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saint et au cimetière; un ordre religieux, celui de Sl-La- | zare , fut institué pour leur soulagement spécial ; au XIIIe siècle, on comptait 19,000 léproseries dans la chré- i tienté, 2,000 en France seulement. La lèpre étant devenue plus rare et moins dangereuse depuis le xvie siècle , et une foule de vagabonds et de mendiants, aux maladies factices, s’étant glissés parmi les vrais lépreux pour parta- j ger les aumônes des fidèles, beaucoup Üe seigneurs s’approprièrent les biens affectés aux léproseries; Henri IV employa une partie de ces biens à l’entretien des soldats blessés, et Louis XIV donna le reste aux hôpitaux ordinaires. V. Labourt, Recherches sur l'origine des ladreries, maladreries et léproseries, Paris, 1854, in-8°. B.
LEPRE VOST d’Iray (le vicomte), né en 1768 au château d’Iray (Orne), m. en 1849, perdit son patrimoine à la Révolution, demanda à la culture des lettres ses moyens d’existence, fut professeur aux écoles centrales, censeur au Lycée impérial, inspecteur général des études, et entra à l’Académie des Inscriptions en 1818. Il a laissé : Manlius T/orquatus, tragédie, 1794; des comédies, odes, poésies fugitives; Tableau comparatif de l’histoire ancienne, 1802; — de l’histoire moderne, 1804; Histoire de l'Egypte sous les Romains, 1807 ; l'Hercule thébain, 1817 , qui n’a pas été publié, et dont il n’existe que quelques exemplaires d’épreuves; la Vendée, poème en 6 chants, 1824, etc.
LEPRÉVOTde Beaumont (J.-C.-G. ), secrétaire du clergé de France, né dans la Haute-Normandie , est célèbre pour avoir divulgué le Pacte de famine ( V. Famine), 1768, et par la captivité de 22 ans dont il paya cette indiscrétion. Mi? en liberté à la Révolution, il publia : Tableau historique de la captivité de Leprcvôt de Beaumont, écrit par lui-même, Paris, 1791, in-8°.
LEPRINCE de Beaumont (Marie), femme auteur, née à Rouen en 1711 , m. en 1780 , épousa à Lunéville, en 1743, un M. de Beaumont, fit annuler, deux ans après, ce mariage qui avait fait son malheur, passa à Londres , où elle séjourna 17 ans et fut chargée de plusieurs éducations, se remaria, et s’établit en Suisse en 1764. Elle a écrit environ 70 volumes, la plupart destinés à l’instruction de la jeunesse , et traduits dans presque toutes les langues de l’Europe. Les principaux sont : le Nouveau magasin français, ou Bibliothèque instructive , Londres, 1750-51-55, 3 vol. in-8°; Education complète, à l’usage delà famille de la princesse de Galles, ibid., 1753, 3 vol. in-12; Magasin des enfants, ibid. , 1757,4 vol. in-12, souvent réimprimé ; Magasin des adolescents, ibid., 1760, 4 vol. in-12; Principes de l'histoire sainte, ibid., 1761, 3 vol. in-12; Magasin des pauvres, des artisans , Lyon, 1768, 2 vol. in-12; Manuel de la jeunesse, ibid., 1774, 2 vol. in-12; Nouveaux contes moraux, ibid., 1776, 2 part. in-8°. Ces ouvrages offrent une morale pure et attachante, une instruction variée, des exemples judicieusement choisis; le style, assez faible, est toujours naturel et facile.
LEPROSUM, nom latin de Levroux.
LEPSINA ou LEFSINA, anc. Eleusis, vge de Grèce, à 17 kil. N. -O. d’Athènes, donne son nom au golfe qui la sépare de l’ile de Salamine.
LEPTINE , frère de Denys l’Ancien, vaincu sur mer par le carthaginois Magon, 396 av. J.-C., fut un instant disgracié, épousa ensuite la fille de Denys, et périt à la bataille de Cranium, 383.
LEPTINES. V. Lestines.
LEPTIS, nom de deux anciennes villes d’Afrique. V. Lebida.
LEQUIEN (Michel), savant dominicain, né à Boulognesur-Mer en 1661, m. en 1733, a laissé : Défense du texte hébreu de la Bible et de la Vulgate , 1690, in-12 , et l'Antiquité des temps détruite, 1693, in-12, ouvrages dirigés contre Dom Pezron; Nullité des ordinations anglicanes, 1725, 2 vol. in-12; une édition de Si Jean Damascène, 1712, 2 vol. in-fol. ; Oriens christianus, 1740, 3 vol. in- fol. Il a travaillé à la collection de l’Histoire byzantine.
lequien de la neuville (Jacques), né à Paris en 1647, m. en 1728, abandonna la carrière des armes pour le barreau et la littérature, fut avocat-général de la Cour des monnaies, membre de l’Académie des Inscriptions en 1706, directeur des postes au Quesnoy, et secrétaire d’ambassade à Lisbonne. On a de lui : Origine des postes chez les anciens et les modernes, Paris, 1708, in-12 ; Histoire de Portugal, ibid., 1720, 2 vol. in-4°; Histoire des dauphins du Viennois, d’Auvergne et de France, 1759, 2 vol. in-12.
LE RAGOIS (l’abbé), précepteur du duc du Maine, m. vers 1683, a rédigé pour son élève, sous le titre d'instruction sur l'histoire de France et sur l'histoire romaine , par demandes et par réponses, 1684, in-12, un très-médiocre ouvrage, réimprimé néanmoins très-souvent.
