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YAU

lance de l’ordre judiciaire. Un conseil d’Etat de 9 membres exerce le pouvoir exécutif. Le canton est divisé en 15 districts administratifs. B.

VAUDEMONT, vge (Meurthe), arr. et à 36 kil. S.-O. de Nancy ; 525 hab. Ruines romaines, et Tour des Sarrasins, bâtie par Brunehaut. Le comté de Vaudemont, érigé en 1070 par Henri IV, empereur d’Allemagne, avait pour ch.-l. Vézelise; il passa, en 1314, dans la maison de Joinville, et, en 1394, dans celle de Lorraine.il fut donné comme apanage aux princes cadets de Lorraine; Charles IV le donna à son fils naturel Charles-Henri , qui en prit le titre.

VAUDÜIS, sectaires du XIIe siècle, ainsi nommés de leur fondateur, Pierre Valdo ou de Vaux. Ils prirent naissance à Lyon vers 1160, et furent appelés Léonisles, Pauvres ou Gueux de Lyon ; on leur donna aussi la qualification ■à.’ Humiliés, pour la vie abjecte qu’ils menaient, et de Sabotés ou Insabolés , à cause de leur chaussure. On les a confondus à tort avec les Albigeois, dont ils ne partagèrent pas les erreurs; leurs mœurs furent généralement pures. Ils attaquaient la hiérarchie ecclésiastique, et demandaient que l’Eglise revînt à sa pauvreté primitive. A l’époque de la guerre des Albigeois, ils furent poursuivis comme ces hérétiques, et, quittant le Languedoc et le Dauphiné, se réfugièrent dans les montagnes de la Provence et du Piémont. Ils y vécurent paisibles et ignorés jusqu’au temps de François Ier, qui sanctionna, en 1545, un arrêt du parlement d’Aix les condamnant à mort. D’Oppède , La Garde, Guérin ( V . ces mois ) exécutèrent impitoyablement la sentence dans les villages de Cabrières et de Mérindol. Ceux qui échappèrent au massacre passèrent en Suisse, où ils se confondirent avec les Zwingliens et les Calvinistes. On compte encore auj. environ 20,000 Vaudois dans le Piémont. V. Samuel Morland, History of the evangelical churclies of lhe vallies of Piémont, 1658, in-fol.; Ch. Coquerel , Notice sur les églises vaudoises des vallées du Piémont , Paris, 1822; Muston, l'Israël des Alpes, ou lre histoire complète des Vaudois du Piémont et de leurs colonies, ibid., 1851, 4 vol. in-18. B.

VAUDONCOURT (Fréd. -François-Guillaume de), né en 1772 à Vienne (Autriche), de parents français , m. en 1845, passa son enfance à Berlin, où son père était examinateur des élèves du corps de l’artillerie, vint en France en

1782, fut employé au ministère de la guerre, s'engagea en

1791 dans les volontaires de la Moselle, et, à l’âge de 21 ans, gagna sur le champ de bataille le grade de général. Sa nomination n’ayant pas été confirmée, il accepta le titre de capitaine d’état-major au siège de Mayence, fit la campagne de 1796 en Italie, et y devint général de brigade dans l’artillerie. 11 servit pendant toute la République et l’Empire, sans sortir de l’Italie, si ce n’est pour la campagne d’Austerlitz et celle de Russie. Pris par les Russes pendant la retraite de Moscou, il rentra en France en 1814, reçut le titre de lieutenant- général durant les Cent-Jours, fut mis en jugement par la 2e Restauration , condamné à mort par contumace, et se retira en Angleterre, puis auprès du prince Eugène à Munich. Il profita de l’amnistie de 1825 pour revenir en France, mais fut mis à la réforme. On le vit combattre aux journées de Juillet 1830 dans les rangs du peuple. Fondateur du Journal des sciences militaires , il a encore publié : Histoire des campagnes d’Annibal en Italie, suivie d’un Abrégé de la tactique des Romains et des Grecs, Milan , 1812, 3 vol. in-4°, et atlas; Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre entre la France et la Russie en 1812, Londres, 1816, in-4°, pl.; Histoire de la guerre soutenue par les Français en Allemagne en 1813, 2 vol. in-4° ; Mémoires sur la campagne du vice-roi en Italie , en 1814 et 1815, Londres, 1817, in-4°, et atlas; Histoire des campagnes de 1814 et 1815 en France, Paris, 1826, 5 vol. in-8° ; Histoire politique et militaire du prince Eugène Napoléon, vice-roi d’Italie, Paris, 1827-28, 2 vol. in-8». Tous ces ouvrages sont estimés, et recommandables par un caractère d’exactitude et d’impartialité. " B.

VAUDREUIL (Louis-Philippe Rigatjd, marquis de), né en 1723, m. en 1802, entra fort jeune dans la marine, fut fait prisonnier en 1756 dans un combat contre les Anglais, commanda un vaisseau au combat d’Ouessant en 1778, conquit le Sénégal en 1779, fit dans ces parages pour 6 millions de prises , alla ensuite rejoindre la flotte du comte d’Estaing, sous lequel il servit jusqu’à la paix de

1783, reçut le grade de lieutenant-gcnéral à son retour en France, fit partie des Etats-Généraux de 1789, ne tarda pas à émigrer, et revint seulement après le 18 brumaire.

