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VA Y

vauquelin (Louis-Nicolas), illustre chimiste, né en 1763, de pauvres cultivateurs, à St-André-d’Hébertot (Calvados), m. en 1829, fut d’abord destiné aux fonctions les plus humbles. Il entra comme garçon de laboratoire chez un pharmacien de Rouen, et là il puisa cette ardeur pour la chimie qui le conduisit plus tard aux honneurs et à la fortune. Avec 6 fr. pour tout bien, Vauquelin se rendit à Paris. D’abord élève en pharmacie, il dut à l’un de ses maîtres la connaissance de Fourcroy, qui, ayant remarqué son aptitude et l’avidité avec laquelle il écoutait 6es leçons , le prit chez lui , en lui donnant le logement, la table et 300 francs par an. Travaillant au laboratoire de chimie avec une persistance incroyable, et dirigé par Fourcroy, il acquit une telle habileté et un tel savoir, que ce dernier l’associa à ses recherches et lui confia les répétitions de ses cours. Bientôt l’Académie des Sciences l’admit au nombre de ses membres. En 1794 , il était professeur à l’Ecole polytechnique, inspecteur et professeur de docimasie à l’Ecole des mines, puis professeur de chimie appliquée aux arts au Muséum d’histoire naturelle. Plus de 250 Mémoires ont été publiés par Vauquelin sur presque toutes les branches de la science. Ils sont insérés dans les Annales de chimie, le Journal des Mines, les Annales du Muséum, le Journal de Physique, l’ Encyclopédie méthodique, et le Recueil de l'Académie des Sciences. Il n’a publié que le Manuel de l'essayeur, 1812, in-8°. Vauquelin avait un talent remarquable pour l’analyse. Ses découvertes , parmi lesquelles on doit citer celles du chrome et de la glucine, ont eu presque toutes de brillantes applications dans les arts ; elles ont rendu des services non moins signalés à la physiologie, à la médecine légale, à l’économie domestique. J. G.

VAURÉAS. V. Valréas.

VAURY. V. Vaulry.

VAUVENARGUES (Luc de Clapiers, marquis de), célèbre moraliste, né en 1715 à Aix (Provence), m. en 1747 , entra dans la carrière militaire à 17 ans , fit les campagnes de 1734 et de 1741 , mais essuya, pendant la retraite de Prague, des fatigues qui ruinèrent sa santé naturellement faible. Il se retira du service avec le grade de capitaine, essaya en vain d’entrer dans la diplomatie, et, frappé d’une petite-vérole qui le défigura, vécut dans la retraite, où il se livra à la culture des lettres. Ce fut au milieu de souffrances presque continuelles qu’il composa ses ouvrages. On a de lui une Introduction à la connaissance de l'esprit humain, 1746 ; des Réflexions sur divers auteurs, des Maximes, etc. Vauvenargues est un moraliste moins profond, moins sublime que Pascal; mais il ne paraît pas se complaire à humilier l’homme, à l’écraser sous le poids de ses misères sans nombre ; il cherche des consolations pour lui -même et pour les autres; il croit à la vertu, dissimule nos mauvais instincts, et se fait plus aimer que La Rochefoucauld. Voltaire, qui faisait grand cas de sa personne et de ses ouvrages, l’a soutenu contre l’injustice ou l’indifférence de ses contemporains. Vauvenargues écrit avec élégance. Les meilleures éditions de ses (Euvres sont celles de Fortia d’Urban, Paris, 1797, 2 vol. in- 12; de Suard, 1806, 2 vol. in-8°; de A. Belin, 1820, in-8“; de Brière, 1821, 3 vol. in-8°. La plus complète est celle de M. Gilbert, comprenant les ceuv. posthumes et les œuv. inédites, des lettres inédites, des notes et YEIoge de Vauvenargues, Paris, 1857, 2 vol. in-8», B.

vauvenargues, vge (Bouclies-du -Rhône), arr. et à 12 kil. N.-E. d’Aix; 429 hab. Jadis titre de marquisat. Château du xive siècle. Très-anc. puits d’Jttsoti.

VAUVERT , ch.-l. de canton (Gard) , arr. et à 20 kil. S.-S.-O. de Nîmes; 4,157 hab. Eglise calviniste. Comm. de vins, huiles, eaux-de-vie.

vauvert , anc. château voisin de Paris , prés la barrière d’Enfer, à peu près au milieu de la grande allée actuelle de l’Observatoire, dans le jardin du Luxembourg. Ce château passait, au xiii« siècle, pour être habité par des revenants ; en 1258, Louis IX en fit don aux Chartreux, pour y fonder leur couvent, et les prodiges s’évanouirent. On disait : Aller au diable Vauvert , pour : entreprendre une chose périlleuse.

VAUVILLEliS, ch.-l. de cant. (Haute-Saône), arr. et a 46 kil. N.-O. de Lure; 1,299 hab. Fabr. de chandelles et de chaux.

