialojhi sopra la curiosa origine di molli insetli, Venise, 1700, in-8° ; Considérations et expériences concernant la génération des vers ordinaires du corps humain, Padoue, 1710, in-4°; Expériences et observations sur l'origine, le développement et les mœurs de divers insectes, ibid., 1713, in-4° ; Histoire de la génération de l'homme et des animaux, ibid., 1721, in-4°.
VALLOMBREUSE , Vallis ombrosa, vallée de Toscane, située dans la province de Florence , près de San-Giovanni-in-Val-d’Arno. Une abbaye bénédictine y fut fondée par S1 Gualbert en 1060 ; les abbés portaient les ornements pontificaux, et avaient le titre de comtes de Canette, de Monteverde, de Guald, et de Magnai.
VALLON, eh.-l. de cant. (Ardèche), arr. et à 22 ldi. S. -S. -E.de Largentière; 1,601 hab. Eglise calviniste. Récolte de soie. Château en ruines. Aux environs est une trèsbelle grotte et la cascade du Ray-Pic (20 mèt. de hauteur) .
VALLONS. V. Wallons.
VALLORBES. V. Valorbe.
VALLOUISE, vge (Hautes- Alpes), arr. et à 18 kil. O. -S. -O. de Briançon; 1,177 hab. Près de là s’élève le glacier d’ Aile-Froide (4,300 mèt.)
'VALLOTTI (François- Antoine), savant musicien, né à Verceil en 1697, m. en 1780, maître de chapelle de la cathédrale de Padoue^ fut le plus grand organiste italien do son temps. Sa fécondité, dans la composition de la musique religieuse , tint du prodige , quoiqu’il mit beaucoup de soin à écrire ses ouvrages. Une grande partie de sa vie fut encore consacrée à des travaux sur la théorie de l’harmonie et du contre-point ; on distingue l’ouvrage intitulé : Dell a scienza teorica e pralica délia moderna musica, Padoue, 1779, in-4°. B.
VALLS, v. d’Espagne (Catalogne), prov. et à 17 kil. N. de Tarragone; 9,000 hab. Tanneries; distilleries d’eaude-vie.
VALMIKI, le plus ancien et le plus célèbre des poètes épiques de l’Inde, vivait, à ce qu’on croit, dans le xve siècle av. J.-C. On a sous son nom le Ramayana, poème en 25,000 slolcas ou distiques , distribués en 7 livres, dont chacun se divise en un grand nombre de sections. L’action principale de ce poème sanscrit, à laquelle viennent se rattacher une foule d’épisodes , est la victoire de Rama sur le géant Ravana, roi de Lanka ou Ceylan. Deux livres du Ramayana ont été publiés, avec traduction anglaise, par Carey et Marshman, Serampour, 1806-10, 3 vol. in-4°. Deux sections du 1er livre ont été mises en vers allemands par Fr. Schlegel, 1808; une partie du texte, avec traduction latine , fut aussi publiée par A.-W. Schlegel , Bonn , 1829-38. Le texte entier a été donné par Corresio, 1843, gr. in-8<>. B.
VALMONT DE BOMARE (Jacques-Christophe) , naturaliste, né à Rouen en 1731, m. en 1807, refusa de suivre la carrière du barreau, à laquelle son père le destinait, alla étudier les sciences à Paris , y fut deux ans pharmacien, parcourut comme naturaliste, au nom du gouvernement, les Alpes, les Pyrénées, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, l’Angleterre, la Suède, la Laponie et l’Islande, revint en 1756 avec de précieuses collections, et fit des cours très-suivis d’histoire naturelle, de 1757 à 1788 et de 1795 à 1806. Il fut membre de l’Académie des Sciences. On a de lui : Traité de minéralogie , Paris, 1762, 2 vol. in-8°; Dictionnaire raisonné, universel, d’histoire naturelle , 1765, 5 vol. in-80, avec un Supplément, 1768, son ouvrage capital, destiné plutôt aux gens du monde qu’aux savants, et réimprimé, malgré ses imperfections, à Yverdun, avec notes de Haller, Deleuze et Bourgeois, 1768-70, 6 vol.; à
Paris, 1768, 4 vol. in-4°, et 1791 , 15 vol. in-8°; à Lyon, 1800, 15 vol. in-8°.
valmont, ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), arr. et à 24 kil. N.-O. d’Yvetot; 465 hab.
VALMY, vge (Marne) , arr. et à 19 kil. O. de Ste-Menehould ; 444 hab. Les généraux Dumouriez et Kellermann y remportèrent sur les Prussiens, le 20 septembre 1792, une mémorable victoire, qui arrêta les progrès de l’invasion étrangère. Napoléon Ier donna à Kellermann le titre de duc de Valmy, et l’on érigea sur le champ de bataille un obélisque en son honneur en 1821.