LERAMBERT (Louis) , sculpteur, né à Paris en 1614, m. en 1670, fut membre de l’Académie en 1663, et garde des antiques. Elève de Sarazin, il fut chargé d’exécuter, pour Jes jardins de Versailles, un Dieu Pan , une Nymphe jouant du tambour , une Hamadryade dansant , un Faune et deux Sphinx. On voit deux de ses bas-reliefs, la Mémoire et la Méditation , dans la cathédrale de Blois. Il est aussi l’auteur du tombeau du marquis de Dampierre.
LE RAY (Théodore-Constant) , marin français, né à Pornic en 1795, m. en 1849, fut mousse en 1804, aspirant de marine en 1812, lieutenant de vaisseau en 1823, fit la campagne de Grèce comme chef d’état-major de l’amiral de Rigny, devint capitaine de frégate après cette guerre, conquit le grade de contre-amiral en contribuant à la prise de Bougie, en montant un des premiers sur les remparts de Vera-Cruz, en bloquant Tunis à la tête d’une division navale, fut député de Paimbœuf en 1836, 1841 et 1842, et membre du conseil-général de la Loire-Inférieure. Une statue lui a été érigée à Pornic en 1855. B.
LERÇARI, V. Imperiali.
LÉRÉ , ch.-l. de cant. (Cher), arr. et à 20 kil. N. de Sancerre, près de la rive g. de la Loire ; 829 hab.
LEREBOURS (N. -J.), opticien, né à Mortain en 1762, m. à Paris en 1840, fut membre du Bureau des longitudes. Il a fabriqué des instruments de mathématiques et d’optique d’une admirable précision et d’une grande puissance. On lui doit les meilleures lunettes de l’Observatoire de Paris.
LERICI, anc. Ericis Portas, Caslrum Ilicis, v. du roy. d’Italie, à 8 kil. S.-E. de Spezzia, port sur la côte O. du golfe de Spezzia; 5,176 hab. Beau château.
LERIDA , anc. Ilerda, v. d’Espagne (Catalogne), cap. de la prov. de son nom, à 207 kil. O. -N. -O. de Barcelone, sur la rive dr. de la Sègre ; pop. de la commune : 19,600 hab. Place de guerre très-forte. Evêché suffragant de larragone. On y remarque l’ancienne cathédrale, magnifique monument du style gothique byzantin, commencée en 1202 et achevée en 1278 ; la nouvelle cathédrale, du xvme siècle ; la maison consistoriale, du XIIIe siècle. Siège épiscopal dès le vie siècle, Lérida fut prise par les Arabes en 797 , conquise et réunie à l’Aragon par Bérenger IV” en 1149; Jean II d’Aragon y fonda, en 1300, une université, supprimée par Philippe V. Les Français , commandés par le comte d’Harcourt en 1646 , et par Condé en 1647 , assiégèrent vainement cette ville ; mais le duc d’Orléans la prit en 1707, et le maréchal Suchet en 1810. En 1812, elle fut dévastée par une explosion l°s poudres, préparée par trahison et dans l'intention de remettre la ville aux mains des Espagnols ; mais le but du complot ne fut pas atteint. — La prov. ou intendance de Lérida , division administrative du royaume d’Espagne, formée d’une partie de l’anc. prov. de Catalogne, entre la France au N., l’Aragon à l’O., la prov. de Tarragone au 5., et celle de Barcelone à l’E., s’appuie vers le N. aux Pyrénées, renferme le mont Maladetta, et est traversée du N.-E. au S.- O. parla Sègre. Superf , 12,365 kil. carrés; 314,500 hab.
LERIN, liurisa , v. d’Espagne (Navarre), est située à 50 kil. S.- S.- O. de Pampelune ; 2,600 hab. Titre de comté depuis 1425.
LÈRINS (lies de), îles françaises de la Méditerranée, côte S.-E. des Alpes Maritimes, arr. de Grasse, à 5 kil de Cannes et en face du golfe de la Napoule. Ce sont deux îlots entourés d’écueils, savoir : St-IIonorat (anc. Lerina), où fut fondé , en 410 , par S1 Honorât, un monastère dont il reste des ruines ; 800 mèt. sur 350 ; et S‘e-Marguerite (anc. Lero), à 2 kil. du continent, séparée de la précédente par un canal d’un kil. de large ; 6 kil. de long; il y a une citadelle servant auj. de prison d’Etat, et où fut détenu l’homme au masque de fer. — André Doria prit les lies de Lérins en 1536, et les Espagnols en 1635.
LERME (François de Sandoval de Roxas , comte, puis duc de), ministre du roi d’Espagne Philippe HI, fui pendant vingt ans, 1598-1618, le vrai chef de la monarchie : et, quand ses ennemis le firent écarter, ce fut son fils, le duc d’Uzéda , qui le remplaça. Comprenant sans doute qu’après les entreprises ruineuses de Philippe II , l’Espagne avait besoin de repos, secondé d’ailleurs par la mort d’Elisabeth, 1603, et par celle d’Henri IV, 1610, qui préparait la ruine presque complète des deux branches de la maison d’Autriche, il se rapprocha de l’Angleterre par un traité avec Jacques 1er, 1604, et de la France en faisant épouser à l’infant Philippe la sœur de Louis XIII et à celui-ci Anne d’Autriche, fille de Philippe III (convenu en 1612, accompli en 1615). S’il fit quelques tentatives contre les Provinces-Unies , les trois ans de siège et les 80,000 hommes que coûta la prise d’Ostende, 1604, lui