VAUGELAS (Claude Favre de), célèbre grammairien, né à Chambéry en 1585, m. en 1650, vint à Paris, fut chambellan de Gaston, duc d’Orléans, membre de l’Acadé-

mieFrançaise lors de sa fondation, 1635, et consacra sa vie à l’étude et au perfectionnement de la langue française. Lorsque l’Académie commença, en 1638, à s’occuper de son dictionnaire, Vaugelas en fut nommé rédacteur. En même temps, très-assidu aux séances de l’hôtel de Rambouillet, il^ formula les décisions des meilleurs esprits, à une époque où les recherches grammaticales préoccupaient le public. Il a publié : Remarques sur la langue françoise, Paris, 1647, in-4°, ouvrage qui a contribué à fixer notre langue, et dont la meilleure édition est celle de 1738, 3 vol. in-12, avec des additions de Patru , de Th. Corneille, etc.; Quinte-Curce, de la vie d’Alexandre le Grand, in-4°, dont la meilleure édition est celle de 1659; l’auteur avait travaillé 30 ans à cette traduction , et ce fut un service rendu à la langue que cette pénible élaboration d'une pureté continue. V . E. Moncourt, Méthode grammaticale de Vauqelas, Paris, 1851. in-8». J. T.

VAUGIRARD, Vallis Bostroniœ en latin, Vauboilron au moyen âge anc. vge (Seine), contigu au mur d’octroi de Paris, au S.-O., arr. et à 8 kil. N.-O. de Sceaux. Il a été, en 1860, annexé à Paris, 15e arrond. Il avait 25,355 hab. lors de son annexion. Industrie très-active : produits chimiques, céruse, colle-forte, carton-pâte, papiers peints, toiles cirées; raffineries de sucre et d’huile. Importante maison d’éducation dirigée par des Jésuites. Carrières de pierres dans les environs. — Vaugirard dépendait de l’abbaye de S'-Germain-des-Prés ; il tirait son nom ( Vallis Gerardi ) de l’abbé Gérard de Moret , qui y fit bâtir, vers le milieu du xme siècle, une maison pour ses religieux malades.

VAUGNERAY, ch.-l. de canton (Rhône) , arr. et à 14 kil. O. de Lyon ; 624 hab.

VAUGONDY (Robert de). V. Robert.

VAUGUYON (La). V. La Vauguyon.

vauguyon (Duché de la). V. tonneins.

VAUJOURS, vge ( Seine-et-Oise ) , arr. et à 48 kil. S.-E. de Pontoise, à 24 kil. E. de Paris, entre la Marne et le canal de l’Ourcq ; 1,460 hab. Erigé en duché, en 1667, pour Mlle de la Vallière. 11 y a aujourd’hui un asile Fénelon, pour les jeunes orphelins.

VAULRY ou VAURY (SAINT-) , ch.-l. de canton (Creuse), arr. et à 12 kil. N.-O. de Guéret; 597 hab.

VAULX , vge de France. V. Vaux.

VAULX-CERNAY ( Pierre de), moine de l’abbaye de Vaulx-Cernay, au diocèse de Paris, prit part à la croisade contre les Albigeois , et en écrivit l'histoire en latin. Cet ouvrage commence à 1206 et finit à 1218. Il est fortement empreint des opinions du temps, et fut publié, pour la lre fois, par N. Camusat, Paris, 1615, in-8°; on le trouve dans la collection des historiens de France par Duchesne, t. v, ainsi que dans le t. vu de la Bibliolheca Cisterciënsis ; il a été traduit en français par M. Guizot dans la collection des Mémoires relatifs à l’histoire de France, t. xiii. B.

vaulx-cernay, anc. abbaye cistercienne de l’Ile-de- France (Hurepoix), entre Chevreuse et Rambouillet; fondée en 1128. Son Cartulaire a été publié par MM. L. Merlet et A. Montié, Paris, 1857, in-4».

VAUQUELIN DE LA FRESNAYE (Jean), né en 1536 en Normandie, d’une famille noble, m. en 1606, avocat du roi au bailliage de Caen, puis lieutenant -général, et enfin président au Présidial de cette ville, est auteur d’un Art poétique françois, en 3 chants, de satires, idylles, sonnets, épigrammes, épitaphes, etc., le tout recueilli et publié à Caen, 1612, in-8°. Ce sont des œuvres assez médiocres. Vauquelin fut le père de Des Yveteaux. B.

vauquelin , intrépide marin, né à Caen en 1726, m. ei. 1763, était fils d’un marin qui l’embarqua dès l’âge de 10 ans. A 19 ans, il se signala contre les Anglais, fut chargé , 10 ans plus tard , de reconnaître les ports de la Grande-Bretagne, et mérita, par l’habileté avec laquelle il remplit cette mission, le commandement d’une frégate, avec laquelle il porta des renforts à la colonie de Louisbourg; il revint en France en traversant la flotte anglaise, reçut le commandement de trois frégates, et se porta au secours de Québec, dont il retarda la prise, 1759. Au moment où la ville allait se rendre, Vauquelin, accablé par toute la flotte anglaise, venait de mettre le feu à son propre vaisseau pour ne point amener son pavillon, lorsque les Anglais, pleins d’admiration pour sa conduite, le sauvèrent malgré lui. De retour en France, il fut nommé lieutenant de vaisseau en 1763. A la suite d’une mission dans les Grandes - Indes, calomnié auprès du gouvernement, il fut condamné à garder les arrêts chez lui ; après 4 mois, rendu à la liberté, il périt assassiné , sans qu’on ait jamais pu découvrir les auteurs de ce crime.

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