VALOGNES, Crorialonum? s.-préf'. (Manche), sur le Merderet, à 58 kil. N.- O. de Sl-Lô, 16 S. de Cherbourg, 12 de la mer; 4,636 hab. Trib. de lre instance, collège ecclésiastique, bibliothèque. Comm. de beurre, œufs, volailles, andouillettes, miel, grains, cire, plumes d’oie, lin, fil, toiles. Patrie de Letourneur, de Dacier, et de Vicqd’Azyr. — Cette ville, située dans le pays des Unelles avant la conquête de César, fut brûlée par les Anglais en 1340, prise par Duguesclin sur Charles le Mauvais, roi de Navarre, et par les Anglais en 1418. Mazarin en fit démolir les fortifications.
VALOIS, Vadensis ou Valesiensis pagus, petit pays de l’anc. France (Ile-de-France), entre le Soissonnais au N., la Champagne à l’E., la Brie et l’Ile-de-France au S., le Beauvaisis à l’O.; ch.-l., Vez ( Vadum ), puis Crespy; v. principales: La Ferté-Milon, Villers-Cotterets , Senlis, Compiègne. Habité, avant César, par les Viducasses ou Vadicasses, il porta, au xne siècle, le nom de comté de Crespy. Donné en apanage, en 1284, par Philippe III le Hardi à son fils Charles, père du roi Philippe VI, et tige de la branche capétienne des Valois, il fut, en 1402, érigé en duché par Charles VI en faveur de Louis d’Orléans, son frère. Louis XIV en fit un duché-pairie pour son frère Philippe d’Orléans, dont la maison conserva le Valois jusqu’à la suppression des apanages en 1790. Le Valois forme auj. la partie S. du département de l’Aisne et la partie E. de celui de l’Oise.
valois (Charles, comte de). V. Charles.
valois (Maison royale de). V. France.
valois (Henri de), Valesius, seigneur d’Orcé, critique distingué, né à Paris en 1603, d’une famille noble de Normandie, m. en 1676, étudia chez les Jésuites, fut avocat, et finit par se livrer exclusivement à la culture des belleslettres, où il acquit bientôt une réputation européenne. Le président de Mesmes lui faisait une pension ; il en recevait une autre de Mazarin , qui lui fut continuée après la mort de ce ministre. En 1654, il fut nommé historiographe du roi. Ses principaux ouvrages sont : une édition des Histoires ecclésiastiques d’Eusèbe, de Socrate, de Sozomène, de Théodoret, et d’Evagre, Paris, 1659-68-73, 3 vol. in-fol., avec traduction latine, notes et dissertations; une édition d ’Ammien Marcellin, avec des remarques, ibid., 1636, in-4°; divers opuscules réunis sous le titre d ’ Emenâationum libri V, et de crilicâ lib. II, Amst., 1740, in-4°. C. N.
valois (Adrien de), seigneur de La Mare, frère du précédent, né à Paris en 1607, m. en 1692, fit son étude particulière des monuments littéraires et autres relatifs à l’histoire de France, et fut historiographe du roi en 1664. Le refus qu’il fit de rester dans le célibat et de prendre l’habit ecclésiastique l’empêcha d’être sous-précepteur du dauphin , charge qui lui avait été offerte par M. de Montausier. Ses ouvrages les plus considérables sont : G esta Francorum, Paris, 1646-58, 3 vol. in-fol., histoire savante des Gaulois et des Francs, de l’an 254 à 752; Notitia Gai liarum ordine lillerarum digesta, ibid., 1676, in-fol. C. N.
valois (Charles de), fils du précédent, né à Paris en 1671, m. en 1747, fut un numismate distingué, et forma un cabinet de médailles fort curieux. En lf05, il entra à l’Académie des Inscriptions. Il a publié, sous le titre de Valesiana, un recueil des remarques historiques et critiques de son père, des Mémoires ou Dissertations, parmi lesquelles on cite celle Sur les Amphictyons (t. ni des Mémoires de l’Académie des Inscriptions ), et celle Sur les première et deuxième guerres sacrées de la Grèce (ibid., t. ix et xii). C. N.
VALOMBREUSE. V. Vallombreuse.
VALONE. V. Avlone.
VALORBE, vge de Suisse (Vaud), à 12 kil. S.-O. d’Orbe ; 1,676 hab. Près de là est la source de l’Orbe, et la Grotte des Fées.
VALPARAISO, ville du Chili, port de commerce sur la baie de son nom formée par le Grand-Océan, chef-lieu de prov., à 137 kil. O.- N.-O. de Santiago; par 33° 1' 55" lat. S., et 73° 57' 37" long. O. ; 52,500 hab. Trois forts et une batterie à fleur d’eau la défendent. Chantiers de con-
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struetion maritime. Bourse et tribunal de comm., douane. Entrepôt d’un commerce considérable. Export, de farines, cuivre, laines, indigo, suif, peaux. La ville est bâtie en bois, à cause des tremblements de terre, qui l’ont presque ruinée en 1822 et 1829. C’était originairement un village ; son importance ne date que de 1811.
