VEE
VEH
les diètes polonaises, la première classe de la noblesse.
VEAU D’OR, idole que les Hébreux élevèrent au pied du Sinaï, avec les bijoux offerts par leurs femmes. C’était un souvenir des superstitions de l’Egypte. Moïse, descendu de la montagne, où il avait reçu la loi de Dieu, brisa l’idole, et 23,000 impies périrent par l’épée des Lévites. — Lors du schisme des dix tribus, Jéroboam , pour empêcher ses sujets d’aller adorer Dieu à Jérusalem, érigea deux Veaux d’or, à Dan et à Béthel.
VECELLI ou VECELLIO (Tiziano). V. Titien.
vecelli (Francesco), peintre, frère et élève du Titien, né à Pieve-de-Cadore en 1475, m. en 1560, a laissé beaucoup de tableaux remarquables, à fresque ou à l’huile. On cite surtout diverses peintures dans l’église S1 Sauveur à Venise, une Nativité de J.-C. à S1- Joseph de Bellune, et St Titulaire en habit militaire dans l’église S1- Vit de Cadore.
vecelli ( Orazio) , neveu du précédent, et fils du Titien, né à Venise en 1525, m. en 1576, fut très-habile peintre de portraits. Mais il négligea son art, pour rechercher la pierre philosophale.
vecelli (Marco), neveu et élève du Titien, né à Cadore en 1545, m. en 1611, a composé plusieurs tableaux d’autel à Venise, à Trévise et dans le Frioul.
vecelli (Tiziano), dit Tizianello, fils du précédent, m. après 1648, peignit le portrait et l’histoire. Ses ouvrages, en grand nombre à Venise, portent l’empreinte d’un goût maniéré.
VECHEL, brg du royaume de Hollande (Brabant septentrional), surl’Aa, à241cil. N. d’Eindoven; 3,000 hab. Comm. de beurre.
VEOHT, riv. d’Allemagne, naît dans la Westplialie prussienne, traverse le S.-O. du Hanovre, puis les prov. hollandaises de Drenthe et d’Over-Yssel, et se jette dans le Zuyderzée sous le nom de Zwarte- Water; cours de 180 ldi.
vécut , branche du Vieux-Rhin, s’en sépare à Utrecht, et afflue au Zuyderzée.
VECI1TA, v. du grand-duché et à 50 kil. S. d’Oldenbourg; 2,500 hab. Ch.-l. de cercle. Maison de détention.
VECKERHAGEN, brgdela Prusse (province de Hesse), sur le Wéser, à 22 kil. N.-N.-E. de Cassel; 800 hab. Ane. château des landgraves, bâti en 1430.
VECTIGALIA, impôts indirects chez les anc. Romains. Ils se composaient essentiellement des droits de douane et du prix de location des terres du domaine public. C. D — y.
VECT1S, r.om latin de l’ile de Wight.
VECTURIONS , Vecturiones, tribu des Pietés, au S. des monts Grampians, habitaient les comtés actuels de Perth, Angus, et Fife.
VEDAS, livres sacrés des Hindous, en langue sanscrite. Ils sont au nombre de quatre : le Rig , recueil de prières et d’hymnes en vers; VŸadjour, prières en prose; le Sama, prières destinées à être chantées; l ’Alharvan, formules de consécration, d’expiation, et d’imprécation. Inspirés, selon les Hindous, par Brahma, ils sont attribués à Vyasa (F. ce mol). Uue ti’aduction abrégée des Védasfut faite en persan par ordre d’un frère d’Aureng - Zeyb, au xvne siècle, puis traduite elle -même en latin. C’est cette version qu’Anquetil du Perron a publiée sous le titre d’Oupnekhat. Le Rig-Veda a été traduit en français par M. Langlois, 1848. Il existe une foule de commentaires hindous des Védas, entre autres, les Pouranas, les Soulras, etc.
VEDASTUS, nom latin de S1-Waast.
VEDEL (André-Séverin), en latin Velleius , historien danois, né en 1542 dans le Jutland, m. en 1616. Honoré de l'amitié de Tycho-Brahé, il fut nommé, en 1568, prédicateur de la cour; en 1575, il traduisit en danois l’œuvre de Saxo ; en 1580, il fut nommé historiographe du royaume et chanoine à Ribe. Il n’a écrit qu’un fragment de l’histoire du Danemark, Copenhague, 1705; mais il l’a fait précéder d'une intéressante introduction sur les chroniqueurs danois. On lui doit une révision de l'Histoire d’Adam de Brême, Copenhague, 1579, in-4», et quelques dissertations philologiques. A. G.
VÉDIANTIENS , peuple de la Gaule (Alpes Maritimes) ; capitale, Cemelio, près de Nice.
VÉDRIN, vge de Belgique, prov. et à 4 kil. N. de Namur; 1,200 hab. Belles mines de plomb argentifère et de soufre.
VEEN (Van). V. Van Veen.
VEENDAM , v. du royaume de Hollande, prov. et à 29 kil. S.-E. de Groningue; 6,000 hab.
VEERE , v. du royaume de Hollande, dans l’ile de Valcheren (Zélande), port de commerce et de pêche, sur la côte N.-E. de l’ile, à 7 kil. N.-N.-E. de Middelbourg; 1,500 hab.
VEERT. V. Weert.
VEGA (La), v. d’Haïti. V. Conception de la Vega.
VEGA (NUESTRA-SENORA DE LA). V. NUESTItA-SEXORA.