• VAUVILLIERS (Jean-François), célèbre helléniste, né a Paris eu 1737, mort en 1801, professeur de grec au Collège de 1 rance en 1766, membre de l'Académie des Inscriptions en 1782, adopta les idées de la Révolution, fut chargé des subsistances de Paris et put empêcher la disette. Poursuivi comme modéré sous la Terieur et pendant le Directoire, élu membre du Conseil des Cinq-Cents, en 1799, il fut compris dans la liste

de déportation du 18 fructidor, et se réfugia en Suisse, puis en Russie, où il reçut l’accueil le plus bienveillant de l’empereur Paul Ier. Il y succomba à la rigueur du climat. On a de lui : Essai sur Pindare, avec une traduction de quelques odes de ce poète, Paris, 1772, in-12; Examen du gouvernement de Sparte, 1769, in-12, ouvrages qui le firent admettre à l’Académie des Inscriptions; Extraits des divers auteurs grecs, à l'usage de l’Ecole militaire, 1768, 6 vol. in-12; des éditions estimées de Plutarque (avec Brotier), 1783, et de Sophocle, 1784, 2 vol. in-4°. B.

VAUX (Noël Jourda, comte de), né en 1705 au château de Vaux ( diocèse du Puy ), m. en 1788, entra au service en 1724 comme lieutenant au régiment d’Auvergne, servit avec distinction en Italie et en Bohême, obtint le commandement du régiment d’Angoumois, gagna le grade de brigadier par sa belle conduite en Flandre sous le maréchal de Saxe , se distingua , en qualité de lieutenantgénéral, à la bataille de Corbach, aux sièges de Cassel et de Wolfenbuttel, au combat de Johannisberg, fut nommé commandant en second des Trois-Evêchés, commanda en chef dans la Corse en 1769, soumit cette île en trois mois, et reçut le bâton de maréchal en 1783. B.

vaux, vge ( Seine-et-Oise), près de la rive dr. de la Seine, arr. et à 30 kil. N.-O. de Versailles; 1,137 hab. Beau château. Carrières de pierre à plâtre.

VAUX-PRASLIN. V. MAINCY.

vaux-en-vélin , vge (Rhône), arr. etàlOkil. N.-E. de Villefranehe, près du Rhône ; 364 hab. Patrie de Pierre de Vaux ou Valdo, chef des Vaudois.

vaux-de-vire. V. basselin ( Olivier) .

VAUXC'ELLES (Simon - Jacques Bourlet, abbé de), littérateur, né à Versailles en 1734, m. en 1802, se fit connaître par son talent oratoire , et devint prédicateur du roi. Lié avec Delille, Thomas et La Harpe, il travailla au journal la Quotidienne après le 9 thermidor, puis au Mercure et au Journal de Paris. On a de lui : Eloge de Daguesseau, 1760; Panégyrique de St Louis, 1761 ; Oraison funèbre de Louis XV, 1774 ; une édition fort médiocre des Lettres de Mme de Sé vigne, 1801, 10 vol. in-12; un Commentaire sur les Oraisons funèbres de Bossuet, 1805, etc.

VAUXHALL , jardin public à l’entrée de Londres, au S.- O., avec salles de concert et de danse. Il fut ouvert, en 1730, par un Français nommé Vaux.

VAVASSEUR, dénomination féodale. Le vavasseur n’était pas noble ; mais il avait avec son seigneur des relations plus proches que les simples paysans ; le fief qu’il tenait dans sa mouvance, quoique pareillement à titre roturier, lui imposait la foi ( f délitas), non l’hommage, et des services ainsi que des devoirs d’un genre mixte qui rappelaient à la fois le serviteur domestique et le soldat. Ce fief était au même titre héréditaire, sauf le paiement du droit de mutation appelé relief, qui appartenait au seigneur. Le vavasseur pouvait l’exploiter en totalité par lui-même, ouïe subdiviser en petites cultures, tenues par des paysans dont il tirait des redevances et sur lesquels il avait le droit de basse justice. En ce dernier cas, il répondait pour tous, sous la dénomination d ’ainé.

VAV1NCOURT , ch.-l. de canton (Meuse), arr. et à 7 kil. N.-E. de Bar-le-Duc; 606 hab.

VAYRAC, ch.-l. de cant. (Lot), arr. et à53 kil. N.-E. de Gourdon ; 926 hab.

VAYRES, brg (Gironde), arr. et à 6 kil. O. -S. -O. de Libourne, sur la rive g. de la Dordogne; 1,577 hab. Son château, dans une position pittoresque, avec une terrasse à l’italienne et une cour décorée au temps de la Renaissance, est célèbre par le séjour qu’y fit Henri IV avant la la bataille de Coutras.

VAYRINGE (Philippe), mécanicien, né en 1684 à Nouillonpont (Lorraine), m. en 1746, fut apprenti chez un serrurier de Metz, apprit seul l’horlogerie en voyant une horloge, établit à Nancy une boutique d’horlogerie, fit dans cet art plusieurs inventions ingénieuses, devint horloger de la ville, puis mécanicien du duc Léopold à Lunéville, en 1720, apprit, dans un voyage à Londres, la géométrie, l’algèbre, et l’usage de toutes les machines employées en physique, fit à l’Académie de Lorraine, depuis 1731, des cours de physique expérimentale qui eurent un grand succès, et, quand la Lorraine eut été cédée à Stanislas Leczinski, 1738, se rendit en Toscane, où son ancien souverain était appelé à régner. Auteur de diverses machines, et doué vraiment du génie de la mécanique, il mérita d'être surnommé V Archimède lorrain.

VAYVODE ou VOIVODE, c.-à-d. en slavon chef de guerre, nom que portèrent les gouverneurs de provinces dans l’anc. royaume de Pologne, ainsi que les princes de Moldavie et de Valachie. Les vayvodes formaient, dans

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