VALPERGA DI CALUSO (Tommaso), savant italien, né à Turin eu 1737, m. en 1815, fut d’abord marin. Après être entré chez les Oratoriens à Naples, il professa la littérature grecque et orientale à l’université de sa ville natale, et devint directeur de l'Observatoire, président de l’Académie des Sciences et des Lettres, correspondant de l’Institut de France. On a de lui : Litteralurœ coplicæ rudimenta , Parme, 1783, in-8°, ouvrage publié sous le pseudonyme de Didymus Taurinensis; Prime lezioni di grammatica ebraica , Turin , 1805, in-4“; Délia poesia libri III, ibid.,
1806, in-4"; Lalina carmina,cum specimine Græcorum, ibid.,
1807, in-8°; Versiitaliani, 1807, in-8% publiés sous le pseudonyme d’Euforbo Melesigenio, etc.
valperga, v. du royaume d’Italie, à 40 kil. N.-O. de Turin ; 3,500 hab.
VALRÉAS, ch.-l. de cant. (Vaucluse), arr. etâ 33 kil. N.-N.-E. d’Orange; 3,291 hab. Récolte de soie, vins, châtaignes, etc. Patrie du cardinal Maury.
VAL-RICHER, ancienne abbaye de l’ordre de Citeaux, dans la Basse-Normandie (Bessin), près de Cambremer (diocèse de Bayeux). Fondée en 1146 par Philippe d’Harcourt, évêque de Bayeux.
VALROMEY, Vallis Romana, petit pays de l’anc. France (Bourgogne ), dans le Bugey; ch.-l., Châteauneuf , et, plus tard, Champagne. 11 appartint longtemps à la maison de Savoie, qui dut le céder à la France par le traité de Lyon, 1601. Louis XIII l’érigea en duché en faveur de la maison d’Urfé. 11 est compris auj. dans la partie E. du département de l’Ain.
VALS, brg (Ardèche), arr. et à 52 kil. N.-O. de Privas , au confluent de la Volane et de l’Ardèche; 1,025 hab. Eaux minérales acidulés froides. Moulineries de soie.
VALSAINTE, anc. chartreuse de Suisse, à 17 kil. S. de Fribourg. Les Trappistes français s’y retirèrent en 1791. La congrégation de SLSauveur l’occupe depuis 1818.
VALSALVA (Antoine-Marie), anatomiste, né à Imola en 1666, m. en 1723, élève de Malpighi, exerça la médecine et professa l’anatomie à Bologne, et fut chirurgien de l'hôpital des Incurables de cette ville. Il simplifia les instruments de chirurgie, et en diminua le nombre. Ses travaux eurent principalement pour objet l’organe de l’ouïe. On a de lui : De aure humanâ Iractalus, Bologne, 1704, in-4°, ouvrage capital sur cette matière, et souvent réimprimé.
VAuiEblA, arr. du roy. d’Italie (pniv. de Novare), entre ceux d’Ossola au N., de Pallanza et de Novare à l’E., d’Aoste â l’O. , de Verceil et de Biella au S.; 68,600 heet. ; 45 kil. sur 22; 32,215 hab. Ch.-l., Varallo. Sol montagneux. Exploit, de fer, cuivre, marbre, pierre à chaux. Elève de bétail.
VALTELINE, en italien Val Tellina; en latin moderne Vallis Tellina, petite contrée de l’Italie septentrionale, entre l’Adda et le lac de Côme; 3,259 kil. carrés; 105,922 hab. Ch.-l , Sondrio. Jadis comprise entre la Ligue Caddée, le comté de Bormio, le duché de Milan, le comté de Chiavenna, et la Terre-Ferme de Venise, elle fait auj. partie du roy. d’Italie (prov. de Sondrio ou de Valteline). Les sites y sont très-pittoresques, et le sol d’une grande fécondité. — La Valteline, partie S. de l’anc. Rhétie, passa, pendant le moyen âge, aux Ostrogoths, aux Francs, et aux rois de Germanie. Les évêques de Coire, qui la reçurent en fief des empereurs, se la virent souvent disputer par les habitants de Côme et par les ducs de Milan. Ils cédèrent leurs droits aux Grisons en 1530. L’Espagne essaya de s’emparer de la Valteline, pour communiquer avec les possessions de l’Autriche dans le Tyrol; dès 1624,1a France s’y opposa, et Richelieu fit chasser les troupes espagnoles. En 1807, Napoléon Ier fit de la Valteline le départ, de l’Adda, dansle roy. français d’Italie. En 1814, elle fut donnée â l’Autriche, en 1859 au Piémont avec la Lombardie.
VAL-TRAVERS. V. Travers.
VALVA (La), v. du royaume d’Italie (Principauté Citérieure). â 11 kil. S.-S.-E. de Calabrito; 2,182 hab. Evêché.
VALVASONE (Erasme de], littérateur italien, né en 1523 dans le Frioul, m. en 1593, a laissé : des traductions de Sophocle et de Slace ; un poème élcgiaque, les Larmes'de la Madeleine; l’ Angeleida, ou combat des bons et des mauvais anges, Venise, 1590, épopée dont le sujet a de l’analogie avec celui du Paradis perdu, un poëme sur la Chasse, 1591 , remarquable pour la versification et le style, mais
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dont les idées sont souvent bizarres et les épisodes mal as* sortis au sujet. B.