VEGA (GARCILASO DE LA). V. GARC1LASO.
vega carpio (Félix lope de), poète espagnol, né à Madrid le 25 novembre 1562 , de parents pauvres , mais nobles, m. le 26 août 1635, fit ses études à Alcala. Après avoir été secrétaire du duc d’Albe, il subit un exil de quelques années, à la suite d’un duel où il avait blessé son adversaire. 11 fit partie de l’invincible Armada. Deux fois veuf, il entra dans les ordres , et devint chapelain de la confrérie de SVFrançois, sans renoncer toutefois à la poésie. 11 abrégea ses jours par des rigueurs de dévotion. Lope de Vega, plus heureux que Dante, le Tasse et Camoëns, eut, de son vivant, une gloire immense : le pape Urbain VIH lui envoya la croix de Malte; l’Inquisition l’admit au nombre de ses familiers ; on l’appelait le phénix de l'Espagne , le prodige de la nature ; ses œuvres lui rapportètent, dit-on, plus de 150,000 ducats. Lope de Vega eut une fécondité prodigieuse: il composa 1,800 pièces (tragédies, comédies, tragi-comédies) et 400 autos sacramentales; on y distingue : 1° les comédies spirituelles ou sacrées, analogues aux mystères français, et divisées en vidas de santos et autos sacramentales; 2° les comédies profanes ou mondaines, divisées en comédies héroïques et comédies de cape et d’épée ou d’intrigue. De toutes ces pièces , 300 environ ont été imprimées, Madrid, 1609-47, 25 vol. in-40; elles révèlent une imagination inépuisable, mais déréglée, un bizarre mélange d-u beau et de l’absurde, du sublime et du trivial, une habileté rare à manier le dialogue, une facilité inconcevable pour la versification dans ses formes même les plus capricieuses, et un style très-inégal , tantôt élégant et concis, tantôt lâche et diffus. Lope de Vega est le poète qui a fait le plus de bonnes scènes et le plus de mauvaises pièces. On a encore imprimé de lui à Madrid , 1776-79, 21 volumes d’œuvres diverses, satires, épitres, églogues, élégies, romances : dans ce recueil figurent une Arcadie , imitée de Sannazar ; une Jérusalem conquise , d’après le Tasse; et la Relie Angélique , qui pourrait faire suite au Roland furieux d’Arioste. B.
VÉGÈCE, Flavius Vegelius Renatus, écrivain latin, auteur d’un traité sur l’art militaire [de Re militari), vivait vers la fin du IVe siècle, sous Valentinien II, à qui il a dédié son livre. C’est un extrait des écrivains antérieurs, divisé en 5 livres : 1° levées et exercices des soldats ; 2° légion; 3° tactique; 4° attaque et défense des places; 5° marine. L’ouvrage est instructif et concis, mais V égèce y mêle et confond toutes les époques. 1 es meilleures éditions sont celles de Valart, Paris, 1762, in-12 ; de Schwebel , Nuremberg, 1767, in-4»; et de Deux-Ponts, 1806, in-8°. Il a été traduit en français par Bourdon de Sigrais, 1743, in-12; par Bongars, 1772, in-12. On estime le commentaire de Turpin de Crissé. — On a souvent confondu avec le tacticien un autre Végèce (Publius), auteur d’un Traité de l’art vétérinaire, en 4 livres, publié dans le recueil des Rei rusticæ scriptorcs, et par Gessner, Manheim, 1781, par Schneider, Leipzig, 1797, et traduit en français par Saboureux de la Bonnéterie parmi les Anciens ouvrages relatifs à T agriculture, t. VI, 1775, in-8°. D — R»
VEGLIÀ, anc. Curicta , île du golfe de Q.uarnero, faisant partie des Etats autrichiens (Littoral), par 45° 14' 20” lat. N. et 12» 11’ 30” lat. N.; 35 kil. sur 22; 1,300 kil. car.; 20,000 hab. Ch.-l. Veglia, port sur la côte S.-O., et évêché suffYagant de Goritz. Sol montagneux au N.-E., plat et fertile au S.-O. Elève de bestiaux; pêche active.
VEHME (SAINTE-), ou Cour vehmique, Tribunal secret, Tribunal des Francs-Juges (du vieil allemand fehmen, condamner), nom donné à une juridiction secrète, dont le centre était à Dortmund, en Westphalie. Les tribunaux velimiques ne sont que la tradition légale du vieux germanisme, contraire à la jurisprudence romaine et même à la loi chrétienne, interprétée par la civilisation de l’Eglise. Le Franc-Juge est l’expression dernière de ce Teutonisme j que Charlemagne et Napoléon ne sont pas parvenus à détruire. Le Franc-Juge proprement dit n’était que le juge national , dont l’autorité n’émanait d’aucun seigneur. L’exécution consistait dans la pendaison à l’arbre le plus prochain, dans lequel on fichait un couteau, pour marquer que la victime appartenait à la Sainte-Vehme. Les juges étaient eux-mêmes les exécuteurs. Aussitôt le jugement rendu, cent mille bourreaux invisibles poursuivaient ainsi le coupable, dont le cadavre était bientôt suspendu à l’arbre j fatal, au bord de la voie publique, et presque toujours à I quelques pas de la potence seigneuriale. Si le proscrit ré- ; sistait, il était frappé du poignard; le meurtrier devait 1 laisser dans la plaie l’arme d’une forme particulière et