VALVERDE (Vincent de) , missionnaire espagnol , né à Oropezn, accompagna Pizarre au Pérou , montra envers les habitants de ce pays un fanatisme violent , fit plus tard de vains efforts pour modérer la cruauté des Espagnols, revint dans sa patrie en 1534, partit de nouveau pour l’Amérique en 1538 avec le titre d’évêque de Cuzco , et tomba , en 1543 , au pouvoir des Indiens , qui le dévorèrent.
valverde, ch.-l. de l’ile de Fer (Canaries), sur la côte N.- E.; 1.500 hab.
valverde-del-camino, v. d’Espagne, prov. et à 40 kil. N.-E. d’LIuelva; 6,100 hab.
valyerde-de-xucar, brg d’Espagne, prov. et à 30 kil. S. de Cuença, sur le Xucar; 1,600 hab. Titre de comté.
VAMBA ou WAMBA, 30e roi des Wisigoths, 672-680, successeur de Recesvind, n’accepta qu’avec regret le pouvoir, fut le premier de sa tribu qui demanda au clergé d’être sacré, eut à comprimer des révoltes en Biscaye et en Navarre, combattit ensuite le Grec Paul, un de ses généraux, qui s’était révolté en Catalogne et en Septimanie, et montra beaucoup de générosité envers les rebelles. Un comte, nommé Ervige, lui donna un soporifique, le fit raser et revêtir de l’habit monastique pendant son som ■ meil. Wamba se crut moralement engagé, signa son abdication , et entra au couvent de Pampliega, près de Burgos, où il mourut en 683 ou 687. B.
VAMPIRES, c.-à-d. en slavon sangsues, êtres fantastiques, revenants qui sortent à minuit de leur tombeau, et viennent sucer le sang de leurs parents et amis, sans les éveiller, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Cette croyance est surtout répandue en Hongrie, en Pologne, en Esclavonie, et dans les îles de la Grèce. Il y a de vrais vampires ; ce sont des espèces de chauves-souris monstrueuses, qu’on trouve en Amérique, et qui sucent le sang de3 hommes et des animaux endormis, sans les éveiller. On les a appelées vampires, par une sorte d’analogie avec les êtres fantastiques ci-dessus nommés.
VAN, Artemita, Semiramocerta, v. de la Turquie d’Asie, est située sur la rive E. du lac de son nom, à 260 kil. S.-E. d’Erzeroum; 20,000 hab. Ch.-l. d’eyalet. Elle est entourée d’un mur crénelé, et défendue par une citadelle assise sur un roc isolé. Des jardins et des vergers délicieux l’entourent. Pêche considérable dans le lac. Immenses excavations, et nombreuses inscriptions cunéiformes. — L’eyalet ou pachalik de Van , entre ceux d’Erzeroum au N. et au N.-O., de Diarbekir à l’O., de Bagdad et de Schehrzor au S., et la Perse à l’E., a 270 kil. sur 220, et 150,000 hab. Sol montagneux. Récolte de blé, vins, fruits. Elève d’abeilles ; il correspond au N. de l’anc. Assyrie.
van (Lac de), Arsissa palus, lac de la Turquie d’Asie, au milieu de l’eyalet de Van; 7,650 kil. carrés; 140 kil. sur 60. Il renferme 4 îles, sur l’une desquelles est le monastère d’Akthamar. Eaux saumâtres.
van, particule qui précède beaucoup de noms hollandais ou belges, et répond au de en français.
VAN AAUSSEN (François), diplomate hollandais, né à La Haye eu 1572, m. en 1611, fut ambassadeur des Provinces-Unies en France, à Venise, et en Angleterre. II dut l’ambassade de France au grand-pensionnaire Barneveldt; cependant ce fut d’après ses conseils qu’eut lieu le synode où Barneveldt fut condamné.
VAN AELST (Everard), peintre hollandais, né à Délit en 1602, m. en 1658, peignit avec succès les fleurs, les fruits, et autres petits objets. Ses tableaux sont en petit nombre et recherchés. — Son neveu, Guillaume, né e..i 1620, m. en 1U79, cultiva le même genre.
VAN AI. MONDE, V. Almonde.
VAN ARTOIS. V. Artois.
VAN BAERLE. V. Barlæus.
VAN BALEN. V. Balen.
VAN BEEK. V. Torrentinus.
VAN BLOEMEN. V. Bloemen.
VAN BRÉE. V. Brée.
VAN BROEKllUYSEN. V. Broukusids.
VAN BRONKHORST. V. Bronkiiorst.
VANBRUGIl (John), auteur comique et architecte anglais, né vers 1672, d’une famille originaire de Gand et établie en Angleterre, m. en 1726, quitta le service militaire pour se livrer à la composition de pièces de théâtre, et dirigea quelque temps avec Congrève le théâtre d’Haymarket, à Londres. Ses comédies, parmi lesquelles on distingue la Rechute, 1697 ; Esope, 1698; ta Femme poussée à bout, 1698; et la Ligue des femmes mariées, ne manquent pas de verve et de sel, mais sont très-licencieuses. Comme
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architecte, Vanbrugh a construit le théâtre d’Haymarket, les châteaux de Blenheim, de Howard, de Carlisle, fut nommé intendant des bâtiments de la couronne en 1715, et, en 1716, inspecteur des bâtiments de l’hôpital de Greenwich.
VAN CAMPEN. F. Campen.
VANCOUVER (George), navigateur anglais, né vers 1750, m. en 1798, accompagna Cook dans ses 2« et 3e voyages autour du monde, servit en 1780 dans l’escadre des Antilles sous l’amiral Rodney, et fut employé jusqu’en 1789 dans la station de la Jamaïque. En 1790, le gouvernement lui confia la mission de rechercher s’il existe une communication maritime, au N. de l’Amérique , entre l’océan Atlantique et l’océan Pacifique. Parti de Falmouth en 1791, il aborda à la côte S. de l’Australie, découvrit le Port-George, mouilla dans une baie de la Nouvelle- Zélande, parcourut les archipels Tonga et Sandwich, reconnut la côte occidentale de l’Amérique du N., obtint du roi d’Owhyhée la cession de cette ile à l’Angleterre, explora l’archipel du roi George et du prince de Galles, l’île de l’Amirauté, et rentra en Angleterre en 1795. On a son Voyatje de découvertes à V océan Pacifique du N. et autour du monde, Londres, 1798, 3 vol. in-4° et atlas in-fol., trad. en français, Paris, 1800, 3 vol. in-40, atlas in-fol. Ce voyage est rempli de descriptions intéressantes, et Vancouver y décrit, pour la lre fois, la côte N.- O. de l’Amérique.
VANCOUVER ( île ). F. QUADRA-ET-VANCOUVEE.
VAN DAEL. F. Dael.
VAN DALE (Antoine), savant antiquaire, né à Harlem en 1638, m. en 1708, fut d’abord prédicateur Mennonite, puis se livra au commerce, qu’il abandonna pour la médecine, et devint médecin de l’hospice de Harlem. On a de lui : de Oraculis velerum elhnicorum dissert. Il, Amsterdam, 1683, in-8», ouvrage dont Fontenelle a tiré son Histoire des oracles ; de Origine et progressa idolalriœ et superslitionum , 1696, in-4°; Hisser lationes IX antiquitatibus quin et marmoribus, cùm Romanis tùm Grcecis illustrandis , inservientes , 1702 et 1743, in-4°, etc. Van Dale avait une vaste érudition; mais il manquait de goût et de méthode pour la bien exposer. •
VANDALES, peuple germain, l’un de ceux qui, sous le nom collectif de Wendes ou Vindiles , habitèrent à l’O. de la Vistule. Vers 170, ils envahissent la Pannonie, et en sont chassés par Marc-Aurèle. Battus par Aurélien, 270, et par Probus, 277, ils s’établissent pourtant dans la Dacie. Là, voisins des Goths, ils sont battus par eux en 350. Après avoir obtenu de Constantin un établissement en Pannonie, ils se convertissent à l’arianisme, donnent Stilicon à l’Empire, et vont se fixer entre le Mein et la Lippe, sous la conduite de Guntheric et de Godegisèle. C’est de là qu’en 406, avec les Alains, les Suèves et les Burgondes, ils traversent le Rhin au-dessous de Mayence, et ravagent la Gaule ; puis , appelés par l’usurpateur Géroutius, ils entrent en Espagne, 409. Une de leurs tribus, les Astinges, s’établit alors avec les Suèves dans la Galice; une autre, les Silinges, dans la Bétique, qui prend d’eux le nom d’Andalousie, 411. A côté d’eux, les Alains occupent la Lusitanie et la Carthaginoise, et sont bientôt absorbés dans leur royaume. Les Vandales gouvernèrent doucement les vaincus, et cultivèrent le sol. Mais, poursuivis dès 416 par Vallia, roi des Visigoths, allié de l’Empire, et par les Romains eux-mêmes, ils écoutèrent le gouverneur d'Afrique Boniface qui les appelait, et, sous Genséric, aidés par les Donatistes et les Maures, allèrent occuper les Mauritanies, 429, et prendre Hippone malgré Boniface désabusé, 431. Valentinien III leur céda, par un traité, les Mauritanies et la Numidie, 435 ; mais, violant ce traité, ils prirent Carthage, 439, et toute l’Afrique romaine. Alors, construisant une flotte, Genséric prit la Sicile, la Corse, la Sardaigne, les Baléares. Son royaume s’étendait de Ceuta à Tajuni; il n’avait, dans la Tripolitane, que des places maritimes. Il maintint cette domination malgré l’Empire, grâce à l’alliance et à la diversion d’Attila. Il se fit respecter des Maures, des Numides, des Gétules, et donna l’investiture à leurs chefs. En 455, la veuve de Valentinien III, Eudoxie, l’ayant appelé contre Pétrone Maxime, il pilla Rome pendant 14 jours, puis dévasta le Péloponèse, l’Epire, la Dalmatie, l’Istrie, prit Nicopolis, et amassa dans Carthage d’immenses dépouilles. Le système féodal fut, comme chez tous les peuples germains, la base de l’organisation des Vandales. Les sujets romains conservèrent la nomination aux charges inférieures, leur commerce et leur industrie , à qui les vainqueurs firent faire des progrès, leurs juges, leurs coutumes et leur langue. Mais Genséric avait ordonné qu’on mit toujours sur le trône celui de ses descendants qui
serait le plus âgé, sans égard à la primogéniture. De là beaucoup de meurtres. Il eut pour successeurs : Iluneric, m. en 484; Gunthamund, 496; Thrasimund, 523 ; Ililderic, 530 ; et Gélimer, 533. Les Vandales, ariens, ne pouvaient fonder une société nouvelle ; après avoir pris Carthage et Rome, après avoir châtié la corruption romaine, ils s’y laissèrent séduire, et tombèrent aussitôt en décadence. Persécutions violentes contre les catholiques, dissensions religieuses , guerres malheureuses contre les Maures , qui prennent les Mauritanies, presque toute la Numidie et la Tripolitane, cession de la Sicile aux Ostrogoths; telles en furent les causes principales. L’usurpation de Gélimer sur Hilderic fournit à Justinien un prétexte d’attaque, 533, et Bélisaire ( F. ce mot ) mit fin au royaume des Vandales, 534. Ce peuple n’avait fait que détruire, et son nom s’applique, chez les modernes, à ceux dont l’ignorance ou l’aveuglement détruit les chefs-d’œuvre de l’art ou ne les comprend pas. A. G.
VANDAL1A, v. des Etats-Unis , capitale de l’Illinois jusqu’en 1839, sur la Kaskfaskia, à 515 kil. O. de Washington ; 2,000 hab. Société historique de l’Illinois.
VANDALIE, anc. duché de la Poméranie; v. principales . Stolpe , Polnow , Rungenwalden , Rumelsberg. — Ancien duché de Mecklembourg ; ch.-l., Gustrow.
VANDAMME (Dominique-Joseph), né en 1771 à Cassel (Nord), m. en 1830, s’engagea, très-jeune, dans un régiment colonial, rentra en France en 1789, commandait une compagnie franche en 1792, était déjà général de brigade à l’armée du Nord en 1793, fit la campagne de 1795 sous Jourdan, passa à l’armée du Rhin en 1796, montra partout beaucoup de courage et de talent, fut nommé général de division en 1799, et s’illustra pendant toutes les guerres de l’Empire. Tombé en disgrâce par suite de démêlés avec le roi de Westphalie, il ne fit point partie de l'expédition de Russie. Commandant d’un corps d’armée en Saxe en 1813. il reçut l’ordre d’entrer en Bohême avec 15,000 hommes; il devait être soutenu et ne le fut pas. Attaqué par 80,000, il résiste pendant une demi-journée, lorsque les alliés sont rejoints inopinément par l’armée prussienne; alors une horrible mêlée a lieu, et Vandamme est fait prisonnier, avec 6,000 hommes, par les Russes, à Culm ; désastre qui compromit le plan de la campagne de 1813. Vandamme rentra en France en 1814, devint pair de France et commandant de la 2e division militaire pendant les Cent- Jours, se distingua à l’attaque de Wavres, dut s’exiler après la 2e Restauration, se retira aux Etats- Unis, ne revint en Europe qu’en 1824, et mourut en Belgique. B.
VANDENBERGIIE (Auguste), peintre, né à Beauvais en 1798, m. en 1856, étudia sous Girodet et Gros, partit en 1827 pour Rome, où il reçut encore les leçons de Guérin, revint à Paris en 1830, et obtint la médaille d’or de lre classe en 1833. Parmi ses tableaux, que recommandent la correction du dessin et l’éclat du coloris, on remarque : une Descente de croix, dans l’église Notre -Damedes-Neiges, à Aurillac; V Enterrement de la Ste Vierge, à la cathédrale de Nantes; Jésus guérissant le paralytique, à Mauriac ; la Résurrection de Lazare, dans la cathédrale de Périgueux; le Christ au mont des Oliviers, à Château-Thierry; une Sle-Famille et la Prédication de St Jean dans le désert, à Beauvais; Alice et Cora, tableau inspiré par W. Scott, et que la gravure a rendu populaire; le Déjeuner de Quentin Duricard et de Louis XI; une Bacchanale , etc. B.
VAN DEN BOGAERT. F. Desjardins.
VAN DEN EECKHOUT. F. Eeckhout.
VAN DEN HOECK, peintre. F. Hoeck.
VAN DEN VELDE (Guillaume), dit l’Ancien, dessinateur et peintre de marines, né à Leyde en 1610, m. en 1693, avait été destiné à un emploi dans la marine ; mais sa vocation d’artiste s’étant manifestée, ses études lui servirent à peindre des vaisseaux. Les Etats-Généraux le chargèrent de représenter les différents épisodes de la guerre entre la Hollande et la Grande-Bretagne. Monté sur un aviso, il errait autour des deux flottes, et exposa souvent ses jours, afin de mieux retracer les circonstances de la lutte. Charles II l’appela à Londres, et lui fit une pension , qu’il conserva jusqu’à la révolution de 1688. Van den Velde a presque toujours dessiné à la plume sur du papier ou sur des toiles couvertes d’une impression blanche. Pendant la dernière partie de sa vie seulement, il fit usage du pinceau, mais sans montrer un talent bien remarquable dans l’emploi des couleurs. A. M.
van den velde (Guillaume), dit le Jeune, fils du précédent, né à Amsterdam en 1633, m. en 1707, apprit de son père à connaître la structure des vaisseaux et l’art d-e les reproduire exactement. Simon de Vlieger, bon peintre
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de marines , lui enseigna l’usage du pinceau et de la couleur. Dès l’année 1665, peut-être même plus tôt , il accompagna son père dans ses expéditions maritimes, pour l’aider à prendre des esquisses et à rédiger des observations. En 1675, Charles II , roi d’Angleterre, les nomma tous les deux peintres de la cour, avec une pension. Le fils montrait une égale perfection dans toutes les parties de son art : on admirait à la fois la beauté, la vérité de son dessin , la forme élégante de ses vaisseaux , l’exactitude de leur gréement , la transparence de l’air, l’éclat des rayons de soleil à travers lesquels il promenait des nuages gracieux, l’eau diaphane, étincelante, de ses mers et de ses golfes, la justesse de la perspective, la liberté du pinceau, la vigueur du coloris, l’adresse de la composition, et le charme qu’il savait répandre sur l’ensemble de ses œuvres. On ne recherche pas moins ses dessins que ses tableaux. Le Louvre n’a que deux toiles de lui. Van den Velde est surtout renommé pour ses eaux tranquilles ; mais il n’a pas reproduit les orages avec moins de bonheur. A. M.
van den velde (Adrien), peintre et graveur, frère du précédent, né à Amsterdam en 1639, m. en 1672, manifesta de bonne heure son goût pour la peinture; mais Comme il aimait mieux les paysages que les marines, son père l’envoya à Harlem, chez J. Wynants. Il fit, dés son arrivée, des dessins qui étonnèrent cet habile maître, et ses progrès furent rapides. A un âge où les autres commencent souvent leurs études, il dessinait, peignait et gravait déjà supérieurement. Il travaillait constamment d’après nature, comme le prouve la vérité de ses tableaux. Plein d’exactitude dans ses contours, de charme et d’éclat dans sa couleur, moelleux dans sa touche, spirituel et varié dans ses compositions, il a sa place marquée au premier rang des paysagistes. Il a peint les animaux d’une manière inimitable, pour la vérité du dessin et la beauté du coloris. On lui doit aussi quelques morceaux religieux admirables, entre autres une Descente de croix et différentes scènes de la Passion. Hobbema, Ruisdaël, Van der Heyden, Hackaart, Wynants, Verboom, Moucheron, l’employèrent souvent à orner leurs toiles de personnages et d’animaux. Une ardeur soutenue, un travail perpétuel, peuvent seuls expliquer le grand nombre de tableaux qu’Adrien Van den Velde a laissés. Le Louvre renferme six de ses ouvrages, dont quatre paysages et animaux. Ses gravures à l’eau-forte sont très-recherchées des connaisseurs. A. M.
VAN DER AA, nom d’une famille ancienne et distinguée des Pays-Bas. Deux frères, Adolphe et Philippe Van der Aa , et leur parent Gérard , se signalèrent parmi les nobles qui présentèrent , en 1556, des remontrances à Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas au nom de Philippe IL
VANDERBOURG (Martin -Marie- Charles Boudens de), littérateur, né à Saintes en 1756, m. en 1827, fut officier de marine avant la Révolution, émigra en 1793, étudia la littérature de l’Allemagne, se chargea des intérêts de quelques riches Danois en Amérique, rentra en France en 1802, se voua aux lettres, et fut reçu à l’Académie des Inscriptions en 1814. 11 a été le premier éditeur littéraire des Poésies de Clotilde de Surville ( V . ce nom). Vanderbourg prit part à la rédaction des journaux le Publiciste , les Archives littéraires, le Mercure étranger, le Journal des Savants, et de la Biographie universelle de Michaud ; on lui doit en outre : des traductions françaises du Woldemar de H. Jaeobi, 1796, 2 vol. in-12, du Laocoon de Lessing , 1802, in-8°, et du roman de Cratès et Hipparque par Wieland, 1818, 2 vol. in-8° ; une traduction envers des Oies d’Horace, 1812-1813, 2 vol. in-8°, travail trèsestimable.
VAN DER BURCH ( Jaeques-Hippolyte) , peintre de paysages, né en 1796, m. en 1854, obtint 7 médailles d’or aux expositions. Il est un des artistes qui ont fait faire le plus de progrès au genre de l’aquarelle.
VAN DER BURCHT. V. Burcht.
VAN DER CAPELLEN. V. Capellen.
VAN DER DOE3. V. Dousa.
VAN DER FAES. V. Lely.
VAN DER GOES. V. Goes.
VAN DER HELST. V. Helst.
VAN DER HEYDEN. V. Heyden.
VAN DER LINDEN (Jean-Antoniade), Lindenius, médecin , né en 1609 à Enckuysen, m. en 1664, étudia à Leyde et à Franeker, pratiqua son art à Amsterdam , occupa pendant 12 ans la chaire de médecine à Franeker, puis accepta le même enseignement à Leyde. C’était un j homme très-savant , mais un praticien médiocre. On a de j lui : de Scriptis medicis libri II, Amst., 1637, bibliographie ‘
médicale, publiée avec augmentations par Mercklein sous le titre de Lindenius renovatus, Nuremberg, 1686 ; Medicina, physiologica, Amst. , 1653, in-4°; Selecta medica, Leyde, 1656, in-4»; des éditions de Celse , ibid. , 1657, 1665, in-L2, et d’ Hippocrate, grec-latin, 1665, 2 vol. in-8°, etc.
VAN DER MERSCH (Jean-André), né à Menin en 1734, m. en 1792, entra au service de la France dans le régiment de La Marie, se distingua pendant la guerre de Sept- Ans en Flandre et en Allemagne, parvint au grade de lieutenant-colonel, passa au service de l’Autriche en 1778, et , après avoir été nommé colonel , rentra dans ses foyers. Il fut un des chefs de l’insurrection des Pays-Bas contre l'empereur Joseph II en 1788, battit un corps d’Autrichiens àïurnhout en 1789, et occupa la Campine et Namur. Faussement accusé de trahison, détenu à Anvers et à Louvain, il fut remis en liberté après le triomphe de l’Autriche, 1790. B.
VAN DER MEULEN (Antoine-François), peintre de batailles, né à Bruxelles en 1634, m. à Paris en 1690, était d’une famille aisée, qui lui donna une belle éducation. Pierre Snayers, peintre de batailles, lui enseigna l’art du coloris, et il ne tarda pas à déployer dans le même genre un talent remarquable. Colbert, d’après le conseil de Lebrun, l’appela en France, et lui fit accepter un logement aux Gobelins, avec une pension de 2,000 livres, indépendamment du prix de ses ouvrages. Lebrun lui fit épouser sa nièce, et le chargea de peindre les chevaux de ses batailles d’Alexandre. Quand Louis XIV fit la guerre à l’Espagne et à la Hollande, Van der Meulen le suivit dans les Pays-Bas pour reproduire ses victoires et ses conquêtes. 11 entra à l’Académie en 1673. 11 brille au premier rang parmi les peintres de batailles : la justesse de son dessin , la liberté spirituelle de sa touche, la fidélité avec laquelle il a reproduit les sites, les costumes, souvent les portraits des personnages célèbres, et l’harmonieuse largeur de son coloris , sont ses qualités principales. Le musée du Louvre a 23 tableaux de lui , dont 15 des campagnes de Louis XIV. L’œuvre gravé de Van der Meulen forme 152 planches, dans les t. xvi, xvn et xvm du Cabinet du roi; on en trouve aussi dans divers recueils du Musée de Versailles. A. M.
VANDERMONDE (Alexandre-Théophile), mathématicien, né à Paris en 1735, m. en 1796, entra à l’Académie des sciences en 1771, et prit une part active à ses travaux. Il fut professeur d’économie politique à l’Ecole normale en 1795. Ses Mémoires sont dispersés dans les recueils scientifiques ; les plus importants sont relatifs à la résolution des équations, aux irrationnelles, à l’élimination. Dans les Mémoires de l’Académie des sciences pour 1772, se trouve la théorie des puissances du second ordre qui fut reproduite plus tard sous le nom de Factorielles. Vandermonde a concouru , avec Monge et Berthollet , à la publication de l’Avis aux ouvriers sur la fabrication de l'acier, composé par ordre de la Convention. Il a été remplacé à l’Institut par Carnot. V.
VAN DER NOOT. V. Noot.
VAN DER VELDE (Charles-François), romancier, né à Breslau en 1779, m. en 1824, travailla avec peu de succès pour le théâtre, mais composa des romans historiques qui furent bien accueillis, et lui valurent le surnom de Walter Scott Allemand, quoiqu’il soit bien inférieur à ce modèle. Il y a beaucoup de vérité et de sensibilité dans ses tableaux. Ses Œuvi’es, recueillies à Dresde, 1823, 14 vol. in-8», ont été traduites en français par Loève-Weimars, Paris, 1826-28, 16 vol. in-12. On y remarque : les Patriciens, les Anabaptistes, Paul de Lascaris, Christine et sa cour, les Hussites, le Roi Théodore, la Conquête du Mexique.